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Blazer Drive

]killer7[
]killer7[
Niveau 21
03 décembre 2014 à 00:31:02

:pacg: Informations générales :

Titre :d) Blazer Drive
Année de parution :d) 2008 au Japon, 2010 en France
Statut :d) Terminé
Genre :d) Shonen - science-fiction, action, aventure
Auteur :d) Seishi Kishimoto
Editeur original :d) Kodansha
Editeur français :d) Kurokawa
Magazine de prépublication :d) Monthly Shônen Rival
Nombre de tomes parus :d) Neuf
Prix :d) 6,60 euros

:pacg: Synopsis :

À Néo-Tokyo, les habitants ont résolu le problème de l'écologie grâce à des stickers remplis d'énergie : les Mystickers, autocollants pouvant produire entre autres électricité, chaleur, utilisés quotidiennement tant pour le travail que le divertissement. Certains humains sont capables en les activant directement sur leurs corps de dompter ces Mystickers, on les appelle les Blazers. Daichi est un jeune garçon sans histoires, jusqu'au jour ou une mystérieuse secte tente de l'enlever. Une lutte sans merci s'engage alors...

:pacg: Quelques pages utiles :

- http://www.manga-sanctuary.com/bdd/manga/6448-blazer-drive/ la page Manga sanctuary.
- http://www.kurokawa.fr/site/blazer_drive_t1_&100&9782351424360.html la page de l'éditeur Kurokawa.

:pacg: Quelques illustrations :

- https://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413217822-blazer-drive-1.jpg
- https://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413217776-blazer-drive-2.jpg
- https://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413217778-blazer-drive-3.jpg
- https://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413217783-blazer-drive-4.jpg
- https://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413217767-blazer-drive-5.jpg
- https://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413217765-blazer-drive-6.jpg
- https://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413217798-blazer-drive-7.png

]killer7[
]killer7[
Niveau 21
03 décembre 2014 à 00:31:55

:pacg: Mon avis :

Ah, la famille Kishimoto, cette grande lignée d'illustres et talentueux mangakas. Entre Masashi qui réussit à démolir un des nekketsus les plus prometteurs jamais écrits et le transformer en une abomination sans nom, et Seishi qui possède le don de créer des oeuvres en tout point lamentables du commencement jusqu'au dénouement, on a ici la fratrie la plus douée pour faire de la merde, chacun dans son propre style. Si je suis depuis longtemps déjà les conneries du premier, je n'ai découvert celles du second qu'avec ce titre, et bien plus qu'un autre navet, Blazer Drive est à la fois une de mes pires expériences manga et le plus horrible nekketsu qu'il m'ait été donné de lire, et je vais maintenant vous expliquer pourquoi.

On peut croire au départ qu'on aura au moins une source de satisfaction, car les dessins n'apparaissent pas immédiatement comme étant une faillite. Grossière erreur. Le problème n'est pas que c'est mal dessiné, c'est plutôt correct, propre, lisible, mais réalisé sans aucune inspiration. Ce titre n'a aucune âme, et reproduit, tant sur la forme que le fond, comme nous le verrons ci-après, la convention dans tout ce que le terme a de plus négatif. Blazer Drive incarne la notion de déjà vu, et ce dans toutes ses composantes, mais c'est dans le chara-design qu'elle s'exprime avec le plus de force. Un sale gosse à coiffure ténébreuse de chanteur de Tokio Hotel comme héros, une blonde mimi comme meilleure amie, un frère cool mais distant comme modèle, un gars nonchalant et obscur en guise de mentor, un rival hautain et classe, un animal casse-couille, ce ne sont que des clichés ambulants qui s'enchaînent.

Non seulement on se coltine ces archétypes, mais aussi les problèmes inhérents à la fratrie, à savoir leurs fréquents emprunts, puisque des adversaires évoquent fortement les ninjas masqués de Kiri, Gaara ou encore Jiraya, tandis que la chef des gentils ressemble pas mal à Tsunade. Je n'évoque pas cela pour lancer des accusations de plagiat, mais pour illustrer le fiasco artistique de Blazer Drive par ces symptômes de l'échec à imposer son univers. On se fout de leur gémellité, puisque ce type d'associations ne pose problème que lorsqu'on se trouve en face d'une oeuvre qualitativement faible, évocatrice par sa banalité d'éléments déjà expérimentés dans d'autres mangas. Sa société futuriste écologique est quelconque et ne surprend en rien. Seuls les combats s'en sortent un peu mieux, il y a quelques fulgurances dans la mise en scène, mais ils sont tellement plombés par l'orientation du titre qu'il n'y a pas grand chose à sauver.

