Ne faites jamais confiance à un mage noir.
Jamais. Ce message s'adresse à tous les stratèges, apprentis stratèges, soldats, écuyers, francs-coureurs, ou même cuisinier. A tout le monde en fait. Ne faites jamais confiance à un mage noir. Jamais. Surtout si c'ets uen femme, plégienne, douée, remarquablement belle, et qu'elle s'appelle Tharja. Celles-là, c'est les plus dangereuses.
« Pourquoi ? », vous me demandez innocemment, avec vos grands yeux bien ouverts et dirigés vers moi. Mais parce qu'elles sont folles ! Mais genre, complètement folles ! OK, OK, je vais vous expliquer.
Tout a commencé pendant la campagne militaire que Ylisse a mené contre les velléités expansionnistes de l'Empire de Valm. J'étais en train d'étudier les alentours de la plage où les armées ennemies avaient le plus de chances de débarquer, et à côté de cette plage il y avait une forêt ! J'étais en train de visiter cette forêt quand tout est arrivé.
Dans cette forêt, il y avait un piège. Un trou caché sous un tas de feuilles, le truc classique que je n'avais absolument pas prévu, puisque cette forêt, personne ne l'avait visitée depuis des mois. J'ai commencé à envisager les différentes possibilités. La plus terrifiante, et la plus probable, était que l'ennemi était déjà là et avait piégé le champ de bataille pour préparer l'arrivée de renforts.
Une hypothèse qui ne m'a pas vraiment plu, vous vous en doutez bien. Mais elle s'est en fait avérée fausse, ce que j'ai compris quand j'ai vu une Tharja sauvage apparaître et sauter dans le trou avec moi.
Elle est venue se coller contre moi en m'expliquant que le seul moyen de passer du temps en ma compagnie était de me piéger. J'ai soupiré de soulagement, mais le pire était à venir.
Parce que non contente d'être contre moi, cette dégénérée a commencé à me déshabiller, en m'invitant du regard à en faire de même ! Du regard, puis de la voix, avec la menace d'une malédiction.
Je me suis donc exécuté. Si j'essayais de vous faire croire que c'était à contrecoeur, j'y arriverais pas, donc je ne vais pas m'en cacher. J'y ai pris un certain plaisir, à dénuder cette peau si pâle, j'ai abreuvé mon esprit de sa beauté, j'ai rempli mes yeux de ses courbes voluptueuses... Je suis un homme, après tout.
Mais la nudité ne lui suffisait visiblement pas, puisqu'elle a voulu pousser les choses plus loin. L'endroit n'était pas adapté, le lieu n'était pas adapté, mais je me suis adonné à ses avances avec un plaisir non dissimulé. On n'a fait qu'un, pendant un instant court mais ô combien intense, alors que je lui avais fait promettre de ne jamais tenter ce genre de choses. Et elle avait promis, cette fourbe !
Et cette promesse, évidemment, ne m'est revenue à l'esprit que quand elle m'a laissé là, nu, seul, éreinté, avec une échelle de corde pour ressortir de son trou. Seul, nu, éreinté, mais heureux.