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[Fic] Les deux mondes

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
18 mai 2007 à 10:29:36

bien joué, moi qui m´attendais à une vieille mission toute simple... au moins il y a du suspense !

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
19 mai 2007 à 14:10:56

Bon, je pensais faire un néologisme en parlant d´hydroliennes, en fait Word connaissait ce mot, j´ai vérifié sur le web et il s´avère que c´est ce que je pensais : un dispositif pour créer de l´énergie à partir des courants marins.

Sinon, pour ceux qui ne comprennent pas d´où vient le titre de ce chapitre...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vingt_mille_lieues_sous_les_mers

7. Vingt mille lieues sous les mers

De l’eau, des algues et des poissons à perte de vue... Natacha pourrait rester des heures à les observer, à les contempler, au point d’en oublier tout le reste. Elle n’est pas la première à être restée des heures ainsi, assise en tailleur à observer les fonds marins éclairés par les puissantes lumières internes d’Atlantidia. En fait ce comportement a commencé à apparaître dès que la cité sous-marine a commencé à être habitée il y a sept siècles. Il est tellement fréquent qu’on a même donné un nom à ceux chez qui il se manifeste : les contemplatifs. Oui, Natacha est devenue une contemplative, et dès qu’elle a un peu de temps libre elle s’assoit en tailleur et contemple le fond de l’océan. C’est sa manière à elle de se sentir ici chez elle bien qu’elle soit née à la surface. D’autres préfèrent jardiner, d’autres passent leur temps devant des écrans leur diffusant des films de la surface, d’autre enfin ne supportent pas cette impression que l’océan les écrase et pourrait à tout moment réduire en miette la voûte de verre au dessus d’eux et retournent vivre à la surface. Et elle, comme des millions d’autres, contemple et admire un paysage à peine gâché par les hydroliennes qui alimentent la cité en électricité. Natacha sort de sa contemplation, regarde sa montre pour vérifier l’heure, se lève et commence à marcher pour rejoindre son poste à l’heure sans avoir à se presser. Elle laisse derrière elle les autres contemplatifs qui ont aussi choisi ce grand hall dont la voûte de verre en forme de demi cylindre fait de l’endroit une place de choix pour l’observation des fonds marins.

En marchant, Natacha continue d’observer l’extérieur. Le gouvernement, à l’époque de l’élaboration du projet Atlantidia, a décidé que dans toutes les zones d’habitat et presque toutes celles de loisir l’extérieur serait visible. Cela pour éviter que les habitants se croient dans une prison de métal. Le résultat est magnifique, Natacha en est un peu plus convaincue encore chaque jour. Et dire que le projet visait juste, à l’origine, à créer une petite ville abritant le siège du gouvernement et le mettant à l’abri d’une éventuelle attaque de météorites... Après une heure de marche dans les tubes communicants, Natacha arrive devant le sas de sécurité du quai. Un homme mûr en ressort à ce même instant.
- Tout est OK ! J’ai fini de le vérifier et remplir les batteries, tu vas pouvoir y aller.
- Merci. À toute à l’heure.
Natacha pénètre dans le sas puis entre dans le quai, une énorme salle froide en forme de demi cylindre avec l’habituelle voûte en verre. Au centre de la salle un grand bassin d’eau rectangulaire, assez grand pour contenir le sous-marin que le technicien vient de vérifier et qui attend son pilote. Natacha est fière d’avoir réussi les tests d’admission au poste de pilote, grâce à ça elle a un des métiers les moins monotones d’Atlantidia. Un des plus risqué aussi, mais les accidents demeurent très rares. Elle entre dans son petit submersible grâce à une petite grue, prend place dans le cockpit puis s’enfonce dans le bassin. Elle arrive devant un énorme sas, celui qui rejoint le bassin à l’extérieur. Plusieurs minutes sont nécessaires pour traverser ce sas surtout à cause des différences de pression. Natacha se rapproche du sol pour passer sous la cité et se faufiler entre les différents pylônes qui la maintiennent à une vingtaine de mètres du fond. Elle remonte un peu pour passer au dessus d’un champ d’hydroliennes et continue d’avancer pour se retrouver dans des lieux sans la moindre trace d’installations humaines. Elle met le cap vers le nord pour la suite de sa mission qui est de cartographier les fonds marins en vue des prochains agrandissements d’Atlantidia. Elle programme le pilote automatique et sais maintenant qu’elle va devoir attendre plus d’une heure avant de rejoindre la prochaine zone à cartographier.

