Pas très réglo son sprint en tout cas.
« Je n’aime pas perdre, dit-il calmement, je n’aimerai jamais ça mais en plus je suis tombé sur un fou. Avant le sprint, mes équipiers ont pris leurs responsabilités derrière trois échappés, Reza (Europcar), Boem (Bardiani Valvole) et Martias (Sojasun). Ils ont roulé toute la journée sans recevoir de soutien avant le final. Dans le sprint, j’étais derrière Coquard et à 200 mètres de la ligne d’arrivée, je m’apprêtais à faire mon sprint en passant à gauche de Coquard. Sur ma gauche, j’ai été serré par Pelucchi qui m’a accroché le guidon. C’est un danger public ! »
« Je ne sais pas comment j’ai évité la chute et sans doute en aurais-je fait tomber d’autres avec moi, on roulait à 60 km/h… Un mec comme ça, ça devrait être interdit. Il est prêt à jouer sa vie et celle des autres pour un sprint, c’est n’importe quoi ! Il a gagné et j’aurais vraiment préféré que ce soit un autre qui gagne. Je suis même carrément énervé que ce soit lui qui l’ait emporté. Après la ligne d’arrivée, je suis allé le voir, il s’est excusé mais je sais qu’il s’en fout. Le principal, il a gagné ! »
« Vraiment nous ne sommes pas récompensés, dit Thierry Bricaud. Déjà nous ne sommes partis qu’à 5, Anthony Roux fiévreux n’a pas pris le départ. On a tenu la baraque toute la journée et on ne gagne pas. C’est frustrant.»
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