hey j´ai pas dit stop complet les passages descriptif hein <.<
![]()
Ouais mais si je fais des chapitres plus courts j´aurais l´impression qu´il se passe rien.
Sinon moi je trouve que les FFs c´est typiquement le genre de jeu qu´il faut faire plusieurs fois, au moins deux en fait : une fois sans soluce et une autre avec un guide complet pour faire tout ce qui est possible ! Enfin c´est mon avis.
non plus court, ça donne plus envie de lire, par exemple ton dernier chapitre tu le mets en deux fois et hop c´est parfait...
Ensuite pour les ff, je compte les refaire
mais que ceux qui me plaisent... ( cad tous sauf le 8 :S )
Holala ! Je comprendrais si j´étais pas foutu de faire des paragraphes et de sauter des lignes, mais là je vois pas trop le problème. De toute façon je vais éviter de refaire un chapitre aussi long pour des raison techniques : à la base le chapitre et le post suivant étaient postés ensemble mais... "votre message est trop long" ![]()
Ben surtout posté le chapitre en 2x plutot qu´une j´voit pas l´interet, ca parait encore plus long x_________________x
Je pense surtout que Fatenia aime tout lire d´un trait pour pas avoir à retrouver où il en était, du coup un chapitre trop le force à lire plus de chose d´un seul coup. Mais t´inquiètes pas vieux, je ferai pas de chapitres plus longs que celui-là, techniquement impossible sur ces forums -_-
Bon, nous disions donc des chapitres un peu plus courts...
19. La forêt magique
La traversée du tunnel leur a pris de longues heures, mais ils sont finalement arrivés. Les cinq explorateurs, armés uniquement de leurs arcs, épée et poings sortent d’une grotte creusée dans des falaises de vingt mètres de haut aux pieds desquelles semble s’étendre une profonde forêt. Les arbres sont grands et espacés de sorte qu’on peut circuler facilement entre, mais le feuillage des arbre cache presque entièrement le ciel, sauf dans la minuscule clairière sur laquelle donne la grotte.
- Bon qu’est-ce qu’on fait Capitaine ? demande l’un des jumeaux. On peut escalader la falaise ou explorer la forêt.
- Pour l’instant on tue le monstre qui nous fonce dessus et sinon on s’enfuit !
Un serpent géant, sans doute celui qui a fait avorter toutes les tentatives d’exploration entreprises jusqu’à présent, vient en effet de surgir d’entre deux arbres dans la clairière et se dirige vers le groupe. Son corps doit faire au moins un mètre de rayon, et plusieurs dizaines de mètres de long. Il se déplace en rampant, la tête plusieurs mètres au dessus du sol, comme pour impressionner ses proies en les regardant de haut. Les flèches que décochent les jumeaux pendant qu’il s’approche semblent rebondir sur son épaisse peau. Blake tente de l’attaquer à l’aide d’une de ses secousses sismiques mais le monstre ne bronche même pas. Tandis que les archers reculent avec Eva, Aleck dégaine la lourde épée qu’il porte sur son dos et Blake saute sur le côté espérant prendre la bête en tenaille. Aleck réalise que son arme a changée, son métal est devenu rouge sombre et brillant, mais il n’a pas le temps d’être surpris et de se demander ce qui se passe car le serpent lui arrive dessus et se prépare à lui plonger dessus. Le monstre s’arrête au dernier moment, comme s’il avait vu quelque chose qui l’intriguait. Il fixe Aleck et se remuant mais ne s’approche plus. Blake et les jumeaux restent immobiles, attendant de voir ce qui se passe. Puis le serpent émet un sifflement et plonge tout de même pour happer Aleck qui doit plonger pour éviter la gueule géante. Les jumeaux tirent des flèches en visant les yeux ou la bouche, mais les mouvements trop brusques de la bête rendent ces points impossibles à viser. Blake contourne pour attaquer par derrière et frappe dans le vide pour propulser des ondes de choc sur le corps du monstre qui semble déstabilisé par ces attaques mais continue de faire face au porteur de l’épée et à fixer cette dernière des yeux en prenant soin de l’éviter. Aleck fait s’enflammer son arme et donne plusieurs coups, manquant sa cible beaucoup trop véloce. Il donne un nouveau coup transversal que le serpent s’apprête à éviter en reculant, mais au même moment une onde de choc de Blake le stoppe dans son mouvement et le fait même avancer de quelques centimètres faisant échouer cette esquive. La lame tranche le corps du serpent comme du beurre le décapitant d’une coupe très nette.