Cela fait maintenant quelques minutes que la zone en question est atteinte et que Natacha circule plus lentement pour laisser l’ordinateur de bord tracer la carte en fonction des données fournies par le radar. Mais elle ressent une impression bizarre, comme si quelque chose l’appelait. Elle accélère légèrement et se dirige là d’où semble venir l’appel. Tout d’un coup elle ne ressent plus rien et s’arrête. Elle scrute le sol des yeux et aperçoit un objet brillant sur le sol. Elle braque les projecteurs dessus et sursaute dans son fauteuil : elle vient de découvrir un immense bloc de glace formant grossièrement un cube d’environ trois mètres de côté reposant sur le sol. Au centre, en position horizontale, comme allongée sur le dos, son image déformée par la difformité de la surface du cube, repose une jeune femme aux long cheveux bruns figés en éventail, les yeux clos, vêtue d’une robe rose et d’une veste rouge. Comment peut-on se retrouver figé ainsi dans la glace ? Comment un bloc de glace peut-il rester au fond de l’eau au lieu de flotter ? Et pourquoi ne fond-il pas ? Natacha consulte le thermomètre externe : il fait -5. C’est sans doute de l’eau douce, mais il n’y a pas d’explication pour les deux autres questions qu’elle se pose. Le cube n’a pas l’air fixé au sol, elle décide donc d’y figer plusieurs câbles et d’essayer de le tracter. Ça ne marche pas, les harpons n’ont pas pu se figer dans la glace. Natacha décide d’essayer de l’enlacer dans un filet. Cette manœuvre réussit, et le sous-marin parvient à soulever légèrement le cube qui semble à peine plus lourd que l’eau. Natacha consulte l’état de ses batteries : elle devrait avoir largement le temps de ramener sa trouvaille.

Ralentie par sa charge, il lui a fallu presque deux heures pour arriver au dessus du champ d’hydroliennes. Elle utilise sa radio pour contacter la base et réclamer de l’aide pour rentrer son fardeau dans le quai.
- Allo, ici Explorateur 31.
- Ici le Commandeur en chef Vladick. Je ne sais pas se que vous avez trafiqué Capitaine, mais les trois télépathes qui sont ici doivent le savoir. Ils vous attendent avec une équipe à votre quai pour récupérer ce que vous avez rapporté. Allez-y sans attendre.
- Bien Commandeur, répond Natacha surprise.

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
19 mai 2007 à 16:07:02

mystère... ^^

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
19 mai 2007 à 17:42:13

Tiens c´est marrant ton commentaire...

http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%AEle_myst%C3%A9rieuse

vertluc
vertluc
Niveau 7
21 mai 2007 à 21:54:23

on ma reproché de ne pas le marqué sur se topic donc je le répète,ce n´est pas le style que j´aime et je n´arrive pas a comprendre (peut on aimer quelque chose que l´on ne comprends pas?)

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
22 mai 2007 à 01:13:24

Bah, j´arrive pas à comprendre ce que tu comprends pas...
:gne:

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
22 mai 2007 à 17:11:13

c´est pas faux... :p)

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
24 mai 2007 à 11:45:30

Vraiment si c´est trop complexe faut me le dire !

Bla bla bla, pages 5, 6 et 7, posts de MisterRPG, Satyne et Magfusior...

