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[Fic] Les deux mondes

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
12 juin 2007 à 16:25:53

comme quoi je suis pas quelqu´un qui lit n´importe quoi non plus ^^
c´est bien d´avoir une version comme ça je trouve pour ce chapitre, on comprends un peu mieux ce qui se passe. Mais... pourquoi ne les tue-t-il pas ? Vu son qu´il m´a l´air d´un automate, il devrait réfléchir comme avec les gardes :
ennemis = freins = les tuer
enfin bon. Sinon je trouve que tes chapitres deviennent de mieux en mieux.

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
12 juin 2007 à 16:42:19

:ok: Mais je peux pas vous promettre qu´il n´y aura plus d´aventures de personnages secondaires, mais je vais essayer d´en mettre moins.

Sinon ce type aime peut-être le challenge, ça l´amuse peut-être pas d´écraser des moucherons... qui sait ? :p)

Bon, j´ai mis une version txt de la fic, avec des corrections post-post parfois (post-post = après le post ^^). C´est de l´ascii pur mais c´est pas lisible avec bloc-note à cause de la mise en page (lignes trop longues), si vous avez pas word essayez de télécharger Notepad2.

http://juju.dredd.free.fr/files/FIC_Les_deux_mondes.txt

Si vraiment vous trouvez ça bien je ferai une version HTML. J´ai déjà trois fics d´une autre personne sur mon site, si ça vous intéresse, vous pourrez juger de la présentation :

http://juju.dredd.free.fr/ficauteur.php

En tout cas ça me fait plaisir d´avoir plusieurs lecteurs, j´espère ne pas vous décevoir par la suite.

thanatos68
thanatos68
Niveau 10
12 juin 2007 à 16:50:26

Juste une petite questions pour eclaircir le flou que j ai dans la tete :

C est qui les heros exactement? ceux qui rencontre la femme dragons avec Ifrit et tout ou alors ceux de l autre coté qui s emmerde avec les OVNIs, le tunnel, Atlanditide...?

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
12 juin 2007 à 16:52:38

C´est les deux :oui:
Il va bien falloir un jour les réunir, mais je suis pas pressé...

thanatos68
thanatos68
Niveau 10
12 juin 2007 à 19:51:08

Ah! ok

Parce que la, ca fait un peu mal a la tete quand on te lit d un trait....

:fou:

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
12 juin 2007 à 20:09:17

Fallait lire les numéros impairs d´abord puis les numéros pairs ensuite... :fou: :o))

vertluc
vertluc
Niveau 7
17 juin 2007 à 16:55:30

pourquoi tu es en deuxième page?

klint-ultimate
klint-ultimate
Niveau 10
17 juin 2007 à 19:28:27

Bon j´ai pas tout lu (un peu la flemme) mais j´ai bien aimé en tout cas l´intervention de black.
Par contre evite les insultes de type "connard",ca ne le fait pas et garde "gueux"

"Quelque chose vient de troubler son repos. Quelque chose vient de pénétrer ce monde. Il lève les yeux au ciel".

Là dessus ce n´est pas trop grave mais n fais pas trop repetitions.Mets plutot "quelque chose vient de troubler son repos et pénétrer ce monde".

Enfin continue.

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
17 juin 2007 à 19:32:14

Tiens, un lecteur de plus ? Cool !

C´est pas Black c´est Blake... Enfin il me semble...

Là j´ai un exam à bosser et un rapport de TP à faire alors soyez pas trop pressés, mais vous inquiétez pas.

klint-ultimate
klint-ultimate
Niveau 10
17 juin 2007 à 19:43:30

Tkt je ne suis pas trop préssé,je suis en periode d´examens.
Oui c´est peut etre blake mais il faut dire que je suis fan des aventures de Mortimer et Black donc...petit lapsus.

AerisGreatFan
AerisGreatFan
Niveau 10
20 juin 2007 à 14:18:00

Bon, il serait temps de faire une petite suite, vous ne pensez pas ?

15. Eva

Encore une fois, plusieurs personnes sont réunies dans le laboratoire de Mike. En plus des personnes présentes la dernière fois, sont aussi présents deux scientifiques en blouse blanche, et la scène est à nouveau diffusée par des caméras. La jeune fille, qui semble avoir maintenant quatorze ans, ne repose plus dans du liquide mais est à l’air libre, allongée sur un lit d’hôpital au centre de la pièce. On l’a revêtue d’un pyjama bleu et glissée dans des draps blancs puis on lui a posé la tête sur deux oreillers superposés. Elle est encore sous respiration artificielle, et un fil relie sont poignet à un électrocardiographe qui indique sur son écran un pouls régulier et dont les petits bruits réguliers caractéristiques sont, avec ceux de l’appareil de respiration artificielle, les seuls à rompre le silence. Juan, debout face au lit, porte de ses deux mains la sphère de verre qui contient encore la même lueur verte. Il tend les bras vers l’avant et ferme ses yeux pour mieux se concentrer. Tous le regardent faire. La lumière s’échappe de la sphère et survole le lit de quelques centimètres. Arrivée au dessus de la tête de la jeune fille, la lueur descend et entre dans le front. La lumière verte se propage sous la peau dans tout le corps et finit par s’évanouir, comme absorbée. L’électrocardiographe s’affole pendant quelques secondes, provoquant une inquiétude générale, puis reprend un rythme régulier. Elle ouvre grand ses magnifiques yeux verts mais les plisse aussitôt, comme éblouie malgré la faible lumière ambiante. Elle commence à remuer les bras puis à les approcher de son visage pour essayer de retirer le masque. Un des scientifiques s’approche et l’y aide tandis que les autres restent immobiles, ébahis, comme s’ils venaient d’assister à un miracle.

