Bonjour , cette FIC n'a pas de rapport avec ce jeu, mais c'est une histoire horreur/drame/fantastique donc je pense que c'est le bonne endroit pour poster
Partie 1
J’étais dans la voiture quand le drame est arrivé. Mon père roulait vite. Beaucoup trop vite .Je le savais. J’avais cette habitude de regarder le compteur kilométrique .Ce jour là, je m’en souviens, Il indiquait deux cent kilomètres à l’heure .Vous vous rendez compte ! Deux cents kilomètres à l’heure ! Lui aussi le savait. Il savait qu’il allait trop vite. Il savait que ce tournant était serré. Il savait qu’il faisait une erreur. Evidemment, on a dérapé au tournant .Je me souviens avoir vu le temps comme si c’était au ralenti. Comme dans les films où le héros fait une superbe cascade pour sortir de la voiture indemne. Mais nous n’étions pas dans un film. La douleur que j’ai ressentie quand on s’est encastré dans l’arbre me l’a confirmé. Mais malgré cela, je m’en étais bien sorti. Du moins par rapport à mon père. La différence principale entre lui et moi à ce moment était que moi j’étais en vie, ce n’était pas son cas. Je m’appelle William Porter. J’ai douze ans. Je vis à San Francisco. Et je vais vous conter mon histoire.
…
Tout cela s’est passé il y a un mois. Maintenant moi et ma mère sommes en train de déménager. Nous avons décidé de ce choix ensemble et nous sommes arrivés à la même conclusion : il y avait trop de souvenirs de mon père dans cette maison. Des souvenirs bien trop douloureux. J’ai dû quitter quelques amis proches mais ce n’est pas si grave. Nous continuerons de nous parler par téléphone ou par internet. Du moins c’est ce qu’ils ont dit. Et si on parlait de moi ? J’ai des cheveux noirs assez courts et des yeux de couleur aussi sombre que le jais. Je ne suis ni trop grand, ni trop petit. Par contre je ne suis pas très costaud. Surtout si on me compare aux autres garçons de mon « ex » classe. En terme de comportement je suis assez timide mais quand on me connait je peux devenir le « comique » de la bande .Comme je suis timide, je ne me fais pas beaucoup d’ennemis. Néanmoins quand je m’en fais, je peux compter sur mes amis pour m’aider. C’est alors que je me posais une question. Que ferai-je si des abrutis commençaient à m’ennuyer dans ma nouvelle classe. Aucune idée. C’est ma mère qui me tira de ma rêverie.
-On arrive, dit-elle.
-Génial.
Ma mère n’est pas quelqu’un de très bavard. Tant mieux car moi non plus. Elle a des longs cheveux brun bouclés et des yeux très bleus. Elle est assez grande pour une femme. Elle a 43 ans mais selon moi elle fait bien plus jeune. Et je ne dis pas ça parce que c’est ma mère ! Je regardais la maison qui s’étendait devant moi. « C’est là que je vais habiter » me dis-je. Pas mal. Bien qu’assez classique, la villa me plaisait. En fait, c’est surtout le jardin derrière qui m’intéressait. D’après ce je voyais, il avait l’air vaste. Après avoir arrêter la voiture, ma mère me dit :
-Descend et aide-moi à ranger les bagages. Et arrête de rêver.
Dois-je vraiment préciser que ma mère est très sévère ?
-Oui maman, répondis-je.
Je suis sorti de la voiture, ai ouvert le coffre et ai pris les bagages. Je les ai trouvés un peu lourd, mais bon. Inutile de le dire, surtout pas à ma mère. Elle aurait commencé à m’engueuler en me disant que je n’arrête pas de me plaindre… Bla Bla Bla. Il était hors de question qu’elle recommence. En arrivant à l’entrée je fus pris par une soudaine vague de tristesse pour mon père, pour les amis que j’abandonnais. Non. Pour la vie que j’abandonnais. Ma mère a paru l’apercevoir car elle m’a mis une tape à l’épaule en me disant :
-Courage. Une nouvelle vie commence.
C'est pas mal, et pour une fois je vois une fiction pas bourrée de faute sur jeuxvideo.com Ça fait du bien. Continue comme ça.
Ça m'a l'air de bien commencer !! C'est la première FIC qui m'intéresse, au moins le personnage principal n'est pas stéréotypé (Bon il n'a que 12 ans mais bon) !!
