I. Trois millénaires plus tard
Dans un quartier sombre de Little-Klarenton, vers vingt-deux heures, une silhouette avance. Le bruit de ses pas devaient résonnaient dans tout le village.
En passant entre deux maisons la silhouette sembla jeter un coup d’œil derrière elle, visiblement elle ne voulait pas être suivie. Elle se dirigeait peu à peu vers la sortie du village. Elle avançait de plus en plus vite. Lorsqu’elle passa sous l’un des seuls réverbères encore en état de marche, son visage était enfin visible.
C’était un homme grand, âgé de trente à quarante ans. Il avait des cheveux noirs et courts, et la peau blanche pâle. Il jetait des regards furtifs de tous les côté, de ses yeux verts clairs. Il avait un corps peu robuste, mais avait pourtant une allure de soldat. Il était habillé d’un smoking à cravate.
Cet homme était Deam Cuelyzus.
En arrivant face à la sortie de Little-Klarenton, il regarda derrière lui, puis sortit une montre en or. Il eu comme un spasme et accouru d’une manière plutôt ridicule en direction du pont. Lorsqu’il arriva face à ce dernier, il s’arrêta, haletant. Puis il continua de courir, Faisait grincer le pont en bois sous ses pas.
Le pont avait été construit entre deux collines : l’une d’elle était plutôt petite et Little-Klarenton avait été construit dessus. L’autre colline était de plus en plus visible dans l’ombre de la nuit. Elle était beaucoup plus grosse que celle du village. Une grande ville se dessinait à l‘horizon, avec de très hauts bâtiments. Une grande lumière provenait de la ville : cela n’était pas étonnant en raison du statut de cette ville, c’était la capitale du pays.
Deam Cuelyzus ne s’attarda pas à regarder le paysage et continua sa course en dévalant du pont. Devant lui se dressait la ville, et une grande affiche était collé sur un poteau : « Bienvenue à Klarenton-Métropole ».
Cuelyzus n’y prêta pas attention et continua sa route dans le quartier riche où de nombreux passants naviguaient dans les rues.
Il courra et passa à côté des bars, des restaurants ou encore des boutiques de mode.
Au bout de cinq minutes, il s’arrêta devant une porte en bois poussiéreuse, située entre deux magasins. Haletant, il fouilla dans sa poche et en sortit une carte en plastique blanc. Il la fit glisser dans une fente à gauche de la porte.
Un bip sonore retentit et la porte s’ouvrit automatiquement, ce dont personne ne se serai douté en voyant la modeste porte en bois à peine visible dans ce quartier chic.
Cuelyzus entra dans un couloir sombre en refermant la porte derrière lui. Il arrêta très vite d’haleter et pris très vite un air sérieux et intelligent. Il parcouru le couloir d’une démarche d’homme d’affaire, puis ouvrit une deuxième porte.
Il se trouvait à présent dans une salle tout à fait extraordinaire. La salle était très grande, une puissante lumière éclairait la salle. Les murs et le sol étaient en carrelage, ce qui pouvait laisser croire à une salle de bain géante.
Plusieurs étagères arpentaient les murs, toutes remplient d’objets high-tech ou de bocaux remplis de liquides visqueux.
Des tables s’alignaient dans la salle, armés de fauteuils et d’ordinateurs.
Il n’y avait aucun doute possible : Deam Cuelyzus se trouvait dans un laboratoire de scientifique. Pour tout dire, c’était lui, le scientifique.
- Très bien. Retournons au travail, dit-il d’une voix calme et aigüe.
Il se dirigea vers le fond de la pièce, où se trouvait un bureau plus grand et plus beau que les autres.
Il s’assit sur un siège et commença à lire des documents, puis alluma son ordinateur. Il passa des heures là, sans rien dire, l’air le plus concentré possible. Parfois, il se mettait à sortir un de ses livres et de le lire avec avidité, ou se levait pour aller examiner l’un de ses bocaux aux contenus répugnants.
Après avoir longuement observé ce qui semblait être un cerveau de castor, il retourna à son bureau, un sourire en coin.
Puis d’un coup, sans prévenir :
- EURÊKA !!!
On décelait dans sa voix de la jubilation, mais mystérieusement l’on percevait également un soupçon de cruauté.
Il se leva d’un bond et fit les cents pas dans l’immense salle. Il sortit un téléphone portable de sa poche, et tapa un numéro. Il y eu trois bip, puis quelqu’un répondit à l’appareil.
