Epopée de Devistos, Seigneur du Mal.
-Ouahahahahaaaaaa !
-Hum, non pas tout à fait seigneur.
-Par Hirolt ! jura le grand Devistos en invoquant le nom du dieu de la servitude et de la méchanceté diaboliquement mal. Qu’est-ce qui ne va pas cette fois ?
-C’est le début Très Grand, il faudrait faire plus comme ceci : Mouahahahahaaaaaaa ! Allez y essayez.
Devistos prit une grande inspiration.
-Mouahahahahaaaaaa !
-Bravo mon seigneur ! s’exclama Treflond, le professeur de rire démoniaque.
-Merci serviteur, tu as amplement mérité tes 20 coups de fouet. Le bourreau t’attend dans le cachot 12.
-Hooooo votre Grandeur ! cria Treflond tout en dévalant les escaliers.
Lorsque le professeur fût partit, Devistos s’assit sur son trône, comme devait le faire un bon seigneur. Par Hirolt, il avait enfin réussi ! Il s’exerçait depuis des mois à faire ce rire démoniaque, car un seigneur du mal se doit d’avoir un tel rire. Il adressa une prière au dieu de la servitude et de la méchanceté diaboliquement mal. Assis sur son épée en carton de bohême et brandissant avec férocité son fauteuil en cuir, Hirolt veillait sur tous les malfrats, brigand, pas-gentils et, bien sûr, seigneurs du mal.
- Mougrèn ! appela Devistos.
Un instant plus tard, un coffre-fort entra dans la salle du trône. En y regardant bien, on pouvait se rendre compte qu’il s’agissait en fait d’un homme avec une armure si énorme et encombrante qu’il pouvait à peine bouger. Mais ça n’était pas grave, l’important pour un chef de la garde personnelle d’un seigneur du mal, ça n’était pas d’avoir un équipement pratique, mais imposant. Et cette armure l’était, tant par son poids que par le bruit qu’elle faisait à chacun des mouvements de son porteur.
-A vos ordres Très Puissant ! fit Mougrèn en se figeant au garde à vous dans un bruit de tôles fracassées.
-Quelle heure est-il ?
-Hirolt vient de recevoir son onzième coup de fouet, il est donc onze heures Seigneur, répondit le soldat zélé.
-Parfait. Il est donc temps de persécuter la population ! Mouahahahahaaaaaa !
-Très beau rire Seigneur.
-Merci, des mois d’entraînement ! Mais un seigneur du mal ne renonce jamais. Mais trêve de balivernes, je dois chercher un moyen de faire souffrir mes serviteurs.
Il prit une flûte de pan et se la mit dans la bouche, croisa les jambes et sauta dans cette posture fort peu plaisante autour de la statue de Hirolt en implorant une punition digne de ce nom. Soudain, rien ne se fit entendre et il dut trouver une punition par lui même. Peut être que le dieu lui même le punissait de l’implorer de trouver une punition pour son peuple. Décidément il adorait ce dieu si machiavélique.
-Je sais, aujourd’hui mon peuple se doit de mettre des ‘’va’’ dans leur mots ainsi que de faire une roulade toutes les dix pas en prononçant je suis un Kratovarisien. Mouahahahahahahaaaaaa, je suis diabolique.
-Maîîîîîîs maître ! Nous l’avons déjà fait la semaine dernière.
-Et bien qu’il se promène sur les mains et qu’il chante l’hymne nationale Kratovarien.
-C’était était hier.
-Damn ! Je sais ! Qu’ils prennent des photos de leur tongs posées sur leurs cheveux et qu’ils fassent un arbre généalogique avec !
-Déjà proposé ce mois-ci.
-Par Hirolt ! Je m’épuise. Eh bien aujourd’hui ils se prendront autant de coups de fouet que l’heure où ils s’arrêtent de marcher, et si tu me contredit je te coupe ton petit doigt de pied. Mouhahahahahahahaaaaaaa.
-Qu’il en soit ainsi, votre machiavélissence.
- Autre part, loin, très loin de Devistos.*
Un paysage tout vert avec une pointe de bleu au milieu, un lac qui s’étend, s’étire, dedans des poissons, sur les rives des animaux qui s’abreuvent mais également un samouraï qui attend son heure, observant les truites dans le fleuve.
-Mougrèn, sort mon attirail de pêche ! Il faut que j’aille trouver le dîner.
