Le combat ne fut ni long ni intensif, car Azalé avait face à lui deux piètres voleurs. Il avait envoyer leurs dagues se planter dans l´herbe fraiche suite à un simple coup de sa lame. Les deux hommes en bien mauvaise posture avaient préférés la fuite au combat, de peur d´y perdre leur pagne.
Plus tard sur son chemin, le mélancoleux bruit de la rivière berçait ses pensées. Elle, toujours elle, ce rêve des moins drôles où elle perdait la vie, et cet homme étrange qui donnait l´impression de connaître la situation mieux que lui.
Il devait savoir! Les sages auraient surement les réponses, pressant le pas, le monastère ne lui paraissait plus très éloigné. Combien de temps encore avant de comprendre ce qu´il se passait, combien de temps encore avant d´apprendre quelles fûrent ses erreurs.
Quelques cavalier approchèrent dans sa direction accompagnés de l´homme de la taverne.
- Aller vient, le conseil t´attend, je les ai prévenu de ta venue.
- Pourquoi...soupira tout bas Azalé
Cette petite calaverie emboitait le pas vers le monastère. Ils entraient maintenant dans le bâtiment où les sages se tenaient respectueusement.
- Te voilà Azalé.
- Comment connaissez-vous mon nom?
- Nous sommes les sages, rien ne nous inconnu.
- Je vois...
- Tout comme ton entrée dans le sanctuaire interdit.
- Je n´étais pas venu pour parler de ça.
- Et bien parlons en Sildia n´est-ce pas?
- Oui, répondit l´homme qui se trouvait à la taverne plus tôt dans la journée.
- Sildia...C´est marrant comme nom ricana Azalé qui prennait soin de ne pas afficher son stress après toutes c´est découvertes.
- Pas plus que le tien.
- Mais jt´e...
Le sage repris la parole
- Peu importe les noms, tu aimerais savoir qui est cet homme dans tes rêves, qui trucide ta dulcinée.
- En effet, cela me paraît si réel.
- Et tu penses que Sildia pourrait être cette personne.
- J´y ai pensé en le voyant à la taverne.
- Cool, je trucide les jeunes filles maintenant, hein Azalé.
- Tu vas ferm...
- Soit dit en passant, chose plus grave est arrivé, tu as pénétré un sanctuaire sacré pour voir des choses qui te sont interdites, tu vas donc le payer comme il se doit.
Les conseillers se levèrent pour changer de salle, entrainant toute la troupe derrière eux.
En chemin Azalé ne pu s´empecher de demander quel serait sa peine, et de peine il allait en être le cas, mais pas celle qu´il aurait pu imaginer...