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DM HIST

JESS3_JAMES
JESS3_JAMES
Niveau 6
30 novembre 2014 à 17:57:38

Sujet: Décrivez et expliquez le rôle des médias dans l'expression et l'évolution de l'opinion publique lors d'une crise politique en France.

Durant l'été 1940, le maréchal Pétain et le général de Gaulle s'affrontent par ondes radios interposées. Pétain tente de convaincre les Français de l'importance de cesser les combats (17 juin 1940: Pétain annonce la demande d’armistice (signature le 22 juin 1940), en revanche, De Gaulle utilise ce nouveau média de masse, qu'est la radio, pour persuader ceux qui refusent la défaite et de poursuivre la lutte à ses côtés (Appel du 18 juin 1940 à la BBC).
De manière à mobiliser une opinion fortement désemparée par l'occupation Allemande, Pétain et de Gaulle, tout deux ont compris l'importance de la radio. Pour Vichy comme pour la France Libre, la radio est la voix de la France. Elle est un moyen de propagande pour l’un et de contre-propagande pour l’autre.
Dans quelle mesure, la radio joue-t-elle un rôle auprès de l'opinion publique lors de la crise politique française en 1940 ?
Tout d'abord, nous allons voir comment L’Etat français et l’occupant allemand mettent la radio au service de leur propagande, puis, nous allons voir en quoi ce média est-il un instrument de la résistance.

La défaite de juin 1940 affole l’opinion publique, cette dernière traumatisée par le désastre subit l’exode, la signature de l’Armistice, l’arrivée au pouvoir de Pétain et la fin de la IIIe République en quelques jours.
L'Etat français utilise les médias comme un moyen de véhiculer ses idées et de contrôler l'opinion publique. Le régime démarre sa propagande, la liberté de presse est supprimée par Vichy. De plus, le maréchal Pétain utilise la radio comme un instrument officiel de propagande. Ce dernier utilise régulièrement ce média pour s'adresser aux Français. Cependant, c'est Philippe Henriot, secrétaire d'Etat chargé de l’Information du régime de Vichy qui en est le meilleur symbole.
Il est chargé d'animer une chronique de manière à dénoncer les "terroristes" maquisards et les "massacreurs anglo-saxons" qui bombardent les villes de France.
Par ailleurs, les Allemands eux aussi vont prendre conscience du pouvoir de la radio, c'est pourquoi ils vont tenter de brouiller les ondes de Radio Londres et de confisquer le matériel. De plus, ces derniers vont mettre en place des sanctions à l'égard des auditeurs mais même les fonctionnaires de Vichy écoutent Radio Londres pour être informé.

Dans la France de Vichy, la propagande ne fait pas l'opinion. Entre 1940 et 1941 la défaite pousse les Français à faire confiance au maréchal Pétain, surtout qu'une partie des français adhèrent au rapprochement avec l'Allemagne nazie et n'accorde pas sa totale confiance au général de Gaulle.
En revanche, dès que la nature du régime se révèle on peut dire que la propagande de Vichy est sans effet, d'autant que l'opinion publique y voit la main de l'occupant.
C'est à partir de Londres que la Résistance se met en place pour soutenir le moral des Français. Les émissions diffusées par la BBC comme "Les Français parlent aux Français" ou les émissions animées par Pierre Dac soulignent les limites de la propagande et de l'encadrement du régime de Vichy et le ridiculisent.
L'opinion publique est aussi informée des défaites allemandes, ce qui incite une partie de la population à soutenir la Résistance et à garder le moral. De plus, même si l’écoute de la BBC ne fait pas de la majorité des Français des résistants, elle les a familiarisés avec des valeurs, des arguments et des modèles qui n’étaient pas ceux de Vichy.

Pour le régime de Vichy et pour la France libre, la radio est un instrument essentiel de légitimation : Pétain et de Gaulle affirment en effet incarner la France, et chacun refuse à l’autre sa qualité de représentant légitime du pays. On parle donc de "guerre des ondes": guerre psychologique menée par les radios des belligérants afin d’informer ou de galvaniser les auditeurs. La "guerre des ondes" fait rage dès 1940. C’est à la radio que Pétain annonce l’armistice le 17 juin, et c’est bien sûr à la radio que de Gaulle réplique le lendemain pour lancer son appel de la BBC.