- Comment avez-vous fait ça ? s’exclame Blake.
- Et qu’est-ce qui est arrivé à votre épée ? Elle a pu trancher cette peau que nos flèches n’ont même pas entamée !
- Je ne sais pas, il faut que je lui demande... Elle dit qu’elle a été faite dans le métal le plus solide possible, et apparemment dans ce monde ce n’est pas le même métal.
Dans leur barque volante, les évadés sont presque arrivés au sol, à l’orée d’un petit bois. Le dragon azur qui les emmène émet des grognements.
- Qu’est-ce qu’il lui prend ? demande Norenji.
- Il dit qu’il va être obligé de vous laisser car les impériaux ont changé leurs voiles et vont nous pourchasser, répète l’imposante créature dans leur langue.
- Mais qu’est-ce qu’on va devenir ?
- Vous, vous allez vous cacher dans cette forêt et moi je vais me rendre invisible.
- Et s’ils nous trouvent ! s’exclame Mayllis.
- S’ils vous trouvent ? Ahahah ! Alors je veux bien être changé en humain jusqu’à la fin de mes jours. Adieu !
Sur ce dernier mot le dragon relâche la barque qui continue sur sa trajectoire oblique descendante tandis qu’il remonte en devenant peu à peu translucide puis invisible. Sans aucun système pour la ralentir, la barque va s’écraser au pied d’un des arbres à la limite de la forêt, s’immobilisant net.
- Ouah, il a bien visé le dragon, fait Norenji.
- Bon faut se cacher en vitesse, réagit Jilen.
- On a un problème ! signale Mayllis. Melvin est inconscient.
- Je crois qu’il est tombé dans les pommes quand le gros démon a explosé, remarque Sonia.
- Reis est pas mieux, signale à son tour Norenji. Je crois qu’elle s’est cognée aux barreaux de sa cage.
- Super ! s’exclame Jilen. Bon moi et Mayllis on traîne la cage et vous deux vous portez Melvin. On s’occupera de les ranimer après.
Après avoir parcouru péniblement moins d’une dizaine de mètres, Mayllis semble tout à coup inquiète.
- Ça vous a pas paru bizarre comme il avait l’air sûr qu’on ne se ferait pas capturer ? demande-t-elle.
- Ouais et alors ? répond Jilen.
- Regardez derrière nous : on voit que des arbres, il devrait y avoir la prairie !
- Non ! Ne me dit pas que...
- Si ! On est entré dans la forêt maudite, celle dont on ne ressort le plus souvent qu’au bout de plusieurs années et complètement fou.
Aleck n’y comprend rien ! Ils ne se sont pourtant avancés que de quelques mètres et ils ont déjà perdu de vue la falaise. L’un des jumeaux a escaladé un arbre jusqu’à son sommet, mais il n’a rien pu voir d’autre que des feuilles d’arbre jusqu’à l’horizon de tous les côtés.
- Mais enfin ! Il ne peut pas y avoir que des arbres sur ce monde !
- À mon avis, dit un jumeau, on est victimes d’une illusion, il n’y a pas d’autre explication possible.
- Ou alors des choses qui peuvent nous paraître évidentes comme la localisation dans l’espace ne sont plus vraies dans ce monde, propose Blake, il nous faut découvrir un autre moyen de nous repérer.