Sylvia a beau être d’un naturel stoïque comme tous les adeptes de Zangan, elle commence à être agacée par toute cette neige. Dans son grand manteau, une couverture miteuse grossièrement aménagée en manteau pour être exact, voilà des jours qu’elle avance dans l’immense désert blanc du grand glacier, bravant la neige et le vent. Elle recherche la grotte dans laquelle son grand-père a vu qu’un autre changeforme se terre. Sylvia le maudit dans ses pensées, se demandant ce qu’il peut bien faire dans un endroit aussi reculé. Elle longe le pied d’une montagne, il lui semble que d’après les instructions qu’on lui a données elle ne devrait plus être très loin. Soudain elle s’arrête et se retourne : elle a entendu un bruit derrière elle.

Elle voit un loup des montagnes à dix mètres d’elle. Il ne lui fait pas peur, elle en a déjà combattu plusieurs. Le monstre étant loin, elle décide d’employer la technique la plus appropriée : elle frappe au sol pour attaquer son adversaire avec une onde sismique, la même attaque que Blake a utilisé pour porter le coup fatal à l’ange déchu. Le loup retombe sur le sol sur ses quatre pattes, à peine égratigné par l’attaque, ce qui surprend Sylvia qui réalise alors que ce loup des montagnes est largement supérieur aux autres. Lui, au lieu de charger, reste où il est et hurle en levant la gueule au ciel. Un éclair tombe alors sur Sylvia incapable de voir sa source et donc de l’esquiver, le courant magique parcours son corps la blessant gravement de part et d’autre : un second éclair la tuerait. La combattante tend alors un bras de chaque côté à l’horizontale puis pousse un léger cri en ramenant ses poings vers son torse. Ce faisant, elle utilise son énergie psychique et ses blessures se referment. Elle a pu récupérer intégralement mais le temps qu’elle a perdu permet à la bête de recommencer son attaque magique. Le combat dure ainsi longtemps, le loup ne faisant que hurler, et l’humaine qui esquive trop rarement obligée de se soigner encore et encore. Quand elle parvient à esquiver un éclair elle en profite pour renouveler sa première attaque, mais la bête y semble presque insensible. Et quand elle tente de s’approcher le loup s’éloigne la tenant à l’écart.

Sylvia finit par se demander si elle ne va pas mourir aujourd’hui car si son énergie psychique se renouvelle rapidement, en théorie assez vite pour qu’elle n’aie jamais à s’en soucier, elle commence à avoir du mal à ce concentrer. De plus le loup monstrueux se déplace bien plus vite qu’elle, elle ne pourra pas fuir. Soudain, alors que la fatigue commence à se faire sentir, le combat prend un tournant décisif, la bête hurle mais aucun éclair ne jaillit du ciel : le monstre a épuisé ses ressources magiques. Et contre son adversaire du jour cela est fatal. En effet, elle sait parfaitement que ce sont les ressources magiques d’un individu qui le protègent des attaques mentales. Sans magie, un monstre est aussi résistant à ce type d’attaque qu’un humain sans pouvoirs de télépathie, c’est-à-dire pas résistant du tout. Sylvia, pressée d’en finir, décide d’en profiter. Elle se concentre et envoie vers le loup une onde mentale la plus destructrice possible. La tête de l’animal explose instantanément. Épuisée par ses efforts, la gagnante du duel s’écroule, inconsciente.

