"c'est clair que les "bons" graphismes le réalisme joue quand même un rôle assez important. ( le détail des textures, les jeux d'ombres..)"
C'est là que je suis pas du tout d'accord. Le réalisme a ses limites. C'est un obstacle à la création.
Prenez un jeu graphique réaliste d'il y a dix ans. Si le jeu est bon, vous aurez tout autant plaisir à y jouer, pourtant, face aux jeux d'aujourd'hui il ne fait pas le poids d'après l'argument du réalisme.
Personnellement, je pense que la qualité d'une oeuvre (au sens large, il n'est pas question ici de classer tous les jeux dans la case des oeuvres artistiques même si certains le méritent et que cela fait débat, mais bien de parler d'oeuvre en tant que création de l'Homme) se mesure aussi à sa capacité à perdurer dans le temps. C'est généralement valable en musique, cinéma, peinture, etc. Vous avez sûrement remarqué qu'il n'est jamais trop tard pour apprécier un bon film (regardez "Le Voyage dans la Lune"
), et que certains au contraire qui paraissent excellents au moment de leur sortie perdent finalement de leur qualité avec le temps.
Je pense que c'est pareil pour les jeux en général, et aussi leur graphismes. De bons graphismes pourraient être définis, entre autres arguments bien sûr, par leur capacité à perdurer dans le temps. Le problème c'est que le photoréalisme est un critère technique qui tient de l'instant, et qui par définition, ne peut pas perdurer dans le temps, dans la seconde qui suit, il sera theoriquement dépassé, donc je vous laisse imaginer des années plus tard. La créativité elle, n'est pas soumise à cette contrainte de l'instant, elle s'apprécie peu importe le temps. C'est pour ça que je suis convaincu qu'elle tient un rôle beaucoup plus important dans la conception que le réalisme.
Sérieusement, qui va voir des photos (d'art, je sous-entends) qui ne montrent que la stricte réalité et rien d'autre ?
Attention, pour finir, je ne dis pas que le réalisme est à bannir, il doit être utilisé comme un outil en faveur de l'immersion lorsque le jeu prend ouvertement place dans notre monde. Mais c'est tout.