JESS3_JAMES
JESS3_JAMES
Niveau 6
25 décembre 2014 à 15:49:06

Consigne: Après avoir présenté les documents, montrez que, malgré des bases idéologiques communes, le KPD et le SPD diffèrent dans leurs stratégies d'accès au pouvoir; vous envisagerez les conséquences que cela entraîne dans leur action politique.

"La stratégie politique du SPD" est un document issu de Die proletarische Revolution und ihr Programm, paru en 1922 de Karl Kautsky. Dans cet extrait il est expliqué que le gouvernement subit une période de transition politique.
Dans "La stratégie politique du KPD" issu du compte rendu du 9ème congrès du Parti communiste allemand, de 1924; il y est dit que la conquête du pouvoir se fait par une Révolution.
Durant cette période le SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands) accepte la coalition et la voie de la réforme alors que le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands) prônent les libertés fondamentales et la Révolution.
Dans quelle mesure les stratégies des deux partis diffèrent ?
Tout d'abord, nous allons voir les différentes méthodes d'accès au pouvoir propre à chaque parti, puis les conséquences que cela entraîne dans leur action politique.

Pour le SPD "la masse de la population doit se ranger autour de la République démocratique", leur programme est un compromis puisqu' ils prônent la révolution, mais participent à la vie politique. Leur audience est relativement élevée auprès des ouvriers. Ils diffusent une culture socialiste par le biais d'un encadrement du monde ouvrier dans des activités sportives et culturelles.
Par ailleurs, pour le KPD le parti du SPD "s'est placé ouvertement du côté de la bourgeoisie" alors qu'eux, luttent pour une égalité des classes sociales, en se référant à la Révolution Russe. Cette dernière doit aboutir à la dictature du prolétariat, avant que l'État et la propriété privée ne disparaissent. C'est alors qu'un véritable communisme pourra être instauré.
Mais encore, les socialistes (SPD) affirment que "la tâche de l'Assemblée nationale est de donner un fondement durable à la République démocratique allemande", le PSD est le principal parti du gouvernement.
En revanche, chez les communistes (KPD) il est nécessaire de détruire ce parti, ils sont dans l’opposition à la République de Weimar et la division de la gauche allemande dure pendant toutes les années 1920-1930.
De plus, dans l'extrait de Die proletarische Revolution und ihr Programm il y a une référence à un article de Karl Marx où il est dit: "Entre la société capitaliste et la société communiste, se place la période de transformation révolutionnaire de la première période en la seconde", Karl Kautsky interprète cette phrase comme quoi la transition serait synonyme de "dictature révolutionnaire du prolétariat".
Dans le compte rendu du 9ème congrès du Parti communiste allemand, il est écrit que le KPD doit organiser la Révolution: "Le KPD a toute une série de tâches à remplir, toutes subordonnées à une seule et unique: l’organisation de la révolution".

La stratégie d'accès au pouvoir est différente selon le parti, ces différences s’opèrent dans leur action politique. En effet, chez le SPD il est dit que: "Entre la période de l'Etat purement bourgeois et celle de l'Etat démocratique fondé sur une base purement prolétarienne, se place une période de transition politique, dont en règle générale, le gouvernement prendra la forme d'un gouvernement de coalition"; le SPD préconise la coalition, c'est-à-dire, réunir les différents Etats (Etat bourgeois et Etat démocratique) de manière à contrer les autres partis.
En revanche, l'action politique envisageait chez le KPD est tout autre, il est dit: "La conquête du pouvoir politique, c'est-à-dire le renversement de la bourgeoisie, l'instauration de la République des soviets et le début de l'édification de l'économie socialiste, ne se fait pas d'une façon évolutionniste mais révolutionnaire"; les membres du KPD prêchent la révolution comme seule solution face au renversement de la bourgeoisie et l'instauration de la République des soviets. De plus, ils préconisent une transformation du parti: "Il faut transformer le Parti au point de vue de l'organisation, il ressemble trop à un parti social-démocrate. Non seulement son idéologie doit être changée afin que disparaissent toutes les survivances de la social-démocratie, mais encore du point de vue de l'organisation, une transformation rapide sur la base de cellules d'entreprise s'impose de même qu'une préparation à la clandestinité qui n'est possible que si le Parti repose sur les entreprises". Pour le KPD il faut changer ses idées, son organisation et le parti doit se consolider sur les entreprises.

