Hop, troisième page !
Pour fêter ça...
Baston !
11. L’église des taudis
Midgar, l’ancienne capitale, n’est pas très loin de Kalm. Il a à peine fallut quatre heures pour que la petite camionnette emmène sous un ciel gris chargé le capitaine Aleck Strife et ses dix hommes ainsi que le jeune télépathe Juan MacCoy aux portes de la cité en ruine. Les murs externes de la cité, hauts de plus de trente mètres, sont entièrement recouvert de ronces et plantes grimpantes, à tel point qu’on voit à peine le ciment. Tandis qu’il commence à pleuvoir, le groupe pénètre par ce qui devait être une immense porte mais n’est plus maintenant qu’un trou béant dans le mur. Aleck n’a pas réussi à se défaire de se mauvais pressentiment, ce pressentiment qu’ils courent à la catastrophe. Ses hommes ne sont pas tranquilles non plus : l’endroit est réputé fréquenté par des monstres puissants qui n’hésitent pas à recourir à la magie à laquelle les hommes n’ont plus accès. Le jeune garçon qu’ils escortent est lui plutôt anxieux à cause de sa mission.
Les taudis derrière les murailles sont aussi entièrement recouverts de verdures, on a du mal à imaginer qu’il y a quelques millénaires c’était une ville. Le ciel est caché par les immenses plaques de métal qui supportent la partie supérieure de la ville, il fait donc plutôt sombre mais il ne pleut pas ici. De nombreuses touffes d’herbes hautes et de fleurs jonchent le sol terreux.
- Capitaine, il y une église à deux cents mètres à cinq heures.
- C’est sans doute celle qu’on cherche. On n’aura pas tardé à la trouver. Allons-y.
En effet, on peut voir une petite église dont les murs et le toit ont été épargnés et sont restés nus. Il y a quelque chose d’étrange dans la disposition des fleurs et des arbres, on jurerait, tels qu’ils sont placés, qu’ils sont tous tournés vers le petit édifice. Le groupe s’approche de son objectif, les hommes armés restant sur leurs gardes. Mais alors qu’ils sont arrivés à une dizaine de mètres de l’entrée...
- Capitaine, quelque chose s’est posé sur le toit !
- Je ne vous laisserai pas faire une abomination de plus, misérables !
Sur le toit une sorte d’homme ailé vient de se poser. Grand, costaud, les épaules large, les ailes fixées dans le dos, portant des vêtements en toile blanche unie et ne possédant rien d’autre qu’une épée légèrement plus grande encore que lui, il ressemble fortement aux anges dessinés par les survivants de l’attaque de Mechanus. À cette époque, ils seraient intervenus pour permettre de réunir toutes les matérias de la Planète en quelques heures seulement, ce qui a permis de lancer le sort pour transformer Mechanus. Mais cet ange ci est un peu différent, son épée n’est pas enflammée et ses plumes sont noires à leur extrémité. De plus, les anges étaient décrit comme ayant une sorte d’aura bénéfique qui inspire la confiance et le courage. Lui, au contraire, semble avoir une aura maléfique qui inspire la crainte et le désespoir. En parlant, il tient son épée d’une main et la pointe vers le groupe. Il reste quelques secondes à les observer de ses yeux chargés de haine puis soudainement bondit en ouvrant ses ailes et en prenant son arme à deux mains pour charger le groupe.
- Tirez !
Les hommes font tous feu simultanément, délivrant chacun une rafale de leur mitraillette sur l’assaillant. Mais il ne semble pas être touché : on voit les impacts des balles faire des petits éclairs sur une sphère invisible autour de lui.
- Un champ magnétique ! On ne peut pas le blesser, repli !
Trop tard pour les deux hommes de tête devant lesquels l’ange noir se pose et dont il tranche les têtes d’un seul coup d’épée. Les hommes, paniqués, se retournent et s’enfuient, mais rien à faire, leur prédateur vole et distribue les coups d’épée, tranchant les corps des hommes comme du beurre. Il ne reste vite plus que quatre d’entre eux : Aleck, Juan et les deux hommes de l’arrière-garde. La créature ailée survole les deux premiers pour fondre sur les deux autres et les tuer d’un seul grand coup d’épée circulaire. Aleck en profite pour lui tirer dans le dos, mais c’est vain car le champ magnétique semble aussi protéger le dos de son bénéficiaire. Il se retourne et émet un rire sadique, plus digne d’un démon que d’un homme.
- Mais qui est-tu ? Je croyais que les anges nous avaient aidé !
- En ayant l’audace de tricher avec les règles sacrées de la vie vous nous avez trahi ! Les autres sont trop faible pour le reconnaître, mais moi je ne vous laisserai pas faire, crie l’ange déchu d’un ton furieux. J’ai gardé le meilleur pour la fin, je vais vous trancher les bras et les jambes et vous torturer, vous l’avez bien mérité, monstres !
Il bondit vers ses deux dernières proies, mais au dernier moment Aleck repousse le jeune garçon de deux bons mètres vers la gauche tout en plongeant vers la droite pour esquiver in extremis l’épée qui fondait vers lui. Au passage il donne un coup de la crosse de sa mitraillette à la tête de son ennemi.
- Ah Ah Ah ! Tu penses peut-être me faire mourir de rire avec ton arme pitoyable ?
