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Fanfiction: Torment.

Grippe-Sou
Grippe-Sou
Niveau 10
02 février 2006 à 08:36:11

Prologue

Quelque part dans un coin isolé de la ville, un combat faisait rage. Celui-ci opposait un homme bien « bâti » à une femme d’une taille démesurée, celle-ci devait bien faire six fois la taille de l’homme en question, une lumière blanche très intense émanait d’elle et illuminait la pièce dans laquelle les deux personnages se trouvaient.
De toute évidence, le combat était désavantagé. Toutefois, l’homme savait qu’il ne pouvait fuir. Empoignant de toutes ses forces de sa main gauche l’unique arme avec laquelle il pouvait se défendre ou plutôt attaquer, il sentait sa dernière heure approcher.

Jusqu’à présent, la femme ne faisait que « jouer » avec lui en lui lançant quelques sorts mineurs. Parfois l’homme arrivait à les éviter, parfois au contraire, il se les prenait de plein fouet causant quelques blessures bénignes sur son visage ou son corps.
Quoiqu’il en soit, éviter ou encaisser ces sortilèges ne lui faisait que céder du terrain.
D’autant plus que celui-ci ne pouvait lui assener de coups étant donné que la femme gardait toujours une distance de sécurité entre elle et lui d’une vingtaine de mètres.

L’impassible visage de celle-ci mettait en évidence le fait qu’elle n’éprouvait aucun plaisir à envoyer des sorts sur l’homme ni même à se battre contre lui mais son devoir la poussait à le faire.
Quant à lui, il commençait à s’épuiser, sa respiration devenait courte et saccadée, celui-ci avait perdu la vivacité dont il était doté au début du combat, d’ailleurs au moment où une boule de feu se dirigea vers lui, ses membres se crispèrent le forçant à encaisser une fois de plus.

Faisant encore quelques pas en arrière, l’homme sentit sa totale impuissance face à la femme, son arme n’avait aucune utilité dans ce combat, il ne pouvait rien faire et demanda à celle-ci d’en finir une fois pour toute.
L’imposante femme ferma les yeux et se concentra, l’homme ressentit alors une poussée d’adrénaline l’envahir, ses membres se mirent à trembler, de la sueur perla sur son front, il laissa tomber son arme et ferma les yeux avant qu’un déluge d’éclairs s’abatte sur lui provoquant sa mort.

Grippe-Sou
Grippe-Sou
Niveau 10
02 février 2006 à 08:37:48

Chapitre 1

Désormais, l’homme gisait sur le sol, immobile. Son visage avait gardé une expression de calme et de sérénité. La femme rompit la distance de sécurité qu’elle avait établit pour poser un dernier regard sur celui qu’elle avait châtié. Une larme s’échappa d’un de ses yeux et coula lentement le long de sa joue avant de s’écraser sur le corps de l’homme puis elle se retourna et fila loin devant elle en lévitant laissant le cadavre de l’homme derrière elle sur le sol glacial plongé dans la solitude ainsi que dans l’obscurité qui envahissait peu à peu la salle.

Des semaines passèrent peut-être même des mois, lorsqu’un jour, le cœur de l’homme se remit à battre de plus en plus vite jusqu’à se stabiliser. Une chaleur interne de plus en plus intense réanima progressivement son corps jusqu’à ce qu’il finisse par ouvrir les yeux.
Après quelques gémissements, il se redressa sur ses genoux et se mit debout avec un terrible mal de tête.

Il était là, tout seul au milieu de nulle part, amnésique, l’endroit où il se trouvait était désormais plongé dans l’obscurité, une atmosphère glaciale y régnait.

Celui-ci entreprît de chercher une source de lumière, se déplaçant prudemment les deux bras en avant, sa démarche était lente et hasardeuse, plusieurs minutes passèrent quand soudain, il toucha de ses deux mains un gigantesque mur de pierre.
L’homme chercha à tâtons un passage et sentit une faille dans le mur suffisamment longue et large pour qu’il puisse se faufiler. La fissure le mena dans un long couloir illuminé par des torches, il profita de ces dernières pour s’observer.

L’homme portait des chausses en fer rougeâtres assez lourdes ainsi qu’un pantalon noir en tissu.
Au dessus de celui-ci se trouvait une fine tunique trouée à certains endroits, à d’autres des tâches de sang séché s’étaient formées.
Son corps était tellement éprouvé qu’il avait du mal à lever ses bras qui subissaient le poids de gantelets en métal rongés par la rouille.