"La stratégie politique du SPD" et "La stratégie politique du KPD" montrent que les deux partis sont basés sur la même idéologie à savoir: parvenir à l'égalité et à la liberté, les socialistes souhaitent mettre en commun les outils de production. Certains choisissent la voie de la réforme, d'autres, celle de la révolution. Leur stratégie d'accès au pouvoir est donc différente et cela se reflète sur leur action politique. D'un côte le SPD souhaite mettre en place un gouvernement de coaliton, de l'autre le KPD envisage de faire une Révolution.

JESS3_JAMES
JESS3_JAMES
Niveau 6
02 mars 2015 à 17:50:32

DM Géo:

Etude de cas: Mumbai, entre modernité et inégalités

La ville de Mumbai est la capitale économique et financière de l'Inde. Elle compte plus de 20 millions d'habitants et est la métropole la plus puissante du pays. Cette dernière, symbolise la modernité et l'émergence du pays; en connaissant un fort développement économique conduisant à des transformations importantes de l’organisation de l’espace urbain. De plus, Mumbai se constitue d'importants problèmes d'aménagement en raison de son site urbain (presqu’île) et de sa croissance rapide et désordonnée.
Mais cette ville riche de pays en développement est aussi frappée par l’aggravation des inégalités avec la cohabitation de populations aux conditions de vie très différentes.
De quelle manière la ville de Mumbai reflète-t-elle l'émergence de l'Inde ?
Tout d'abord, nous allons voir sous quels aspects Mumbai bénéficie d'une forte croissance économique de l'Inde, puis, en quoi l'organisation spatiale de Mumbai reflète-t-elle ce statut de métropole émergente, enfin, quels sont les problèmes qui empêchent Mumbai d'affirmer davantage son statut de métropole émergente.

Mumbai est la ville la plus riche du pays (env 4% du PNB du pays, ¼ de la production industrielle, près de 50% du commerce extérieur, 1/3 de la collecte des impôts). Elle est la capitale économique de l'Inde de part les nombreuses activités économiques qui s'y concentrent. Pour exemple, les activités industrielles: textile, chimie, pharmacie, taille et commerce de diamant, exportations de produits électroniques, etc...
De plus, la capitale regroupe aussi les activités tertiaires: sièges sociaux de grandes entreprises indiennes (ex: Hindustan Petroleum, Reliance Industries, etc...) , centre de décision du pays dans le domaine financier (Reserve Bank of India). Mais encore, la production culturelle, notamment avec les studios de cinéma de Bollywood, le pôle d'enseignement supérieur avec son université (University of Mumbai), l'institut de technologie (IIT-B), le HUB de la recherche en Inde (TIFR) et enfin les équipements portuaires et aéroportuaires (rôle de carrefour, principale porte d'entrée de l'Inde).
Mumbai représente une interface majeure entre l'Inde et le monde, principalement par les nombreux échanges qu'elle réalise avec l'extérieur. Elle accueille de nombreuses firmes étrangères comme l'entreprise française Garnier; son pôle financier international dans les places boursières: Bombay Stock Exchange et National Stock Exchange of India. On peut aussi ajouter l'ouverture du pays à la concurrence internationale et la croissance des exportations (ex: chimie, produits électroniques et logiciels, services, etc...). Les grandes firmes indiennes s'implantent à l'étranger (ex: Tata en Asie, Australie, Afrique, Moyen-Orient, Amérique du Nord et Europe).
Par ailleurs, le pôle cinématographique et télévisuel de Bollywood ("Film City") s'exporte au-delà des frontières dans de nombreux pays (Maghreb, Moyen-Orient et pays de la diaspora (dispersion d'une communauté ethnique) comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis). Cela favorise le rayonnement international du pays.
La ville de Mumbai est en croissance et en développement. Elle reste une ville mondiale ou "mondialisée" de second rang. Le classement Global Power City Index 2011 qui évalue l'attractivité et la compétitivité la place à la 34ème place. Cette insertion conduit à des transformations géographiques de son territoire.