Cette œuvre est l’incarnation de l’indigence et du sous-développement de la formule nekketsu bas de gamme poussée à l’extrême. L'intrigue va se concentrer sur les mystickers, autocollants censés produire de l'énergie mais que les blazers peuvent changer en armes. Pour commencer, on nous présente cette source d'énergie comme étant révolutionnaire, mais seulement testée à Tokyo, comme si une telle découverte y resterait cloisonnée. Par contre c'est bien pratique pour la concentration spatiale du récit, pas vrai Seishi ? Putain mais dès le début c'est n'importe quoi. Par ailleurs, existe t-il un principe de précaution appliqué en raison de doutes sur la dangerosité de ces objets ? Des interdictions par des lobbys ? Comment sont-ils créés ? Par qui ? Je vous rappelle que les mangas des Kishimoto sont à destination des pyjs de huit ans, donc cessez de vous questionner et appréciez le show.

Quant aux personnages, ils sont à tout casser une vingtaine développés dans ce manga, entendez par là construits comme de parfaites enveloppes creuses caricaturales, ce qui donne au final l'impression d'un univers très restreint. Comme d’habitude, nous suivons une bande majoritairement composée de gamins prépubères ne supportant pas la frustration de la défaite à peine introduits à l'existence des mystickers, qui vont s’opposer aux plans machiavéliques d’un mystérieux groupe de déficients mentaux aux artefacts surpuissants et à l’objectif de conquête du monde très original, combattre les ténèbres de leur monde en défendant fièrement les iconoclastes valeurs de l'amour et l'amitié universels, ainsi que le triomphe du bien sur le mal à renfort de déclamations inspirées du genre : "je suis ton rival !" ou encore "je te battrai par la fierté et la volonté d'une femme !". Sérieusement, quel être de chair et de sang dans une même situation sortirait de telles répliques ? La pauvreté de l’écriture est juste pathétique.

Le problème est identique avec les pouvoirs, normalement les autocollants devraient permettre une liberté créatrice totale, mais on reste cantonné aux armes classiques, à la maîtrise des éléments et à des transformations animales. Seuls un ou eux sortent du lot, mais le rendu graphique n'est souvent pas au rendez-vous, surtout que les affrontements à issue unilatérale avec parfois des incohérences énormes pour donner la victoire fatiguent rapidement. Et tout est dans ce même ton dégueulasse, avec des comportements insensés des personnages qui peuvent oublier de ramasser le mysticker rare d'un ennemi vaincu, le prêche répété de l'amour et de la famille extensible, l'humour débile pour petits pyjs souffrants de rire compulsif, mais aussi la même passion que son frère pour les flashbacks inutiles pour ne pas perdre Kevin et sa mémoire de poisson rouge. Il y en a même dans le tout premier chapitre pour revenir sur un événement s'étant déroulé une vingtaine de pages plus tôt. Putain de merde...

Rendus à ce point de la critique, les honorables lecteurs que êtes assurément se seront peut-être fait la remarque suivante : "c'est vrai que ça a l'air plutôt mauvais son truc, mais je ne vois pas en quoi ça l'est plus qu'un Fairy Tail, Buster Keel, ou une autre de ces saloperies que j'ai fait la connerie de lire, alors il se foutrait pas un peu de notre gueule l'auteur ?". Vous auriez raison, je serais indubitablement malhonnête si mon argumentaire se terminait là, mais l'apothéose de mon réquisitoire que je m'apprête à vous soumettre va, je n'en doute pas, achever de vous convaincre. La formule somme toute assez classique dans la nullité abyssale décrite ci-dessus est le schéma qui prévaut durant les six premiers tomes, mais à partir du septième, l'auteur semble prendre conscience de l'incompétence et la frilosité dont il a fait preuve, et essaie d'y remédier. Initiative bien malheureuse.

