Larian est un est effectivement plus qu'un petit studio. Mais c'est surtout un studio qui a décidé de se passer des éditeurs depuis sa déconvenue sur le premier Divinity.
Je pense aussi que le jeu se vendra de manière plus ou moins confidentielle au départ. Mais j'espère qu'un bon bouche à oreille finira par décider pas mal de frileux à franchir le pas et à aider à pérenniser ce type de développement. Ce n'est pas anodin le choix de ce mode de financement et pour Larian c'est un choix logique (comme pour d'autres).
Kickstarter et autres ne seront certainement pas l'eldorado promis. Comme certains le disent, un joueur qui choidit de backer un jeu accepte de faire confiance à un studio sans garantie d'un résultat probant et pire... Pour les studios reconnus comme Larian, Obsidian, InXile, je pense qu'on peut avoir confiance sur leur capacité à mener à terme leurs projets de jeux, pour d'autres illustres inconnus, on ne devra pas leur accorder une confiance aveugle.
Mais je trouve rafraichissant cette volonté de certains de vouloir s'affranchir de ses boites à fric tueuses de créativité que sont les gros éditeurs :
- Les ptits inconnus me font penser aux illustres ainés qui développaient parfois seuls dans leur appart avec quelques fois des succès de prestige (par exemple Eric Chahi sur Another World).
- Certains studios reconnus qui choisissent de changer le modèle économique actuel vérolé (hérité du cinéma) qui incitent les budgets à s'envoler plus que de raison (des dizaines de millions de dollars). Le pire, c'est que sur un jeu AAA à 50 millions, ce sont 10 millions dans le jeu (les créatifs) et 40 millions pour la com'. Si ces studios pouvaient devenir précurseurs d'un retour aux sources...
Que je regrette les Land of Lore, les Populous, les Civilization, les Monkey Island, les Day of the Tentacle, les Full Throttle, les Fallout, les Crusader No Remorse/Regret, les Dungeon Keeper, les Ultima, les Eye of the Beholder, les Syndicate, etc...