Les dynamiques spatiales de la métropolisation sont très perceptibles à Mumbai. Cette ville fait l'objet d'un étalement spectaculaire et devient polycentrique (plusieurs centres). Cette croissance spatiale (urbanisation) a été rapide et mal maîtrisé, ce qui entraîna de nombreuses conséquences. La ville s'organise selon une double opposition:
Du Nord/Sud, les ports et centres d'affaires se situent à la pointe de la presqu'île; de même pour les banlieues qui sont établies au Nord et se développent le long des voies ferrées.
D'Est/Ouest, les quartiers d’affaires (CBD) édifiés en périphérie (ex: le quartier d’affaires de Bandra Kurla Complex) ainsi que de nouveaux quartiers d'ouvriers à l'Est.
L'organisation de la ville se reconstitue et devient polycentrique, cela se manifeste par le développement de nouveaux centres directionnels, une reconversion des zones industrielles situées près du port en résidences pour personnes aisées: une nouvelle ville a été construite Navi Mumbai. En revanche, les bidonvilles sont situés au centre et représentent un capital foncier (partie du capital qui s'investit dans les terrains et les immeubles) très convoité.
Cet étalement porte atteinte à l’environnement de plus en plus fréquemment, sur le bord du littoral des constructions illégales sont faites ainsi que le parc national de Sanjay Gandhi qui est grignoté par l'urbanisation.
Pour faire face à cette croissance urbaine de nombreux aménagements ont été réalisé pour moderniser la ville. Pour exemple, SEZ (Special Economic Zone) situé au Nord de la ville à Santa Cruz on y trouve: absence de droits de douane, avantages fiscaux, des infrastructures comme l'aéroport international à proximité, spécialisation dans l'électronique et logiciels informatiques ainsi que la production qui est tournée vers l'exportation.
Mais encore, on peut aussi noter le projet Mumbai Vision qui consiste à aménager des infrastructures de transport de manière à palier aux problèmes de saturation des voies de communication (ponts maritimes, lignes de métro). Ce projet a aussi pour but d'attirer des entreprises étrangères (IDE) en déménageant les populations issues des bidonvilles et des créer de nouveaux centres d'affaires comme le quartier de Bandra Kurla Complex.
Tous ces aménagements reflètent la part d'inégalités sociale et spatiales.

Même si la ville de Mumbai est une métropole émergente, de fortes inégalités sociales et spatiales sont à noter. En effet, avec l'émergence des classes moyennes (catégorie supérieur de la société) qui ont été favorisées par la libération du pays en 1991. Ces dernières entretiennent des vies à l'occidentale ce qui a amené à la construction de nouveaux centres commerciaux, accession à la propriété (acte d'acquisition) , etc... De grandes fortunes comme la famille Tata (Tata Group) se sont installés à Mumbai.
Néanmoins, la pauvreté persiste dans la ville avec l'essor des bidonvilles (slums), les 2/3 de la population active travaillent dans le secteur informel (productrices de biens et services qui échappent au regard ou à la régulation de l'État).
De nombreuses inégalités sont à déplorer comme l'alphabétisation, la santé, l'espérance de vie, l'accès à l'eau, etc...
D'autre part, ces inégalités apparaissent aussi dans la fragmentation spatiale, chaque catégories sociales occupent des espaces différents (logement, travail, etc...). C'est ainsi que le slum de Dharavi avec une population d'1 million d'habitants vit dans une superficie de 175ha (1.75 km²). Alors que le quartier de Marine Drive qui est principalement constitué d'immeubles modernes à destination de personnes aisées fait 3 km le long du littoral. De surcroît, on peut aussi ajouter le quartier de Tardeo au Sud de la ville avec la maison la plus chère au monde (Antilia House).