Il prit une des torches sur un mur et décida de retourner sur ses pas pour essayer de se souvenir de quelque chose.
Grâce à la lueur des flammes de la torche, l’homme constata l’immensité de la salle où il s’était réveillé.
Vers le milieu de la salle, se trouvait une armure pourpre du moins, ce qu’il en restait, elle avait été brisée en plusieurs morceaux. Un peu plus loin, gisait une vieille hache rouillée.
Il prit la hache puis repartit dans le couloir lumineux à l’extérieur de la pièce.
Plus il s’enfonçait dans le couloir plus une odeur de moisi et de pourriture le gagnait.
L’homme finit par tomber dans une petite salle sombre, éclairée par deux torches disposées de chaque côté de lui. L’attention de celui-ci fut vite attirée par les nombreux cercueils qui obstruaient la route devant lui. Certains étaient entrouverts laissant apercevoir quelques ossements jaunâtres.
Il ne s’attarda pas dans cette nouvelle pièce et zigzagua entre les cercueils pour continuer sa route.
Apparemment, il était dans une sorte de catacombe mal tenue et délaissée.

Un autre couloir similaire au précédent s’étendait devant lui, il le franchit et arriva dans une salle plongée dans l’obscurité totale.
Au moment où il pénétra dans cette nouvelle salle, il perçut des craquements devant lui.
Trois paires d’yeux d’un rouge agressif ressortant avec l’obscurité étaient posées sur lui.
L’homme dirigea sa torche vers elles, celle-ci commença à éclairer trois rats géants qui le dépassaient d’une tête. Ils se tenaient debout sur leurs deux pattes arrière comme les humains, s’amusant à faire craquer des ossements qu’ils tenaient dans leurs mains.
L’homme tenta d’engager une conversation avec eux mais en vain, les rats ne lui prêtèrent aucune attention.

Quand soudain, ils délaissèrent les ossements et fixèrent de nouveau celui-ci.
Agitant leurs longues queues avec frénésie, ils fusillèrent du regard l’homme puis sa hache.

Quelques minutes de silence passèrent lorsqu’un des rats les rompit en ramassant un long os pointu qu’il brandit en direction de l’homme.
De toute évidence, celui-ci n’avait rien à faire ici et les avait plus importuné qu’autre chose.
Le rat désormais armé ne voyant aucune réaction de la part de l’homme décida de lui lancer une offensive. Il rabattit l’os avec lequel il se servait de massue sur celui-ci.
L’homme esquiva aisément et l’os alla se fracasser contre le sol avec violence.

L’humain ne pouvait se résoudre à faire changer d’attitude les rats qui se tenaient du haut de leur taille devant lui et décida d’engager à son tour le combat en assénant un puissant coup de hache qui pénétra dans la chair du rat qui l’avait offensé avant de rompre sa robuste colonne vertébrale et de décapiter la bête. Son sang se mit à se répandre en abondance sur l’homme ainsi que sur les murs aux alentours. Les deux autres rats prient d’un élan de courage, déguerpirent sur le champ laissant de nouveau l’homme dans la solitude.

Désormais, une odeur de moisie émanait du sang du rat géant qui imprégnait la hache et les vêtements de l’humain.
Celui-ci éclaira la pièce dans laquelle il se trouvait et réalisa qu’il demeurait dans une pièce similaire à la précédente avec des cercueils disposés en vrac un peu partout.

Au moment où il s’apprêta à sortir de cette salle, il entendit des grognements rauques derrière lui…

Grippe-Sou
Grippe-Sou
Niveau 10
02 février 2006 à 11:41:43

Petite correction.

Prologue

Quelque part dans un coin isolé de la ville, un combat faisait rage. Celui-ci opposait un homme bien « bâti » à une femme d’une taille démesurée, celle-ci devait bien faire six fois la taille de l’homme en question, une lumière blanche très intense émanait d’elle et illuminait la pièce dans laquelle les deux personnages se trouvaient.
De toute évidence, le combat était désavantagé. Toutefois, l’homme savait qu’il ne pouvait fuir. Empoignant de toutes ses forces de sa main gauche l’unique arme avec laquelle il pouvait se défendre ou plutôt attaquer, il sentait sa dernière heure approcher.

Jusqu’à présent, la femme ne faisait que « jouer » avec lui en lui lançant quelques sorts mineurs. Parfois l’homme arrivait à les éviter, parfois au contraire, il se les prenait de plein fouet causant quelques blessures bénignes sur son visage ou son corps.
Quoiqu’il en soit, éviter ou encaisser ces sortilèges ne lui faisait que céder du terrain.
D’autant plus que celui-ci ne pouvait lui assener de coups étant donné que la femme gardait toujours une distance de sécurité entre elle et lui d’une vingtaine de mètres.

