Alors, d'abord, pour le plaisir, une petite intro type "livre dont vous êtes le héros". Ca ça pourrait être l'intro proposée à un joueur d'un scénario, par exemple:
Introduction :
« Il faisait froid, il pleuvait. Je me suis retrouvé, seul, la mer dans le dos, la lisière d'un bois au loin comme tout horizon.
Il faisait froid, j'avais faim : je sentais l'urgence de trouver de quoi me nourrir, boire, me protéger du froid, de la pluie.
Où aller ? Que faire ? Suis-je seul au monde ?
Et puis, l'impensable : une silhouette au loin ! Quelqu'un d'autre !
J'étais heureux, j'avais besoin d'un coup de main, là, tout de suite. Je l'appelle, il se retourne. Il me fixe un court instant puis se met en marche. Quelle démarche bizarre, maladroite, les membres raides, la tête de travers. Il n'a pas l'air « normal ». Il se met à courir maintenant, il hurle, que ce bruit est ignoble !
Il m'attaque ! Je m'enfuis, j'ai peur, je veux vivre !
Il me frappe de son poing dur comme du bois mort, je saigne de l'oreille, ce coup m'a étourdi, je tombe. Est-ce que je vais mourir ?
Je le vois penché sur moi, la main levée avant le coup fatal...
Et puis je vois le sang qui gicle de son oreille droite ! Il a l'air stupide, le temps s'arrête. Puis, une seconde plus tard, j'entends la détonation, tandis que mon agresseur s'écroule.
Je suis bien resté là, allongé sur le sable mouillé et froid, deux bonnes minutes..
Puis j'ai entendu cette voix, cette voix rude et chaleureuse derrière moi qui me disait :
« Juste à temps ! Ca va gamin, pas de mal ? »
Mon sauveur s'appelle Alexis. C'est un Russe originaire du coin, un militaire qui a survécu à l'apocalypse Z. En quelques jours il m'a montré comment survivre dans cet enfer, comment se nourrir, s'équiper, se battre.
Et puis il m'a présenté à son « contingent ». Des hommes déterminés à survivre qui sauvent les rescapés comme moi. Je les ai rejoints, je les aime bien. Pas comme ces bandes armées qui tiennent la capitale. Cette nation de hors la loi organisés en bandes sauvages qui tuent violent et pillent.
Entre nous, c'est la guerre. Parfois la paix. Parfois les deux en même temps...
Ce matin, je patrouillais au bord de l'eau et j'ai vu cette fille courir en hurlant, poursuivie par deux de ces violeurs. J'en ai descendu un, l'autre s'est enfui. Qu'il s'en aille, pour ce que ça peut me faire..
Anna est jolie, je vais lui montrer comment se débrouiller par ici. Et puis je vais la présenter à Alexis et les autres. »