" Il s´agit bien, en définitive d´un choix fondamental, d´une certaine conception de l´homme et de la justice. Ceux qui veulent une justice qui tue, ceux-là sont animés par une double conviction : qu´il existe des hommes totalement coupables, c´est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes, et qu´il peut y avoir une justice sûre de son infallibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir.
A cet âge de ma vie, l´une et l´autre affirmations me paraissent également erronées. aussi terribles, aussi odieux que soient leurs actes, il n´est point d´hommes en cette terre dont la culpabilité soit totale et dont il faille pour toujours déspérer totalement. aussi prudente que soit la justice, aussi mesurés et angoissés que soient les femmes et les hommes qui jugent, la justice demeure humaine, donc faillible. "
Robert Badinter, ancien Garde des sceaux, et ancien ministre de la justice.
Discours prononcé à l´Assemblée nationale sur l´abolition de la peine de mort, le 17 septembre 1981.
Pour résumer ma pensé, si j´arrivais au pouvoir, je prônerais l´emprisonnement et la destitution, plutôt que les manières brutales dont le gouvernement fait son quotidien.
VIVE LA LIBERTE ! ! !
