Salut les Tennos de l'espace! J'ai vu sur un autre topic -celui de la recherche de correcteur par Sahku-, un message de Bifurcation demandant si quelqu'un avait la version française de la description de Mag Prime dans le codex. Je n'ai même pas cherché s'il en existait une en fait, et me suis mis à la trad moi même. Je vous la livre ici, et ouvre donc à la discussion sur le lore de Mag Prime, et/ou des autres...
Notez que c'est une "vraie" traduction, ce n'est pas du mot à mot, j'ai donc du réinterpréter -très légèrement- certaines phrases, et adapter quelques détails. Par exemple il n'est jamais fait clairement mention de Mag comme d'une femme. Elle est désignée par "it" (ça) dans le texte, même en tant que Tenno. Elle est néanmoins qualifiée de "vaguement féminine", ce qui justifie que j'ai utilisé "elle" de temps en temps. Voilà donc le texte :
"Archives Warframe – extrait du débriefing
Nous étions sanglés sur nos sièges, dispositifs de sécurités éteints, attendant l’attaque. Attendant la mort. A travers mon hublot sale, je voyais les étoiles par delà les contours des autres vaisseaux Splinter qui attendaient pour les rails solaires. Ils allaient bientôt nous attirer d’une incroyable puissance et nous jeter dans le Néant et dans la gueule de notre ennemi.
Je regardais les vaisseaux se tordre et être aspirés un à un. Chacun rempli de soldats zero-tech respirant un air vicié, les articulations blanchies de leur doigts serrés sur leurs fusils à percussion. Chacun habité par le désespoir apporté par la disparition du vaisseau précédent. Le nôtre serait le dernier à franchir le fossé. Le nôtre avait une cargaison spéciale.
Il était pour ainsi-dire vide. Seulement dix hommes, comme moi, harnachés des meilleures tenues zero-tech et portant les meilleures armes que l’empire puisse construire... et « ça ». « Ça » se tenait dans l’allée, une forme métallique mince et sans yeux. Un Tenno dans cette Warframe. Vaguement humaine, vaguement féminine. Cette armure était-elle une sorte de carapace ornée pour le monstre vivant en son sein ? Je me heurtai au harnais de sécurité lorsque le vaisseau fit une embardée pour l’approche finale. Je pu voir le Tenno se tenir debout sans bouger. Solennelle et tout brillant d’or, insensible à l’inertie.
J’avais, jusque là, nié l’existence des Tennos. Ils étaient des fantômes, de la propagande, des victimes de l’ère du Néant. Ils ne pouvaient pas être réels. Il était pourtant ici, en chaire et en os. L’Empire, dans son grand désespoir, allait lâcher ces démons et espérer le meilleur. Qui craignions-nous le plus ? L’ennemi ou ce monstre ? Cela n’avait plus d’importance. La frappe vint et nos fenêtres devinrent opaques. Quand nous pûmes voir à nouveau, notre vaisseau était ailleurs, brisé et anéanti en un éclair.
Mes poumons étaient écrasés, mes yeux remplis de mort. Les débris du vaisseau brillaient comme la neige dans la nuit. L’étoile bleue alien était sombre et aveuglante au dessus de nous. Les innombrables vaisseaux de nos ennemis articulés tels des vers, cernés de disques lumineux, ondulaient et détruisaient les soldats survivants comme moi. C’est là que je suis mort. Pris dans le rayon de la frappe venue sur ma droite et qui mis mon sang en feu. Ma vision fut anéantie, mon ouïe sourde et bourdonnante. Je pouvais sentir le côté de mon visage devenir mou et humide.
J’étais dans un rêve de mort. Je vis un point lumineux flou et brillant se diriger vers moi. Je me sentis attiré vers lui par les attaches métalliques de ma combinaison. Elle m’est alors parvenue, s’élevant – une bête brillante, un panache d’ailes dorées se déployant derrière elle. Un ange. Elle m’a arraché à la mort. Je pouvais sentir mes poumons se remplir à nouveau d’air alors qu’elle m’enveloppait de ses ailes. Son bouclier du Néant scintillait de bleu, détournant les rayons ennemis. Tout à coup je ressentis une forte accélération. Je fermai les yeux et m’agrippai à elle comme un enfant.
Je repris connaissance sur le sol. Des aiguillons de chaire brûlée sur mon visage et sur le côté. Elle se tenait devant moi, ses ailes avaient disparu. J’entendis des cliquetis d’armes raisonnants dans le corridor. La mission était peut-être un succès mais j’étais mourant et je tendis la main pour lâcher prise. Je sentis un pistolet se glisser dans ma main alors qu’on me remettait sur pieds. L’ange m’avait sauvé, tiré de l’enfer, mais ne me prendrait pas en pitié. Je mourrai sur mes pieds, à ses côtés. Je tournai mon côté épargné vers les coups de feu et levai mon arme. Elle hocha la tête, sa main de métal tendue, flambant d’impulsions bleutées aux formes anciennes et brillantes autour de moi. Elle se tourna, dégaina sa lame, et ensemble, nous nous jetâmes à corps perdu dans la tempête de grêle et de mort qui nous attendait."
Voilà j'espère que cela fera plaisir aux plus réfractaires à a langue de Shakespeare 