En définitive, la ville de Mumbai qui symbolise la modernité et l'émergence du pays est très vite devenue une métropole de niveau mondial. Même si, de très fortes inégalités sociales et spatiales viennent à empêcher sa complète émergence, Mumbai arrive tout de même à affirmer son statut au niveau mondial, et ce grâce à ses nombreux atouts économiques.

JESS3_JAMES
JESS3_JAMES
Niveau 6
11 avril 2015 à 20:20:02

Le Moyen-Orient, une région stratégique à l'échelle internationale

Après sa réélection à la présidence des Etats-Unis d'Amérique, Eisenhower fait une déclaration le 5 janvier 1957 sur la nouvelle ligne politique américaine à propos de la région du Moyen-Orient. Cette déclaration sera adopté par le Congrès le 9 mars 1957. Le Congrès américain est chargé de contrôler la politique étrangère du gouvernement et vote l'octroi des crédits.
Dans cette déclaration, Eisenhower dénonce une politique communiste (URSS) qui menace cette région.
Tout d'abord, nous allons voir les enjeux économiques, politiques et religieux qui font du Moyen-Orient une région stratégique selon Eisenhower, puis, l'interventionnisme accru des Etats-Unis dans cette région après cette déclaration.

La région du Moyen-Orient est le centre névralgique des trois grandes religions monothéistes: l'islam, le christianisme et le judaïsme. En effet, puisque dans cette même région se trouve des lieux saints pour ces trois religions.
La Mecque, site important pour les musulmans car il s'agit du lieu de naissance du prophète de l'islam Mahomet à la fin du VIème siècle.
Jérusalem, qui tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane, aussi appelée "La Ville Trois Fois Saintes".
Par ailleurs, le Moyen-Orient fait l'objet d'enjeux politiques (guerre froide), qui oppose les Etats-Unis à l'URSS. En effet, l'URSS souhaite imposer une "politique de puissance" (communisme) ainsi que l'athéisme dans une région qui est composée d'autre chose que de lieux géographiques mais de lieux saints. De plus, selon Eisenhower, si le communisme venait à dominer cette région cela nuirait à la liberté des individus, cela constituerait une "tragédie". Mais encore, les Lieux saints du Moyen-Orient seraient menacés par une doctrine qui glorifie le matérialisme athée.
Le Moyen-Orient constitue des enjeux économiques très important à l'échelle mondiale puisqu'il s'agit d'une région qui contient les deux tiers des gisements de pétrole qui alimentent de nombreux pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie. A cela s'ajoute le canal de Suez qui permet aux nations d'Asie et d'Europe d'effectuer des transports commerciaux qui favorisent leur prospérité. Cette région peut être vue comme une porte entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie.
Tous ces facteurs font l'objet de tensions au Moyen-Orient, pour exemple: la crise du canal de Suez. Nasser qui souhaite expulser les pays occidentaux dans l'exploitation des gisements de pétrole au Moyen-Orient déclenche l'intervention de ces derniers (France, Grande-Bretagne et Israël).
Selon Eisenhower, cette région représente de nombreux enjeux politiques, économiques et religieux qui nécessite l'intervention des Etats -Unis.