- Heu, ouais... hésite Aleck. On va plutôt pencher sur l’hypothèse de l’illusion et marcher tout droit tant qu’on peut, on finira bien par trouver la sortie de cette forêt.
Même pas drole, j´passe 5min a le lire au lieu du traditionnel quart d´heure ![]()
Oh si moi je préfère, je peux lire en une fois a moins ^^
BOn j´attends le suivant hein !
Petit détail : quand on marche tout droit, il faut faire un pas à gauche ou à droite ( je sais plus ) tous les X pas ( je sais plus non plus ^^ ) parce que sinon on finit par vire d´un côté et on ne va pas tout droit, enfin c´est un détail et qu´ils tournent un peu ne doit pas être gênant je pense...
J´ai besoin de votre avis : pensez-vous que je peux poster également cette fic sur le forum de FF7 ? En effet ma fic est pas mal liée à FF7... Mais déjà y´a plusieurs fics en cours sur le forum FF7 et je suis pas sûr qu´elle plaira. Et poster deux fois une fic c´est pas du boost ou du flood ?
Il vaudrait mieux la poster sur ff12,tu seras sur d´avoir beaucoup de lecteurs et tu peux changer de monde.
En ce qui concerne ta fic,je dirai que ce chapitre n´est pas mal malgré les répétitions.
Répétitions ? Je vais me relire. Et j´irais pas posté ma fic sur le forum de FF12 y´a trop de boulets là-bas.
Bon puisque Fatenia va bientôt repartir, une petite suite s´impose. Bon un peu plus long pour pas décevoir Mims mais pas trop pour pas gêner Fatenia... On vous a jamais dit que vous êtes difficiles les gars ?
20. Perdus
Ayant réalisé où ils se trouvent peut-être et profondément inquiets, les amis de Melvin ont décidé de s’arrêter et ne savent vraiment pas quoi faire.
- Bon, dit Jilen en s’essayant en tailleur, essayons de nous rappeler de tout ce qu’on a pu entendre dire sur cette forêt.
- Déjà en tournant en rond on retombe jamais sur le même endroit, se souvient Norenji.
- Oui, je l’ai entendu dire aussi.
- Même en marchant tout droit on n’en sort jamais.
- Oui, aussi.
- Rien qu’en se perdant de vue une seconde on risque de ne jamais se revoir.
- Ouais, ça me dit quelque chose, évitons de nous séparer.
- Y’a beaucoup de gros monstres aussi.
- Oui, enfin bon ça j’y crois pas trop, c’est pour impressionner.
- Y’a des elfes aussi.
- Impossibles, on m’a dit qu’ils ont été éradiqués il y a mille ans.
- Mais, intervient Mayllis, s’ils se cachent dans cette forêt ils sont à l’abri.
- Ça c’est bien vrai dit fièrement Norenji, on est à l’abri : les soldats de l’empereur ne seront jamais assez fous pour venir nous chercher ici !
- Et c’est sensé être rassurant ça ? répond Jilen.
- Reis se réveille, constate Sonia. Elle a l’air d’aller bien, elle a juste une bosse.
- Pourquoi vous l’avez pas sortie de la cage ? s’étonne Norenji.
- J’ai essayé mais elle est trop solide.
- T’es sûre ?
- T’as déjà cassé du métal avec un morceau de bois ? Non ! Hé ben là c’est pareil. C’est un métal spécial ultra résistant et en tapant avec ma hache c’est ma hache qui s’abîme.
- Melvin n’a vraiment pas l’air d’aller, s’inquiète Mayllis, il est tout blanc.
- Et bien sûr c’est lui le mage blanc ! rouspète Jilen.
- Je crois que Reis est aussi une sorte de mage blanc. Approchons-le de la cage, elle pourra peut-être faire quelque chose, propose Norenji.
Mayllis s’empresse de s’en charger. La jeune fille encore emprisonnée dans sa cage examine l’inconscient avec étonnement. Elle décide néanmoins d’incanter, toujours aussi gênée par son étroite prison, et lance son sort sur Melvin.
