Non mais c'est normal que toutes les références, clins d’œils, inspirations plus ou moins évidentes, ostensibles se confondent, se distinguent mal et se mélangent quand on s'attaque à ces types de jeux. On retrouve toujours les mêmes grands classiques car tous sont intrinsèquement liés, se mêlent, se déforment et se nourrissent les uns des autres. Un peu comme les humains d'une certaine manière : "tous différents et tous semblables". Ou la théorie des ensembles si vous préférez ramener ça sur le plan des mathématiques.
Pourtant on pourrait passer des années à disserter milles et une fois sur chaque minuscule branche chacune issue d'un genre plus grand qui lui même prend inspiration sur des œuvres d'un passé désormais plus lointain et qui en chevauche d'autres sur plusieurs siècles.
Le cyberpunk, l'anticipation, les backgrounds sur fond de dystopie, l'application des technologies à des fins dont on ne sait plus vraiment la place sur un plan de l'éthique lui même devenu flou et paradoxale, la réalité, l'illusion, les conspirations, le pouvoir, l'argent, l’ignorance et la paranoïa qui viennent se confondre et se confronter, tous ces concepts qui sont parmi d'autres plus alléchants encore sont aujourd’hui "redécouverts" par une génération de personne qui, lisent d'une peut-être moins, et de deux qui, par leur logique jeunesse, tombent d'abord sur des médias plus récents.
Certains ont lus les livres avant de les voir adaptés au cinéma puis en jeux-vidéos, d'autres l'on fait dans un ordre différent tandis que d'autres encore s'en foutent.
Ce qu'on appelle le steampunk, on pourrait par exemple le ramener à un certain Jules Verne. A lui mais aussi beaucoup d'autres...
Tout cela pour dire que l'on pourrait trouver x références à x jeux fondés sur des idées du XXème siècle voir bien avant. Deus Ex qui était pointé du doigt plus haut est en fait un enchevêtrement d'inspiration. On cite notamment 1984 d'Orwell mais il suffit d'aller sur la page Wikipedia du jeu (
) et vous tomberait sur bien plus d’interconnexions entre différentes œuvres que vous n'en imaginez sans doute ou en connaissez.
D'ailleurs, le design de films comme Le Cinquième élément (dont la réalisation est française par ailleurs, malgré la distribution américaine) tire lui même sa source d'une l'omniprésence croissante des panneaux, affiches publicitaires dans les villes. Alors, l'inspiration et les « ça me fait penser à [insérer votre œuvre préférée ici], c'est pas si difficile à trouver au final. 