À cet instant précis on entend une déflagration venant de derrière, comme un poing frappant violemment un mur. L’ange fou a à peine le temps de se retourner pour voir une onde de choc qui vient le frapper au ventre, le faisant reculer de vingt centimètres. À l’origine de la déflagration se tient un homme d’une vingtaine d’année, de taille moyenne mais bien musclé. Il est vêtu d’une sorte de tunique vert clair et d’un bandeau rouge qui lui tient ses cheveux bruns sur la tête. Son bronzage est celui d’un blanc qui aurait passé trente ans de sa vie eu soleil, et ses yeux noirs observent la créature ailée. Son poing droit est tendu vers l’avant et sa position est telle qu’on peut penser qu’il vient de frapper dans le vide. Ramenant son poing droit vers lui, il frappe justement dans le vide avec son poing gauche, créant une seconde onde de choc qui va frapper l’ange à la tête. Celui-ci ne peut esquiver, mais il reprend ensuite rapidement ses esprits et fonce sur l’étrange homme. L’épée décrit un demi-cercle vertical avant d’être arrêtée par un bras intrépide, le bruit du choc étant le même que si le bras était en acier. De son autre main l’homme frappe au niveau de la garde de l’arme qui s’envole derrière lui, puis il expédie un formidable coup de pied dans le thorax de son adversaire le propulsant cinq mètres derrière Aleck et Juan médusés par le spectacle, et le faisant lourdement tomber au sol. Continuant sur sa lancée, l’impressionnant combattant frappe d’un poing au sol, créant une onde de choc qui se déplace dans le sol en soulevant la terre de presque deux mètres, passe entre les deux spectateurs et va percuter l’ange au sol qui pousse un cri d’agonie.
- Salut, moi c’est Blake.
- Capitaine Aleck Strife. Merci de votre aide, nous vous devons la vie. C’est incroyable, vous devez être un adepte de Zangan ! J’ignorais que vous pouviez être aussi fort. Qu’est-ce que vous faites ici ? Je croyais que les adeptes de Zangan étaient des nomades des plaines.
- Mon grand-père qui est devin m’a dit que je devais venir ici pour vous aider.
- Vous saviez que cette chose allait nous attaquer ?
- Non, je savais juste qu’il fallait que j’aide quelqu’un près d’une église à Midgar. Il ne m’a rien dit de plus.
- C’est une chance que vous soyez arrivé pile à ce moment.
- C’est surtout une chance que votre jeune ami m’ait appelé par télépathie...
Juan pendant leur discussion, s’approche de chacun des corps des défunts, pose la main sur la tête et semble se concentrer. Puis, après les avoir tous examinés, il revient vers les deux adultes.
- Je regrette Capitaine, aucun d’eux n’aura la volonté nécessaire pour être ramené à la vie.
- Je sais, c’est de toute façon très rare. On fera venir une équipe pour s’occuper des corps.
- Oh ! Mais... dit le garçon en se tournant vers l’épée.
- Qu’y a-t-il ?
- Elle me parle, par télépathie... Elle veut que vous la preniez. Elle dit que c’est vous qu’elle a choisit comme nouveau propriétaire.
- L’épée te parle ?
- Oui...
Dubitatif, Aleck s’approche de l’arme et la prend en main.
- Tu es lourde. Et qu’est-ce qui peut te faire croire que tu peux choisir ton propriétaire, dit-il en regardant fixement la lame qu’il tend vers le haut.
Comme pour lui répondre, l’épée s’enflamme pendant quelques secondes avant de s’éteindre.
- Ah oui, si t’es d’accord alors tu risque d’être plus efficace...
- Je pense que maintenant la voie est libre, il faut que j’aille dans l’église.
Juan s’éloigne des deux hommes et pénètre dans l’édifice par la porte grande ouverte. Au centre du grand hall il y a un trou circulaire de trois mètres de rayon dans le plancher, rempli à ras bord d’une terre sur laquelle poussent de l’herbe et de nombreuses fleurs. Le jeune télépathe s’approche, s’assoit en tailleur dans l’herbe, sort de sa veste une boule de verre grande comme un poing, la pose sur l’herbe devant lui et commence à se concentrer. Il reste ainsi immobile pendant presque une heure, puis des petites lumières vertes apparaissent un peu partout dans l’église et se mettent à converger dans la boule de verre qui semble maintenant remplie d’un liquide vert brillant. Juan ressort de l’église avec la boule dans sa main et retourne vers les deux hommes, interrompant leur dialogue.
- C’est bon, elle était bien ici, nous pouvons rentrer.
c´est quoi ? c´est quoi ?
Ah Fatenia ! Es-tu sûr de poser les bonnes questions ?
Cette fois-ci c´est ma propre participation à la fic de Satyne, pages 7 et 8, que je recycle.
12. Un bien long voyage
Il y a plusieurs éons, dans un monde lointain...
