Bon on rentre dans le vife du sujet!
A l’heure dite, notre troupe se retrouvait au grand complet devant la demeure du Baron, à part Djidane et Cina restés en retrais pour ne pas éveiller l’attention des gardes. Bach était entré le premier, s’était dirigé vers le premier étage, et avait pénétré dans cette salle annexe d’où il pouvait contrôler la situation. Il vit tout de suite Markus et Rubis prendre place aux premières loges. Frank, lui était resté dehors sur les remparts. Pendant ce temps Djidane et Cina avaient pris la relève de la garde ; on avait pu les voir passer jetant un regard vers Bach comme pour dire « C’est ok ». Avec ses trente places à chaque vente, la salle était comble ce soir là. Cette manifestation mensuelle, a toujours eu un très gros succès, car les objets qui y étaient vendus, étaient pour le moins hétéroclites. Ce soir Le commissaire priseur était sur son trente et un comme à l’accoutumée. Très réputé à Treno, il animait régulièrement les ventes. C’étaient toujours de grands moments, surtout avec lui. Paré pour les circonstances d’une veste orange, on ne voyait que lui sur cette large estrade ; pourtant a sa droite son fidèle collaborateur monsieur Zong.
- Mesdames et Messieurs je proclame la dixième vente aux enchères de Treno ouverte ! Nous avons ce soir à vous proposer cinq objets des plus rares. A savoir, Dragonet, Mitharmure, Plastronix, Dague du roi Cid V, et enfin Eriastron. On sentait la salle en effervescence. L’objet sans doute le plus convoité ce soir, serait la Dague du roi Cid V.
- Monsieur Zong, annonce le commissaire priseur, allez nous chercher Dragonet. Veuillez admirez mesdames et messieurs, Cette lance de petit format, mais tout en or ciselé. Marquée et datée. Cet objet est proposé à 20 000 gils, qui dit mieux ?
Au fond de la salle, une voix s’éleva « 21 000 gils ! »,puis une autre encore plus loin « 25 000 gils ! » ; Rubis et Markus poussèrent l’audace à proposer 30 000. Heureusement pour eux, un gros bonnet de la ville arracha la vente à 50 000 gils, car personne ne surenchérit derrière lui.
- Adjugé à 50 000 gils ! La salle applaudit.
Monsieur Zong, deuxième objet s’il vous plait. Arrivé à la salle des coffres, détenant les reliques, monsieur Zong ne cacha pas son contentement aux deux gardes en factions.
- Ce soir c’est chaud, je crois qu’on va réaliser de grosses affaires.
Djidane et Cina se sourirent, pour eux aussi ce soir c’était très chaud, mais ils ne laissèrent pas paraître leur excitation. Monsieur Zong repartait donc avec son deuxième objet sous le bras « Mitharmure », qui elle ne se vendrait pas à des sommes astronomiques. La salle était désormais bien chauffée. Et voila notre homme qui réapparaissait pour la troisième fois devant nos gardes, de plus en plus fiévreux.
- Cher monsieur Zong, lui lança Cina, avez-vous si peu confiance dans les gardes de monsieur le Baron pour que vous fermiez et refermiez toujours cette porte derrière vous ? A quoi servons nous donc ce soir, et il vous faut faire vite à chaque fois !
- Bien sur bien sur, rétorqua l’homme, où avais je la tête ? Faites votre office messieurs et a tout à l’heure pour le top du top, la dague du roi Cid V.
Nos deux compères échangèrent un regard complice de satisfaction. Maintenant c’était à eux de jouer. Il fallait faire vite. Nos deux hommes pénétrèrent dans la salle des coffres. La dague était là qui s’offrait à eux. C’était si beau, ils s’hésitèrent un peu puis Djidane la saisit et l’enfouit dans son gilet, et posa la fausse sur le joli coussin de service. Maintenant il fallait fuir car l’abruti de Zong allait revenir. La troisième vente n’était pas encore achevée lorsque Cina et Djidane prirent le couloir qui les mena à la sortie. En passant, ils firent un signe à Bach qui lui-même en fit un a Rubis et Markus.