À quand la suite ? ![]()
maintenant
Partie 2
Il était 22H00. J’étais dans mon lit en train d’écrire. Avais-je précisé que j’adore écrire ? Je fais un peu de tout. Du fantastique, des thrillers et de la science-fiction. Mais mon genre préféré est l’horreur. La vraie .Celle où il y a des choses qui vous observent pendant que vous dormez. Terrifiant. Mes anciens amis aimaient bien mes histoires. Mon père aussi. Ma mère les trouvait pas mal. C’est déjà ça .Venant d’elle ça voulait dire excellent ! Mes histoires étaient rarement gores ou violentes. Je misais tout sur l’épouvante. De tous les monstres effrayant, les spectres étaient mes préférés. Qu’y a-t-il de plus flippant qu’un être qui a vécu la mort ? Rien. Enfin c’est ce que je croyais…
…
Ce matin, la voisine nous a rendu visite. Elle a été très sympa. Mais elle a dit quelque chose d’étrange. Elle nous a demandé si nous avions entendu des bruits étranges dans la maison du numéro 13.De quoi parlait-elle ? Nous avons répondu que non. Pour info, nous étions le numéro 17 et elle le 15. Après cette phrase bizarre, elle nous a offert des cookies. Ils se sont révélés succulents ! Plus tard je me suis enfermé dans ma chambre pour continuer mon histoire. C’est la seule qui soit inspirée d’une histoire vraie. Enfin quand je dis inspiré je veux dire que j’ai utilisé un vrai lieu qui est vraiment réputé pour être hanté. Il s’agit de l’hôtel Driskill. Cet hôtel avait la particularité d’avoir une chambre remplie de miroirs. C’est dans ce lieu que se passe mon histoire. A partir du moment où les jeunes entrent dans la chambre mon histoire devient complètement fictive. Des histoires de fantômes habituels. Parfois, je me demandais comment j’arrivais à dormir ! Avant d’aller me coucher, je me suis mis à penser à mon père. Mais peu à peu, mes pensées se sont concentrées sur ma nouvelle vie. Demain, j’allais aller à un nouveau lycée, avec de nouveaux élèves et de nouveaux professeurs. J’avais un peu peur. Peut-être allais-je tomber dans une classe pleine de brutes qui ne pensent qu’à se taper dessus. Je deviendrais alors la cible favorite de ces abrutis. Et ils riraient de ma souffrance. Voilà à quels genres de pensées je m’adonnais avant de m’endormir ! Je commençais à m’endormir quand je me suis mis à penser a un autre élément de ma nouvelle vie. Le numéro 13.
Sans vouloir te vexer j'accroche pas à ton histoire pour une raison toute simple. Conter une histoire par écrit c'est un avant tout du talent mais c'est aussi beaucoup de travail et de techniques d'écriture a maitriser.
Je pense que tu n'es pas encore prêt pour écrire une véritable histoire. Attention je ne dis pas que c'est nul et qu'il faut tout balancer à la poubelle.
C'est extrêmement difficile d'écrire une histoire qui passionne le lecteur, celui-ci doit tout de suite accroché au concept et à ton style d'écriture sinon c'est très compliqué pour lui de poursuivre sa lecture.
A mon avis avant de publier quelque chose réfléchi et pense chacune de tes phrases et chacun de tes mots et surtout il faut que tu travailles en amont.
Tu sais j'ai vu beaucoup de monde ici ou sur d'autres forums tenter cette expérience et rare sont les histoires réussies je trouve. Comme je te l'ai déjà dit c'est avant tout un métier à part entière et aussi un brin de talent.
J'espère ne pas t'avoir blessé avec ce message mais en tout cas je respecte beaucoup ta démarche et je ne peux que t'encourager à continuer ton travail si celui-ci te passionne.
tiens , c'est bizarre , car j'ai posté cette histoire également sur le forum "écriture" et j'ai eu des échos plutôt positif . mais merci ![]()
Après on a pas tous le même avis. C'est bien si tu trouves ton "public" ![]()
Personnellement, j'attends que le piquant arrive pour donner mon impression.
Continue en tout cas. ![]()
La journée avait bien débuté. Je n’ai pas eu de mal à me lever, je n’ai pas été en retard et à l’école et je n’ai pas contrarié ma mère. Oui tout avait bien commencé ce jour-là Personne n’aurait pu deviner la suite …
Je suis arrivé l’école assez tôt. Plusieurs personnes m‘ont dévisagé. Le lycée était très petit. A mon avis, une nouvelle tête ne passait pas inaperçu. Je ne me suis pas fait remarquer. A 8h10, la cloche a sonné. Les élèves ne se sont pas pressés, comme s’ils avaient toute une vie pour arriver. Ca m’a fait sourire. J’étais conscient d’avoir l’air un peu idiot en souriant ainsi seul, mais bon. Quand je suis rentré dans la classe, la maitresse m’a présenté aux élèves :
-Voici un nouveau compagnon. Il s’appelle William Porter et il vient d’emménager ici. Il ne connait personne. Soyez gentils avec lui (elle m’a regardé avant d’ajouter). Tu veux peut-être dire quelque chose à la classe ?