Altamor, un énorme dragon d’or adulte grand de plus de cinquante mètres regardait un à un la dizaine d’humains réunis devant lui. Pas tout à fait humains à vrai dire, puisque ce sont tous des demi dragons, ils ont tous parmi leurs ancêtres un dragon qui à pris forme humaine le temps de donner naissance à un enfant avec un humain. Tous sont des orphelins de guerre, ils ont tout perdu à cause du mage fou Kaldor et ses dragons noirs avec lesquels il comptait asservir le monde. Mais après de multiples et sanguinaires batailles, l’armée de Kaldor s’est affaiblie, et aujourd’hui l’immense dragon d’or va mener ses troupes vers une ultime bataille contre la citadelle où Kaldor a été acculé, et ceux qui se trouvaient devant lui voulaient y participer. Altamor se posa devant eux et se mis à rétrécir, ses ailes se mirent à lui rentrer dans le dos et sa peau en or se déforma, en quelques secondes il avait pris la forme d’un homme blond d’une grande beauté et d’une carrure imposante revêtu d’une splendide et scintillante armure d’or. Il regarda encore une fois les demi dragons et sortit une dague en or avec laquelle il s’entailla le poignet, se qui fit couler son sang doré. Il s’approcha de l’un d’eux et lui tendis son bras pour lui faire boire quelques gouttes de son sang. Des ailes d’argent poussèrent dans le dos de l’homme en arrachant ses vêtements et il se mit à grandir tandis que son corps se recouvrait d’argent. En quelques secondes il était devenu un dragon d’argent de vingt mètres de haut. Il s’envola pour rejoindre l’armée de dragons qui les attendait là-haut. Puis Altamor fit de même avec les autres leur donnant la forme d’un dragon d’or ou d’argent suivant la nature de leur ancêtre dragon. Il finit par la jeune Reis, une jolie jeune fille aux cheveux bruns si longs qu’ils descendent jusqu’au bassin, et aux yeux de la même couleur qu’il transforma en dragon d’or. Puis Altamor reprit à son tour sa forme d’origine puis la tête de son armée pour la mener vers la victoire.
En moins d’une heure ils arrivèrent près de la citadelle. Une armée de dragons noirs les attendait, et les boules d’énergie commençaient à partir de part et d’autre. Mais si les dragons noirs étaient presque aussi nombreux ils étaient bien moins forts. Des éclairs et des boules de feu venait du sol où des magiciens elfes et humains prêtaient main forte à leurs alliés dragons d’or, tandis que des éclairs noirs jaillissaient de la tour centrale de la citadelle pour frapper Altamor en personne qui semblait ne pas s’en soucier. Les armées se rapprochant, les boules d’énergies faisaient place aux souffles d’acide, de feu, de froid, de feu maudit et de feu sacré. De puissants sorts de soins étaient aussi utilisés dans les deux camps.
Soudain Reis, qui venait de cracher une gerbe de feu sacré pour achever un dragon noir mourant, fut prise d’une impression étrange, celle qu’elle n’était plus à sa place ici et qu’elle devait aller vers le haut. Suivant son instinct, elle commença à prendre de l’altitude en ligne droite, les bruits de la bataille se faisaient de plus en plus faible à ses oreilles. Et finalement plus rien... Elle finit même par sortir de l’atmosphère mais l’appel se faisait toujours sentir. Elle continua d’avancer vers ce qui l’appelait pendant plusieurs heures avant de s’endormir et d’entrer en hibernation, sa direction toujours guidée par une force inconnue.
Bien plus tard, Reis se réveille... Elle ouvre difficilement les yeux. Depuis combien de temps dort-elle ? Elle n’en a aucune idée. Des milliers d’années ? Des millions d’années ? Non, beaucoup plus, elle en est sûre. Son long sommeil magique lui a sûrement permis de ne pas devenir folle. Plusieurs fois elle s’est réveillée sentant qu’elle devait corriger sa trajectoire entre les étoiles et elle s’est à chaque fois rendormie aussitôt. Mais là elle en est sûre, elle arrive au terme de son voyage : elle voit droit devant elle une magnifique planète recouverte en grande partie d’eau et de quelques continents. Elle s’arrête pour mieux observer ce monde et étend ses ailes pour rester en apesanteur. Elle se concentre quelques secondes et ses yeux deviennent entièrement blancs et brillants. Elle scrute la surface et réalise qu’il y a beaucoup de magie, au moins autant que là d’où elle vient, et que le bien et le mal sont présents un peu partout sur les continents, signe d’une forme de vie intelligente et consciente de l’existence du bien et du mal. La nuit couvre un peu plus de la moitié de la face visible et Reis qui commence à se sentir fatiguée décide, puisque le point en face d’elle est au milieu d’un continent, d’aller droit devant pour atterrir juste avant l’aube, ou juste après le crépuscule. Elle plonge vers le sol à la verticale. Elle peut enfin sentir l’air frotter son lourd corps de métal. Elle descend en se laissant tomber puis commence à ouvrir ses ailes pour ralentir lorsqu’elle commence à distinguer ce qu’il y a en bas. Elle arrive à la lisière d’une forêt non loin d’un lac, se pose lourdement sur le sol, et commence immédiatement à reprendre forme humaine en se demandant comment elle a bien pu rester plus de quelques heures en dragon.
La journée a été très longue pour Melvin. Trouvant la force de retenir ses larmes, il a réussi à pousser le groupe à enterrer les morts qu’ils ont pu trouver. Mais, dépité par cette tâche ingrate et laborieuse, la plupart sont partis au cours de la journée, seuls sont restés avec lui jusqu’au bout Norenji, Mayllis, Jilen, et l’unique rescapée de l’attaque, la jeune Sonia. Ils sont affamés car les seules choses qu’ils ont mangées de la journée sont les quelques fruits que Norenji et Sonia sont allé cueillir dans la forêt. Ils sont tous quatre partis dormir dans le petit campement improvisé tandis que Melvin est revenu derrière le temple pour s’asseoir et observer le soleil couchant éclairant le lac. Le soleil se couche mais Melvin reste encore quelque minutes à observer le lac. Puis il la voit. Une énorme créature ressemblant à un dragon, entièrement recouverte d’or qui scintille à la lumière des étoiles. La créature se pose pas très loin de lui, à peut-être cent mètres, et disparaît. Melvin, profondément intriqué, décide d’aller discrètement voir. En chemin, il rencontre ses quatre compagnons qui eux aussi semblent essayer de marcher silencieusement.