8. Prisonniers

- Melvin, réveille-toi ! chuchote Norenji.
- J’ai mal à la tête... Qu’est-ce qui s’est passé ?
- On a été capturés. Y’a eu quelques mort je crois, sinon tous les autres ont dû se rendre.
- C’est vraiment la cata...
- Ouais, t’as vu leurs sorts ? C’est impossible de faire un sort de feu pareil, chuis sûr qu’ils mélangent les éléments feu et vent, j’aimerai bien pouvoir faire un sort pareil !
- C’est super intéressant ce que tu me dis là... Faudrait plutôt chercher un moyen de s’évader.
- Chut ! Ils nous surveillent !
Melvin, allongé sur le sol poussiéreux, lève son buste et pose les mains au sol juste derrière lui puis observe les lieux. Ils sont une vingtaine dans une grande cellule rectangulaire dont trois des côtés sont des murs de pierre et dont un grand côté est une grille de prison avec une porte au milieu. En face il y a une cellule quasiment identique qui contient elle aussi à peu près une vingtaine de prisonniers. Entre les deux cellules une espèce d’allée terminée d’un côté par un escalier qui monte et de l’autre par un mur sur lequel repose une torche, l’unique source de lumière des lieux. Le sol est partout poussiéreux. L’ensemble des deux cellules et de l’allée centrale forme à peu près un carré. Devant l’escalier il y a deux hommes en tenue de mage, chacun tenant un grand bâton de mage en restant assis sur sa chaise et en surveillant la cellule de son côté. Leurs yeux grands ouverts, blancs et brillants donnent la chair de poule.
- On est que ça ? Et où est Mayllis ?
- Mayllis et Jilen sont dans l’autre cellule. Et j’ai entendu dire qu’ils nous ont pas tous parqués ici.
- Et nos armes ?
- Ben ils les ont toutes prises.

On entend une porte s’ouvrir en grinçant en haut de l’escalier. Un garçon de huit ans en descend sans que les deux gardes semblent réagir. L’air sévère, il observe tous les prisonniers un par un en parcourant l’allée. Puis il s’approche des deux gardes et leur dit quelques mots incompréhensibles. Les deux gardes se lèvent et ouvrent les grilles en sommant les prisonniers de sortir en silence. La petite foule se lève et emprunte l’escalier au bout duquel deux autres gardes et le petit garçon les attendent. Tous les trois commencent à s’enfoncer dans la forêt, suivis par la quarantaine de prisonniers les deux autres gardes en arrière. Il fait nuit mais on y voit relativement bien car le ciel sans aucun nuage est particulièrement bien étoilé...
- Melvin, t’as remarqué, chuchote Norenji, le grand qu’est sorti le premier c’est bien un des berserks, celui qu’on surnomme Brutus...
- Ouais je crois.
- Et Mayllis et Jilen sont les deux dernières.
- C’est vrai, je sens qu’il va falloir se préparer à courir.
Une fois les deux derniers gardes éloignés de dix mètres du chalet dont ils viennent de sortir, un des prisonniers éternue particulièrement fort. Simultanément, Brutus se jette sur les gardes devant lui et Mayllis et Jilen se retournent et foncent chacune sur un garde. Brutus attrape ses deux proies au cou et ramène leurs têtes l’une vers l’autre tandis que Jilen frappe à la tête et que Mayllis enlace son adversaire pour le maîtriser. Trois des gardes sont déjà assommés, et Jilen envoie de la même manière celui que Mayllis agrippe au pays des songes. Celui qui a éternué crie « L’est c’est par là ! » et commence à courir, suivi par tous les autres, tandis que le gamin crie dans la même langue inconnue, sans doute pour donner l’alerte.

Après une dizaine de minutes de course, le groupe parvient à atteindre la lisière de la forêt.
- Eh, les transports ! s’écrie Melvin. Ils sont partis sans nous !
- Regardez, là, crie une autre. Il y a des traces des sorts qu’utilisaient les terroristes un peu partout.
- Ils ont dû se battre avec les pilotes pour nous piquer nos bateaux.
- Il faut rentrer le plus vite possible à Seigan pour faire un rapport.
- Et les autres on les laisse ?
- Notre seule chance de les libérer c’est d’aller chercher des renforts, et faut pas perdre de temps, y’en a au moins pour quinze heures de marche.
Et sur ces derniers mots de Melvin le groupe se met en route...

