- Encore ! ! s´exclama Talrik en lachant sa tartine à moitié dévorée.
- Il est vieux et ne peux plus subvenir ces besoins seul.
- Mais il ne tourne pas rond.
- Il est disons un peu excentrique, c´est quelque chose que l´on peu concevoir chez les gens de son âge non ?
- Mouais . ..
- Allez, sois gentil et va lui porter un sac après déjeuner.
Talrik englouti ce qu´il restait de sa tartine, vida un bol de chocolat chaud et se leva. Il alla dans l´entrepot où son père rangeait la farine qu´il produisait avec son moulin et pris le sac réservé au vieux Barath en grommelant.
Sur la place du village s´était jour de marché et tout le monde vendait les fruits et légumes qu´ils avaient réussis à faire pousser dans leur champs. En passant devant un étalage de pommes de terres, Talrik aperçu Vella. La belle fille au cheveau blond remttait une dizaine de patates à un client. Talrik cacha vivement son visage derrière le sac de farine qu´il portait sur l´épaule. Elle était si belle, si douce, il ne pouvait pas la regarder en face. Il accélera le pas et sorti du village.
Après cinq petites minutes de marche il arriva enfin devant la demeure de Barath. c´était une tour de taille moyenne, à moitié délabrée et qui donnait l´impression de n´être plus habitée que par les corbeaux. Talrik, pausa son sac à terre quelque seconde pour dégourdir un peu son épaule endolorie par la charge puis reprit son fardeau et gravit les marches. Pourquoi fallait-il que se vieillard habite tout en haut d´une tour ? Talrik arriva tout essouflé devant le seuil de la porte de Barath, celui-ci l´attendait.
- Tu es en retard mon garçon, ronchonna le vieil homme en le dévisageant de la tête au pied.
- Excusez-moi mais c´est jour de marché aujourd´hui, j´ai eu un peu de mal à traverser le village, bafouilla Talrik.
- Allez pose moi ça là, dit-il en pointant d´un doigt tordu un coin de la grande salle ou il vivait.
Talrik entra dans une grande pièce qui ressemblait plus à une brocante qu´à un lieu de vie. Des parchemins et de vieux livres pleins de poussière recouvraient une grande table de bois; Des cartes étaient étalées sur le sol ou sur les murs, accrochées par quelques clous rouillés. Au fond de la pièce un feu brulait dans une vaste cheminait ou était suspendu un petit chaudron. le vieux bonhommes farfouilla dans sa grande tunique grise pour dégoter quelques pièces qu´il donna prestement à Talrik.
- Voilà voilà et maintenant tu sors, j´ai du travail, bougonna-t-il au jeune homme en le poussant vers la porte.
Talrik n´eut pas le temps de le saluer qu´il se retrouva devant l´escalier et entendit la porte claqué derrière lui.
- Mais de rien dit-il d´une eptite voix cinique en descendant les marches.