Incapable de parler, la jeune fille ramenée à la vie hier possède néanmoins quelques pouvoir télépathiques mineurs, ceux qui permettent uniquement de contacter un autre télépathe au moins du même niveau, les mêmes pouvoirs qu’Aleck a développés pour pouvoir communiquer avec son épée. Mais puisqu’elle ne sait pas parler, elle ne peut transmettre que de vagues impressions ou sentiments, tels que la faim, la curiosité ou autres. Elle n’a mis que quelques minutes à apprendre à marcher, ce qui indique qu’elle n’a probablement pas perdu tout souvenir de son existence passée. Juan a tenté de lire ses pensées les plus profondes, mais elle a résisté, et plutôt bien vu ses faibles pouvoirs de télépathe. Elle doit donc avoir de la magie en elle pour avoir aussi bien résisté. Pour la mettre à l’épreuve, il a été décidé de l’emmener aux urgences de l’hôpital le plus proche. On l’a revêtue d’un modèle réduit parfait de ses vêtements d’adulte. Cette tenue à été faite sur mesure dans l’espoir de lui rappeler quelques souvenirs. Elle est accompagnée de quelques hommes dont Aleck qui la précède pour lui montrer le chemin, Juan et un d’autres télépathes. À peine sont-ils entrés dans le service des urgences qu’Eva, c’est ainsi qu’il a été décidé de la désigner en attendant qu’elle se souvienne de son nom, se précipite vers l’un des blessés graves entouré de plusieurs infirmiers qui tentent de le réanimer en alternant secousses électriques et bouche à bouche. Elle s’arrête à un mètre du blessé et joint ses deux mains paume contre paume devant son visage en fermant les yeux et en marmonnant des mots incompréhensibles pour le commun des mortels. Des petites étoiles blanches et bleues se forment alors au dessus du blessé et lui tombe dessus, refermant ses blessures et lui faisant reprendre conscience. Tous les urgentistes s’arrêtent et sont ébahis, tout comme les blessés qui ont assisté à la scène. Sans se soucier ni de ces regards ahuris ni de son patient guéri qui ne sait pas trop ou il est, Eva se précipite déjà vers un autre blessé.

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
20 juin 2007 à 15:43:22

et moi je veux qu´elle me soigne :p)
joli combat aussi ^^
bon je suis désolé je rentre pas dans les détails , mais d´autres le font mieux que moi

klint-ultimate
klint-ultimate
Niveau 10
20 juin 2007 à 20:51:02

Juste une chose:"Sans magie, un monstre est aussi résistant à ce type d’attaque qu’un humain sans pouvoirs de télépathie, c’est-à-dire pas résistant du tout".Je trouve ca un peu lourd la dernière partie de la phrase.Tu aurais du mettre plutot "tout à fait vulnérable"(peut etre à cause de la repetition de "resistant").
Sinon continue

thanatos68
thanatos68
Niveau 10
21 juin 2007 à 13:19:15

ca me fait toujours aussi bizarre de switcher entre les histoires, mais c est bien!

On attend tous la suite bien sur :)

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
02 juillet 2007 à 23:43:03

J´espère que Fatenia pourra lire cette suite avant de partir pour ses vacances. J´espère aussi que j´aurai encore au moins un lecteur après :snif:

16. Injustice impériale

L’étrange homme sans âge n’est pas déçu d’avoir procédé à son petit test : « Quel sort étrange. Il pourrait tuer quelqu’un comme moi très facilement. Je comprends pourquoi Bahamut l’a faite venir. Je vais devoir trouver un moyen de me débarrasser d’elle avant de pouvoir me charger des autres. » Il décide de s’éloigner, laissant nos amis faire connaissance. Maintenant que Sonia est redescendue de son arbre, Jilen et Mayllis, remises sur pied par les soins magiques du mage blanc s’affairent à dépecer la fourrure de l’animal. Devant la mystérieuse jeun femme, Melvin tend la main, la paume vers ciel, pour désigner chaque membre du groupe en le nommant, se tape sur le torse en disant son nom puis tend la main vers l’inconnue qui semble avoir compris.
- Reis.
- C’est pas commun comme nom, s’exclame Norenji. Et vous avez vu son sort ? On aurait dit sidéral mais en différent.
- Je saurais pas trop expliquer pourquoi mais j’ai eu la même impression. Et si c’était un vrai sidéral elle aurait explosé la tête du monstre.
- Une version plus faible de ce sort peut-être, propose Sonia.
- Non, j’ai vu sidéral une seule fois mais je suis sûr qu’il ne dégageait pas plus d’énergie, foi de mage noir c’était un sort complètement différent de ce qu’on a bien pu voir à l’école.
- On verra plus tard, intervient Mayllis. On va d’abord essayer de l’habiller avec ça.
Tant bien que mal, ils réussissent à lui confectionner une sorte de jupe longue et une veste grossière en superposant des peaux et des fourrures de la bête chaotiquement soudées entre elles des petits sorts de feu de Norenji et de Sonia. Le groupe décide ensuite de cuire la viande du phacoche pour prendre leur premier vrai repas depuis ce qui leur semble être une éternité avant de regagner le campement improvisé pour y finir la nuit.

Le lendemain, nos amis se réveillent difficilement alors que le soleil n’est déjà pas loin du zénith. Après un rapide déjeuner des quelques fruits qu’il leur restait de la veille, ils se demandent quoi faire à partir de maintenant.
- Je sais, il faut faire un rapport à la grande ville la plus proche, propose Mayllis. Il y aura un intendant impérial qui fera envoyer des troupes pour libérer nos amis.
- J’espère que cette fois-ci ils ne sous-estimeront pas ces mages noirs, s’inquiète Melvin.
- Mais, on va leur faire un rapport complet et ils vont y mettre le paquet, assure Jilen. Si je me souviens bien on doit se rendre à Olmo, c’est à une journée de marche vers le nord-est.
- Alors on y va ! crie Norenji avec enthousiasme.