Que c’est dur ! Malgré le beau temps le moral n’est pas bon. Cette marche forcée pour aller raconter son terrible échec puis sa fuite est loin d’être facile. C’est dans ce silence pesant de culpabilité et de honte qu’ils avancent, toujours vers l’est. Ils marchent pendant une heure avant que le jour se lève, progressent toute la journée en faisant quelques pauses mais sans prendre le temps de se nourrir car ils n’ont pas le temps de chasser, et continuent encore une heure après le coucher du soleil avant d’enfin arriver aux abord de leur fac.

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
24 mai 2007 à 18:52:01

tu aurais peut-être du leur faire passer plus de temps dans la prison... et l´évasion fait surréaliste.
sinon, ne fait pas attentions aux mauvaises critiques, écris pour toi ça suffira

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
24 mai 2007 à 20:14:20

Mais c´est que les berserks c´est des brutes pures, t´as pas pigé :noel:

vertluc
vertluc
Niveau 7
24 mai 2007 à 22:10:16

ce que je ne comprends aps c´est qu´il n´y a pas de rapport ac final 9. j´ai relu et sais bien écrit je dit pas mais je ne peut pas me plonger entièrement dedans je m´excuse je ne veux pas taché cette fiction qui est super du point de vue des autres lecteurs donc se sera mon dernier post péjoratif sur ce topic et je ne me contenterai que de se que j´aime bien comme les decors,l´ambiance et les personnages(je les confonds je crois que c´est sa mon problème!!).
Donc bonne continuation et fatenia a donner un bon conseille que je suivrait:" écris pour toi ça suffira"

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
24 mai 2007 à 22:13:35

Le lien avec FF9 ? Ben la magie, le (futur) rôle central des chimères... C´est vrai c´est pas le monde de FF9, mais il y a (aura) de nombreux liens...

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
27 mai 2007 à 01:59:41

Allez, il est temps de poster une petite suite, je vais pas laisser couler ce topic en page 2 !

9. Nouvelle mission pour le Capitaine Strife

Deux personnes sont en train de discuter avec Brother. La première est le capitaine Strife. La seconde est un jeune garçon brun aux yeux noisette de dix ans mais dont l’expression sérieuse est celle d’un adulte. Au centre de la pièce cylindrique trône un gros cylindre métallique gris de deux mètres de haut et d’un diamètre presque équivalent, c’est l’unité centrale de Brother. Sur l’unique mur sont fixés douze écrans plasmas géants affichant tous la même image : un visage féminin en images de synthèse. Le visage n’est pas inexpressif mais neutre c´est-à-dire d’une beauté quelconque mais sans défaut, pas particulièrement pâle mais d’une teinte trop uniforme pour être réaliste. Quant aux cheveux leur immobilité les rend eux aussi légèrement surréalistes. Entre chaque écran un haut-parleur, par lequel Brother s’exprime toujours de sa voix féminine et électronique tout en animant le visage laissant l’illusion quasi-parfaite que c’est bien les lèvres sur les écrans qui produisent les sons de sa voix.
- J’ai une totale confiance en vous deux. Télépathe Juan MacCoy, vous seul avez les compétences requises pour aller la chercher.
- Sommes-nous sûrs qu’elle est bien là-bas ?
- Non, mais c’est très fortement probable. Acceptez-vous cette mission ?
- Oui.
- Capitaine Strife, vous choisirez une dizaine d’hommes que vous mènerez pour former son escorte.
- Dix hommes ? C’est un peu risqué, j’en prendrais bien le double.
- Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre le risque d’attirer l’attention. Vous savez pertinemment qu’il y a sans doutes encore des changeformes non repérés et il faut éviter à tout prix qu’ils sachent ce que nous comptons faire.
- Va pour dix hommes.
- Vous partirez dès demain matin. Avez-vous d’autres questions ou remarques à formuler ?
- Je doute vraiment qu’on puisse réussir, Brother, s’inquiète le capitaine. Mais moi aussi je vous fais confiance, comme toujours.
- Alors je pense qu’on a tout dit. À demain Capitaine, conclut le jeune télépathe avant de sortir.
- Je sais qu’il est très doué et très mature pour son âge, mais n’est-il pas trop jeune pour cette mission ?
- Depuis qu’on a découvert le moyen de développer les pouvoirs des télépathes, c’est-à-dire depuis tout de même six siècles, on n’a pas vu aussi doué que lui. C’est lui qu’il nous faut, il est même peut-être le seul à en être capable.
- Il n’en est pas moins jeune. Pourquoi le faire maintenant, pourquoi ne pas attendre.
- Mais parce que nous n’avons peut-être pas le temps d’attendre ! Cela fait dix ans que les forces spirituelles de la Planète ont commencé à être drainées. Il nous faut agir vite. Et je suis sûr que notre soldat le plus expérimenté pourra le protéger et l’épauler.
- J’ai un mauvais pressentiment. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. Et je me trompe rarement.
- Ne te laisse pas déboussoler des sentiments aussi irrationnels.
- Vous avez sans doute raison. Bon, je vais allez choisir mes hommes.
- Bonne chance pour demain, Aleck !
Aleck Strife sort à son tour, laissant Brother seul. Plutôt que de se rendre directement au centre d’assignation des missions, il décide de faire un saut au laboratoire du Professeur Blake.