- Ah, je reconnais ça, déclare triomphalement Norenji, c’est le sort de vie. Elle est bien mage blanc.
- Ouf, il à l’air un peu mieux maintenant, soupire Mayllis, mais il est toujours inconscient et ça c’est pas normal.
Au bout de plusieurs heures de marche sans avoir vu autre chose que des arbres, Aleck décide qu’il est temps de faire une pause.
- Ce que nous faisons ne sert à rien, remarque Blake. Nous sommes repassés plusieurs fois par certains endroits mais dans une direction différente à chaque fois.
- C’est peut-être une illusion, rétorque Aleck.
- Je ne pense pas, car on peut toucher les arbres. À mon avis il est impossible d’aller tout droit, nous en avons l’impression mais nous n’y parvenons pas.
- Alors que proposes-tu ?
- C’est simple, c’est impossible normalement, donc c’est peut-être un piège magique même sans être une illusion. Seul un adepte de la magie pourrait nous en sortir. Et vous n’avez pas emmené une fillette avec vous pour qu’elle visite la région.
- C’est vrai. Mais comment lui expliquer ? Je ne peux lui transmettre que des sentiments, des émotions.
- Essayez le sentiment d’égarement !
- Hum, pourquoi pas ?
Aleck se tourne vers Eva et s’agenouille face à elle pour se mettre à sa hauteur. Il la regarde dans les yeux et se concentre. Elle semble troublée et regarde longuement autour d’elle en hauteur, observée par les regards interrogateurs des autres. Elle se met à courir tout droit. Ils la suivent en courant eux aussi, trop effrayés par l’idée de la perdre de vue. La course dure bien cinq minutes, ils se demandent vraiment si Eva avance au hasard où vers un point précis. Elle s’arrête au pied d’un arbre et lève la tête vers le ciel. Ils font de même et sont stupéfaits de voir la silhouette d’un enfant sur l’une des branches, adossé au tronc.
- Hé, vous là-haut ! crie Aleck, vous parlez notre langue ?
Il sursaute et tourne la tête vers eux. Il semble prendre peur.
- Des humains !
Les autres réalisent que ce n’est pas un homme : les traits de son visage allongé sont très fins et ses oreilles légèrement pointues. Il se lève et se met à courir sur les branches, sautant d’arbre en arbre. Sur l’injonction d’Aleck ils le suivent en courant. La créature est très rapide, mais fort heureusement pour eux elle ne peut pas aller droit pour se déplacer à l’aide des branches et ils peuvent la suivre sans trop de mal.
- Nous ne vous voulons aucun mal, crie l’un des jumeaux.
- J’ai bien vu vos armes !
- C’est pour nous défendre, proteste Aleck en haletant. Si nous vous voulions du mal nous ne vous aurions pas réveillé.
Le mystérieux individu s’arrête et se retourne, mais il regarde le groupe d’un air soupçonneux.
- C’est peut-être une ruse pour me capturer vivant !
- Nous sommes juste perdus, dit Blake, nous avons besoin d’aide.
- Les hommes sont mauvais. Il font mal à la forêt, alors elle les perd pendant des années pour les punir et parfois elle libère les moins pires d’entre eux.
- Faites-nous confiance, nous ne sommes pas venu ici pour vous faire du mal.
- Vous voulez que je vous face confiance ? Alors faites-moi confiance les premiers. Ne me suivez pas et je reviendrai peut-être vous chercher.
- Vous voulez qu’on reste ici ? demande Blake.
- Allez où vous voulez mais ne me suivez pas !
Sur ce la créature repart sous leurs regards médusés.
Melvin est seul. Il est dans le vide, dans le noir absolu, le silence et les ténèbres l’oppressent. Puis il voit une lueur s’approcher. Arrivée à quelques mètre elle s’arrête. C’est Ifrit, il se tient debout les bras croisés, et regarde Melvin d’un air sévère.