S´exécutant, le gros coffre fort sortit l´attirail et le groupe de deux personnes se rendit sur le lac de Kratovarius remplit d´eau. Ils préparèrent deux sièges ainsi que leur équipement de pêche et lancèrent la bombe. Après avoir admiré le spectacle, ils mouillèrent le canot et récupérèrent les poissons si durement pêchés à la sueur de leurs fronts.
-Tiens, où vont les truites quand elles remontent le courant mon con Mougrèn ?
- Petit court de géographie par Mougrèn la boîte de conserve.*
Grande inspiration.
-Voyez vous mon seigneur notre pays est en forme de nounours et il se nomme Kratovarius. Nous sommes encerclés par le Xcylodron et le Petosphère, deux pays voisin dont le premier est en forme de croissant de lune et l’autre en tasse à café. Nos trois pays sont séparés par de nombreux lacs neutres qui nous donnent nos formes si particulières. Voyez vous, quand les truites remontent le courant de ce lac, elles traversent le fleuve Trempé et se jettent dans la mer Bliante. Tout les 27 mars, elles reviennent dans ce lac pour y pondre leurs œufs.
-Quel jour sommes nous Mougrèn ?
-Le 26 mars Seigneur.
-Ha, c’est pour ça qu’il n’y en avait pas beaucoup, seulement celles qui ont donné des œufs prématurés…
-Oui, mais si vous voulez revenir demain, il y en aura bien plus.
-Hum hum…
-Vous avez la toux Très Grand ?
-Non je réfléchit, abruti. Silence maintenant !
……..Scrouiiiik……Scrikrouiik…….Rouiiikriiik
-Mougrèn ! Arrête de tourner la tête dans tout les sens, les grincements me dérangent !
….
- En attendant que Devistos sorte de son état réflexionnatif (si si, ça existe comme mot en Kratovarius), nous allons vous passez un extrait du dernier album de Patrick Bruel *
-NAN ! C’est bon j’ai fini ! Même moi je suis pas si cruel !
-Normal c’est Patrick Cruel ! Haha, Patrick Cruel ! Vous avez compris patron ? Pat…
-Ferme-la Mougrèn… Je viens de trouver un plan machiavélico-génialissimo-diabolique pour faire ramper le monde à mes pieds. Mouahahahahaaaaaa !
-Ha qu’il est fort ! Ha qu’il est beau ! Ha qu’il est grand mon souverain du chaos !
-Qu’est-ce qui te prend Mougrèn ?
-Je n’en sais rien votre Machiavélosité, une impulsion subite… Puis-je savoir quel est ce fabuleux plan ?
-Commence par ramer pour nous ramener à terre, je vais t’expliquer.
SCROUIIIIKLIKKOUIIIIIKLANKROUIIIIKSCRIIIIIK
-Non en fait je vais attendre qu’on soit à terre, tu fais trop de bruit en ramant, on ne va pas se comprendre.
-Heiiiiin ?
- Quelques minutes plus tard *
-Mougrèn tu devrais songer à graisser ton armure. D’ailleurs je crois que t’en as perdu un bout en ramant.
-Oui, c’est la troisième épaisseur de mon épaulière gauche, elle tenait jamais.
-Bon, voici mon plan. Puisque demain toutes les truites vont venir dans le lac Tonnerre, il nous suffira de les empêcher ensuite de repartir ! Ainsi nous auront le contrôle absolu sur les truites !
….
-Vous voulez devenir le seigneur des truites ?
-Mais non crétin ! Il n’y a qu’un seul seigneur des truites, c’est le grand Truiton XIII, le gardien de la truite d’or (mais ceci est une autre histoire). Non, en contrôlant les truites, je vais forcer tout ceux qui en mangent, c’est à dire beaucoup de monde, à m’obéir !
-Mais par Hirolt où êtes vous allé chercher un plan si génial ! Mais si je puis me permettre, votre Diaboliquissime : comment allez vous empêcher les truites de repartir dans le fleuve Trempé ?
-Ben c’est simple, il suffira de mettre des panneaux “ sens interdit ” à la sortie du lac.
-Mais le lac Trempé appartient en partie au Xcylodron…
-On voit bien que tu n’est pas un seigneur du mal Mougrèn… Il suffit de garder les truites de notre coté du lac en traçant la frontière et en établissant un poste de douane qui les empêchera d’aller de l’autre coté. Dépêchons-nous ! Je dois donner les ordres pour mettre en œuvre mon plan. Mouahahahahaaaaa !