- Melvin, où t’étais passé ? s’inquiète Mayllis.
- Chut, pas si fort ! J’étais au bord du lac, et puis je l’ai vue descendre du ciel... Vous l’avez vue vous aussi ?
- Ouais, moi je l’ai vue alors j’ai réveillé les autres ! Vous voyez bien que chuis pas fou, déclare fièrement Norenji.
- Essayons d’aller voir ce qu’elle fait maintenant, mais en silence !
Ils avancent jusqu’au lieu de l’atterrissage et sont stupéfaits de ce qu’ils y trouvent : une jeune fille à la peau blanche de leur âge entièrement nue et entièrement blonde. Ils décident de s’approcher et constate qu’en fait ce n’est pas de la blondeur, mais plutôt de l’or qui constitue ses cheveux, ses cils... Même ses yeux ont un éclat brillant. Reis, puisque c’est elle, est en train de regarder ses propres cheveux qu’elle a attrapés dans une main, elle se demande si leur état n’est pas dû au trop long temps qu’elle a passée en dragon. Quand elle les voit arriver elle tente désespérément de cacher les parties les plus intimes de son corps avec ses mains. Melvin et Norenji étant complètement obnubilés, c’est Mayllis qui prend la parole.
- Mais qu’est-ce que vous faites ici comme ça ? Et où il est passé ce fameux dragon d’or.
Reis qui n’a rien compris, ouvre la bouche pour leur répondre dans la langue des hommes... Mais rien ne sort, elle réalise qu’elle a oublié cette langue. Elle est sûre d’une seule chose : ce n’était pas la langue dans laquelle on vient de lui parler. Elle décide de répondre dans la seule langue qu’elle connaisse encore, celle des dragons.
- Parlez-vous le draconique ?
- C’est pas vrai, tu sais pas parler ? Melvin, t’as compris quelque chose ?
- Peut-être qu’elle vient d’un pays lointain.
- Vous croyez qu’en fait c’est elle qui est descendue du ciel ? dit Sonia qui s’est approché de Reis pour mieux l’observer.
- Mais non, intervient Norenji. C’était un gros dragon ! Il était au moins gros cent fois comme elle, dit-il en écartant les bras le plus possible.
- Ah !
C’est Reis qui vient de pousser un petit cri de surprise en prenant un air apeuré. Nos amis se retournent et aperçoivent derrière eux une espèce d’immense sanglier qui a dû s’approcher sans bruit : un phacoche. Le monstre fait plus de six mètres de haut et, chose qu’ils savent anormale, ses yeux sont d’un rouge uniforme. Il émet un grondement sinistre puis démarre et les charge. Reis s’accroupit en prenant Sonia sur son épaule et bondit de plusieurs mètres de haut pour s’accrocher aux branches d’un arbre, Melvin plonge à droite, Mayllis plonge à gauche en entraînant Norenji avec elle mais Jilen qui a trop tardé à se retourner n’a pas eu le temps d’esquiver. Elle est prise de plein fouet par la charge et propulsée de plusieurs mètres. Le choc est si violent qu’elle n’a pas le choix, pour survivre elle laisse exploser sa rage de berserker. Ses yeux deviennent rouges comme ceux du phacoche, ses muscles se gonflent et donnent l’impression qu’ils vont exploser, la peau elle-même devient légèrement rougeâtre, et elle se met à frapper de toutes ses forces en hurlant et en faisant tournoyer son immense hache double.
- Il faut fuir, il a l’air trop fort ! s’exclame Norenji.
- Non, Jilen ne peut pas fuir, il faut qu’on l’aide, proteste Mayllis.
Tandis que le groupe tente de l’encercler, le phacoche se cabre légèrement sur ses pattes arrière puis fait retomber lourdement ses pattes avant sur le sol en hurlant, un halo d’éclair rouge l’entoure : Melvin reconnaît son pouvoir électrosphère mais sait que les éclairs ne sont normalement pas rouges. Le combat s’annonce terrible, Melvin distribue les sorts de soin en commençant par Jilen puis à Mayllis et lui-même, et tente de frapper le phacoche mais ne parvient à le blesser. Mayllis non plus ne peut le blesser, elle pare les coups avec son bouclier et frappe tout de même pour détourner son attention de Jilen qui est la seule à réussir à blesser le monstre. Norenji, qui se tient plusieurs mètres en arrière de son côté, tente d’utiliser un sort de feu qui soigne la bête au lieu de la blesser. Il obtient le même résultat avec un sort de foudre et son sort de glace est sans effet. Il décide alors de se concentrer pour accumuler de l’énergie et la libérer d’un seul coup et lancer un sort de glace renforcé. Le monstre tourne sur lui-même en donnant des coups de ses pattes avant et arrière, des coups de dents et, nouvelle surprise, en crachant des souffles de feu de temps en temps. Dans l’arbre, Sonia tente elle aussi d’utiliser des sorts de glace mais l’air glacée qu’elle fait jaillir de ses mains n’a pas plus d’effet que celui de Norenji. Reis, qui comprend que le monstre a le dessus, charge ses yeux de magie les rendant blancs et analyse le monstre. Elle est surprise de constater que, bien qu’il soit neutre, il semble enchanté par un sort lié à des énergies extrêmement négatives : elle va pouvoir utiliser ses pouvoirs sacrés contre lui. Elle remarque aussi que si les autres sont légèrement bénéfiques comme le sont souvent les hommes, le mage blanc semble l’être extrêmement, une âme presque pure qui l’éblouit mettant fin à son sort de détection.