- Qu’est-ce que je fais ici ?
- Tu es ici à cause de ta faiblesse !
- Je ne peux que rêver, j’ai vu les canons te détruire.
- Ils n’ont détruit qu’une enveloppe corporelle créée quand tu m’as invoqué. Je ne peux pas mourir je suis éternel.
- Tu me reproches de t’avoir invoqué ?
- Bien sûr que non ! Je te reproche de m’avoir invoqué trop tard ! Si tu l’avais fait plus tôt je ne les aurais pas laissé tirer. J’ai dû m’interposer pour te sauver. Normalement une chimère incarnée dissous son enveloppe corporelle pour obtenir l’énergie nécessaire pour retourner dans son monde. Comme elle était détruite, j’ai été expulsé de force et devine à qui la nature a décidé de faire payer le prix pour ça ? À toi ! Sauf que tu n’avais plus d’énergie en toi. C’est pour ça que tu es inconscient, tant que la nature estimera que tu lui dois de l’énergie tu seras prisonnier ici.
- Et ça risque d’être long.
- Très long. L’énergie que tu regagnes, tu la dépenses aussitôt pour survivre malgré ton état. Seuls tes amis peuvent t’aider.
- Mes amis ? On a pu tous s’en tirer ?
- Je n’ai rien d’autre à te dire. Je suis juste venu te dire d’arrêter d’avoir peur de faire appel à moi. Regarde où ça t’a mené !
Ifrit disparaît aussitôt, laissant Melvin seul avec ses doutes et ses regrets.
C´est toi l´difficile, tu sais pas faire des chapitres de la bonne taille, on est d´accord hein mimms ? ![]()
No n là c´était bon, heureux que t´ai vite fait la suite ![]()
Pour Melvin si t´as inventé ça seul, bonne idée, et ensuite bravo ^^
Pour les critiques, demande aux autres ils le font mieux que moi !
Sympa ce chapitre.
Argh ! Thanatos est parti, et Mims semble m´avoir abandonné ?
Il ne reste que Klint pour profiter de cette suite ?
21. Premiers contacts
Étant donné qu’il semble bien inutile de se déplacer, les compagnons de Melvin ont décidé de rester immobiles et de réfléchir à une solution plutôt que de se fatiguer inutilement. Norenji parcours rapidement son nouveau livre à la recherche d’un sort qui pourrait les aider à libérer Reis tout en écoutant d’une oreille Mayllis raconter aux autres filles le peu qu’elle sait sur Ifrit et les chimères.
- Bon, conclut Jilen, si ce que tu dis es vrai Melvin a dû réussir à entrer dans le temple près de la fac et à se lier avec Ifrit.
- Oui, j’ignore quand et je suis un peu déçue qu’il ne m’en ait jamais parlé mais ça a dû se passer comme ça. C’est surprenant car je ne l’ai jamais vu emprunter l’un des livres de la bibliothèque qui en parle.
- Ce qui est surprenant aussi c’est qu’Ifrit ait pu être détruit. Les chimères ne sont pas si puissantes que ça.
- Non, je ne pense pas qu’Ifrit soit mort. Les chimères créent un nouveau corps et s’y incarnent à chaque fois qu’elles sont appelées sur le monde réel. Elles ne peuvent donc pas être détruites, ou en tout cas pas aussi facilement.
- C’est vrai que même en explosant il semblait avoir encore un certain contrôle : les flammes qu’il a émises, on dirait qu’il les a dirigées, il a pu nous éviter et il a sans doute évité aussi le dragon qui est venu nous aider.
- Par contre je pense que la destruction de son corps a pu faire subir à Melvin une sorte de contrecoup magique, et c’est ça qui le paralyse encore maintenant.
- Bon, j’ai trouvé, déclare Norenji. Le seul sort qui pourrait nous aider est un sort d’acide, mais c’est un sort lié à la magie des ténèbres et je l’ai encore jamais pratiquée.
