Il avançait encore pendant plusieurs heures jusqu´à ce qu´il découvre un grand terrain recouvert de dalles noires et rouges qui le faisait ressembler à un échiquier géant. Le paysage n´avait pas changé autre que le fait que la nuit commençait à tomber, rendant le décor plus lugubre encore. Le sol sur lequel marchait le cavalier était dur à présent, ce qui lui donna une sensation très étrange en raison du chemin qu´il avait parcouru dans ce désert de cendres. Au loin, il apperçut un immense escalier avec un trone au sommet, devant lequel se tenait un autre être encapuchonné. Il commençait à descendre les quelques centaines de marches, et plus il se rapprochait, mieux le cavalier pouvait apercevoir la lance qu´il tenait.
Le cavalier blanc tira enfin ses deux épées de leur fourreaux étincelants. Elles étaient magnifiques. Leurs gardes étaient d´un métal argenté mais ce n´était ni de l´acier, ni du fer. Sur les côtés se dressaient deux petites ailes en or et leurs lames flamboyaient sous les derniers rayon du soleil. Elles étaient bleues, semblable à celui des yeux de leur propriétaire.
L´homme noir se tenait maintenant face à lui. Son arme était d´un métal noir et la pointe était sois rouge, sois orangée suivant l´angle sous lequel on la regardait. Lorsque son possesseur l´agitait, le changement de couleur donnait l´impression qu´une flamme brûlait à l´intérieur.
L´homme blanc fondit alors sur l´homme noir et donna un coup d´épée que son adversaire esquiva sans grandes difficultés mais la seconde attaque de son autre arme était inévitable. La lame fendit l´air en laissant une large traînée bleue derrière elle et le cavalier noir contra. Les armes s´entrechoquèrent en produisant un gerbe d´étincelles et les deux combattants furent projetés en arrière de quelques mètres. Ils se faisaient toujours face en se fixant sans ciller, comme si la moindre inattention entraînerait la défaite immédiate.
Le cavalier noir pointa sa lance, dont la pointe était devenue jaune, en direction de son adversaires qui sauta à terre juste avant que la foudre ne s´abatte à l´endroit où il se tenait un fragment de seconde avant. Mais il fut surpris de voir son ennemi qui attaqua de nouveau en envoyant une immense boule de feu qui percuta le cavalier blanc à la poitrine. Il fut ejectéde plusieurs mètres, l´armure brûlée et une très forte douleur lui parcourait le corps.
Il savait que quelques jours plus tôt, il aurait été capable de remporter ce duel mais à ce moment là, il était beaucoup trop épuisé et n´avait plus que très peu de chances de s´en sortir vivant. L´un d´eux allait mourir à la fin du combat mais il n´abandonna pas.
Il tendit une de ses lames et un vent léger se leva. Des nuages blancs inexistants dans le ciel se reflétaient sur la lame: ils avançaient très vite. Une rafale s´échappa alors de son extremité et souleva l´homme noir avant de le jeter au sol. Le cavalier blanc courut alors vers son adversaire et frappa. Celui-ci parvint à parer l´attaque à hauteur de son nez et les armes restèrent bloquées. Mais le cavalier blanc avait toujours son autre épée. Il la leva, la lame étincela juste avant de s´enfoncer dans la cage thoracique du cavalier noir.
Il avait mis toute sa force dans cet ultime coup et il vit la pointe de son épée ensanglantée derrière l´épaule du blessé qui hurlait. Le cavalier blanc lâcha alors ses armes en ressentant une atroce douleur dans son bras triomphant. La douleur cinglante se répendait dans tout son corps désormais, dans ses entrailles, avant qu´il ne ferme ses yeux. Cette douleur était due au fait qu´il avait utilisé toute son énergie et même son énergie vitale pour porter cet ultime coup à son adversaire. Il observa le cavalier noir. Il ne bougeait plus. Le cavalier blanc sourit alors et ferma les yeux. Son corps était agité de convulsions et il ne contrôlait plus ses membres. Ce fut son dernier souffle et il mourut. C´est à ce moment précis que Sam se réveilla.
Sam se réveilla en sursaut. Il avait une fourte douleur au bras droit. Il ouvrit les yeux et s´aperçut qu´il était allongé sur quelque chose de dur . Il était sur le parquet de sa chambre, à côté de son lit. Il se leva. Il tremblait encore et son pyjama lui collait à la peau, couvert de sueur.
La porte s´ovrit alors brusquement et claqua contre le mur. Sam sursauta à nouveau et se réfugia sous ses draps.
-Qu´est-ce qu´il se passe ici? demanda quelqu´un.
Sam connaissait cette voix et découvrit sa tête. Dans l´encadrement de la porte se tenait un jeune garçon d´une quinzaine d´années environ. Il était brun, les cheveux hérissés sur la tête. Il était vétu d´un jean, d´un tee-shirt et d´une veste en jean mais il était tout en noir.
-Ah c´est toi Darks, dit alors Sam soulagé.
-J´ai entendu des cris alors j´suis venu. Tu sais, avec avec la bataille qu´il y a dehors, et les adversai...BOOOUUMM
Il y eut un puissant tremblement de terre et les deux jeunes garçon se précipitèrent vers la fenêtre. Le mur de l´enceinte du château était percé et tout la végétation autour était enflammée.
-Merde! Ils ont réussis à entrer! s´inquiéta Sam, Il faut s´tailler!
-T´as raison, dit calmement Sam, habille-toi et prends ton épée, moi je pars chercher la mienne et j´te rejoins ici.
Darks sortis dans le couloir. Il paraissait calme, mais intérieurement, il était très inquiet. Jamais les défenses du château n´avait fléchie, mais si les ennemis étaient entrés, c´était que les protécteurs avaient tous été tués. Depuis les années qu´ils résistent, jamais cette chose ne s´était produite.