L’impassible visage de celle-ci mettait en évidence le fait qu’elle n’éprouvait aucun plaisir à envoyer des sorts sur l’homme ni même à se battre contre lui mais son devoir la poussait à le faire.
Quant à lui, il commençait à s’épuiser, sa respiration devenait courte et saccadée, celui-ci avait perdu la vivacité dont il était doté au début du combat, d’ailleurs au moment où une boule de feu se dirigea vers lui, ses membres se crispèrent le forçant à encaisser une fois de plus.

Faisant encore quelques pas en arrière, l’homme sentit sa totale impuissance face à la femme, son arme n’avait aucune utilité dans ce combat, il ne pouvait rien faire et demanda à celle-ci d’en finir une fois pour toute.
L’imposante femme ferma les yeux et se concentra, l’homme ressentit alors une poussée d’adrénaline l’envahir, ses membres se mirent à trembler, de la sueur perla sur son front, il laissa tomber son arme et ferma les yeux avant qu’un déluge d’éclairs ne s’abatte sur lui provoquant ainsi sa mort.

Chapitre 1

Désormais, l’homme gisait sur le sol, immobile. Son visage avait gardé une expression de calme et de sérénité. La femme rompit la distance de sécurité qu’elle avait établie pour poser un dernier regard sur celui qu’elle avait châtié. Une larme s’échappa d’un de ses yeux et coula lentement le long de sa joue avant de s’écraser sur le corps de l’homme puis elle se retourna et fila loin devant elle en lévitant laissant le cadavre de l’homme derrière elle sur le sol glacial plongé dans la solitude ainsi que dans l’obscurité qui envahissait peu à peu la salle.

Des semaines passèrent peut-être même des mois, lorsqu’un jour, le cœur de l’homme se remit à battre de plus en plus vite jusqu’à se stabiliser. Une chaleur interne de plus en plus intense réanima progressivement son corps jusqu’à ce qu’il finisse par ouvrir les yeux.
Après quelques gémissements, il se redressa sur ses genoux et se mit debout avec un terrible mal de tête.

Il était là, tout seul au milieu de nulle part, amnésique, l’endroit où il se trouvait était désormais plongé dans l’obscurité totale, de plus, une atmosphère glaciale y régnait.

Celui-ci entreprît de chercher une source de lumière, se déplaçant prudemment les deux bras en avant, sa démarche était lente et hasardeuse, plusieurs minutes passèrent quand soudain, il toucha de ses deux mains un gigantesque mur en pierre.
L’homme chercha à tâtons un passage et sentit une faille dans le mur suffisamment longue et assez étroite pour qu’il puisse se faufiler. La fissure le mena dans un long couloir illuminé par plusieurs torches, il profita de ces dernières pour s’observer.

Il portait des chausses en fer rougeâtres assez lourdes ainsi qu’un pantalon noir en tissu.
Au dessus de celui-ci se trouvait une fine tunique trouée à certains endroits, à d’autres des tâches de sang séché s’étaient formées. Etrangement, il ne possédait aucune blessure. Cela dit, à bout de force, la fatigue le gagnait peu à peu. Son corps était tellement éprouvé qu’il avait du mal à lever ses bras qui subissaient le poids de gantelets en métal rongés par la rouille.

Il prit une des torches sur un mur et décida de retourner sur ses pas pour essayer de se souvenir de quelque chose.
Grâce à la lueur des flammes de la torche, l’homme constata l’immensité de la salle où il s’était réveillé.
Vers le milieu de la salle, se trouvait une armure pourpre du moins, ce qu’il en restait, elle avait été brisée en plusieurs morceaux. Un peu plus loin, gisait une vieille hache rouillée.
Il prit la hache puis repartit dans le couloir lumineux à l’extérieur de la pièce.
Plus il s’enfonçait dans le couloir plus une odeur de moisi et de pourriture le gagnait.
L’homme finit par tomber dans une petite salle sombre, éclairée par deux torches disposées de chaque côté de lui. L’attention de celui-ci fut vite attirée par les nombreux cercueils qui obstruaient la route devant lui. Certains étaient entrouverts laissant apercevoir quelques ossements jaunâtres.
Il ne s’attarda pas dans cette nouvelle pièce et zigzagua entre les cercueils pour continuer sa route.