- Ouais bon, rétorque Mayllis, on va essayer de faire sans parce qu’on a déjà assez de problèmes comme ça, j’ai pas envie qu’on ai un comateux de plus sur les bras.
- Moi j’ai faim intervient Sonia. Ça ne vous dirait pas d’essayer de trouver à manger ?
- C’est vrai, confirme Jilen. Je commence à avoir soif aussi. On va pas faire long feu dans cette forêt si on trouve pas à manger et à boire.
- Dites, s’exclame Mayllis, vous n’entendez pas comme un truc bizarre ?
Ils se taisent tous et écoutent pour tous entendre le bruit de l’eau qui coule, comme un petit ruisseau qu’ils n’auraient pas remarqué jusque là.
Comme la créature leur a dit que ça ne la gênerait pas s’ils bougeaient, ils ont continué à se déplacer pendant plusieurs heures. Aleck s’arrête soudainement de marcher et ferme les yeux en disant que Juan le contacte. Pendant sa longue discussion mentale le jour se met à tomber et Blake propose de s’installer pour la nuit. Incapables de trouver du bois mort pour faire un feu, ils doivent se contenter de branches arrachées sur un arbre. Mais malgré tous leurs efforts ils ne parviennent pas à allumer leur feu. Voyant cela, Eva leur fait signe de s’éloigner du tas de bois, puis elle lance un sort qui fait s’embraser immédiatement les branches, stupéfiant les autres qui ne l’avaient encore vue utiliser que des sorts de soin. Une fois le rapport d’Aleck terminé et le repas pris, le groupe décide de dormir en suivant le conseil de Blake qui propose d’organiser des tours de garde car on ne sait jamais.
Seule dans le noir au milieu des arbres plongés dans la nuit, Mayllis marche. Comment est-elle arrivée ici, et comment a-t-elle perdue les autres de vue ? Elle ne s’en souvient pas. Elle se souvient du petit cours d’eau qu’ils ont découvert, de l’arbre fruitier qui se trouvait à côté et de ses fruits étranges mais succulents qu’ils ont pris pour dîner. Après ça ils ont décidé de se coucher car la nuit commençait à tomber. Mais Mayllis ignore ce qui s’est passé ensuite, elle se demande même si elle n’est pas devenue somnambule. Elle crie pour appeler les autres, mais ne reçoit pour réponse que le murmure de la forêt endormie. Soudain les arbres s’illuminent autour d’elle et son ombre se découpe sur le sol devant elle, comme si un gigantesque feu venait d’être allumé derrière elle. Elle entend une voix masculine puissante lui parler et se retourne. La créature que Melvin a appelé avant de sombrer dans l’inconscience est là, flottant à un mètre du sol et toujours recouverte de son manteau de flammes.
- Ils ne te répondront pas, nous sommes seuls.
- Ifrit ! Mais comment ? Vous avez besoin d’être invoqué pour vous manifester !
- Ou alors, même si je n’aime pas le faire, je peux parler à un humain dans ses rêves.
- Oh ! Alors je ne me suis pas perdue, je ne fais que rêver.
- J’ai une chose capitale à te dire.
- Vous me faites plus confiance que Melvin, dit-elle d’un air triste.
- Melvin a confiance en vous, seulement il a encore un peu peur de ma puissance, alors il ne vous a pas parlé de moi. En fait j’aime bien ça, ça prouve qu’il me respecte. Je ne suis pas là pour parler de ça mais pour te dire de lui faire boire l’ether qui est dans son sac.
- Ça le remettra sur pied ?
- Ce ne sera pas suffisant mais c’est nécessaire. Après à vous de trouver quelqu’un capable de lancer un sort de vie assez puissant.
Mayllis n’a même pas le temps de poser une autre question qu’elle se réveille, encore allongée et avec les autres qui dorment non loin d’elle, exactement comme quand elle s’est endormie.