Les deux premiers tiers du titre étaient déjà, comme vous l’avez maintenant compris, médiocres, pitoyables, nuls à chier, mais le dernier tiers est une incomparable ineptie comparé à ce début calamiteux tellement Kishimoto repousse les limites de la décence. La fin du calvaire approchait, les innocentes victimes que nous étions mais qui s'ignoraient encore pensaient alors terminer tranquillement Blazer Drive par le seul dénouement imaginable de succès total du bien, et voilà que Seishi se dit que ce n'est pas suffisant, que son titre mérite une conclusion plus recherchée. Il décide donc de casser la linéarité préfigurée du récit en opérant un bouleversement de l'intrigue, foutant à la benne certains récents développements afin d'introduire brutalement des éléments jamais esquissés jusque-là. Que ceux qui voudraient se garder le plaisir de la découverte de cette merde s’arrêtent là, car je vais être contraint de spoiler pour clore mon exposé.

:spoiler: Fin de l’histoire :spoiler:

On pensait les fondements de son univers devant à jamais rester inconnus, inexpliqués, demeurer au stade zéro du développement, à l’instar de toute la chienlit de la bande dessinée japonaise. C’était sans compter la détermination de Seishi, qui se donna la mission d’enrichir le passé des personnages et de résoudre l'origine des mystickers dans un même élan, et ceci à grand renfort de dimensions parallèles, vies alternatives, voyages spatio-temporels, désastres de grande ampleur, façonnement du réel par l'imagination enfantine. On passe d’une histoire lamentable convenue à en pleurer à une histoire catastrophique sans queue ni tête. Sérieusement, je mets au défi quiconque de m’expliquer de manière exhaustive les faits exposés dans le dénouement, c’est tout bonnement incompréhensible. Mais qu’est ce qui a pu lui passer par la tête pour se fourvoyer de la sorte.

:spoiler: Fin de l’histoire :spoiler:

On a tous lu des oeuvres à la fin précipitée qui étaient incroyablement bâclées, comme Gantz, Guin Saga, MÄR Omega, Punisher, mais Blazer Drive ne correspond pas à ce cas de figure, et c’est bien dommage, car il eut été préférable que Seishi s’en tienne à son minable postulat de départ qui était déjà un des trucs les plus nuls que j’ai lu, c’est dire l’ampleur de l’aberration. Je n’avais jamais été témoin d’une telle débâcle, là c'est le bordel le plus incontrôlable, un n'importe quoi généralisé, une totale désinhibition de l’irrespect qui se déchaînent durant trois tomes. En conclusion, si vous vous contentez de lire des œuvres de qualité, passez votre chemin. En revanche, si vous vous sentez l’âme d’un aventurier, et que vous désirez découvrir les extrêmes de la bande dessinée, je ne peux que vous conseiller de vous pencher sur ce titre. Après cette lecture, on voit nécessairement les mangas d’un œil différent, en mieux, car il faut reconnaître que Seishi Kishimoto est un immense génie dans son domaine. Pour ma part je me pencherai sur ses autres travaux, j’espère que Satan 666 et Crimson Wolf se révéleront être de semblables chefs d’œuvre.

Westen59
Westen59
Niveau 16
03 décembre 2014 à 00:39:51

Tu dois vraiment te faire chier pour avoir pondu tout ça :noel:
C'est le craquage la.

Bon j'avoue pour commenter je suis mal placé..... je devrais continuer de lire Fondation ou jouer à l'un de mes jeux du moment.

]killer7[
]killer7[
Niveau 21
03 décembre 2014 à 23:54:48

C'est vrai qu'en ce moment je ne fais pas grand chose, mais c'est surtout que Blazer Drive ne fera pas exception au principe auquel j'essaie de me tenir d'une critique pour chaque lecture. Surtout pas lui, il méritait une critique fournie. Tellement développée que j'arrivais pas à tout faire tenir en un seul message.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 04 décembre 2014 à 00:04:11

J'ai pas lu ce titre, j'ai lu son premier (Satan666) et c'etait très classique) je suis en train de lire Crimson Wolf, j'aime beaucoup, meme si des fois c'est un peu trop fouilli à mon gout.

En tout cas, Blazer Drive me donne pas du tout envie :(

BeauJeuneHomme
BeauJeuneHomme
Niveau 10
04 décembre 2014 à 02:45:25

Ce manga est une daube monumentale, sa réputation n'est plus a faire.

