Ah! Enfin les vacances. Ca fait du bien. la fin du deuxième trimestre. Envoie des dossiers dans les écoles. J´ai fait le plus dur. Plus qu´le bac. Allez hop, une petite suite...
- Pressentiments
Une énorme fumée noir se dégageait de la cabine. Bibi et son fils en sortirent en toussant.
« J’ai réussi, Maman !, dit le petit mage en se précipitant vers sa mère, j’ai réparé le vaisseau de Papa ! »
« Comment-ça ? »demanda Zôê, qui ne savait absolument pas comment pouvait fonctionner un aéronef.
Bibi lui expliqua calmement :
« Eh bien, il semblerait que cet enfant soit un génie en mécanique. Un vrai bricoleur. »
« Moi aussi j’ai une surprise pour toi, répliqua Zôê, sur un ton qui semblait provocateur. Nous avons une fille. » Elle montrait son enfant.
« Nous allons de surprise en surprise en surprise »répondit Bibi.
« Nous allons surtout aller nous coucher. Le jour touche à sa fin. » dit Zôê, dont l’instinct maternel venait de reprendre le dessus.
« J’ai faim Maman ! »se plaint alors un des mages.
« Je pourrais faire à manger avec le livre de cuisine. »dit la petite sœur.
« Bonne idée ! dit Bibi, qui commençait aussi à avoir faim. Tu trouveras les ingrédients nécessaires dans l’aéronef. On verra ce que l’on pourra faire avec. »
« Nous commençons à aller dans la grotte. Toi, va chercher les aliments avec ta fille, lança Zôê à l’adresse de son mage. Il est tard, et je sais qu’il ne vaux mieux pas traîner ici la nuit. J’ai vécu sur cette île depuis toujours, et la nuit est ici dangereuse. Crois moi. »
le petit groupe se mit alors en marche, se séparant en deux parties. D’un coté, Zôê et cinq de ses enfants allants vers la grotte. De l’autre, sa fille et son mari, marchants vers l’aéronef.
Bibi et sa fille, après avoir récupéré les vivres à l’intérieur du vaisseau, arrivèrent à la grotte.
Là, notre héros eut une étrange sensation. Depuis sa fusion avec Zôê et le cristal, il ne ressentait plus le monde de la même manière, et il ne savait pourquoi.
Maintenant, toute sa famille était rassemblée devant lui, au centre de la grotte, où avaient été allumé des torches. Mais la grotte restait toutefois sombre. Cette obscurité oppressait Bibi. Il savait ce qu’il devait faire. Il s’approcha de la gemme centrale, posa ses mains sur deux runes magiques, mit sa tête contre la gemme, ferma les yeux et se concentra.
Il y eut un flash. Un éclaire blanc aux reflets bleutés. La lumière jaillit de toutes parts dans la grotte.
La gemme s’était éclairée, tout comme le cristal au dessus, et les parois de la grotte. Les ténèbres étaient vaincus. Il n’y avait plus d’obscurité nul part, et la grotte baignait dans une chaude lumière protectrice et rassurante. Amicale. Nourricière. Maternelle. Bibi se sentait mieux. Il se tourna vers Zôê et les enfants. Tous le regardaient, ébahis par le miracle auquel ils venaient d’assister.
Gêné, il lâcha avec entrain :
« Alors, il arrive ce plat ? »
Le premier mage que Bibi avait vu le matin à son réveil, le jeune leader, lui dit :
« Ben…, on a choisit la recette, mais on a rien pour faire cuire. Il faudrait un bon feu et une plaque. »
Bibi prit un air pensif.
« J’ai une idée. La laine de Belhamel dans la couche. Quand on venait s’entraîner ici avec mes amis, j’ai remarqué que le pelage des Belhamels résistait au feu. Elle est en quelque sorte unifugé. En faisant un petit tas de laine et en la faisant chauffer avec un braiser par en dessous, on aura notre plaque chauffante. La chaleur se transmettra par les poils qui ne brûlerons pas, mais chaufferons. Ca sera parfait pour la cuisson. »
« Bonne idée Papa ! » dit le jeune mécanicien.
« Je viens t’aider ! » renchérit le leader.
« Attendez !, hurla Zôê. Un des petits a disparus ! »lâcha-t-elle paniquée.
Elle continua :
« Il doit être dehors. La nuit les Belhamels sont ultra féroces. Il faut aller le chercher. »
« J’y vais ! » dit Bibi.
« On vient papa ! »crièrent le mécanicien et le leader.
« Non !, dit Zôê. Vous, vous restez là ! »
« Laisse les moi, lui dit Bibi. Je sens que je vais avoir besoin d’eux pour retrouver leur frère. Toi, reste avec les autres pour les protéger »
« Mais… »
« Fait moi confiance. Je ne peux t’expliquer pourquoi, mais je sais que c’est ce que je dois faire. »
Zôê abdiquât.
« D’accord. Allez-y. je reste ici. Mais veille bien sur les enfants. »
« T’inquiète pas. Allez, en avant. »
Bibi, suivit de ses deux fils quittèrent la grotte, laissants derrière eux Zôê et le reste de leur famille.
Ils avançaient courageusement, sans se douter de ce qui les attendait là, dehors.