Des images capitales. Trois semaines après l'agression mortelle à Paris du militant d'extrême-gauche Clément Méric, 19 ans, la police judiciaire parisienne vient d'examiner les toutes premières images de la bagarre, révèle mardi le site de RTL. La scène a été filmée par une caméra de surveillance de la RATP, située côté rue, au niveau de la station Havre-Caumartin, à quelques mètres du lieu de l'agression. Les experts de la police technique et scientifique ont travaillé pendant plusieurs jours sur ces images pour les faire parler.
Ces images apportent des éléments essentiels concernant la scène de l'agression mortelle, jusqu'alors uniquement racontée par des témoins, et confirment l'identité du meurtrier, le skinhead Esteban Morillo. Elles excluraient l'hypothèse d'un lynchage au sol de Clément Méric et mettraient en avant la provocation de ce dernier lors de l'échange de coups. Des éléments qui confortent la thèse du juge d'instruction sur la qualification de la mise en examen d'Esteban Morillo, placé en détention provisoire le samedi 8 juin pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Le skinhead se retourne et le frappe du poing en plein visage
Selon RTL on y voit notamment Clément Méric se précipiter vers son meurtrier présumé Esteban Morillo, activiste d'extrême droite déjà fiché, semble-t-il pour lui asséner un coup. Le skinhead, alors de dos, se retourne et le frappe du poing en plein visage. L'image ne permet pas de dire de façon formelle si Esteban Morillo donne un deuxième coup, ni s'il a ou non un poing américain. Le militant d'extrême gauche, en tout cas, tombe immédiatement au sol, inconscient. Il n'est pas lynché une fois par terre, contrairement à ce qui avait pu être envisagé dans un premier temps.
Les enquêteurs de la police judiciaire avaient été confrontés à deux versions des faits radicalement différentes. Les militants de l’Action Anti-Fasciste Paris-Banlieue, qui n’étaient pas présents lors de la rixe fatale, avaient relayé les témoignages de protagonistes de la bagarre. «Lors de la vente, ils ont reconnu des individus appartenant à la mouvance skin néo-nazi. Des invectives ont été lancées...», racontait un membre de cette organisation dont faisait partie Clément Méric, étudiant à Sciences-Po. «Suite à cela, ils les ont retrouvés à l’extérieur. Les skinheads étaient alors cinq, armés et ils les ont agressés», avait-il expliqué.
Dans le camp des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, auxquelles sont soupçonnés d’appartenir les skinheads mis en cause, les explications étaient totalement différentes et mettaient en avant «la provocation des militants -antifa-».
On attend la réaction de melenchon et de ses potes maintenant
et valls aura-t-il assez de couille pour demander la dissolution des antifa ???