Et le groupe de se mettre en marche. Bien que le temps se couvre peu à peu au cours de la journée ce trajet est moins pénible que le précédent, tant les voyageurs sont sûrs de pouvoir trouver une solution au bout de leur chemin, même Reis persuadée que c’est le destin qui les a réunis et que sa tâche est de venir en aide à ses nouveaux amis. Seul Melvin est inquiet.
- Je devrais rechercher les autres chimères au lieu d’aller faire un stupide rapport. Mais comment les trouver ? pense-t-il.
- Tu as des soucis mon Melvinounet ? demande Mayllis qui a remarqué la morosité de ce dernier.
- Non, je me demande juste pourquoi personne ne semble encore être au courant pour l’école. Ils auraient envoyés quelqu’un pour constater les dégâts.
- Et comment ils seraient au courant, gros malin ?
- Ah oui, tu as sans doute raison.
- T’inquiètes pas, c’est justement nous qui allons les mettre au courant.

La route est longue, et quand ils arrivent en milieu d’après-midi à l’entrée d’Olmo tout le monde est fatigué par la marche et par les blagues vaseuses de Norenji. Les rues crasseuses sont bondées de monde, à un tel point que personne ne semble remarquer la tenue et la couleur des cheveux de Reis, et des marchands tiennent les étals un peu partout.
- Waouh, c’est grand ! s’exclame Sonia.
- Ce doit être la basse ville, comment Mayllis. Il faut la traverser pour arriver aux portes des murailles qu’on voit là-bas.
- C’est quoi ce type devant la cage pleine de type bizarre ? dit Norenji en désignant une cage remplie de créatures semi humaines, la plupart ayant des têtes d’animaux : sanglier, rhinocéros, éléphant...
- J’en ai entendu parler, intervient Jilen. Les non humains sont des monstres et donc ils ne peuvent être que des esclaves. Ce doit être un marchand d’esclave.
- Je trouve ça monstrueux, ne restons pas ici, dit sèchement Melvin d’un ton agacé.
- Monstrueux ? Pourquoi ? C’est pas des humains.
- Peut-être plus que ceux qui les mettent en cage. Partons d’ici.
Ils décident de continuer à avancer. Sonia tire Reis par la main car celle-ci reste à observer la cage, apparemment aussi choquée que Melvin.

En traversant les rues, nos amis voient toutes sortes de marchands : il se vend des pots en terre cuite, des fruits exotiques, des vêtements, des armes... Justement en passant devant l’étal d’un vendeur de robes Mayllis fait une proposition :
- On pourrait peut-être acheter une vraie tenue pour Reis.
- Halte là ! crie l’un des environ dix gardes qui, surgis de nulle part, viennent d’encercler le groupe et pointent leurs lances de manière ferme et menaçante.
- Mais qu’est-ce qu’on a fait ? fait Jilen, aussi surprise que le reste du groupe.
- Vous avez un esclave en liberté avec vous !
- Non c’est faux, proteste Mayllis.
- Ne nous prenez pas pour des idiots. Elle a des cheveux anormaux, c’est donc un monstre, donc une esclave.
- Allez vous f... commence à crier Norenji.
- Non, non, c’est notre esclave effectivement, tente de ruser Melvin en mettant la main sur la bouche de Norenji. Nous n’avons juste pas besoin de l’attacher car elle est très bien apprivoisée.
- Vous avez les papiers qui le prouvent ? Sinon on l’embarque.
Melvin ne sais pas trop quoi répondre mais ça n’a plus aucune importance : Reis qui sentait qu’ils étaient agressés a attrapé l’une des lance, faisant tomber le garde qui la tenait, ce à quoi les autres gardes répliquent aussitôt en immobilisant leur cible cernée par les pointes de leurs lances.
- Apprivoisée mon œil ! Faites lui lâcher cette arme.
Melvin est obligé à contrecœur d’arracher la lance des mains de Reis qui a bien du mal à se convaincre de le laisser faire.
- Allez, on enchaîne cette furie et on l’embarque.
- Vous avez pas le droit de faire ça ! hurle Norenji, indigné.
- Allez vous plaindre au palais si ils vous laissent entrer. Un si beau spécimen on va l’apporter à l’intendant impérial, il sera content de nous et on aura une promotion.
Sur ceux les gardes se hâtent d’enchaîner Reis avant de l’emmener de force. Melvin s’adresse alors à Jilen :
- Tu es toujours aussi sûre que c’est normal ? Celle qui nous a sans doute sauvé la vie hier va finir comme esclave.
- On va pas laisser faire ça, on va au palais tout de suite dit Mayllis tandis que Jilen, interloquée, ne sait pas quoi répondre.