Un autre couloir similaire au précédent s’étendait devant lui, il le franchit et arriva dans une salle plongée dans l’obscurité totale.
Au moment où il pénétra dans cette nouvelle salle, il perçut des craquements devant lui. Il s’avança peut-être trop ce qui attira les trois paires d’yeux d’un rouge agressif ressortant avec l’obscurité qui se tenaient dans un coin de la pièce.
L’homme dirigea sa torche vers elles, celle-ci commença à dévoiler trois rats géants qui se tenaient debout sur leurs deux pattes arrière comme des humains, s’amusant à faire craquer des ossements qu’ils tenaient dans leurs mains.
L’homme tenta d’engager une conversation avec eux mais en vain, les rats ne lui prêtèrent aucune attention.

Quand soudain, ils délaissèrent les ossements et fixèrent de nouveau celui-ci.
Agitant leurs longues queues avec frénésie et faisant claquer leurs dents dont deux incisives proéminentes, ils laissaient s’écouler une bave visqueuse jaunâtre le long de leur pelage mal soigné d’où émanait une odeur nauséabonde. Fusillant du regard l’homme puis sa hache, les rats hésitaient à passer à l’attaque.

Quelques minutes de silence passèrent lorsqu’un des rats n’écoutant que son instinct primitif ramassa un long os pointu qu’il brandit en direction de l’homme.
De toute évidence, celui-ci se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment.
Le rat désormais armé ne voyant aucune réaction de la part de sa « proie » décida de lui lancer une offensive. Il rabattit l’os avec lequel il se servait de massue sur celui-ci.
L’homme esquiva aisément et l’os alla se fracasser contre le sol avec violence.
D’ailleurs, celui-ci reçut quelques morceaux d’os sur ses chausses.

L’humain ne pouvait se résoudre à faire changer d’attitude le rat qui était désormais aveuglé par la faim et décida donc d’engager à son tour le combat en assénant un puissant coup de hache qui pénétra dans la chair du rat qui l’avait offensé avant de rompre sa robuste colonne vertébrale et de décapiter la bête. Son sang se mit à se répandre en abondance sur les murs aux alentours avant que son corps étêté ne s’écroule sur le sol non sans fracas. Les deux autres rats pris d’un élan de courage, déguerpirent sur le champ laissant de nouveau l’homme dans la solitude.

Désormais, une odeur de moisi émanait du sang du rat géant qui imprégnait la hache et les vêtements de l’humain.
Celui-ci éclaira la pièce dans laquelle il se trouvait et réalisa qu’il demeurait dans une pièce similaire à la précédente avec des cercueils disposés en vrac un peu partout.

Au moment où il s’apprêta à sortir de cette salle, il entendit des grognements rauques derrière lui…

Abzallon
Abzallon
Niveau 8
27 février 2006 à 17:24:04

coooooool

theplanewalker
theplanewalker
Niveau 1
09 mars 2006 à 16:15:53

Salut,

j´ai lu le début de l´histoire...j´espère que tu comptes poursuivre ?

Grippe-Sou
Grippe-Sou
Niveau 10
11 mars 2006 à 13:15:07

Chapitre 2

A présent, l’homme hésitait à se retourner malgré les grognements d’impatience de la chose qui se trouvait derrière lui. Courir ou se retourner étaient désormais les deux seules possibilités. Il opta pour le second choix. Toutefois méfiant, il empoigna avec vigueur son unique arme puis se tourna prudemment en direction des infâmes raclements de gorge qui se faisaient de plus en plus menaçants. C’est ainsi qu’il entama un quart de tour avant de prendre conscience de la présence non pas d´un mais de cinq humanoïdes qui se tenaient là. L’état avancé de décomposition dans lequel ils se trouvaient n’avait rien de rassurant bien au contraire. Jamais l’humain n’avait senti une telle puanteur qui émanait de leurs haillons couverts de crasse.

L’une des créatures s’avança vers lui et tenta d’engager une brève conversation.

« -‘oi ? ‘u e’u ? cast’ e’ co’ten’ ‘e oir.

Etrangement, ce langage lui parut familier mais l’homme était dans l’incapacité de saisir le sens de cette phrase.

-Tu…tu parles ?! Je ne te comprends pas.

L’humanoïde le plus proche s’ingéra dans la conversation.

-‘u ‘pre ‘a ? ‘ai ‘e ‘yé ‘e ‘u ‘guage ‘ort.

-Désolé, je ne vous comprends vraiment pas…

Un troisième rétorqua.

-‘é ‘ve’ ui ‘ou. »

Faisant mine de les suivre, les cinq créatures accompagnées par l’humain traversèrent des endroits que celui-ci n’avait pas encore explorés en passant par de vastes pièces dans lesquelles leurs congénères menaient une lutte sanglante contre des espèces de créatures volantes grisâtres qui assenaient de violents coups de langue.

