19/09/2013
Neuvième joueur stéphanois averti depuis le début de saison, Faouzi Ghoulam sort de son silence aujourd'hui dans Le Progrès. Extraits.
"Je voulais essayer de partir. J’ai 22 ans, c’est normal, je voulais découvrir autre chose. Cela fait depuis 1998 que je suis à l’ASSE. À un moment donné, tout le monde peut avoir envie de sortir de son quotidien et se donner des défis. Le Torino s’est positionné. C’était plutôt un choix sportif même si l’ASSE jouait la Ligue Europa. (...) Il me manquait peut-être encore quelques saisons à Saint-Etienne pour pouvoir exprimer tout mon potentiel et prétendre partir dans de bonnes conditions.(...) Si j’ai perturbé l’ASSE dans sa volonté de recruter tel ou tel joueur, je m’en excuse. En tout cas, ce n’était pas mon intention de perturber le club, le staff ou le groupe. J’ai 22 ans, je viens de commencer ma carrière, je ne pouvais pas savoir les répercussions que ça allait avoir sur le projet sportif. Je ne voulais surtout pas poser de problèmes.
(...)
Mon départ à la CAN a été mal vécu ? J’ai prévenu le club trop tard. Mais ce sont des choses qui ne se prévoient pas dans la vie. On m’a appelé pour jouer avec les A de l’Algérie, c’était une opportunité. Je l’ai saisie. Je ne regrette pas mes choix. C’est ce qui me fait avancer. Dans un sens, ça m’a fait grandir. J’ai beaucoup appris. Je suis plus mature.(...) Le drapeau algérien que j'ai brandi lors du défilé en ville avec la Coupe de la Ligue ? Peut-être que cela a dérangé le club. Mais ce n’était pas mon intention de créer une polémique. Ce jour-là, je voulais juste faire profiter de notre victoire au peuple algérien. L’ASSE est un club très suivi en Algérie. Je souhaitais leur faire partager mon bonheur. C’est tout.
(...)
Entre moi et le club il n’y a pas eu de cassure. Il y a juste eu des discussions qui ont permis de remettre les choses à plat et de repartir sur de bonnes bases. On est une famille.Je suis né à Saint-Etienne, à l’Hôpital Nord. C’est ma ville. L’ASSE est mon club. Je ne peux pas être contre lui comme cela a pu être dit à un moment donné. Je n’ai même pas à le préciser. C’est ancré en moi. Aujourd’hui, je suis heureux d’être ici. Ma deuxième famille c’est l’ASSE. (...) Je tiens d’ailleurs à m’excuser auprès des supporters. Il fallait qu’on se qualifie en Ligue Europa. J’étais là et je ne pouvais pas jouer, aider mes partenaires. C’est embêtant."
Aller Faouzi, maintenant t'es sérieux et tu mouilles le maillot comme à VA 