Soudain, le phacoche parvient d’un coup de patte arrière à faire s’envoler le bouclier de Mayllis, et d’un coup de l’autre patte arrière lui frappe les côtes, la faisant reculer et la paralysant de douleur. Sentant une proie devenue facile, il fait volte-face en bondissant et se prépare à cracher un nouveau jet de flamme pour achever sa victime. Melvin est tenté d’appeler Ifrit mais il se retient, réalisant qu’un déluge de feu aiderait son ennemi au lieu de le gêner.
- Non ! hurle-t-il. Ne reste pas là !
- Peux plus... bouger...
À l’instant précis où la bouche infernale commence son souffle incandescent, Reis atterrit juste entre le monstre auquel elle fait face et la combattante, faisant de son corps un rempart contre les flammes qui se contentent de la caresser sans aucunement la brûler. La bête hurle de rage et de colère tandis que l’énigmatique jeune femme lève un bras au ciel en prononçant une formule magique. Une lumière d’un bleu sacré apparaît dans sa main qu’elle tend vers l’avant, projetant un rayon du même bleu qui décrit une trajectoire légèrement courbée allant jusqu’à la tête de la furieuse créature. Au point d’impact une lumière blanche explose, blessant légèrement la bête, mais surtout faisant s’évanouir le halo d’éclairs rouges. Norenji, qui réalise que la protection contre le feu n’est plus, hurle :
- Tiens, t’aimes le feu ! Prends ça !
Il délivre toute l’énergie qu’il a emmagasinée dans un sort de feu, les flammes qu’ils projettent, amplifiées par son bâton du même élément, carbonisent entièrement la tête et les pattes avant du malheureux monstre qui s’écroule immédiatement.
- Haha ! Y’a du porc grillé pour ce soir, déclare fièrement le mage noir.
- Et avec sa fourrure on va improviser des vêtements pour notre nouvelle amie ! conclut Mayllis encore tordue de douleur.
- Faites-moi d’abord descendre de là ! rappelle Sonia.
comment que t as du t amuser a ecrire tout ca.....
je te lirai un de ces 4 ![]()
wahou... trop la flemme là ^^
demain, promis !
Moi qui me disais naïvement que tu devais impatiemment attendre la suite... ![]()
ben oui mais pas trop longue ^^
ça y est , j´ai lu ! c´était dément le combat ! franchement bravo !
Tant mieux, c´était pas trop long alors, finalement ?
Heureusement que t´es là, parce que y´a pleins de gens pour me dire qu´ils sont intéressés par ma fic mais plus tard ![]()
N´est-ce pas Thanatos ?
et mimms, toujours en ville ^^
non en fait au début ça fait peur, mais le combat passe super vite, c´est pour ça qu´il est bien, tu t´imagines bien dedans.
Tout de suite, la suite !
13. Déterminés à agir
Juan, deux autres télépathes et Mike sont réunis dans le laboratoire de ce dernier, devant le corps de la femme vêtue de rouge et de rose dont le corps repose encore dans le liquide bionique. Une caméra filme la scène, permettant à Brother et à plusieurs hauts gradés d’y assister. Juan tient dans ses mains la sphère qu’il a ramenée de Midgar. Il se concentre et celle-ci se met à briller plus fort puis des lueurs vertes sortent du corps de la défunte pour entrer dans la sphère. Cela dure plusieurs minutes, après quoi Juan reste concentré. Les deux autre télépathes, intrigués, décident d’eux aussi se concentrer et focaliser leurs pensées sur la sphère. Cela dure plusieurs minutes, puis ils s’arrêtent tous les trois.
- Bon, vous avez réussi ? s’inquiète le professeur.
- Son esprit s’était bien scindé en deux, une partie restée dans le corps et l’autre qui vagabondait. Juan a réussi tout seul à réunir toute son énergie spirituelle dans la sphère zeta. Mais, il y a encore un problème... On aurait dû se douter qu’on ne peut pas ramener à la vie aussi facilement quelqu’un mort il y a tant de temps.
- Bon sang, mais quel problème ?
Sylvia observe le splendide coucher du soleil, un comme on ne peut en voir qu’ici, dans la région du canyon Cosmos. Les ombres s’allongent sur les nombreux rochers rouges. Assise sur son rocher, elle soupire : cela fait plusieurs heures qu’elle s’y est installée et qu’elle attend. Tandis que ses yeux bruns surveillent les alentours, le vent balaye ses courts cheveux châtain clair. Sylvia porte une tunique et un ruban semblables à ceux de Blake, et pour cause c’est elle aussi une adepte de Zangan. Et sa mission à elle est d’éliminer un changeforme que son grand-père a vu dans une de ses divinations passer par là. Cette mission ne pouvait être que la sienne, car Sylvia n’est pas seulement adepte de Zangan, elle est l’unique adepte de Zangan télépathe. Et les autres télépathes, ceux qui travaillent directement pour le gouvernement planétaire, lui ont appris qu’on pouvait distinguer un changeforme d’un humain en scannant son esprit. Un voyageur passe en bas. Elle tente plusieurs fois de lire ses pensées mais sans succès. Elle hésite avant de se lever de son rocher : et si ce n’était qu’un humain avec un potentiel télépathique encore non exploité ? Elle saura bien après l’avoir assommé. Ignorant qu’il ne lui reste même plus une minute à vivre, le changeforme continue sa marche à travers le canyon...
