Hum... Pour résumer l'idée, mettons que tu étudies un texte dans lequel un auteur dit que l'amitié, c'est bien. Les idées développées en philosophie sont bien plus recherchées que ça, et mon exemple est assez stupide. Mais il illustre la différence entre français et philosophie.
Commentaire en français : passer trois pages à prouver que l'auteur aime l'amitié. Un paragraphe consacré à relever un champ lexical de l'amitié, un autre à expliquer que quand il dit « l'amitié est une bénédiction », ça veut dire qu'il pense que c'est bien, encore un à relever des sonorités en "m" pour montrer que « amitié » contient la lettre m...
Explication de texte en philosophie : comprendre, expliquer le raisonnement de l'auteur. « Il aime l'amitié, parce que [...], et parce que [...], et il en conclut que [...]. »
Ensuite, on étend le raisonnement : « de ce texte, on peut aussi penser que, par opposition à l'amitié, tel sentiment... », ou encore « si l'on poursuit le raisonnement de l'auteur, on peut penser que, pour telles raisons, les relations humaines... ».
Bref, une matière invite à réfléchir, l'autre à massacrer un texte. Enfin, j'imagine que bien enseigné, le français peut être intéressant aussi. Mais la philosophie n'a absolument aucun rapport avec le français.
Mon premier (ou second, je ne sais plus) devoir de philosophie était une dissertation sur le sujet « nos rêves ont-ils un sens ? ». Juste avant, en cours, on avait étudié les travaux de philosophes et autres psychologues sur les rêves qu'on fait en dormant. Quasiment toute la classe (pas moi
) a juste récité le cours.
Pas de chance ! Il fallait comprendre que « rêve » pouvait aussi faire référence à « plus tard, je rêverais d'aller à Anfield », et donc commencer par définir les rêves, pour traiter tous les sens de ce mot. Ils ont donc tous pris 4 pour hors-sujet. Eh oui, en philosophie, il faut réfléchir, éventuellement en s'appuyant ponctuellement sur d'autres penseurs, mais pas réciter un cours.