Incapables de suivre les gardes devant lesquels la foule s’écartait et derrière lesquels elle se referme aussitôt, nos amis se perdent et mettent presque trois heures à rejoindre les murailles du palais, qui vu sa taille semble plus être une sorte de ville au centre de la ville. Deux gardes, dans les mêmes uniformes et avec les mêmes lances que les ravisseurs de Reis, se tiennent devant les portes.
- Halte, vous croyez qu’on va laisser entrer des gueux dans votre genre ?
- On vient voir votre chef, commence Norenji, pour lui dire qu’on nous a...
- Pour lui dire, le coupe sèchement Mayllis qui sent venir une gaffe, que nous sommes des étudiants de la faculté de Seigan qui a été ravagée par des mages noirs terroristes et dont nous sommes les uniques rescapés. Nous venons faire notre rapport à l’intendant impérial.
- Quoi ? Attendez ici un instant.
Le garde qui a parlé frappe à la lourde et gigantesque porte de pierre dont l’un des battants s’entrouvre et s’engouffre par l’ouverture. Quelques minutes plus tard il reparaît, essoufflé.
- L’intendant impérial et le marquis Olmo vont vous recevoir, veuillez me suivre.
- Mais on nous a dit que le marquis a été assassiné.
- Et bien son fils, bien que jeune, a pris sa place. Ne perdons pas de temps ils veulent vous voir tout de suite.

Obligés de suivre le garde qui marche très vite, Melvin et les autres ont à peine le temps d’observer les magnifiques villas à l’intérieur des enceintes du palais. Ils pénètrent ensuite dans le palais lui-même, un énorme bâtiment magnifique aux murs blancs nus à l’extérieur et recouverts de multiples tapisseries à l’intérieur. Ils traversent un grand couloir en marchant sur un tapis rouge et entrent dans un colossal hall haut de plus de quatre étages. Le tapis rouge continue dans la salle et se prolonge jusqu’au trône de l’autre côté. De chaque côté du tapis rouge, discutent plusieurs hommes richement vêtus. Sur le trône est assis un garçon de huit ans en tenue royale faite sur mesure. À sa droite l’homme d’une quarantaine d’années avec qui il parle se tient debout dans une tenue à peine moins faste. À sa gauche une cage en or est posée à même le sol, une cage du genre cage pour canari ou perroquet en un peu plus grande et aux barreaux bien plus épais. Reis, manifestement nerveuse, se trouve à l’intérieur et est obligée de se tenir bien inconfortablement accroupie. On l’a revêtue d’un vêtement d’un tissu bleu clair de deux pièces qui ne recouvrent que le minimum, et on l’a recouverte de multiples bijoux en or sertis de diamants assortis à ses cheveux qui ont manifestement été lavés et recoiffés. Mais le plus surprenant est qu’ils reconnaissent le garçon qui se tient sur le trône : c’est lui est venu les examiner dans leur prison juste avant qu’ils n’échappent aux mages noirs terroristes. Le garde leur demande de l’attendre à l’entrée du hall pour qu’il aille demander si le compte est prêt à les recevoir. Tandis que le garde s’approche du trône, Melvin chuchote à ses amis :
- Faites mine de ne pas l’avoir reconnu, il faut lui parler en privé, j’ai peur qu’on ne nous croit pas. Et ne parlez pas de Reis pour l’instant.
- Reconnaître qui ? demande Sonia.
- On t’expliquera plus tard.
- Le compte Olmo va vous recevoir, veillez à lui parler avec le respect qui lui est dû.
Ils suivent le garde jusqu’au trône. C’est l’homme qui se tient à ses côtés, sans doute l’intendant impérial, qui prend la parole d’une voix forte, coupant les discussions des nobles :
- Hé bien présentez-vous jeunes gens.
- Melvin, mage blanc étudiant à la faculté de Seigan.
- Jilen, berserk étudiante à la faculté de Seigan.
- Mayllis, fantassine étudiante à la faculté de Seigan.
- Sonia, future mage noire étudiante à la faculté de Seigan.
- Norenji, mage noir spécialisé dans le feu, étudiant à la faculté de Seigan avant qu’elle soit détruite.
- Détruite ! Par qui ? Combien étaient-ils ? interroge l’homme.
- Oh la la ! Intendant, ces détails m’importent peu, se plaint le jeune compte. Je veux un récit lyrique.
- Mais Compte, ces détails, comme vous les appelez, sont d’une importance capitale.
- Ils m’importent peu. Vous là... Melvin, c’est ça ? Vous aller venir seul dans mes appartements avec moi pour me raconter votre histoire, les autres resteront ici et feront un rapport insipide et fade à Monsieur l’intendant impérial.
- Comme il vous sierra, Compte.
Le compte se lève et commence à marcher en faisant signe à Melvin de le suivre. Melvin s’approche provoquant une agitation de Reis lorsqu’elle le voit passer.
- Vous connaissez cette esclave ? demande l’intendant.
- Oui, elle était à nous...
- Eh bien elle est à moi maintenant, cela vous apprendra à ne pas être en règle : toute nouvelle capture doit être signalée dès l’entrée en ville.