Reis ne comprend pas trop ce qui lui arrive. Elle comprend néanmoins que ses nouveaux amis ont voulu la libérer, qu’ils ont été protégés par une créature fantastique invoquée, que les dragons de ce monde parlent la même langue que dans son monde, et qu’ils sont perdus dans une forêt qui semble être enchantée pour piéger les gens. Elle ne voit pas trop comment sortir de cette cage et la perspective d’être portée ainsi tout le reste de sa vie n’est guère réjouissante. Les voyant tous s’endormir, elle décide de veiller pour surveiller, après tout elle pourra aussi bien dormir pendant la journée. Mayllis est prise de sursauts dans son sommeil, sans doute à cause d’un mauvais rêve. Elle se réveille et s’approche de Melvin. Elle fouille son sac et en sort plusieurs petites fioles. Elle les remet dans le sac, sauf une dont elle fait boire le contenu à Melvin. Toujours sans avoir remarqué que Reis l’observait, elle murmure quelques mots à l’oreille du convalescent et s’endort en l’enlaçant de ses bras, la tête posée sur son torse.
Reis décide de continuer de veiller, mais la fatigue prend le dessus et le sommeil commence à la gagner. Elle n’est pas encore tout à fait endormie mais a les yeux clos lorsqu’elle sent une main lui agripper son vêtement du haut sous le bras. Immédiatement elle rouvre les yeux en attrapant le bras coupable avec ses deux mains. À la lumière des étoiles qui passe entre les arbres au dessus du ruisseau, elle réalise à sa taille et à ses oreilles pointues que c’est un jeune elfe qui s’est approché de sa cage. Elle ne lâche pas prise pour autant et avant qu’elle ait le temps de crier pour réveiller les autres c’est lui qui s’en charge d’une voix pleine de panique et dans une langue qui ressemble à l’elfique qu’elle ne parle pas mais a déjà entendu. Il a crié si fort que tous les autres se réveillent.
- Ah ! hurle Norenji. T’es pris la main dans le sac espèce de pervers. Tu voulais la mater nue !
- Mais non, dites-lui de me lâcher, répond l’elfe dans la langue des hommes, je voulais juste vous piquer ce tissu très rare.
- Et pourquoi on te relâcherait espèce de sale petit voleur ? demande Jilen.
- Parce que je suis un elfe et vous des humains. Vous êtes sûrement perdus et je pourrais vous aider à sortir de cette forêt. Mais pas si vous faites du mal !
Mayllis fait signe à Reis de le relâcher. Une fois son bras libre il commence à le bouger un peu dans tout les sens pour le désengourdir.
- Alors tu dis que tu peux nous aider ? demande Mayllis.
- Oui.
Brusquement il se met à courir à toute vitesse.
- Mais je ne le ferai pas ! crie-t-il sans se retourner.
- Non Jilen, non ! dit Mayllis en retenant Jilen qui veut le courser. Si tu t’éloignes on va se perdre les uns les autres.
C’est Rex, qui effectuait le dernier tour de garde qui réveille les autres. Il commence par Aleck.
- Nous avons de la visite Capitaine.
L’elfe qu’ils ont vu la veille se tient debout devant Aleck encore à moitié endormi.
- Notre doyenne veut vous parler.
Nan je suis toujours l´histoire t´inquiete pas, j´ai juste un peu de mal a venir naviguer sur le forum en ce moment rien de plus ![]()
Ah, tu me rassures, j´ai cru que tu étais ressorti en ville ![]()
moi je suis toujours.Evite le mot "piquer",c´est familier.utilise plutot "derober"
Je suis d´accord avec toi. Piquer est plus familier que dérober. Ça allait donc beaucoup mieux dans la bouche de ce personnage un peu voyou, enfin c´est mon avis. C´est comme les "ne" omis dans les négations des dialogues, le plus souvent c´est fait volontairement de ma part.