Suite au passage au Pays de Fées, Kasumi s’était sentit irritable (…de cuisine) et encore plus après la petite discussion qu’il avait eu avec Shizuku.
Comme auparavant, il s’était sentit faible, inutile, et surtout loin d’être prêt à affronter ce qu’allait lui réserver son avenir.
Pour le jeune combattant, son entraînement à la School of Spira devenait une perte de temps, à quoi bon continuer à s’exercer auprès de Kenshori-sensei s’il n’arrivait plus à se concentrer ni même à utiliser son propre style de combat ?
Et d’ailleurs, il ne se sentait même plus capable d’utiliser son art martial dans son état. En plus de broyer du noir, il ne parvenait pas à exécuter ses techniques.
Pour Weng-Fu il ne restait guère d’autres solutions que d’aller retrouver la paix, et pour cela de revenir auprès de son premier maître, celui qui lui avait enseigné les bases du Kempo chinois et de l’Art du poing d’acier. Seulement là-bas il pourrait trouver des solutions à son apathie du moment, et récupérer son niveau et sa combativité.
La décision prise, il ne mit pas longtemps à préparer ses minces affaires, plus il voyagerait léger, plus vite il serait chez son maître… et moins ce dernier serai sévère avec lui et lui imposerait un hygiène de vie encore plus stricte que s’il arrivait les mains vides.
Un simple sac jeté sur les épaules, comprenant un repas, un vêtement de pluie, une boussole et un peu d’argent, Kasumi sortit de sa chambre.
Il était habillé d’une veste chinoise portant un dragon brodé d’or sur l’ensemble du tissus, l’animal se contorsionnant et recouvrant l’habit de ses anneaux, ainsi que d’un pantalon assez large, arborant la même broderie. Bien sur il portait aussi sa griffe de métal à la main gauche, et son bandeau sur la partie droite de son visage.
Cependant il avait ajouté une chose de plus à cet habit qui lui était habituel.
Déjà un pendentif représentant le Ying et le Yang, en onix noir et en marbre blanc, pendait à son cou.
Et une sorte d’étrange épée à l’allure des sabres chinois, mais au fourreau épais et recourbé, était tenus par le jeune homme, à la main droite…
Ainsi équipé, il sortit des couloirs de l’internat, arrivant vers ceux desservant le hall. Alors qu’il s’apprêtait à sortir, il vit Shizuku, très anxieuse, qui faisait les cent pas.
Il décida d’aller lui dire un mot avant de s’en aller.
-Bonjour !
Il posa son sac à ses pieds, et son épée contre un mur.
-Tu n’as pas l’air en forme… des soucis ?