- Retour à Alexandrie
Un vent léger soufflait. Les turbines et les ailes immenses de l’Eikogarde remuaient l’air. Il décollait avec à son bord la princesse Eiko Carol-Fabre, Freyja Crescent, Tarask Coral et les jeunes Oruntia. L’aéronef partait vers un petit village du nom de Dali.
Sur le pont, Eiko était entourée de ses protégés. Elle tentait de leur apprendre les arcanes de la magie blanche. Kokko réussissait avec facilité, à l’inverse de ses frères.
« Ca m’énerve ! » s’exclama Myo avant de partir, visiblement vexé.
La journée était belle, calme et reposante. Tarask était allongé sur une épaisse.
Freyja arriva à son niveau.
« Alors ? Que penses tu de ces enfants finalement ? » demanda-t-elle.
Le berseker ne répondit rien. La chevalier dragon sembla s’en amuser.
« C’est bien ce que je pensais ; dit-elle en riant. Moi aussi je les adore. »
«Ils sont incroyables ; fit Tarask. As-tu remarqué qu’ils ont tous un domaine de prédilection ? »
« Oui. Cela saute aux yeux. J’ai l’impression que tu apprécies d’ailleurs particulièrement le jeune Myo. »
« C’est vrai. Il utilise la magie comme force physique. C’est étonnant. J’ai bien envie de le prendre avec moi pour en faire un grand guerrier. Il est prometteur. »
« Ils le sont tous. » lui répondit la guerrière.
« Je pressent quelque chose Freyja ; dit Tarask. Depuis la fin de Darkness, le monde change. Nous changeons tous. Et des changements encore plus grands arrivent. Si tu veux mon avis, ces jeunes enfants risquent de devenir des êtres qui vont compter dans le futur. Ils sont destinés à un avenir exceptionnel, j’en suis certain. »
Freyja ne répondit rien. Elle et le son compagnon d’armes se turent. Le seul bruit que l’on entendit fut celui des moteurs.
L’engin progressait vite. Bientôt, il se posa à Dali. Tous débarquèrent.
« C’est quoi ce village ? » demanda Myo.
On lui répondit que c’est dans ce village qu’avaient été conçu nombre de mages noirs. Cette nouvelle sembla choquer les enfants.
« Ne soyez pas triste de cela. Ce n’est pas par ce que votre peuple est né ici, de la main de l’humain, qu’il lui est inférieur ; expliqua Freyja. Au contraire, les mages noirs ont acquis leur liberté d’eux mêmes, et grâce à vous leurs fautes ont été pardonné.
Les enfants ne dirent rien et restèrent sans bouger pendant un petit moment.
« Il faut maintenant vous mettre en route ! » s’exclama Eiko, brisant le silence.
« Pourquoi ? » fit Manag.
« On va où ? » reprit Mystrio.
« A Alexandrie. C’est là bas que vous attendent vos parents. Un cargo à vapeur va nous y emmener. » expliqua la jeune invokeuse.
« Tu viens avec nous Eiko ? » demanda Kokko.
La princesse baissa la tête.
« Je suis désolée, je ne peut pas ; dit cette dernière. Mais on se retrouvera là bas. Allez hop ! Allez y ! Ne perdez pas de temps, vos parents doivent déjà y être. »
« C’est vrai ? » interrogea Myo.
« Vrai de vrai ! » fit Eiko
« Alors on se retrouve à Alexandrie, promis ? »dit Kokko.
« Promis ! » lui répondit Eiko.
Et les enfants allèrent lui dire au revoir avant d’embarquer dans le transport qui les attendait.
Il s’agissait d’une sorte de grosse coque de bateau avec de chaque coté deux énormes hélices. Au dessus de l’appareil trônait un gros ballon ovale maintenu par des câbles.
« Comment ça marche ? » demanda Tek à un mécanicien qui passait par là.
« Oh ? Ca ? fit ce dernier. C’est un ballon conçut avec une toile étanche. A l’intérieur est emprisonné un gaz rare très léger. Le ballon à donc tendance à monter vers le ciel, du coup, la coque s’allège... »
« ...et il faut moins de puissance pour faire voler l’appareil ; continua le jeune mage. Ingénieux... »
Bluffé par la remarque, le lindbluméen sourit.
« Si tu veux voir la salle des machines durant le trajet, viens me voir. » fit ce dernier avant de retourner à ses occupations.
Tek allait se précipiter vers cette salle au nom magique pour lui, mais ses frères et sa sœur attirèrent son attention.
Ils s’étaient regroupés tous les cinq autour d’un être tout de rose vêtu. Le jeune mage s’en approcha. En le voyant arriver, l’être s’exclama.
« Oh ! Il y en a un sixième miam ! »
« Viens voir Tek. Je te présente Kweena, une autre amie de papa. » fit Kokko à l’intention de son frère.
Celui-ci s’exécuta , pendant que l’aéronef décollait.
L’engin ramenait tout ce petit monde vers Alexandrie, où les six retrouveraient bientôt leurs parents.
Fin de cycle 3 de la fanfiction Une fiancée pour Bibi