Le Capitaine Strife mène un groupe de vingt hommes en mission. Ils traversent une forêt tropicale. Aleck est en tête du groupe et utilise un sabre pour couper les lianes qui bloquent le chemin. Malgré l’ombrage des arbres nombreux et touffus, la chaleur est étouffante et l’air saturé d’eau s’ajoute à la transpiration sur les vêtements des hommes. Soudain il entend ses hommes tous pousser simultanément un cri de douleur et d’agonie. Il tourne le tête et se rend compte que tous ses hommes on été découpés en morceaux.
- Mais qu’est-ce c’est ? Qui a bien pu faire ça ?
- Mais c’est toi, répond une voix dans sa tête, regarde ce que tu tiens.
Il retourne sa tête vers l’avant et voit que sa main ne tient plus un sabre mais l’épée de l’ange, et du sang dégouline depuis la lame jusque dans sa manche. Il laisse tomber l’arme à terre, et tombe à genou, la tête entre les mains et hurlant d’horreur et de désespoir.
Son propre cri le réveille. Il lève son buste et respire, profondément essoufflé et transpirant comme dans son rêve. Ce n’est pas son premier cauchemar du genre. Depuis la mission à Midgar, il y a droit presque tous les soirs. Pourquoi ? Parce qu’il se sent responsable de la perte de tous ses hommes ? Sans doute. Et le fait qu’il en avait réclamé plus mêlé au sentiment que ça n’aurait fait que des pertes inutiles supplémentaires n’arrange pas les choses. Mais cette culpabilité n’est pas la seule en cause. Il y au aussi autre chose. Peut-être tout simplement la peur de la mort. Lui qui est déjà mort tant de fois et qui a été ramené à chaque fois, a bien senti que cette fois-ci leur adversaire aurait fait en sorte que ce ne soit pas possible. Pourtant, Aleck sait qu’il ne doit pas céder à la peur. Il sait bien qu’il mourra un jour comme tout être vivant, qu’il ne doit donc pas en avoir peur. Il allume la lumière, se lève et s’accroupit près de son lit. Il tire un tiroir et en contemple le contenu : la fameuse épée qu’il n’a encore pas maniée. Cette épée n’est pas plus que lui responsable du massacre, il en est sûr, seul le monstre qui la portait est à blâmer. Il prend la décision de commencer l’entraînement télépathique dès demain : pour pouvoir utiliser au mieux cette arme, il faut qu’il puisse lui parler.
Avant de fermer son laboratoire, Mike jette un dernier coup d’œil à la couveuse bionique pour vérifier que tout se passe bien, il vérifie sur l’écran de contrôle les différents niveaux. Dans la couveuse, un grand cylindre de verre assez grand pour contenir un être humain même très corpulent et rempli de liquide bionique, repose le corps inerte d’un petite fille d’une dizaine d’année. Un gros tube l’alimente en oxygène, quelques autres plus petits la nourrissent en intraveineuse et de nombreux fils électriques sont reliés à des sortes de patchs collés sur sa peau. Elle semble avoir un air de famille avec la femme en rose trouvée dans le fond de l’océan. Aleck qui vient rendre une petite visite à son ami scientifique l’interrompt.
- Alors, comment se porte ton clone ?
- Comme un charme. Elle a neuf ans et demi, il ne reste plus que neuf jours.
- Hein, je croyais que la machine vieillissait au maximum de six mois par jour !
- Oui, c’est exact, on va s’arrêter à quatorze ans.
- Mais pourquoi ? Elle était bien plus vieille ! Et d’habitude on va toujours jusqu’à vingt ans minimum.
- Ah, t’es pas au courant ? On a un petit souci...
- De quel genre, demande Aleck en fronçant des sourcils.
- En fait, elle a perdu une grande partie de ses souvenirs. On pense qu’elle risque de ne va même plus savoir parler. Alors d’un côté on a besoin qu’elle soit la plus solide possible, mais de l’autre il faut encore qu’elle soit capable d’apprendre à parler.
- Quatorze ans c’est même un peu trop vieux, non ?
- Pfff, je sais, mais on pense qu’en s’aidant de la télépathie pour l’apprentissage, ça doit pouvoir passer.
- Mais, on comptait pas sur elle pour sa capacité à utiliser la magie ? Et si elle a oubliée ça aussi ?
- Même si elle ne sait plus le faire, elle pourra le réapprendre, comme elle est de l’ancien temps elle a cette possibilité en elle, c’est pas comme nous qui ne pourrons jamais.
- Et on va le faire quand même, bien qu’une sorte d’ange ait voulu nous en empêcher ?
- Une sorte d’ange déchu plutôt, non ?
Tout les deux se taisent et observent la petite fille dans la couveuse. Ils recommencent à parler mais sans arrêter de la regarder.
- Et toi, j’ai appris que tu suivais quelques cours de télépathie avec Juan le matin et que tu cassais du bois avec un morceau de métal l’après-midi...
- Oui, c’est une opportunité formidable pour moi. Si je veux aller là-bas dans l’autre monde il me faudra autre chose qu’une mitraillette qui tombe en miette et l’arc c’est vraiment pas mon truc.
