Je m´appelle JR, j´ai besoin de votre aide…
Un sociologue, il y a quelques années, a montré qu´il fallait en moyenne cinq intermédiaires pour envoyer une lettre à un individu inconnu dont on ne connaît que le nom… uniquement en la confiant aux soins de ses connaissances.
J´ai fait une terrible erreur et vous pouvez peut être m´aider…
Le vendredi 25 juin vers 19h, je prenais le métro 2 à Paris station Victor Hugo. Comme à mon habitude, je me suis assis, ouvrant un livre, en attendant la rame. A coté de moi, sur ma gauche, se trouvait une jeune femme qui pressait contre sa joue un de ces blocs bleus qu´on met au réfrigérateur. Trouvant le tableau touchant, je lui ai adressé un sourire. La jeune femme, gênée, me dit dans un souffle " ne me faites pas rire!" ce qui eut aussi tôt l´effet inverse. Je lui demande alors si elle sort du dentiste et lui précise que par cette chaleur, on l´envierait presque… ce qui lui fait avoir un nouveau hoquet de rire…
Nous sommes montés tous les deux dans le métro, et installés sur les strapontins, presque en face l´un de l´autre. Je lisais alors mon livre, " Le trône de Satan" de Graham Masterson, et la regardais furtivement par-dessus le livre. Visiblement, elle me regardait tout aussi furtivement. Puis elle s´est levé et s´est installé sur une des banquettes un peu plus loin.
Curieusement, nous sommes descendus à la même station, Villiers. Là elle me glisse un papier dans la main et s´enfuit en se retournant.
Je ne vous dirais pas ce qui était écrit dessus, mais je poussais alors un éclat de rire retentissant, faisant se retourner les usagers du métro, l´air méprisant. J´ai cru un moment qu´elle allait sortir, mais finalement j´ai réussi à la rattraper alors qu´elle déployait une gigantesque carte des métros de paris. Je lui ai proposé mon aide, pour sa destination, mais elle se cachait derrière sa carte, joyeuse.
Finalement nous prenons tous les deux le Métro 3. Durant le trajet, je lui assure que malgré sa " rage de dent", elle était très jolie. Et ce, sans mentir. Grande, fine, c´est surtout son regard, brillant de joie de vivre qui m´a capturé.
Arrivé à saint Lazard, je lui souhaite une excellente soirée et un bon rétablissement lors de ce week-end, puisque je devais prendre le RER E. or elle me chochotte qu´elle doit prendre aussi ce train. Sur le trajet, je me présente, mais à cause du bruit je n´ai pas bien entendu son prénom, et lui propose de faire la conversation pour deux, puisque le docteur lui a dit de ne pas parler, ni de rire durant cinq jours… ce que je fis bien volontiers.
Arrivé sur les quai nous devons nous séparer, moi prenant la voie 33 et elle la 34. Elle me fit un petit signe de la main, un peu gênée, et moi aussi d´ailleurs. Puis, comme à regret, nous avons repris notre chemin. J´ai descendu l´escalier et nous nous sommes retrouvé chacun d´un coté et de l´autre de la voie ferrée. Nous avons avancés chacun séparément, à la même allure, et seuls les piliers de pierres me cachait sa vue quelques instants alors qu´elle réapparaissait immanquablement de l´autre coté.
Arrivé en tête de train, elle me fit face, me fis un dernier signe de la main, auquel je répondis.
C´est là que j´ai fait une terrible erreur : j´aurais du laisser tomber ce fichu train, remonter la voie et passer de l´autre coté pour la retrouver.
Si vous pouviez transmettre ce message à un maximum de personnes, j´ai l´espoir futile que quelqu´un connaîtra cette jeune femme, charmante, la peau mate, cheveux longs et noirs, yeux adorables, au prénom de Fasia, ou Fassia, ou Fatia. Elle utilisait un ticket violet, donc ne doit pas être de Paris même. Soit elle habite en île de France, direction Tournant , soit elle y a de la famille ou des amis. Elle a interdiction de parler jusqu´au mercredi 30 juin, mais étant donné sa bonne humeur naturelle, je doute qu´elle y parvienne.
J´ai créé une adresse spéciale, en me disant que je n´avais jamais rien fait de vraiment dingue dans la vie. Maintenant c´est fait :
te_retrouver@yahoo.fr
Merci pour votre aide, JR