« -‘Ar ‘ouille ! fit l’un des cinq personnages en désignant ces volatiles.

-Euh… Oui.» répondit poliment l’homme assistant à la mort de ces créatures assaillies de tous les côtés par un surnombre d’humanoïdes.

Ils continuèrent leur route pendant quelques temps et arrivèrent soudainement devant deux imposantes grilles métalliques.

L’une des créatures se mit alors à pousser un effroyable cri rauque déchirant l’atmosphère. Une réponse du même genre ne tarda pas à fuser de l’autre côté du portail avant que les gigantesques grilles ne s’ouvrent.

Faisant un signe d’arrêt à l’humain d’une de ces mains pourries, un des humanoïdes sortit du groupe suivit de près par deux de ses amis. Ils pénétrèrent ensemble dans ce nouvel endroit désormais accessible puis revinrent une dizaine de minutes après.

« -‘é ‘on ‘u ‘e ‘sé.

-Euh… ? ne sachant quoi faire l’humain resta sur place.

-‘u ‘e’sé !» grogna alors la créature lui faisant de grands gestes en direction des grilles.

Bien plus amusé qu’effrayé, l’homme prit la décision de franchir le portail métallique et se retrouva dans une imposante et vaste salle. Il eut à peine le temps de constater que les deux grilles s’étaient déjà refermées derrière lui avant d’être accueilli par quelques centaines d’humanoïdes du même genre que ceux qu’il avait rencontré.

« -Euh….Bonjour ? annonça l’homme d’une voix hésitante.

C’est alors qu’une grande forme se distingua des autres en s’avançant vers lui. Si les autres créatures étaient encore en décomposition, celle-ci n’avait plus aucune trace de chair, un véritable tas d’os caché sous une légère tunique bleutée.

-Moi, Hargrimm l’austère, commandant en chef des squelettes et porte-parole du Roi silencieux vous souhaites la bienvenue étranger.

-Vous parlez ma langue ?! s’étonna l’homme.

-Savez-vous où vous vous trouvez ? lui demanda le squelette.

-Je vous avouerai que je n’en ai pas la moindre idée à vrai dire je viens de m’éveiller il y a quelques temps et…

-…Vous vous trouvez aux Nations Mortes, territoires des morts-vivants.

-Des morts-vivants ?! s’exclama t-il.

-Nulle créature ne peut repartir de cet endroit, telle est la volonté du Roi silencieux, souverain des Nations Mortes. termina le squelette en faisant signe à tous ses congénères de quitter les lieux.

-Attendez ! Comment ça ? Je ne peux donc pas sortir d’ici ?! Où est-ce que je peux le trouver votre roi ?! Attendez ! J’ai d’autres questions !

-Ne vous inquiétez pas, vous aurez tout le temps pour me poser vos questions, sur ce, je vous quitte. Reposez-vous, vous en avez bien besoin. »

Une fois que la salle fut vidée, l’humain se retrouva seul une fois encore. Ne trouvant rien de mieux à faire, il se mit à essayer de forcer le portail par lequel il était passé mais celui-ci semblait scellé.

« -‘E ga’pille ‘as tes fo’ces pou’ ‘rien.

-Hein ? Comment ? Qui est là ?!

-A ‘a d’oite. Lui répondit la mystérieuse voix.

-Que ?. .. se retournant avec hâte sur sa droite, l’homme tomba nez à nez avec un squelette de petite taille ne portant aucun vêtement qui le fixait d’un air étonné.

-‘oi’à, ‘u ‘as l’ai’ pe’du, ‘est ‘pour ce’a qu’ je ‘e ‘uggère ‘e ‘rouver Salie Marie.

-Je te comprends plus facilement que les autres cependant certains mots m’échappent. Salie Marie dis-tu ? Qu’est-ce que cela veut dire ?

-‘é un ‘om…

-Un nom ?

-‘ui

-Tu me demande d’aller voir une dénommée Salie Marie, mais pourquoi faire ?

-‘our ‘ieux me com’rend’e.

-Hein ? Pour mieux te comprendre ?! Comment ça ? »

A ces mots, le petit squelette ne se soucia pas de répondre et s’en alla le laissant perplexe.

A peine après s’être réveillé, l´humain avait affronté des rats géants, suivit des espèces d’humanoïdes illettrées, assisté au dépiautage de créatures volantes et pour finir se retrouvait là avec une impossibilité de sortir.
Par-dessus tout exténué, il s’écroula sur le sol ressemblant à une sorte de mosaïque géante.