Melvin n’ose répondre et suit le compte jusque dans sa chambre devant laquelle deux gardes sont en faction. Une fois la porte fermée le compte parle avec un ton beaucoup moins solennel qui va mieux à sa voix de gamin de huit ans.
- Nous pouvons parler sans crainte ici. Les deux gardes sont au courant de tout. Pourquoi ne pas m’avoir dénoncé ? J’ai bien vu à vos airs ébahis en entrant que vous m’avez reconnu.
- Déjà je ne pense pas qu’on m’aurait cru. Et disons aussi que je ne fais plus trop confiance à l’empire depuis le fiasco de notre mission et surtout depuis la capture de notre amie en ville. Mais vous, je ne comprends pas. Vous faites partie du groupe qui a fait assassiné votre père ?
- Ce sont les impériaux qui l’ont assassiné parce qu’ils ont découvert son lien avec ce groupe. Et si ils découvrent le mien je subirais le même sort. Alors ils donneront mon titre de compte à un noble bien bête et bien docile.
- Vous faites bien mature pour votre âge.
- Et vous et vos amis vous êtes totalement inconscients. Vous pensez vraiment que votre évasion était parfaite ? Si je ne vous avais pas examinés avant, vous auriez été réduits en tas de cendre pendant votre course. C’est moi qui leur ai ordonné de vous laisser partir !
- Mais pourquoi ?
- Pour la même raison que c’est vous que j’ai fait venir ici. J’ai tout de suite vu que vous aviez établi un contact avec une chimère. Sans doute Ifrit puisque son temple est à côté de votre école.
- Vous savez ça ? Et les autres temples ?
- Aucune idée, c’était le seul connu, découvert totalement par hasard. Mais je suis de votre côté, si je peux vous aidez je le ferais.
- Aidez-nous à récupérer Reis !
- Reis, c’est le nom de cette jeune fille ? Je ne vois pas trop comment, j’ai déjà eu du mal à faire libérer des amis à moi ici car l’intendant décide presque tout, et si elle arrive au palais impérial elle sera perdue, d’autant plus qu’elle est très particulière l’empereur va la conserver dans sa collection d’oiseaux rares, dit le jeune compte avec un profond dégoût. Et il est trop tard pour contacter les mages noirs puisque le vaisseau part demain matin. Je n’ai qu’une chose à vous proposer : je peux vous envoyer dans ce pour faire un rapport à l’empereur et vous faire embarquer dans ce même vaisseau.
- Et là on demande à l’empereur de nous la rendre ? demande Melvin d’un ton chargé de doutes.
- Surtout pas ! Si vous racontez que vous avez été capturés puis que vous vous êtes enfuis il va vous faire pendre ou écarteler pour incompétence et lâcheté. Vous devrez voler un canot de sauvetage et vous enfuir comme vous pouvez.
- C’est risqué.
- C’est votre seule chance, vous prendrez le risque ?
Melvin marque un court silence avant de répondre.
- Oui.
- Vous n’avez besoin de rien d’autre ?
- Des vêtements et une arme pour Reis après sa libération. Et des potions de soins ou des ethers, on risque d’en avoir besoin. Et autre chose, Norenji avait l’air intéressé par les sorts qu’utilisaient vos amis.
- Aucun problème, tout ça vous sera apporté demain matin avant le départ. Je vais dire à l’intendant que vous embarquez aussi, il ne refusera pas ça.

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
03 juillet 2007 à 12:41:37

j´ai lu huhu, c´est bien mais un peu flou je trouve..;enfin on comprends ^^
bon moi je vais disparaitre... peut être pourrais je voter eiko quand même ^^

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
03 juillet 2007 à 14:57:27

Tu "disparais" ? C´est pas juste des vacances, c´est plus long que ça ?
Tu auras un accès réduit à internet ou quoi ? Si c´est le cas utilises mon lien au début de cette page, je tâcherai le tenir à jour...

klint-ultimate
klint-ultimate
Niveau 10
03 juillet 2007 à 16:46:18

Ouais on comprend l´essentiel.J´ai bien aimé ce chapitre,surtout par rapport au precedent.

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
03 juillet 2007 à 16:58:40

Tu pourrais profiter que je vais pas trop vite en ce moment pour tout lire...

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
11 juillet 2007 à 10:36:11

Arf, obligé d´aller en page 2 pour retrouver ma fic, c´est inadmissible :p)
Ce serait cool de me dire ce qui vous a semblé flou dans le chapitre précédent, histoire que je ne refasse pas les mêmes erreurs plus tard...

