Bon, ben voila le deuxième chapitre.
Je vous le dis tout de suite, a partir de maintenant, les parutions seront beaucoup plus espacées
Je sais, je suis toujours aussi peu original pour les noms des chapitres, mais bon. Moi, j'trouve ça pas mal.
Dites ce que vous en pensez (même si vous pensez des trucs pas cools).
Chapitre 2: Scythe
-Je suis scythe.
Il s’attendait à voir de la surprise dans les yeux de Plume, mais c’est plutôt du dépit qui s’afficha sur son visage.
Elle leva les yeux au ciel et soupira :
-Oh, non ! Pas lui !
L’homme était perplexe, tout comme Amelia.
Plume continua, sans prêter attention aux deux autres.
C’était comme un monologue.
-Ca veut dire que je vais devoir me trimbaler ce type ?! La galère !
Elle s’avachit sur la table.
-Eh bien… De toute façon, je n’ai pas le choix.
Levant le doigt vers Scythe elle lui dit :
-Toi ! T’as intérêt à assurer !
Il ne comprenait absolument rien à ce qu’elle racontait.
-Ecoute, et si on discutait calmement de tout ça ? Parce que je dois dire qu’actuellement, je n’y comprends rien…
Pourquoi es-tu là ?
Amelia pris la parole.
Elle semblait en colère et parlait avec véhémence.
-La question, c’est pourquoi as-tu révélé ta vraie identité à cette gamine ? Ca fait 10 ans qu’on garde ça secret !
Il resta sans voix puis regarda Plume.
-A cause de son visage, de son nom, de son arme… Mais parlons de tout ça au calme, dans un endroit à l’abri des oreilles indiscrètes.
C’est ainsi qu’ils se retrouvèrent tous les trois, 10 minutes plus tard, dans le salon d’Amelia, assis autour de la table. Il y avait ça et là quelques meubles et la seule décoration était un pot de fleur posé sur le bord d’une étagère.
Le reste de la pièce était vide.
Ils discutèrent durant une dizaine de minutes.
Au terme de celles-ci, Scythe se leva et, pour la deuxième fois de la journée, tendis sa main vers Plume.
Il annonça :
-C’est d’accord, je serais ton guide.
Plume, dépitée, serra la main qu’il lui avait tendue.
-On dirait bien, répondit-elle.
-Je te le dis maintenant: Ici, je m’appelle Seathen et je ne suis rien de plus qu’un civil, compris ?
-Mais t’es vraiment un civil, non ?
-Eh bien… On a qu’à dire ça.
La propriétaire des lieux, qui s’était contentée d’écouter pendant la quasi-totalité de la discussion demanda.
-Attends… C’est ton père qui t’as demandé de venir trouver Scythe ici ? Il t’avait bien donné une description, non ?
-Il m’avait simplement dit que c’était un wyvernien, répliqua Plume. C’est pas suffisant, ça !
Amelia posa son regard sur Scythe.
C’était pourtant évident, avec ses yeux fendus et ses oreilles pointues, qu’est-ce qu’il pouvait être d’autre ?
-Et puis d’abord, c’est quoi un wyvernien ?
…Tout s’expliquait…
-Ce n’est pas important. Il faut juste que tu sache que Scythe n’est pas n’importe qui. C’est un chasseur et un ingénieur de légende! Il a participé à l’élaboration de nombreuses armes et à la mise à mort du Fatalis !
-Et officiellement, je suis mort d’une maladie inconnue, continua-t-il. Alors je compte sur ta discrétion. Vous deux êtes les seules au courant.
Plume acquiesça.
Fatalis… Ce nom ne lui disait pas grand-chose, mais ça ne semblait pas être un vulgaire wyvern.
Ce gars, Scythe, n’était peut-être pas si mauvais que ça.
Ils retournèrent à la taverne et y trouvèrent Grog, une bouteille de bière à la main.
Il ne leur adressa même pas la parole, et continua à boire.
