Bienvenue ce soir à l’Aréna Final Fantasy Stadium. La confrontation de ce soir oppose ce qui se fait de mieux dans la catégorie.
Vous n’êtes pas sans savoir, vous téléspectateurs avisés et aficionados de ce sport au combien fédérateur que nous sommes en présence de deux individus n’ayant à l’heure actuelle connu aucune désillusion, subi aucune défaite.
Le combat de ce soir sera donc le théâtre de mandales démesurées, de gifles terribles, de bourres pifs assassins et d’uppercuts dévastateurs bien sur dans le respect du ring, des cordes et de l’adversaire. Le tout étant bien entendu de marave la ganache de son ennemi avec dignité, de lui piétiner les jambes et lui dessouder les bras avec conviction. Il s’agit de lui démonter les articulations, lui déchirer les ligaments, lui désolidariser la colonne et l’enterrer à même le sol mais tout ceci sans la moindre haine et dans les règles.
Ah ah ? Voila que se présente le premier Challenger de cette rencontre, l’illustre, le magnifique, celui qu’on appelle, le petit pékinois des Balkans, en raison de sa faculté a transformer ses adversaires en saucisse cocktail, on se rappelle d’ailleurs de ce combat mémorable ou il avait contraint son adversaire à l’abandon après lui avoir transformé les intestins en quenelles.
Ah ah ? Mais Voici le second Challenger, le merveilleux, le fantastique, celui que l’on surnomme, le petit castor mexicain du fait de son penchant à pilonner ses adversaires afin d’en agrandir la surface dite « anale », aussi appelée pour les puristes, le « petit cul cul ou la porte de derrière ». On se souvient du reste de son dernier affrontement ou il était sortit du ring pour aller chercher un fer à friser en vue de s’occuper de son adversaire inanimé.
A noter que la fédération, à bien entendu accepté que la rencontre se déroule sans aucun arbitre, aucune protection ni aucune mesure de sécurité qui pourrait bien sur contraindre les deux acteurs à une quelconque retenue. Le spectacle va donc être total, la plénitude magnifique et je ne serais pas étonné de voir le public prendre partie, en fournissant des chaises, des tables et autres lavabos ou scooter pour pouvoir assister à la désintégration de l’un des deux protagonistes.
Bien entendu, les gens prônant des valeurs de paix et d’entraide pourraient y voir une apologie de la barbarie, une lapidation publique et totalement gratuite, un concept totalement avilissant et grégaire mais point du tout, il s’agit d’une communion avec la foule, d’une apothéose entre deux individus véhiculant le courage au devant de la mort, l’altruisme dans les coups et le respect vis-à-vis de l’adversaire devant sa fin ignoble et funeste.
D’ailleurs comme le disait si justement Pierre de Coubertin père fondateur de l’Olympisme, exemple pour nous tous, il s’agit avant tout d’envoyer son adversaire, plus loin, plus haut et de le frapper plus fort !
Ah ah mais, on me dit dans l’oreillette que le combat n’aura pas lieu, il semblerait que le petit castor mexicain, qui s’est entraîné dans les vestiaires avec son coach, le célèbre « pingouin unijambiste » ne soit pas en état de livrer bataille. Il se serait mal remis de la réception d’un bureau au niveau des testicules, ce qui expliquerait pourquoi celui-ci se tient recroqueviller depuis tout à l’heure alors que je le pensais juste en phase de concentration, phase habituellement appelée la « pause caca » en ce qui le concerne.
A mon grand damne la retransmission va donc se terminer en eaux de boudin, que c’est dommage ! Je soupçonnais ces deux étalons montés comme des poneys, je m’en faisais toute une fête !
Sur ce, je vous dis à très bientôt et je rend l’antenne !