Hop là, partie deux terminée. Il me reste encore à écrire la partie trois, mais je sais enfin ce que je vais y faire!! Enfin bon, sans plus attendre, la suite!
- Epilogue : Partie 2
Les adieux furent long et tristes. En effet, tous avaient conscience que certains membres de la famille seraient sans doute blessés, ou même pire, disparaîtraient.
Bibi et Zôê prirent tour à tour chacun de leur enfant dans leurs bras.
Après des effusions de larmes, la famille se mit en marche. Personne ne devrait savoir ce qu’ils comptaient faire. Ils avancèrent silencieusement dans une Alexandrie endormie, se faufilant tels des ombres.
Arrivés au port, Bibi alluma les moteurs du Djidane1, son aéronef personnel, et décolla avec à son bord Zôê et quatre de ses enfants. Sur le quai, Mystrio et Myo les regardèrent s’en aller, leur faisant des signes de la main.
« A nous de jouer. » fit Myo.
« Nous ferons de notre mieux et nous réussirons. » continua Mystrio.
Pendant ce temps, le petit mais fière Djidane1 fendait l’obscurité, direction Dali.
Tek observait son père piloter.
« Tu réussira à le faire. Tu as ça en toi. J’ai confiance. » l’encouragea ce dernier.
Le jeune mage ne répondit rien.
Puis Dali fût en vue.
Après un dernier au revoir, le petit aéronef redécolla, laissant au sol quatre mages noirs devant un magnifique vaisseau vert émeraude.
« Ne vous inquiétez pas ! s’exclama Tek à l’intention de ses frères et de sa sœur. Je vais le faire ! »
Pendant ce temps, Bibi et sa femme continuaient leur route.
« Qu’est-ce que je devrais faire ? » demanda Zôê.
« « Les racines de l’Ifa enserrent le monde. ». C’est une des chose que j’ai apprises durant mes aventures. Tu contrôle l’Ifa. Tu peux protéger ce monde avec. » expliqua notre héros.
« Oui, sans doute, mais cela demande de l’énergie. Enormément. »
« Laisse moi m’occuper de cela. L’énergie c’est mon affaire. Contente toi de faire ce que tu as à faire. »
Zôê se tût, et son silence se prolongea jusqu’à ce que l’on appelle la plaine de l’Ifa.
Bibi fit atterrir son appareil et se tourna vers sa dulcinée. Plus il la regardait et plus il l’aimait. Elle avait été faite pour lui. Elle était son équivalent en ce monde. Sa moitié. Son amour. Sa raison de vivre. Il s’approcha d’elle et l’embrassa. Longuement. Très longuement. Puis Zôê retira sa bouche de celle de Bibi. Et elle descendit, mit pied à terre.
« Reviens vite me chercher ! » lança-t-elle à son fiancé.
« Promis ! » lui répondit celui-ci.
Cette réponse lui fit mal intérieurement, car il sentait qu’il ne pourrait sans doute pas l’honorer.
Il fit un dernier geste de la main en direction d’elle et décolla.
Il la regarda une dernière fois depuis le ciel, elle si belle.
Puis, une fois suffisamment loin, elle disparut de son champ de vision.
« Il ne me reste qu’un chose à faire avant de retourner sur mon île » pensa notre héros.
Il ne lui restait en effet qu’un dernier endroit à protéger du cataclysme qui approchait. Le village des mages noirs.
Numéro 234 regardait le ciel et y voyait une petite tâche se découper dans la lumière matinale. C’était un aéronef. Un aéronef qui fonçait vers son village. L’engin se posa derrière son auberge.
« Bibi ! » s’exclama-t-il en voyant l’occupant en descendre.
« Je dois faire vite ! lui répondit ce dernier. Où sont Numéro 288 et Mikoto ? »
« Sans doute près du cimetière, comme d’habitude »
« Merci ! » lança Bibi alors qu’il partait déjà en courant.
Dans le cimetière, Numéro 288 était assis sur une souche. Mikoto conversait avec le mage lorsqu’elle aperçut notre héros.
« Bonjour... » lui dit elle.
« Bonjour Mikoto, bonjour 288. Je vais aller droit au but. J’ai une mission à vous confier. Un grand drame approche. »
« Terra... » fit la génome.
« C’est exactement cela. Mais comment le sais-tu ? » demanda Bibi.
« Terra est ma planète d’origine. Et je sens qu’elle s’approche de plus en plus de nous. La fusion est don inévitable... »
« Alors c’est cela...commença 288. Je sais ce que tu veux Bibi. Tu veux que nous fassions évacuer Condéa et que nous les amenions ici. Ils seront plus en sécurité avec nous que dans leur village suspendu. »
« Exactement ; dit notre héros. Même si cela implique de dévoiler le village à des étrangers... »
« Le monde change, expliqua le patriarche mage.
Tu changes. Hier encore tu craignait de t’arrêter. Aujourd’hui tu es prêt à offrir ta vie pour ce monde.
Je change. Je m’arrêterait bientôt. »
« Mais... »
« Laisse moi finir, jeune mage. Ma fin est inévitable, je le sais. J’ai toujours oeuvré pour le bien de ce village, et nous avons vécu cachés. Mais dans ce nouveau monde qui naît, nous devons évoluer. Nous protégerons donc les condéiens. Quand à ma fin, ne t’en inquiète pas. J’ai fait mon temps, et Mikoto prendra ma relève. Elle sera prendre les bonnes décisions et mener nos deux peuple qui ne seront bientôt qu’un. Maintenant va mage, accompli ton destin ! »
Bibi regarda une dernière fois 288 et s’en alla. Il n’avait pas tout comprit , mais il avait une certitude. De grands bouleversements étaient à venir. Et ce monde devait les vivres. C’était son devoir à lui, Bibi Oruntia, jeune mage noir de son état, qu’incombait la lourde tâche de protéger ce monde.
Et cette protection passait par un lieu précis, l’île de Balt, dont il était justement devenu le gardien.