En général les gens font des fiche/topic de manga pour faire découvrir leur coup de cœur, killer il crée un topic pour nous balancer le nouvel étron qu'il a découvert :hap:

En faite tu prend plaisir a élaborer des critiques et a les affiché, c'est ton hobby.
Naruto est terminé et tu n'a pas supporter ne plus pouvoir déferlé sur une oeuvre, du coup maintenant pour avoir ta dose tu fais une tournée de toutes les daube des 5 dernières années histoire d'avoir de quoi pondre t'es pavé hebdomadaire ? :noel:

Si j'ai bien compris tu vas t'attaquer prochainement a satan 666... J'espère que ta le coeur bien accroché alors, tu devrais tenter Fairy Tail c'est pas mal dans le genre, quoique je pense qu'avec Blazer Drive tu a touché le fond.

son-souci
son-souci
Niveau 25
06 décembre 2014 à 21:42:18

Magnifique topic :hap:

Rockin
Rockin
Niveau 22
06 décembre 2014 à 21:49:25

Y a que Killer pour arriver avec une telle prose à nous sortir un pavé pour démonter un titre. Si on l'avait pas, faudrait l'inventer ! :hap:

Pour Blazer Drive, rien que le synopsis m'a fait rigoler avec son histoire avec "les Mystickers". :rire:

NinthFire
NinthFire
Niveau 10
06 décembre 2014 à 22:00:18

Des stickers remplis d'énergie. :rire: Faut l'inventer celle-là. Je comprends pas pourquoi l'auteur a choisi des stickers. :(

Westen59
Westen59
Niveau 16
06 décembre 2014 à 22:38:34

Je vote pour un avis sur Fairy Tail par Killer, oh oui et ça risque d'attirer du fight :noel:

NinthFire Voir le profil de NinthFire
Posté le 6 décembre 2014 à 22:00:18 Avertir un administrateur
Des stickers remplis d'énergie. :rire: Faut l'inventer celle-là. Je comprends pas pourquoi l'auteur a choisi des stickers. :(

=> d'un coté Shonen nekketsu avec pour public cible les gosses donc ce n'est pas si farfelu que ça, on a bien des licences avec des cartes ou des toupies par exemple :hap:

NinthFire
NinthFire
Niveau 10
06 décembre 2014 à 22:53:35

Ah oui, les toupies. :hap: J'ai jamais aimé ce truc (me souvient plus du nom) alors que qu'en ça a commencer c'était de mon âge. :noel: Mais les cartes et les toupies ça fait pleins de produits dérivés, ça se vend beaucoup les conneries du genres alors que les stickers ça doit pas se vendre beaucoup (je dis que ça doit pas se vendre beaucoup mais c'est juste ce que je pense).

]killer7[
]killer7[
Niveau 21
09 décembre 2014 à 01:25:15

Pour répondre à ta remarque BJH, effectivement j'aime bien écrire des critiques, d'abord car c'est une occupation qui exerce le langage, ensuite car cela permet surtout de fixer dans le temps une pensée émise à un moment donnée, permettant d'y revenir pour y voir une évolution de son avis ou constater qu'il est resté définitif. Cela encourage aussi l'échange ou l’interaction avec les autres, théoriquement tout au moins, car au vu des réactions à mes posts, cela n'est pas très efficace. Enfin, c'est un des moyens de faire vivre une communauté, et comme la discussion triviale m'intéresse peu, je préfère me concentrer sur les critiques.

On peut effectivement penser que n'ayant plus ma dose de Masashi Kishimoto, je me tourne vers le frère jumeau pour assouvir mon besoin de daube à phylactère. Les ressemblances dans les travaux des deux frangins sont marrantes, et ce au delà de l'aspect purement formel. Sur le fond, les deux mangakas ont respecté un cadre pendant les deux premiers tiers des mangas Naruto et Blazer Drive avant de tout envoyer péter lors du dernier. Reste que le premier fut un des meilleurs nekketsus existants tandis que le second était déjà un étron à sa naissance, et son état a empiré jusqu'à son achèvement.

Je connais le caractère diabolique de Fairy Tail ainsi que d'autres titres de Mashima, mais je ne ferai pas de critique sur son chef d'oeuvre. D'abord car je n'ai pas envie de me retaper l'intégralité de la cinquantaine de tomes, même si sa structure redondante fait que ce n'est pas impératif, mais surtout parce que je ne pense pas que ça ait un intérêt. D'une part car sa réputation n'est plus à faire vu le lynchage justifié qu'il subit, d'autre part car je ne pense pas que je pourrais écrire quelque chose de drôle ou pertinent dessus. Pour moi les chapitres parlent d'eux même, quand t'as des combats bidons, du pouvoir de l'amitié, du ecchi inutile qui composent tous les arcs qui s'enchaînent sans fil narratif substantiel, l'analyse est superflue.

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