La lumière du laboratoire est encore allumée. Le Professeur Blake ne travaille pourtant plus, il se contente d’observer une sorte de sarcophage en verre et son contenu.
- Bonsoir Mike.
- Ah, bonsoir Aleck, répond l’homme en blouse blanche manifestement interrompu dans sa rêverie. Comme tu le vois on a réussi à la sortir de son cube de glace. Elle est morte, mais si elle est aussi vieille que Brother le pense alors elle a été très bien conservée. On a pris un cheveu et l’ADN était intact. On l’a aussitôt mise dans du liquide bionique pour la conserver intacte.
- Tu penses que c’est possible ? Qu’elle serait morte avant l’invasion de Mechanus et qu’elle aurait guidé les anges qui sont venus nous aider ?
- Ça j’en sais rien, c’est l’affaire des télépathes et de Brother. Tout ce que je sais c’est que l’ADN était intact et qu’on va pouvoir la clôner. Bon, si ça te dérange pas, il va falloir que j’y aille, je te laisse éteindre.
- Ok, à plus.
Aleck reste dans le laboratoire plus d’une heure à observer la jeune femme en robe rose ramenée d’Atlantidia, comme hypnotisé, avant de se décider à aller choisir ses hommes pour sa mission d’escorte. Aleck a maintenant plus de quatre cents ans, il a été ramené à la vie après chacune de ses cinq morts. Il est lui-même intrigué par son propre record, personne d’autre n’ayant jamais eu la force de revenir plus de deux fois. Il ignore pourquoi. Mais la belle jeune femme morte qui repose dans le liquide bionique l’intrigue plus encore.

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
27 mai 2007 à 13:01:38

on va appeler ça un chapitre de stagnation ^^

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
27 mai 2007 à 14:32:35

Parce qu´il se passe pas grand chose ? :sleep:
C´est le calme avant la tempête...

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
28 mai 2007 à 18:39:49

Posts de Satyne page 6 et 7, posts de JBB page 7 et... 1 (et oui, je suis loin de respecter scrupuleusement la fic de Satyne !)