17. Bouleversements et grand départ

Seul dans son bureau, un trentenaire un peu grassouillet se passe la main alternativement dans la barbe et dans les cheveux en lisant un dossier. Nerveusement, il s’arrache presque ses poils de barbe et ses cheveux. Il y a de quoi : il est ministre planétaire de la santé, et le document qu’il lit, synthèse de plusieurs études faites durant l’année, stipule que absolument rien n’explique comment le taux de natalité mensuel a pu diminuer constamment depuis un an au point d’être divisé par trois. Il n’y a ni virus, ni changement climatique, ni poison extraterrestre, ni grand évènement quelconque pour expliquer cela. Et il n’y a pas plus de femmes ou d’hommes stériles, il est juste devenu beaucoup plus difficile d’avoir des enfants. Tandis que les maternités se vident, l’avenir de l’espèce humaine s’assombrit sans qu’on puisse avoir la moindre piste pour en découvrir la cause. Pas seulement l’espèce humaine d’ailleurs, même les animaux des fermes posent le même problème d’une façon toutefois beaucoup moins marquée. L’homme décroche le téléphone et demande à ce qu’on lui passe immédiatement le premier ministre.

Elle aussi seule dans son bureau, la ministre de l’écologie, une femme brune d’environ quarante ans, vient de lire un rapport tout aussi inquiétant : celui-ci témoigne d’un multiplications des micro secousses sismiques depuis environ un an, et toujours rien pour les expliquer. Si les activités sismiques continuent ainsi, il va y avoir de nombreux tremblements de terre dans moins d’un an. La ministre appuie sur la touche lecture de son lecteur de cassettes pour réécouter cet enregistrement du bruit du vent à Canyon Cosmos. Le bruit ressemble à une plainte, comme si le vent hurlait de douleur. « C’est comme il y a cinq mille ans, la Planète souffre, c’est bien elle qui crie et non le vent. Elle se vide de son énergie et se meurt, et cette fois-ci les hommes n’y sont pour rien. Mais alors quelle en est la cause ? »

Sylvia commence seulement à se réveiller. Elle a très froid et n’arrive pas à ouvrir ses yeux. Elle n’arrive pas non plus à bouger ni ses bras ni ses jambes. En fait elle sent des cordes et des nœuds qui la maintiennent immobile à genoux. Elle réalise qu’elle a froid tout simplement car on lui a retiré tous ses vêtements et qu’elle ne peut pas ouvrir les yeux car on lui a passé un bandeau de tissu fortement serré autour. À peine s’est-elle un peu remué pour tester la solidité des liens, qu’elle sent qu’on la soulève par ses poignets attachés dans son dos. Elle sent un léger balancement, elle doit être suspendue par une corde. Une voix qui lui est parfaitement inconnue, neutre, qui semble être un peu plus féminine que masculine sans qu’on puisse en être sûr, lui parle :
- Enfin réveillée. Tu as bien dormi ?
Ainsi le, ou la, changeforme qu’elle venait tuer l’a capturée. Sylvia préfère rester muette, ne pas engager le dialogue avec une créature qui pourrait lui soutirer beaucoup d’informations capitales, que ce soit au sujet des adeptes de Zangan ou au sujet des télépathes.
- Je pense que nous devrions nous présenter : mon nom est Oxtis. Quel est le tien ?
- Tu penses peut-être que nous allons être amies et que tu seras ma confidente, mais il n’en sera rien, réponds Sylvia dans ses pensées.
- Voyons, tu n’es pas muette, je le sais bien, je t’ai entendu crier un peu avant que tu ne tues mon petit animal chéri.
- Je comprends mieux comment j’ai pu avoir autant de mal à le vaincre.
- Tu ne veux toujours pas me parler, ni même me dire ton nom ? Tu sais, ton nom c’est juste par politesse que je te le demande. Si tu ne veux pas me le dire ce n’est pas grave. Par contre il y a d’autres choses que je voudrais savoir et je suis sûre que tu vas me les dire. Comment m’as tu retrouvée ? Plusieurs des miens ont été tués, je veux savoir comment vous avez fait.
Le ton de la voix est devenu plus ferme et autoritaire dans ces deux dernières phrases.
- L’interrogatoire commence vraiment se dit la prisonnière.
- Il faut que tu me comprennes. Certes, vous êtes des barbares, vous n’avez pas hésité à tuer les nôtres et toi tu as tué mon petit Tabkit sans hésiter. Mais nous sommes bien plus civilisés que vous, nous n’aimons pas tuer ou faire souffrir. Réponds à mes questions et je pourrai te libérer. Sinon, je vais être obligée te t’y contraindre alors que je n’aime pas ça.
Sylvia ne bronche pas en sentant un couteau lui faire une entaille superficielle le long de sa cuisse.
- Tu réalises que c’est toi qui m’y forces ? Tu ne me laisses pas le choix. Mais je ne voudrais surtout pas que ça s’infecte, tu pourrais en mourir et ce n’est pas du tout mon but.
Cette fois-ci Sylvia doit se mordre les lèvres pour éviter de crier : sa tortionnaire lui a passé un coton chargé d’un produit extrêmement douloureux sur sa plaie.
- Je ne veux pas te faire souffrir davantage. Alors parle !

