il faut des turc et des algérien pour donquichote http://fr.wikipedia.org/wiki/Miguel_de_Cervantes
Miguel de Cervantes Saavedra est un romancier, poète et dramaturge espagnol. Il est célèbre pour son roman L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, publié en 1605 et reconnu comme le premier roman moderne
Le 20 septembre 1575, Cervantès bénéficia d'un congé et il s'embarqua de Naples pour l'Espagne. Mais au large des Saintes-Maries-de-la-Mer9,note 6, et alors qu'il naviguait à bord de la galère espagnole El Sol9, le bateau fut attaqué par trois navires turcs commandés par le renégat albanais Arnaute Mamí11, le 26 septembre 157510. Miguel et son frère Rodrigo furent emmenés à Alger. Cervantès fut attribué comme esclave au renégat Dali Mamí, marin aux ordres d'Arnaute. Il fit le récit de sa mésaventure dans L'Espagnole-Anglaise, qui fait partie des Nouvelles exemplaires.
Miguel, porteur de lettres de recommandations de la part de don Juan d'Autriche et du Duc de Sessa fut considéré par ses geôliers comme quelqu'un de très important et de qui ils pourraient obtenir une forte rançon. C'était, selon l'expression de l'époque un « esclave de rachat » pour lequel on demanda cinq cent écus d'or de rançon11.
Les sources permettant de retracer la captivité de Cervantès sont des écrits autobiographiques14 : ses comédies Los tratos de Argel, Los baños de Argel («Les Bains d'Alger»)14 et Le Récit du Captif inclus dans la première partie de Don Quichotte, aux chapitres 39 à 4111. Le livre du frère Diego de Haedo, Topographie et histoire générale d'Alger (1612), qui offre des informations importantes sur la captivité de Cervantès, a été donné pour une source « indépendante ». Cependant, l'attribution de cette œuvre à Diego de Haedo est erronée, chose que lui-même reconnut en son temps14. Selon Emilio Sola, Antonio de Sosa14, bénédictin et compagnon de captivité de Cervantès, a coécrit cet ouvrage avec son ami14. En conséquence, le livre de Diego de Haedo n'est pas une confirmation indépendante de la vie de Cervantes à Alger, mais un écrit de plus de la part de Cervantès et qui porte aux nues son héroïsme14.
Le récit de la captivité de Cervantès est épique. Pendant ses cinq ans d'emprisonnement, Cervantès, d'esprit fort et motivé, essaya de s'échapper à quatre occasions. Pour éviter des représailles sur ses compagnons de captivité, il assuma la totale responsabilité de ces tentatives devant ses ennemis et préféra la torture à la délation14. Il n'a cependant jamais été châtié14, peut-être pour des raisons politiques