- Tu préfères une belle épée d’ange pensante et enflammée ? dit Mike en souriant.
- Exactement. On a fait venir un instructeur de l’autre bout du monde pour m’apprendre, y’a peu de gens à savoir ce servir d’une épée aussi grande.
je l´ai lu hier, mais j´ai pas eu le temps de réagir...
donc, je réagis !
faudra peut-être que je relise l´histoire avec la fille dans le bloc de glace, j´ai zappé un truc je pense.
C´est possible, surtout que je suis volontairement assez flou... Si y´a un truc que incompréhensible demande toujours, je me débrouillerai pour mettre l´explication dans la suite.
Je n´ai lu que la première partie ( le -1- ), mais je vais déjà donner mon avis : Pour l´histoire, bhé j´en sais pas grand chose évidemment, ça m´a l´air interessant, fanfic ff7 sur le forum ff9, y´aura t-il alors une jonction avec FF9? et l´autre monde, celui de magie, est-il le monde de FF9? Etrangement, si ces deux jeux sont peut-être dans l´histoire, ce que je viens de lire me fait penser à FF6, je ne sais pas pourquoi. Quelques fautes d´orthographes et de frappe, c´est dommage, il faudrait relecture parce que le plaisir de la lecture est là, ça se lit tout seul. Bien écrit, pour l´instant ça me botte. les temps du récit sont le passé simple et l´imparfait, pourquoi écrire a
désolé, je reprends : Je disais donc, pourquoi écrire au présent et passé simple? Mis à part, je trouve que le choix de ces temps là vont bien, alors ne change rien, on se sent plus proche de l´histoire.
Une petite bêtise de relevée : "Mais la Planète avait tenu bon et remporté cette guerre d´il y a deux mille ans en lançant un puissant sort qui avait transformé Mechanus le monde des machines en un monde de magie qui ne supporte pas la technologie. Mais ............."
trop de "mais" employés là, un mais aprés un point, je trouve que c´est moche, alors deux phrases qui débute comme ça... lol.
Je lirais la suite ![]()
Ah oui, ce qui me manquait : un as de l´othographe !
J´ai une version un peu plus correcte de ma fic sur mon disque dur car des fois je vois des erreurs après avoir posté :gloups:
Pour m´aider à avoir une version la plus correcte possible de ma fic, si tu continues à la lire, tu peux me référencer toutes les erreurs que tu voies. Plutôt que les poster ici, tu peux me les envoyer par mail je pense que c´est pas très utile de les mettre ici.
Sinon dans le cas présent, il me semble que l´emploi du présent se justifie par le fait que c´est une vérité générale encore valable.
Tu devrais reconnaître la suite mais lit la quand même c´est un peu différent de ce que tu connais déjà...
Et pour les fautes je suis désolé qu´il en reste, malgré les vérification de Word et une relecture avant de poster... Il faudra peut-être que je me décide à faire deux relectures au lieu d´une ![]()
Bon en même temps j´essaye d´être pointu hein, parce que ya peu de fautes lol, Sinon pour ce que tu me demandes, je peux toujours essayer, mais je te garantis rien, regarde :
"trop de "mais" employés là, un mais aprés un point, je trouve que c´est moche, alors deux phrases qui débute comme ça... lol.
Je lirais la suite
"
Hop, dernier recyclage de la fic de Satyne, pour la suite il faudra que j´invente tout tout seul. Post de Nap78 page 4 et post de JBB_the_Best page 8.
14. Le doyen du monde
L´Univers, comme l´appellent les prétentieux mortels persuadés de l´unicité de leur monde, grouille d´écoles proposant des études entièrement consacrées à la magie. L´utilisation illicite de cette puissance gigantesque a autrefois provoqué un conflit majeur entre les criminels et les combattants de la justice. Quand on réussissait à débusquer un quelconque malfaisant, on le jetait en vitesse au fond de la prison froide. Ce bâtiment, surtout composé de sous-sols, est souvent comparé à un cachot, à des oubliettes dans lesquelles on laisse s´éteindre petit à petit les détenus de faim, de soif, bien que les lieux regorgent d´humidité, de froid ou de maladies dues au manque d´hygiène, si ils ont la chance de ne pas se faire manger pendant leur sommeil par les insectes, les rats, les monstres ou encore leurs propres voisins de cellule. On ne vient les voir qu´une fois par semaine, pour leur lancer des morceaux de viande avariée ou des allumettes ; qui se révèlent utiles pour brûler les cadavres, à travers les barreaux.
Mais au fin fond de la prison, là où les responsables ne s´aventurent plus, là où la mousse et les champignons poussent sur les corps sans vie, au royaume de l´inhumain, un être reste la tête haute. Les jambes en lotus, les yeux fermés, il ne bouge pas, ne bouge plus, depuis des dizaines, des centaines d´années. Des cicatrices et des blessures creusent sont dos et son torse. Ni cheveux, ni barbe, ni moustache ne poussent sur sa tête, mais ses traits de visage gardent leur jeunesse. Il ne réfléchit pas, ne pense à rien. Il observe simplement la dimension des forces, pour l´instant un ensemble froid, vide, sombre, immobile. Mais une source de chaleur, de vie, de lumière et de mouvement naît petit à petit dans ce paysage spirituel, troublant le calme ténébreux. Les paupières du prisonnier se détachent peu à peu, ses membres reprennent leur énergie.
