Les amis ? Faut m'aider. Je crois que je suis en train de devenir fou... Vraiment fou, fou et dangereux. Ça fait quelques heures que j'ai envie d'aller aux États-Unis pour assassiner deux personnes, et peut-être les familles avec. D'habitude, dans ces moments-là, Sturm tempère mes accès de colère, mais là, il est encore plus fou de rage que moi.
Deux ordures d'Américains, George Gillett et Tom Hicks, ont acheté Liverpool en 2007. Le club allait plutôt bien, mais le propriétaire de l'époque, l'honorable David Moores, manquait de fonds pour lancer de grands investissements (nouveau stade...). Il vend donc le Liverpool FC aux Américains pour environ 220 millions de livres et la promesse qu'ils investiront massivement pour l'avenir du club.
Hélas, la promesse d'un capitaliste n'a aucune valeur... Trois ans plus tard, on retrouve un Liverpool ruiné, endetté comme jamais. Les propriétaires forcent la vente de joueurs fondamentaux de l'effectif pour renflouer les caisses, comme Xabi et Arbeloa, l'été dernier, et ne donnent jamais les fonds pour racheter des joueurs, malgré les promesses répétées.
Été 2010, donc, on a un Liverpool à la ramasse sur le plan sportif, endetté de 600 millions de dollars environ. Le nouveau stade n'a absolument pas avancé. Les joueurs les mieux cotés envisagent de partir... Bref, le club n'est que l'ombre de ce qu'il était il y a trois ans.
Et que font les propriétaires ? Ils annoncent (enfin !) être prêts à vendre, mais pas à moins de 500 millions de livres... Ils achètent un club, le ruinent, se font de l'argent sur le dos des centaines de milliers de supporters, et déclarent vouloir le vendre deux fois plus cher qu'ils ne l'ont acheté, assurant que la valeur a bien doublé en deux ans, grâce à eux. Aucune dignité !
Mais que nous font-ils, avant de partir, pour être sûrs de laisser un souvenir impérissable à toute l'Angleterre ? Ils virent Rafa, le seul membre du club, le seul homme qui pouvait encore sauver Liverpool !
Inutile de préciser que la grosse prime de licenciement a été payée à partir des caisses du club, et que cette somme aurait pu être mieux investie, dans un latéral gauche, par exemple.
Je ne suis pas quelqu'un de violent, mais là... Si je les avais devant moi, je les tuerais sans la moindre hésitation. Ils se font de l'argent sur le dos de de ma famille, se moquent ouvertement de ce que j'aime le plus en ce monde. Je crois que je n'avais jamais ressenti une haine aussi profonde contre quelqu'un.
Notons que c'est une habitude, chez les Américains. Même à Manchester United, ils ont un problème similaire avec des propriétaires américains.