Allez une chtite suite. C´est pas grand chose pour l´instant. C´est juste pour vous contenter un peu. Et pour que j´écrive.
- Descente au coeur de l´Ifa
Zôê chutait.
Emportée par les monstrueuses racines, elle ne pouvait lutter.
Ballottée.
Terrorisée.
Déboussolée.
Tel était l’état de Zôê durant sa chute.
Tout était noir autour d’elle, elle plongeait droit vers le cœur de la noirceur. Là ou la vie n’existait plus.
Puis les racines ralentirent. L’interminable chute allait prendre fin.
Zôê, toujours solidement maintenue par les végétaux, pénétra, du moins il lui semblait, dans une petite salle. Elle fut délicatement posée au sol par ses ravisseurs qui disparurent.
« Brasier... » chuchota-t-elle.
Une faible flamme se forma alors au creux de sa main, éclairant de sa lumière les alentours.
Zôê se trouvait dans une sorte de petite grotte dont les parois étaient des racines. La cavité était en fait une sorte de dôme de deux mètres de haut. La largeur de la cellule n’excédait pas les deux mètres.
Il n’y avait aucune issue possible. Tout était entravé par les racines. Zôê remarqua d’ailleurs que le sol était en fait le dessus d’une immense racine.
Elle était bel et bien prisonnière.
Elle ne pouvait rien faire, absolument rien.
Elle commença par fermer son poing. La flamme s’éteignit. La lumière était inutile ici.
Zôê décida de s’asseoir et de réfléchir.
Elle repensa à son existence.
Son enfance, période pendant laquelle et jouait allègrement avec son père.
Son adolescence, seule sur une île isolée et dangereuse.
Son passage à l’age adulte, avec la découverte de l’amour. Celui de Bibi. Celui de leurs enfants.
Sa vie n’en était qu’au début. C’est pourquoi elle devait encore vivre.
Mais alors, pourquoi était elle enfermée la seule, loin de la vie.
Pour quelle raison ?
Zôê était persuadée qu’il y en avait une. Et qu’elle avait un geôlier. Un esprit pensant. Celui-ci viendrait la voir, c’était certain. Et la mage l’attendait de pied ferme.
Quelques instants passèrent. Des instants où Zôê se remémora encore sa vie.
Puis elle ressentit quelque chose. Une sensation étrange. Une conséquence de son nouveau pouvoir. Elle pouvait ressentir la présence d’esprit s’il y en avait à proximité. Et il y en avait un. Il approchait. Il semblait à notre héroïne qu’elle le connaissait. Mais elle n’était sûre de rien.
L’esprit arrivait.
En posant sa main sur une racine, Zôê comprit que l’esprit s’en servait pour se déplacer. Il parcourait les racines de l’Ifa. Quel genre d’esprit pouvait-il être ?
Il était maintenant tout proche.
Le geôlier.
Il allait enfin se montrer.
Ce qu’il fit tout d’un coup.
Il y eut de la lumière et le fantôme d’un homme tout de blanc vêtu apparut, éclairant de sa faible aura la prison.
« Père... » souffla Zôê.