La vision d'Eisenhower se situe dans le prolongement de celle de Truman puisque comme Truman, Eisenhower souhaite venir en aide aux peuples libres menacés par des minorités armées ou des pressions venues de l'extérieur. Comme le dit Eisenhower: "cette assistance et cette coopération comprennent l'emploi des forces armées des Etats-Unis pour assurer et protéger l'intégrité territoriale et l'indépendance politique des pays".
Par ailleurs, l'intervention des Etats-Unis ne répond pas seulement à ce désir d'aider les nations menacés, mais bel et bien de contrer les plans des dirigeants communistes et d'affirmer une puissance mondiale étasunienne. Eisenhower n'engage pas les Etats-Unis dont le seul but est de secourir les populations du Moyen-Orient, mais bien dans une guerre contre le communisme et de son intérêt pour cette région.
Après le seconde guerre mondiale et bien plus tard, le pétrole reste la principale cause des conflits dans le Moyen-Orient. En effet, puisque cette région occupe une place clé dans la production mondiale de pétrole, le contrôle des zones de production devient un élément déclencheur de tensions. Les pays comme l'Irak ou l'Arabie Saoudite font pression sur les alliés d'Israël en augmentant le prix du pétrole. (cf: la guerre de Kippour en 1973)
De plus, lors de la guerre du Golfe (1991 et 2003) l'intervention étasunienne s'est déclenchée à cause de l'importance du pétrole et de son contrôle. En effet, celui-ci a pesé lourdement dans l'engagement des troupes étasuniennes au Moyen-Orient.
Mais encore, en 1956 la France, la Grande-Bretagne et l'Israël interviennent militairement après la nationalisation de la Compagnie du canal de Suez.
Ainsi, cette région reste le coeur de la Guerre froide, un terrain d'affrontement des deux superpuissances qui sont les Etats-Unis et l'URSS. En 1979, les soviétiques interviennent en Afghanistan pour soutenir le régime prosoviétique installé à Kaboul contre les Moudjahidines montagnards, armés par les Etats-Unis.

En définitive, Le Moyen-Orient représente de nombreux enjeux tels qu'économiques et religieux. Il s'agit d'une région stratégique à l'échelle internationale puisque par cette région transit de nombreux échanges qui font l'objet de conflits (pétrole).
Eisenhower a très bien compris l'enjeu de cette région du monde et souhaite y intervenir avant la propagation du communisme; par la même occasion y affirmer la puissance américaine.

JESS3_JAMES
JESS3_JAMES
Niveau 6
28 avril 2015 à 17:24:16

L'action de l'Etat en France depuis 1946

L'État est l'ensemble des institutions qui gouvernent le pays, en l'occurence la France. Gouverner la France consiste non seulement à prendre des décisions, mais aussi à les faire appliquer et à assurer le fonctionnement du pays conformément à sa Constitution. Le gouvernement représente l'ensemble des acteurs politiques qui décident de la façon dont sont exécutées les lois. L'administration consiste à entretenir sur le territoire un ensemble de services destinés à la population.
Comment la France a-t-elle été gouvernée depuis 1946 ?
Nous verrons le bilan contrasté de la IVe République (1946-1958), puis, la Ve République et l'État gaullien (1958-1974), enfin, la Ve République après 1981 et le poids qu'elle représente pour l'État.

La IVe République est marquée par une instabilité politique. Le 27 octobre 1946 cette dernière est mise en place par la Constitution. Elle est fondée sur un système parlementaire. Le scrutin est proportionnel, et le choix du gouvernement doit se faire par des alliances entre partis. Le président de la République est élu par le Parlement et dispose de peu de pouvoirs effectifs.
Cela implique une instabilité politique puisque les gouvernements sont renversés par les nombreux changements d'alliances entre partis.
Ainsi, le tripartisme (MRP, SFIO, PCF) en 1946-1947 ou la "troisième force" (UDSR, MRP, SFIO) de 1947 à 1951 se révèlent peu solides et peu durables. On voit ainsi se succéder vingt-quatre gouvernements de 1946 à 1958.
Cependant, certains gouvernements sont efficaces, comme celui de Pierre Mendès France, qui de juin 1954 à février 1955 réussit à se rendre très populaire puisqu'il met fin à la guerre d'Indochine.
La IVe République met en œuvre des structures destinées à former les hauts fonctionnaires qui assurent la permanence de l'administration au-delà de l'instabilité politique. Les IEP de Paris et de province voient leur rôle réaffirmé. L'ENA est créée en 1946. Les grands corps d'État sont réorganisés. Les cadres qui y sont formés dirigent ainsi les préfectures des départements.
Ce personnel compétent permet à d'importantes réformes d'être mises en œuvre de façon durable. Ils créent la Sécurité sociale en 1946, les HLM (Habitation à Loyer Modéré) en 1947.
Par ailleurs, la France reste un pays centralisé. Les départements ainsi que les conseils généraux ont des compétences limitées face au préfet, représentant direct du pouvoir exécutif.

