Chose promise, chose due.
- Souvenirs...
L’aéronef avançait à vive allure, et progressait rapidement. Bientôt, nos héros arriveraient à l’Ifa. Sous l’aéronef, l’océan bleu défilait. Quelques vagues se propageaient à sa surface.
A l’horizon, un liséré de terre se dessinait.
« C’est là ? » demanda Zôê à Bibi.
« Oui, répondit ce denier. On arrive. »
L’aéronef descendit doucement.
Bibi volait en rase motte.
De l’écume se forma entre l’océan et l’aéronef. L’engin semblait progresser sur un nuage blanc.
Zôê, elle, fixait l’horizon. Le continent apparaissait devant ses yeux. A droite, une montagne impressionnante séparait une plaine du reste du continent. Cette grande plaine qui s’élevait légèrement en son centre était leur point d’arrivé.
L’Ifa.
Ce nom lui disait quelque chose.
Il lui semblait quelle était déjà venue.
Mais, dans ses souvenirs, un arbre gigantesque se dressait fièrement dans la plaine, tel un colosse.
« Il n’y avait pas un arbre avant ? » demanda Zôê à Bibi sans détacher son regard de l’horizon.
« Comment tu sais ça ? » répondit Bibi surpris.
« Il me semble que je suis déjà venue ici avec mon père. »
Bibi se rappela. Celui que Zôê nommait « père » n’était autre que Kuja, la personne pour laquelle il vouait une haine immense.
« L’arbre a explosé le jour où nous avons vaincu ton père. Il ne reste plus que les racines. »
Zôê, en entendant cela, baissa la tête.
« Il faut que tu sache quelque chose. » ajouta Bibi.
« Quoi ? » demanda Zôê intriguée.
« Ton père n’est peut-être pas mort. » répondit Bibi mystérieusement.
« Comment !! ! » hurla Zôê.
« Je ne sais pas trop, dit Bibi. Nous verrons. Djidane, celui que nous allons chercher, nous a quitté en partant trouver Kuja, persuadé qu’il était encore vivant. Il est possible que nous les retrouvions tous les deux ; morts ou vivants. »
Zôê, muette, ne répondit rien.
L’aéronef allait maintenant arriver au centre de la plaine.
« Père, j’arrive... » pensa Zôê.