Une fois de plus, Fabien, je ne vais pas être de ton avis. Je suis parfaitement d'accord avec toi quand tu dis qu'il ne faut pas critiquer quelqu'un avant d'avoir entendu sa version des faits. C'est quelque chose que trop peu de gens font, d'ailleurs, écouter les deux parties avant d'émettre un jugement.
Cependant, ici, je n'ai pas lu Momo de la même façon que toi. Je n'ai pas tant compris « mon père est un gros con qui me rabaisse » que « mon père ne m'encourage pas assez, et ça me fait de la peine ». C'était plus de la tristesse qu'une volonté de dire du mal du père, je pense. De même, personne n'a dit que le père de Momo était un type épouvantable. Prauron et moi avons, à mon avis, plutôt réagi dans le sens « en effet, ce n'est pas sympa, et je comprends que ça te fasse de la peine ».
D'ailleurs, je pense qu'une bonne réaction de ma part aurait été de réconforter Momo, et de lui dire qu'il n'est pas si bête et sans avenir que ça. Mais bon, avoir une réaction intelligente et constructive au réveil, ce n'est pas mon fort.
Par ailleurs, Fabien, je ne suis pas de ton avis, quand tu dis qu'il faut respecter nos parents parce qu'ils nous nourrissent, logent, etc. Personnellement, je pense que c'est bien la moindre des choses, qu'ils fassent ça. Un enfant ne va pas se nourrir tout seul, et s'occuper de l'enfant qu'on a mis au monde est une obligation.
Mais là-dessus, je pense deviner la source du désaccord. À tes yeux, la vie doit être un cadeau. Moi, je vois ça comme le fait que deux personnes avaient envie d'un enfant, et en ont égoïstement mis un au monde, dans cette galère qu'est la vie, alors que l'enfant n'avait rien demandé. Je pense donc qu'après l'avoir privé de la tranquillité de sa non-existence, encore heureux que ses parents fassent en sorte que l'enfant puisse vivre à peu près convenablement.
J'apprécie mon père, mais absolument pas parce que c'est mon père. Je l'aime bien en tant qu'homme qu'il est. J'aime beaucoup ma grand-mère, et mes plus beaux souvenirs, en dehors du foot, sont avec elle. Mais le concept de famille n'a aucune valeur, à mes yeux. Mes parents ne sont mes parents que parce que le hasard génétique m'a fait naître là, et pas ailleurs.