J’ai répondu la première chose qu’il m’ait venu à l’esprit :
-Non
Toute la classe a souri, quelques-uns ont rigolé. La maitresse, Mme Parker a froncé les sourcils et m’a murmuré d’aller m’asseoir. J’étais content que la classe ait ri mais mon but n’était pas d’être drôle. J’étais juste timide ? Peut-être un peu trop.
Après cette « mésaventure » les cours se sont succédés ; math, espagnol, littérature, gym,…rien de très passionnant. J’appréhendais la récréation. Si je me faisais agresser ? Ou pire ? Tabasser …oui je suis un petit peu parano. Bon un peu beaucoup. Le pire c’est que je n’avais aucune raison de paniquer, les autres élèves s’étant révélés particulièrement sympathiques. Alors pourquoi ce stress ? Parce que je suis comme ça, voilà tout. En plus, personne ne m’a adressé la parole lors de la première récréation…
Quand la cloche du diner a retenti les élèves se son déchainés vers la porte comme si le tueur de Scream les poursuivait. J’ai bien aimé le contraste entre la première sonnerie lorsque les cours commencent et celle du diner. Alors que je mangeais tranquillement mon sandwich, trois garçons de ma classe sont venus à ma rencontre. Le premier de la bande s’appelait Jonas. C’était, d’après ce que j’ai vu, un comique qui se jouait des professeurs. Sympa. Les autres ne me disaient rien. Jonas m’a donné une tape dans le dos en me disant :
-Tu m’as bien fait rire ce matin.
Bon début.
-Ca te dirait de faire parti de notre bande ?
Était-ce un rêve ? Non, c’était la réalité. Des garçons me demandaient vraiment de trainer avec eux dès le premier jour. J’étais aux anges.
-Oui, bien sûr, ai-je répondu.
Il a souri et ses amis aussi.
-Okay. Bon, tu connais la vieille gare abandonnée ? Elle est à un petit kilomètre d’ici.
J’ai réfléchi un instant. Il me semblait que ma mère m’avait parlé d’une vieille gare abandonnée…
Puis ce fut le déclic !
-oui je sais où elle est.
-Très bien, on se retrouve là-bas vers 16h30 a-t-il articulé.
-Parfait !
Ils sont partis en me faisant signe.
Y a une énorme point noir dans ta fic, c'est le contraste entre l'âge de ton personnage et la façon avec laquelle il s'exprime, je veux bien te concéder que la perte de son père l'ait changé mais là on dirait davantage un résumé fait par un adulte à celui fait part un enfant. Ça me paraît très peu probable qu'on puisse être aussi analyste et parler avec autant de recul à 12 ans. ![]()
"Je suis arrivé l’école assez tôt. Plusieurs personnes m‘ont dévisagé. Le lycée était très petit. A mon avis, une nouvelle tête ne passait pas inaperçu. Je ne me suis pas fait remarquer. A 8h10, la cloche a sonné. "
Ce bout là est un peu paradoxal étant donné que ton personnage se contredit lui-même, mais sinon, j'aime bien. Je te recommanderais ainsi de te relire un peu plus attentivement pour éviter ce genre de paradoxe à l'avenir.
Burneokiwi Voir le profil de Burneokiwi
Posté via mobile le 22 janvier 2014 à 22:12:52 Avertir un administrateur
Y a une énorme point noir dans ta fic, c'est le contraste entre l'âge de ton personnage et la façon avec laquelle il s'exprime, je veux bien te concéder que la perte de son père l'ait changé mais là on dirait davantage un résumé fait par un adulte à celui fait part un enfant. Ça me paraît très peu probable qu'on puisse être aussi analyste et parler avec autant de recul à 12 ans.
C'est parce qu'il est mature
Plus sérieusement , je pense pas que ce soit un ENORME point noir mais bon. ^^
Le reste de la journée s’est déroulée dans une sorte de brouillard. Je n’écoutais rien de ce que les professeurs disaient, trop occupé à penser à l’après-midi qui m’attendait avec mes nouveaux amis.
