" Philippe Deschamp (15.12.1998) . - Eh oui, comme «lorsque», «après que» se construit avec l´indicatif ou le conditionnel, pas le subjonctif : Je monterai dans ma chambre après qu´il sera parti. L´explication selon laquelle la subordonnée exprime un passé certain par rapport à l´action principale me parait correcte. Je ne vois aucune raison de compliquer cela avec un subjonctif, qui est censé introduire une incertitude, comme c´est le cas avec «avant que», par exemple.
Rodrigo Reyes (16.12.1998) .- Oui, bien sûr, tu ne vois aucune raison. Moi, de mon côté, je peux te sortir une liste assez conséquente de phénomènes de la langue pour lesquels « je ne vois aucune raison ». Mais ce n´est pas de cela qu´on parle : on parle de la langue et de son utilisation.
Peut-être que tu vis dans une grotte, ou dans un sous-sol de [ton institut], sans télé, sans voir personne de la journée, je ne sais pas. Mais dehors, dans le monde où je vis, qui se trouve en France, avec des gens qui croient parler français, qui sont persuadés de parler français, on dit malgré que + subjonctif. Bien sûr il y a des gens qui se ramènent, dissertent longuement sur la non-grammaticalité de telle ou telle tournure du français, que tout se perd ma brave dame, qu´on parloit plus comme dans le bon temps, etc. Toi, par exemple. Mais ces gens-là ne parlent pas du français, ils parlent d´une langue qu´ils s´imaginent, et qui n´est pas la langue de « tout le monde », car c´est la définition même d´une langue : un ensemble codifié de signes qui est partagé par une communauté.
Parmi ces signes, il y a toujours des combinaisons qui sont familières à des sous-ensembles de la communauté, et pas aux autres, c´est ce qu´on appelle les niveaux de langue, les particularités régionales, voire les idiotismes, mais à partir du moment où c´est compris par l´ensemble des locuteurs, c´est du français."
Ça c´est de la réponse
http://www.langue-fr.net/index/A/apres-que.htm