Ça y’est, il sont en route. Malgré les protestations d’Aleck qui estime qu’il est un peu tôt et qu’ils ne sont pas prêts, la mission d’exploration pour le monde de la magie a été lancée. Ils ne sont que quatre : Aleck qui a appris à maîtriser sa nouvelle arme, Eva dont on est seulement sûr qu’elle sait utiliser des sorts de soin, et deux frères jumeaux tireurs d’élites qui se sont durement entraînés ces derniers jours au maniement de l’arc, les soldats Rex et Ark Falcon. Tous deux portent, tout comme Aleck, des vêtements verts et noirs cousus à la main, conçus exprès pour ne pas tomber en poussière dans l’autre monde toujours aussi allergique à la technologie. Les deux vrais jumeaux se ressemblent comme deux gouttes d’eau, mêmes cheveux châtains, mêmes yeux noirs, même regard persant, même habileté au tir que ce soit au fusil ou à l’arc. La seule différence : Rex se coiffe avec une raie à gauche et Ark avec une raie à droite, on dirait presque que l’un est le reflet de l’autre. Juan est aussi présent dans l’hélicoptère, mais il ne fait qu’accompagner, il n’ira pas dans le monde de la magie.
Brother a refusé de remettre la mission à plus tard car il estime que les troubles actuels sont tous liés à ce qui se passe dans l’autre monde. Autrefois, la création d’énergie mako avait failli être fatale à la Planète, drainant son énergie spirituelle. Mais aujourd’hui on ne produit plus d’énergie mako, donc si la planète souffre ce ne peut être que parce que son énergie est volée par l’autre monde, dans lequel il n’y a pourtant pas de technologie. La seule explication imaginable est que quelque chose, ou quelqu’un, utilise un sort extrêmement puissant qui affaiblit le monde de la magie qui, pour éviter de succomber, prend les ressources là où il peut en trouver, c’est-à-dire ici. Si on ne fait rien les deux mondes vont être détruits. Et comme on ignore comment refermer le passage, la seule solution est d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté. Sans technologie et sans magie les hommes sont faibles, c’est pourquoi jusqu’à présent aucune mission d’exploration n’a réussi à faire autre chose que fuir dès le premier monstre croisé au bout de moins de dix mètres parcourus. On sait juste que de l’autre côté, il y a une forêt devant l’entrée et un très gros serpent qui rôde.

Pour surveiller le passage et éviter qu’un changeforme ne s’en approche, un camp militaire a été installé à proximité. C’est au milieu de ce camp que l’hélicoptère se pose. Les passagers descendent, accueillis par quelques soldats et un sergent. Avant que le pilote n’ait eu le temps de stopper complètement sa machine, Aleck aperçoit du coin de l’œil le canon d’un des trois tanks du camp se tourner vers eux. Il a à peine le temps de crier « Tous à terre ! » et de se plaquer au sol en emportant Eva avec lui que le tir part, faisant exploser l’engin volant au sol. Les hommes ont tous imités leur capitaine sans se poser de question à son ordre, se relèvent et courent pour se mettre à l’abri. Le tank tire à nouveau, non loin d’Aleck obligé de tirer Eva par le bras, ralentie par ses plus petites jambes. Les mitraillettes étant tout simplement impuissantes contre le monstre d’acier, les soldats utilisent leurs grenades. Plusieurs d’entre elles explosent à proximité sans effet. Une autre, lancée par une main plus heureuse, explose dans une des chenilles, immobilisant l’engin de guerre. Mais le canon continue de tirer détruisant plusieurs petites cabanes construites par les militaires. Soudain un grand bruit se fait entendre, et le tank est soulevé de deux mètre avant de retomber sur le flanc. Derrière-lui, à quelques mètres, se tient Blake qui a encore choisi le moment le plus critique pour apparaître. Aleck, qui a enfin mis Eva à l’abri, en profite pour surgir en s’approchant du véhicule du côté de son ventre. Il brandit son épée en courant et la plante directement dans le réservoir d’essence puis se met à courir en sens inverse et se jette au sol tandis que son épée s’embrase faisant exploser la machine.

L’examen des débris de l’appareil permet de déterminer qu’un changeforme était bien aux commandes. Sans doute comptait-il faire un maximum de dégâts, voir même détruire le campement, pour avoir l’accès libre au passage trans-dimensionnel.
- Blake, pourquoi ne pas nous avoir simplement prévenu de cette attaque ? demande Aleck.
- Tout simplement parce que je n’étais pas au courant. Je suis juste venu pour vous accompagner dans l’autre monde.
- C’est d’accord, un combattant de ta trempe ne sera pas de trop. Les adeptes auraient-ils décidé d’agir cette fois ?
- Nous avons toujours agi, mais indépendamment de Brother et du gouvernement planétaire. Par contre je ne comprends pas trop pourquoi emmener un télépathe avec vous.
- Juan ne vient pas, il reste ici pour essayer d’établir un contact télépathique journalier avec nous.
Après des salutations très solennelles aux hommes du campement, le petit groupe de quatre hommes et une fillette s’engouffre dans le passage.

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