Enfin je les avais connus ce matin mais bon. A la dernière heure de cours je ne tenais plus en place. Je voulais sortir ! Et vite ! Finalement, la cloche a sonné et j’ai été le premier à sortir. J’ai envoyé un message à ma mère pour dire que je ne rentrais pas tout de suite. Elle a répondu la plus simple des réponses : « ok ». Ma mère est sévère mais tant que je ne fais pas de bêtises, elle me laisse faire ce que je veux. Après avoir envoyé un SMS, j’ai pris mon vélo que j’avais utilisé pour arriver et je suis parti. Il faisait beau, normal on était en mai. C’était agréable de pédaler. Après une quinzaine de minutes, j’ai aperçu la vielle guerre abandonnée. J’ai déposé mon vélo à l’entrée. Il faisait assez sombre mais je voyais plutôt bien dans le noir. Il y avait beaucoup de bric-à- brac près des murs. Des planches, des sacs de poubelles, des meubles abandonnés. En plus, ça puait. Moi qui ai les narines sensibles ! Soudain j’ai entendu des voix, ils étaient là.
-Je te dis qu’il viendra !
-Les autres ne sont pas venus, pourquoi il serait différent ?
-Il ne nous connaît pas, voilà la différence !
De quoi parlaient-ils ? De moi ? Oui sûrement mais en les écoutant, j’ai eu l’impression que quelque chose n’allait pas. Je devais me méfier. Quand ils sont arrivés, j’ai quand même été accueillant :
-Salut les gars ! Qu’est-ce qu’on va faire ?
C’est un des amis de Jonas qui répondit :
-Un jeu, dit-il en me regardant d’un air mauvais.
-Tu t’es déjà battu ? Ajouta l’autre.
J’ai compris que j’allais passer un sale quart d’heure. J’en étais sur. J’étais stupide d’avoir pensé que des garçons s’intéresseraient à moi. Ils ne me trouvaient pas sympathique ou drôle. Ils voulaient juste me tabasser pour s’amuser. Et ça, ça ne me plaisait pas. J’ai repéré une planche à quelques mètres de moi, sur mon côté gauche. S’ils tentaient quoique ce soit, j’espérais être assez rapide pour l’attraper. Jonas m’a fixé un moment. Mon cœur battait la chamade. Serais-je assez rapide pour attraper la planche ? C’est alors que Jonas a hurlé :
-Attrapez-le !
Je me suis jeté vers la gauche. J’y étais presque. Avec la planche en main, je serais en mesure de les repousser ou de leurs asséner quelques coups. Mais malheureusement un des gars de Jonas m’a attrapé le bras. J’ai essayé de me dégager mais l’autre est arrivé et m’a fait un croche-pied. Mon menton a heurté le béton. Pendant que j’étais à terre, Jonas m’a donné un coup de pied dans la hanche. J’ai ressenti une vive douleur. Puis j’ai eu un coup d’un de ses amis, puis celui d’un autre puis… J’ai arrêté de compter les coups. Je peux juste vous dire que j’en ai pris plein la figure. Un coup par-ci, un coup par là ...Les coups de Jonas étaient les plus vicieux. C’était très douloureux ! Quand ils ont eu enfin fini, j’ai ressenti un immense soulagement. Jonas devait avoir aperçu mon expression car il s’est abaissé, a pris mes cheveux et a dit :
-T’as vraiment cru qu’on te croirait cool ?
-Oui, ai-je murmuré.
Il a éclaté d’un rire bruyant, presque nerveux. Puis il m’a dit les mots les plus cruels que je n’avais jamais entendus :
-Tu vois, nous on est les « maîtres » de la classe si tu veux. Tout le monde a peur de nous. Et pour que les gens aient peur de nous, il faut leur faire mal. Ce ne sont que des merdes comme toi. A ce qu’il parait ton père est mort, c’est compréhensible vu ta tête. Sale erreur !
Il avait été trop loin. J’ai répliqué en me levant :
-Et toi alors ? Tu te crois mieux que moi ? T’es qu’un enfoiré qui n’a rien d’autre à faire que de taper les plus faibles que toi. Tu auras beau me taper autant que tu veux, je sais que je vaux bien mieux que toi.
Pendant un instant il n’a rien dit. Puis il a poussé un cri de rage et m’a donné un coup de poing qui m’a fait l’effet d’une comète. Je suis retombé.
-Voilà où est ta place, à terre, a-t-il dit. Ah oui ! Tu parles de ce qui vient de se passer à qui que ce soit et je te jure que je te frapperais jusqu'à ce que tu saignes la dernière goutte de ton sang.