10. Ifrit

Tout d’un coup la pénible et interminable marche que les évadés ont effectuée leur semble insignifiante à côté de la douche froide qu’ils prennent maintenant : la fac est en ruine, il y a des débris partout et des corps carbonisés gisent de ça de là.
- Les mages noirs terroristes ! Ils sont venus ici avec nos vaisseaux !
- Moi, j’en ai ma claque, dit Brutus, j’me barre chez mes parents, adieu les gars !
- Attendez ! Il faut chercher s’il y a des survivants, réplique Melvin.
Tandis qu’une bonne moitié font de même que Brutus, l’autre moitié décide de faire quelques recherches en se séparant pour aller plus vite. Plusieurs d’entre eux pleurent et interrompent leurs fouilles, mais Melvin continue. Il commence par fouiller les dortoirs et retrouve son journal intact dans son bureau défoncé ainsi que sa clef en or. Il récupère aussi un sceptre qui devait appartenir à un autre mage blanc et un sac de voyage en bon état. En continuant à chercher il s’approche inconsciemment du temple et ne s’en rend compte que lorsqu’il est au pied de la porte. « Lui n’a pas bougé. On risque de partir pour pas mal de temps, alors je vais vérifier si ce fameux Ifrit pense toujours que je ne suis pas prêt. »

Il effleure la porte dont un battant s’ouvre aussitôt. Il entre, et comme la dernière fois des torches portées par des statues éclairent un chemin en ligne droite. Il avance. Encore une fois il entend parler dans sa tête.
- Tu as beaucoup mûri en si peu de temps... Mais je ne sais pas si tu es prêt.
- Prêt pour quoi ? Prêt à quoi ?
Melvin continue d’avancer et se retrouve avec la porte à cinq mètres en face de lui.
- Ah non ! Je ne suis pas encore entré ici pour rien.
- ...
- Réponds !
Melvin fait volte-face et avance dans l’obscurité. Les torches derrière lui s’éteignent et celles devant lui s’allument. Il décide de sortir de cette allée et marche entre deux statues. Subitement toutes les torches s’éteignent et c’est le noir absolu.
- Cela me plait, tu as appris à douter de l’autorité, de l’ordre imposé.
- Et alors ?
- Quelqu’un qui suit le chemin qu’on lui trace sans y réfléchir, qui croit que les destinées sont déjà tracées, n’aura jamais le courage de se battre pour l’avenir car il croit que celui-ci est déjà déterminé. Passe cette dernière épreuve et je saurai que tu es prêt !
Une douzaine de torches portées par des statues en cercle autour de Melvin s’allument. Les statues, qui tiennent chacune dans leur main droite une épée en pierre, s’animent et s’approchent. Leurs gestes sont lents, Melvin pourrait s’enfuir mais il veut réussir l’épreuve. Les statues, grandes de deux mètres, frappent mais Melvin esquive sans mal. Il tente de les frapper mais rien à faire, elles sont trop solides. Au bout d’un quart d’heure Melvin commence à fatiguer, il se fait brûler légèrement le coude par une torche qu’il touche en esquivant un coup d’épée. Melvin entend alors une statue tomber. Il se retourne : c’est la statue qui tenait la torche. Le jeune mage blanc, rassuré d’avoir trouvé le point faible de ses ennemis, commence alors à donner des coups de sceptre sur les torches des statues qui s’écroulent une à une. Melvin, essoufflé, se retrouve à nouveau dans le noir absolu. Puis une énorme créature apparaît en s’embrasant. C’est un humanoïde de trois mètres de haut, le corps recouvert d’une fourrure incandescente avec deux cornes de bélier sur sa tête. Il flotte dans l’air à un bon demi mètre du sol oscillant légèrement de bas en haut.
- Tu t’es montré à la hauteur de ce que j’espérais.
- C’était quoi ce test ? Tu sais que j’ai eu de la chance de gagner !
- Ta victoire m’importe peu. Tu as réussi le test dès les premières minutes en choisissant de combattre plutôt que de fuir : tu as prouvé ta valeur et ton courage.
- Et j’ai gagné quelque chose ?
- Oui, à partir de maintenant, et tant que tes actes me sembleront dignes, nous seront liés et tu pourras me faire intervenir en me fournissant l’énergie nécessaire pour me matérialiser, je ferai alors s’abattre un déluge de feu sur tes ennemis. À partir de maintenant tu es un invoqueur.
- Je croyais que les invoqueurs avaient disparu il y a mille ans.
- Oh, ça oui. Il y a mille ans nous, les chimères, lorsque notre invoqueur mourait au combat nous nous liions à celui qui l’avait vaincu. À force, les invoqueurs étaient des êtres de plus en plus avides et on causés de nombreux désastres. Lorsqu’un homme particulièrement malsain est parvenu à toutes nous réunir, nous nous sommes rebellées contre lui. Nous avons décidé de changer les règles, que désormais une chimère choisirait avec qui elle sera liée, et nous l’avons laissé tomber. Désemparé, il est mort vaincu par le faible guerrier qui avait osé le défier. Depuis chacune de nous s’est construit un temple, attendant qu’un mortel digne de nous se présente. Tu es digne de moi, et je suis sûr que plusieurs autres seront de mon avis.
- Pourquoi ne pas avoir empêché le massacre de mes amis qui vient d’avoir lieu ?
- Je regrette, je n’ai rien vu de ce qui s’est passé. Je ne peux intervenir dans le monde matériel que dans ce temple ou si mon invoqueur m’appelle. Le reste du temps je suis dans le monde des rêves.
- Et pourquoi moi ? Vous avez dû en voir passer du monde, non ?
- Tu sembles ne pas connaître ta propre valeur... Tu devrais vraiment voyager pour trouver les autres temples. Tu verras du pays, tu te lieras peut-être à d’autres chimères et surtout tu apprendras à te connaître !
Sur ce Ifrit s’éteint, laissant à nouveau les ténèbres envahir le temple. Puis la porte s’ouvre, permettant à la lumière des étoiles de guider Melvin jusqu’à la sortie.

