Miaki se releva alors, les jambes tremblantes. Elle prit appuis sur un tronc d´arbre gelé, et tenta de reprendre son souffle. L´homme ne bougeait pas, comme si chaque moment de ce combat était un pur bonheur et qu´il ne voulait pas précipiter les choses. L´étudiante se redressa alors enfin et prit une grande bouffée d´air, avant de le regarder à nouveau, le regard remplit de haine.
- "Qui êtes-vous?!" hurla-elle.
L´homme ne répondit pas, et se contenta de sortir de sa cape une immense épée à la lame ruisselante encore de sang. Il fit un rapide mouvement avec sur le côté avant de bloquer sec le geste, envoyant le sang au sol, nettoyant ainsi la lame. Puis, lentement, il passa celle-ci sur sa manche droite pour la rendre (presque) propre, et la laisser reprendre à ses côtés. Miaki ne savait quoi, écrasé par la force et le charisme de cet étrange homme. Décidant de tenter une nouvelle fois sa chance, elle fonça vers ses amis quand une force l´attrapa par le cou et la souleva du sol. Le guerrier la tenait à bout de bras, le visage toujours caché par sa capuche, alors que le corps frèle de la jeune fille tremblait, n´ayant plus aucuns contacts avec le sol. Sentant son souffle commençant à manquer, elle se mit à se débattre en tapant du pieds ou en donnant des coups de poing, en vain. Ses coups firent tombés la capuche, dévoilant enfin la facette de cette force surhumaine. C´était un jeune homme, plutôt beau-garçon, aux yeux couleur noisette, et au cheveux noirs comme le charbon. Un petit pansement résidait sur sa joue gauche, ainsi qu´une grosse chaine en argent autour de son cou. Un regard remplit de haine fixait la jeune femme agonisant, alors que un fin sourire se dessinait à chacune de ses gémissements. La jeune femme frappa alors entre les jambes de cet étranger, lui faisant lâcher prise. Toute force étant, il en restait tout de même un mâle. Miaki profita alors de cela pour faire un balayage, l´envoyant s´écraser lourdement au sol. Elle dégaina alors à une vitesse folle ses éventails, et tenta plusieurs assauts que l´homme bloqua.