- Allô ? Grindels ? C’est moi, Deam ! Quoi ? Comment ça je te dérange ? Il est tard, mais je ne pouvais pas attendre plus longtemps pour t’annoncer que je viens d’accomplir mon travail, je viens de mettre un terme à toutes ses heures dans mon bureau, j’ai trouvé la solution !
Il poussa un soupir et s’assit lourdement sur son siège.
- Comment ça, qu’elle solution ?! Et bien ça y est ! J’arrive enfin à maitriser l’ADN des Pokémon ! Non allons pouvoir riposter contre eux ! QUOI ?!!! Tu es donc si bête que ça ? Tu n’as pas compris qu’avec l’ADN de ses maudites bêtes, nous allons pouvoir leur créer des égaux, en plus puissants, et à notre service ?! C’est sans doute la plus puissante des armes que nous ayons eu contre eux, enfin une chance de mettre fin à cette guerre, en détruisant les Pokémon ! Non vraiment, mon cher Grindels, tu me déçois… Bref, dans tous les cas, l’efficacité de l’ADN de Pokémon sera prouvée dès demain !
Il raccrocha puis posa le portable sur son bureau, puis sortit du laboratoire d’un pas vif, tout en esquissant un sourire cruel.
***
Mon récit se poursuit bien loin de Klarenton, dans le royaume de l’Haut de Là.
Le lieu concerné se trouvait à des kilomètres d’altitude, sur un épais nuage flottant dans les airs.
Là se trouvait Arceus, regardant en bas comme s’il voyait tout d’ici. Arceus avait une forme très spéciale pour un dieu : C’était une bête blanche à quatre pattes, son corps était entouré d’un grand anneau d’or, et sa tête se poursuivait en pic par le derrière du crâne.
- Regigigas, dit une voix grave, presque irréelle.
N’importe qui aurai mit cinq minutes avant comprendre que cette voix était celle d’Arceus.
- Que me veux-tu, Arceus ? De l’aide, je suppose ?
La voix grave semblait lointaine, elle résonnait étrangement. Arceus répondit :
- Tout à fait. J’ai vu… Un humain vient de trouver un moyen putôt inattendu de détruire mes Pokémon.
- Quel moyen ? reprit la voix lointaine.
- Il se trouve qu’un homme du nom de Deam Cuelyzus sait désormais comment utiliser l’ADN de Pokémon : il compte recréer des Pokémon à partir de l’ADN, pour leur faire des égaux à son service. Un moyen très intelligent de vaincre l’ennemi : utiliser l’ennemi…
Arceus cessa de regarder le vide et se plaça au centre de son nuage. La façon dont il se déplaçait était tout à fait la même que n’importe quelle gazelle, mais il y avait quelque chose de merveilleux dans ses déplacements, même si nul n’aurait pu dire quoi. Il reprit :
- De toutes façon, les humains sont idiots… Ils n’ont toujours pas compris que nous ne cherchons pas à les éliminer… Pourquoi les humains et les Pokémon ne vivent-ils pas chacun de leurs côté, tranquillement ? Ou même, pourquoi ne s’associeraient-ils pas ?
Il y eu un silence un instant, puis le dénommé Regigigas répondit :
- De toutes façons… Tu es notre dieu à tous, non ? Tu as le pouvoir de faire disparaitre l’être humain de la Terre !
-Non, répondit sèchement Arceus, il n’en est pas question.
- Et pourquoi ?
- J’ai… J’ai comme un pressentiment… Comme si l’avenir avait besoin des humains… Je pense qu’il faut les laisser vivre.
Il y eu un silence de trente secondes, puis Regigigas reprit :
- Et donc, pourquoi m’avais-tu appelé ?
- C’est à propos de la découverte de Cuelyzus. Il veut s’en servir dès demain, autrement dit il attaquera les camps de Pokémon.
Il y eu un nouveau silence.
- Et donc tu veux que je me charge de Cuelyzus ?
- Non. Débarrasses-toi uniquement de ses copies de Pokémon. Je me demande encore quelle quantité d’ADN il a ramassé… Non verrons bien.
- J’accepte ta mission, Arceus, mais où Cuelyzus compte lâcher ses bêtes ?
Arceus répondit :
- Dans la forêt d’Intensifia, là où se trouve le camp de Filus Crodur.
- Qui est Filus Crodur ?
- C’est un Granbull, le chef du camp. Donc tu seras près dès demain ?
- Oui te peux me faire confiance.
- Très bien.
Puis Arceus se volatilisa d’un coup, laissant derrière lui une tombée de flacons lumineux.