Melvin décide d’aller retrouver les autres. Ils se sont tous réunis près des dortoirs. Ils ont tous récupéré diverses choses, notamment une arme chacun. Norenji, par exemple, a récupéré un bâton de feu et un grimoire de magie et Jilen s’est emparé d’une énorme hache double qui, autant que Melvin se souvient, devait appartenir à Brutus. Ils ne sont plus qu’une douzaine, mais il y a une nouvelle parmi eux. Melvin reconnaît cette petite fille blonde aux yeux bleus, c’est la fille d’une enseignante en magie noire. Elle a à peine douze ans et n’est pas étudiante, mais elle logeait dans les dortoirs de la fac et suivait souvent les cours de sa mère.
- On a trouvé qu’elle comme survivante. Et y’en a encore la moitié qui sont partis pour rentrer chez eux.
- C’est horrible ! Des hommes qu’on ne connaissait pas sont descendus des bateaux volants qui devaient vous ramener. Ils ont tout détruit avec leurs boules de feu. Ils ont tué plein de gens et fait prisonniers les autres. Moi je suis restée cachée et j’ai eu très peur.
- Et ta maman ?
- Je sais pas, je l’ai pas revue ! dit-elle avant de se mettre à pleurer.
- Je suis sûre qu’elle va bien, tente de la réconforter Mayllis en la prenant dans ses bras. Elle a sûrement été capturée. Et si ils ont capturé des gens ce n’est sans doute pas pour les tuer. Regarde, nous aussi on a été capturés, et bien on s’est enfui et maintenant tout va bien pour nous !
- Vous avez trouvé de quoi s’installer pour dormir ? s’inquiète Melvin.
- On peut essayer de bricoler des tentes avec les couvertures des dortoirs.
- Écoutez, je sais que c’est dur, mais il faudrait que demain on enterre les morts, on peut pas les laisser comme ça ! propose Melvin.
Après une approbation générale plutôt timide de cette dernière idée, le groupe décide de s’installer pour dormir non loin de la fac.

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
28 mai 2007 à 18:49:33

il va tout péter ! yahaaaaaaaa ! :banzai:
c´est cool ce chapitre est le mieux pour l´instant !

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
28 mai 2007 à 18:52:12

Damned ! Mon unique lecteur est un barbare ^^

fatenia54du13
fatenia54du13
Niveau 9
28 mai 2007 à 20:06:08

sacrebleu, morbleu, mais diantre quoi !

vertluc
vertluc
Niveau 7
29 mai 2007 à 19:14:37

on dit pas morbleau on dit morbol (nouvelle expression)

La vidéo du moment