« Ça y est. Le monde se réveille. Son combat contre les humains a été enterré, on n’a pas voulu voir la vérité, mais il devait s´achever. Je vais jouer mon rôle, comme toujours. Il a déjà commencé à distribuer ses chimères à ses alliés... La guerre se prépare. » Il se relève, brise ses chaînes, remonte vers la surface. Il grimpe un à un les étages de la prison. Les prisonniers craignant toujours leurs codétenus se trouvant le plus en profondeur de la prison, notre homme n’a aucun problème avec eux. Finalement il arrive devant les hautes grilles qui barrent l’accès aux geôles. Derrière cette grille se trouvent trois gardes. Ils voient cet homme nu comme un vers se présenter à la porte.
- Qu’est-ce que tu veux le gueux, l’interpelle l’un des gardiens.
Froid comme le marbre, l’homme ne répond pas.
- Eh connard ! On te cause ! lui lance un deuxième garde.
Notre homme reste impassible. Le troisième garde s’approche et se positionne face à l’homme. Seule l’immense grille les sépare. Le garde crache une glaire répugnante sur le visage du prisonnier avant de lui dire :
- Alors connard ! Qu’est-ce tu veux ? Manger ? Sortir ? Eh ben t’auras rien ! Mouahahaha !
Le geôlier rie grassement. Toujours impassible son interlocuteur lui saisit la gorge. Le garde s’effondre raide mort sur le sol froid.
Ses compagnons, terrorisés par ce qu’ils viennent de voir courent chercher des renforts. Pendant ce temps, notre homme s’accroupit, saisit les clefs qui pendent à la ceinture de sa victime et les utilise pour ouvrir six des sept cadenas qui ferment la grille. La clef de la septième serrure est détenue par le chef de la prison. Qu’à cela ne tienne. Notre homme saisit le boîtier de la serrure, le serre dans sans main et le fait exploser. Il pousse la grille, met le corps du mort sur son épaule et part.
Quelques instants plus tard, une armée de garde arrive sur place. Elle trouve une horde de prisonniers qui veulent s’enfuir. La grille est ouverte.
C’est un carnage.
Bien que plus nombreux, les prisonniers sont fatigués, affamés et désarmés. Leurs gardes n’ont aucune pitié. Ils massacrent tous ceux qui se sont aventurés en dehors de la grille et referment cette dernière. Ils comptent les victimes dans leurs rangs. Aucun blessé. Aucun mort. Les seules victimes sont des prisonniers. Les gardes constatent que le septième verrou, le plus solide, a été défoncé. Il va falloir faire venir spécialement un forgeron du nord pour en faire un neuf.
Puis la garde part à la recherche de l’évadé, son corps n’étant pas dans le tas des victimes. Ils recherchent aussi le corps de leur collègue décédé. On retrouve ce dernier dans la salle d’arme en caleçon. Son assassin lui a volé son uniforme et lui a pris son épée. On ne le retrouvera pas. Il devient pour toujours le seul homme à jamais s’être échappé de la prison froide.
Il parcourt le monde. Il ne croise personne de particulier, tous ceux qu’il a connus sont morts. Mais il remarque une redondance en ce monde. Partout où il va la terre crie, souffre. Et tout lui indique que de grands évènements ont commencé. Il sait qu’il tiendra un rôle important dans ces évènements. Peut-être même ce sera son dernier rôle. Mais ce détail est sans importance.
Il continue à marcher. Il arrive devant les ruines de ce qui fut une école de guerre. Dans un tel établissement de nombreux étudiants peuvent y apprendre la magie, une telle chose n’aurait jamais été permise à l’époque où il a été emprisonné. L’air est encore chargé de l’odeur de la chair humaine brûlée. Ceci lui inspire l’horreur : les hommes s’entretuent.
C’en est trop.
Pour se remettre de ses émotions l’homme se pose sous un arbre pour méditer. Lorsqu’il se réveille il fait nuit. Quelque chose vient de troubler son repos. Quelque chose vient de pénétrer ce monde. Il lève les yeux au ciel.
Il ressent et voit alors.
Des ailes d’or brillent dans le ciel. « Un enfant de Bahamut, pense-t-il. Tous les éléments se mettent en place. » L’enfant de Bahamut atterrit au loin. Notre homme s’approche du lieu d’atterrissage. L’être vient de se transformer en femme et a rencontré un groupe de jeunes adolescents, sans doute des étudiants rescapés de l’école en ruines.
Il ressent qu’eux aussi auront un rôle à jouer et seront ses ennemis. Il décide de les tester.
Un paisible phacoche passe par là. Notre homme l’ensorcelle et observe la scène. Il va enfin savoir de quoi sont capables ses futurs ennemis.
Ca y est j ai tout lu!!!!
ouh! c etait long! je vois que tu t y est mis d arrache pied.
Tout d abord j aimerait te dire que c est très bien écrit (je pensait pas ca de toi
)
J´ai pu voir aussi sur le topic que tu aimais bien Jules Verne, ca se voit un peu dans le recit a certains endroits...
Par contre un point qui m a vraiment agacé durant la lecture c est qu au début on a vraiment beaucoup d histoires differentes n ayant pas grand chose en commun...
Ca fait un peu differentes histoires avec plusieurs heros, c est tres dur a suivre et pourtant j ai tout lu d un trait (sur un fichier Word que je me suis fait).
Heureusement tes 2 derniers chapitres commencent a fusionner tout ca, ca commence a prendre un sens! c est bien
A part ce point qui m a vraiment gené je trouve que le reste est tres bon et j attend ta suite avec impatience bien sur ![]()