Sur cette phrase, il a filé. Suivi de ses deux fidèles amis qui me faisaient plus penser à des larbins qu’à de réels amis. Je suis resté là un moment. A terre J’ai repensé à tout ce qu’il m’avait dit. A toutes les cruautés qu’il m’avait balancées. Soudain, une vague de colère me submergea. Pour qui se prenait-il ? Pour dieu ? Etre le « maître » ? En gros, tous les nouveaux, il les frappait sans aucune raison. N’importe quoi ! J’allais leur montrer de quoi j’étais capable. En attendant, j’allais suivre son conseil et n’en parler à personne. Tout ça était entre eux et moi.
…
J’approchais de ma maison quand j’ai aperçu des voitures de police. Que faisaient-elles là ? De toute évidence il se passait quelque chose. Quand je suis enfin rentré chez moi ma mère ne m’a pas bombardé de questions à propos de l’école ou des bleus comme je m’y attendais. Non, elle avait quelque chose de beaucoup plus important à me dire. A mon arrivée, elle m’a fixé un moment. Puis elle a mis ses deux mains sur mes épaules et m’a dit d’une petite voix :
-Tu as vu les voitures de police ?
J’ai hoché la tête.
-Cette nuit, a-t-elle repris, Eli, la petite fille qui habite au numéro 13… Elle…Elle s’est aventurée dans les bois.
-Tu veux dire qu’une fille de mon âge a été dans les bois pendant la nuit ? Seule en plus ?
-Laisse-moi finir. Elle a trouvé quelque chose…
Comme elle ne finissait pas sa phrase, je l’ai relancé :
-Elle a trouvé quoi ?
Lentement, ma mère a articulé ces mots :
-Un cadavre.
Bah si quand même, quand tu crées un personnage il faut adapter le récit à sa situation, tu vas pas faire un personnage féminin et écrire au masculin. ![]()
La police a infesté ma rue pendant toute la semaine. Le cadavre s’appelait Dave Fincher. Les policiers ont vite compris les causes de sa mort : il avait été poignardé à trois reprises, au niveau du torse. Il n’y avait aucun doute possible, c’était un meurtre. Il y avait donc un tueur dans les environs. Un tueur qui n’a pas peur des policiers visiblement : il n’a même pas pris la peine d’enterrer le cadavre. Les policiers ont installé un couvre-feu. Toutes personnes repérées après 19H00 seraient arrêtées. Rien que ça. Mais le plus étrange dans tout ça, c’est la fille. Eli. Que diable faisait-elle dans les bois à cette heure ? Elle n’a rien voulu dire au policier. Pourquoi ? Je voulais tellement savoir pourquoi ! Je n’ai pas encore eu l’occasion de lui parler, ni même de la voir ! Il fallait absolument que je lui parle. En attendant, je dois à tout prix éviter Jonas et ses potes. Ils m’ont laissé tranquille jusqu’à maintenant mais j’ai l’impression qu’ils mijotent quelque chose. Je devais rester sur mes gardes.
…
Je rentrais chez moi quand je l’ai vue. Elle était assise sur les marches. Elle lisait un livre. J’ai su que c’était elle car les marches sur lesquelles elle était assise appartenaient au numéro 13. Quand elle m’a aperçu, elle a levé la tête et j’ai pu voir à quoi elle ressemblait. Honnêtement, elle était plutôt mignonne. Elle avait de longs cheveux noirs. Ses yeux étaient bruns. J’ai deviné qu’elle n’était pas très grande malgré qu’elle soit assise. Je lui ai dit de mon ton le plus amicale possible :
-Salut !
Elle m’a examiné un petit moment puis a répondu :
-Ah tu es le nouveau voisin.
Elle s’est levée et m’a tendu la main en souriant :
-Bonjour, je m’appelle Eli mais tu le sais sans doute déjà.
J’avais une folle envie de lui demander pourquoi s’était-elle aventurée dans les bois ce jour-là mais ça n’aurait pas été correct. Et puis il n’y avait pas que ça… Elle avait sympa et j’étais un petit à court d’amis ces temps-ci. J’ai donc répondu :
-Moi, je m’appelle William. Tu lis quoi de bon ?
Elle m’a montré la couverture et j’ai été étonné. Je m’attendais à un livre d’amour ou de la vie quotidienne. Mais pourquoi un livre d’amour aurait un spectre sur la couverture ?
-Géniale, me suis-je écrié. C’est bien ?
-Je suis à la page 12, dit-elle en souriant.