La Ve République se révèle comme un système politique stable; au contraire de IVe République qui est incapable de régler la crise provoquée par la guerre d'Algérie. Le 13 mai 1958, une tentative de coup d'État conduit à rappeler le général de Gaulle au pouvoir. Celui-ci accepte, à condition qu'une nouvelle République soit fondée.
La Constitution de la Ve République est donc adoptée le 4 octobre 1958. Elle prévoit un pouvoir exécutif fort: le président est chef des armées, nomme le Premier ministre dans la majorité parlementaire (on parle de régime semi-présidentiel), peut disposer des pleins pouvoirs en cas de crise, suivant l'article 16 de la Constitution, et peut dissoudre l'Assemblée nationale. Depuis 1962, il est élu au suffrage universel direct pour sept ans.
Par ailleurs, la politique centralisatrice de la France perdure mais un travail de décentralisation (envoi de certaines structures de décision en province) et de déconcentration (transfert de compétences administratives de l'État à des collectivités territoriales).
En 1963, une politique d'aménagement du térritoire est mise en place avec la création de la DATAR (Délégation à l'Aménagement du Territoire et à l'Action Régionale). Cette politique conduit à réaliser de grands aménagements et à mieux répartir les acteurs de la vie économique et administrative sur tout le territoire.
Mais encore, le développement de l'énergie nucléaire civile et militaire, avec le CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), ou encore le développement de l'infrastructure autoroutière. Certaines politiques de prestige ont pour but de placer la France au premier rang international dans certains secteurs, comme l'aéronautique avec l'élaboration franco-britannique du Concorde en 1969.

Valéry Giscard d'Estaing répond en partie aux nouvelles attentes de la société après mai 1968 (loi Veil sur l'IVG en 1975 par exemple), les solutions apportées à la crise sont peu efficaces. Lorsque François Mitterrand fait accéder la gauche au pouvoir pour la première fois sous la Ve République (1981), l'État est confronté à une crise importante. François Mitterrand répond à cela par une politique de nationalisation de certains secteurs clés, notamment le secteur financier, puis, à partir de 1983, par une politique d'austérité (hausse de la fiscalité et la baisse des dépenses publiques).
Les structures d'aide mises en place en 1946 souffrent également de la crise, notamment les assurances chômage et la Sécurité sociale.
De ce fait, les Français tendent souvent à souhaiter une alternance entre la gauche et la droite: Jacques Chirac est élu président en 1995. Par ailleurs, ils n'hésitent plus à élire une Assemblée nationale d'une tendance politique différente de celle du président. Cela conduit à une cohabitation (coexistence entre un chef de l'État et un chef du gouvernement issus d'une politique antagoniste). Pourtant, la cohabitation n'empêche pas le pays d'être gouverné, le président dispose du pouvoirdes armées et de la politique étrangère.
Toutefois, en 2000 Jacques Chirac procède à une réforme de la Constitution ramenant à cinq ans le mandat présidentiel. Cela réduit la probabilité d'une cohabitation.
Par ailleurs, en 1982, une loi institue vingt-deux régions dotées de conseils régionaux élus, avec des présidents de région. Les collectivités territoriales voient leurs pouvoirs renforcés.

Depuis 1946, le gouvernement de la France a connu de nombreux changements qui se sont traduits par un recul du pouvoir de l'État. Si ce dernier reste un acteur central, il doit désormais cohabiter avec les institutions européennes et locales, avec lesquelles il partage une partie de ses anciennes prérogatives.

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