C’est à ce moment que Plume remarque un avis de recherche accroché au mur.
-Eh ! Ce gars ! Je le connais !
Sur la feuille, placardée à un tableau de liège, on pouvait lire en lettre capitales :
Wanted Aol Talys. Fou dangereux. 800 000 zennys.
Au-dessous du texte, un portrait-robot montrait un jeune homme aux cheveux décoiffés, un scalpel ensanglanté à la main et affichant un sourire à faire pâlir un khezu.
La chasseuse reconnaissait bien le garçon, mais elle ne se rappelait pas qu’il avait un air si effrayant…
-Alors comme ça, tu as déjà rencontré ce type, hein ?
Ash se trouvait juste derrière Plume, toujours encapuchonné.
Elle frissonna et s’écarta de quelques pas.
-Ah… T’es là, toi ?
-Cet homme sur l’avis de recherche. Tu le connais ?
-…Disons qu’il m’a aidé quand j’étais dans une mauvaise passe.
Le chasseur tira une chaise et s’y asseya.
-Raconte-moi tout.
Il était environ minuit.
La ville était encore plus calme que durant la journée, mais à la taverne de la guilde, les lumières étaient toujours allumées et une mélodie entraînante s’échappait des murs.
Assis contre le mur, Amelia jouait une musique folklorique à la harpe alors que Grog vidait son huitième verre d’alcool en compagnie de Plume et de Scythe. Ils buvaient respectivement du lait fraise et de l’eau.
Ash tapait du pied en rythme, toujours dans le coin de la pièce.
Ivre, Grog discutait avec sa nouvelle collègue.
- Tu bois pas, toi ?
Portant sa chope à sa bouche Plume lui répondit
-Et ça, c’est quoi ?
-Ca ?! J’appelle pas ce truc « boisson ». Et ça se prétends chasseuse ! A ton âge, je pouvais déja boire des dizaines de verres tout en restant parfaitement lucide !
Voyant qu’Amelia n’intervenait pas, trop absorbée par sa musique, Scythe prit la parole :
-C’est dur à avaler venant d’un type bourré avant le dixième verre…
Plume le stoppa.
-Laisse-moi régler ça. Je vais le battre à son propre jeu !
-Ouais ! continua le buveur. Ferme-là Seathen ! On est déjà gentils de t’héberger, alors viens pas te mêler d’affaires qui ne te concernent pas !
Le wyvernien lui lança un regard noir.
En brisant un verre sur la table, la jeune chasseuse les fit taire.
Des gouttes de bière coulait sur les tessons.
-Et d’un !
Minuit était passé depuis longtemps.
A présent, même à la taverne, c’était le silence complet.
Seule une jeune fille personne tenait encore debout.
L’homme qu’elle avait affronté ronflait, allongé par terre.
Il avait eu un handicap de huit verres, mais il n’empêchait qu’elle avait gagné.
Plume se dirigea en hoquetant vers l’étage.
Ses pensées et sa vision étaient floues.
Arrivée sur le palier, elle vit, accrochée sur une porte, une tablette marquée du nom « Ash ».
Maintenant qu’elle y pensait, elle n’avait jamais vu son visage, et il ne devait sans doute pas porter de capuche quand il dormait.
En se retenant d’hoqueter, elle appuya doucement sur la poignée.
Fermé à clé.
Elle trébucha plusieurs fois avant d’arriver à sa chambre. C’était la première nuit qu’elle passait ici.
Tout avait été minutieusement rangé et préparé.
Les draps, posés sur le lit, n’avaient aucun pli.
Plume ne pris même pas la peine de s’en recouvrir et s’écroula sur le matelas.
Elle hoqueta encore une dernière fois avant de plonger dans les bras de Morphée.
Elle les entendait.
Encore elles.
Les voix étaient revenues.
Toujours aussi étranges, abstraites…
Mais cette fois, un mot se distinguait, était compréhensible:
...Eveil...