Informations générales :
Titre original
Battle Royale 2
Titre français
Blitz Royale
Année de parution
2003 au Japon, 2006 en France
Statut
Terminée
Genre
Seinen - Action, Drame, Social
Scénariste
Takami Kushun
Dessinateur
Hitoshi Tomizawa
Editeur original
Akita Shoten
Editeur français
Soleil
Magazine de prépublication
Young Champion
Nombre de tomes parus
Deux
Prix
6,95€
Synopsis :
Dans une République imaginaire du Pacifique Est, qui pourrait être un Japon futur, un « programme gouvernemental », géré par l’armée de terre, se charge de tests de meurtres entre collégiens de 3ème. Cinquante classes ont déjà été exterminées, soit le quota initialement prévu pour l’année. Mais la marine nationale, qui refuse de se laisser distancer par sa rivale terrestre, décide de lancer son propre programme.
Partie en voyage scolaire avec sa classe, Hashimoto, une jeune collégienne, se retrouve déportée avec ses camarades sur une île où l’horreur la plus totale les attend.
Quelques pages utiles :
- http://www.manga-sanctuary.com/bdd/manga/1942-blitz-royale/ la page Manga Sanctuary du titre.
Quelques illustrations :
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Mon avis :
Une notice en fin de premier tome nous informe que ce manga paraît en tant que produit promotionnel du film Battle Royale 2 : Requiem. Si on peut adopter de tout temps une méfiance de principe face à ce genre de démarches, elle ne peut qu'être renforcée quand on connaît la qualité d'odieux navet de ce dernier, par présomption simple de contamination du principal à l'accessoire.
Franchement je comprends pas dans quoi s'est ici embarqué Kushun, excepté une putain de quenelle XXL dans le cul des pigeons qui achèteront ça, surtout après ce qu'il avait réalisé dans l'oeuvre originale. Pourtant l'idée de départ n'est pas une honteuse exploitation d'une licence, proposant non plus le massacre organisé d'une classe de 3èmes mais sa militarisation et son entraînement.
Il y avait avec cette ligne directrice moult problématiques intéressantes à mettre en lumière, comme la dureté de l'apprentissage, le conditionnement physique et surtout psychologique de la jeunesse, l'écart entre violence véhiculée dans la société civile pacifique et celle vécue en temps de guerre, les réactions humaines à ces situations extrêmes, le tout renforcé par le regard distancié d'enfants sur ces épreuves.
En somme un mélange entre Full Metal Jacket et Battle Royale, qui nécessitait toutefois un minimum de bonne volonté pour réussir, or là on pourrait croire qu'ils ont tout fait pour produire la plus grosse daube possible. La première chose qui frappe est le dessin, ou plutôt devrais-je dire le gribouillage enfantin, grossier, immonde qu'on doit subir. Ce titre se bat en duel avec Carnage à la tronçonneuse pour le titre de manga le plus laid qu'il m'ait été donné de lire.
Quand tu passes de l'original et ses superbes dessins de Masayuki Taguchi à ça, t'as juste envie de te crever les yeux. C'est tout simplement indigne de produire un tel déchet graphique. La justification stupide souvent invoquée comme défense de ce trait simpliste et rondouillard causé probablement par la paresse de ce sac à merde, est la création d'un décalage plus frappant entre l'absurdité des traitements cruels infligés et la jeunesse de leurs innocentes victimes.
Je reconnais que Taguchi abusait avec certains troisièmes qui paraissaient avoir la vingtaine, mais les horreurs décrites ne se suffisaient-elles pas, même subies par des garçons et filles en apparence majeurs pour certains ? Était-il réellement nécessaire de prendre le contre-pied ? Non parce que tant qu'à faire, autant dessiner des primaires ou des nourrissons, voire des Hello Kitty bien kawaï pour augmenter notre dégoût. Putain de bande de trous du cul.
Surtout que le postulat de choc ne serait vrai qu'à conditions égales, mais ce cuistre ruine toute l'horreur des massacres avec ses compétences de sous-doué. Si la violence était auparavant outrancière et non réaliste, peut-être pour conférer un aspect grand-guignolesque et ne pas trop appesantir le sujet traité, elle est dorénavant ridiculement édulcorée. Un collier qui explose donne une tâche rouge pour le sang. Voilà, un nivellement par le bas sur tous les plans. Minable.
Quand au scénario, c'est une putain de Berezina. La série fait deux tomes, comment tu veux traiter correctement une thématiquement pareille dans ces conditions. D'habitude dans ce genre d’œuvres courtes, à l'instar des adaptations en manga de jeux vidéo comme Zelda ou Tales of, les auteurs prennent en compte les contraintes et se pressent, raccourcissent, tranchent, sautent des passages.
En l'espèce il le fait quelque peu avec le voyage de classe qui semble très elliptique avant l'entrée dans le programme, mais à part ce court moment, il se branle la quenelle à un point inimaginable. L'épreuve du drapeau est à ce titre immensément étirée, pas que ça soit long à la lecture, mais il aurait pu supprimer quelques cases d'un développement idéal, effectuer des choix scénaristiques simplifiant les événements. Bref, expédier, rationaliser la place pour développer autre chose.
Mais non, on préfère passer des plombes à assister à la description d'événements chiants comme la mort. Oui parce qu'il ne se passe vraiment rien d'intéressant. Les personnages sont tous moisis pour commencer, avec une insupportable héroïne tête à claques qui s'accuse de tous les maux, des camarades qui lui en veulent de manière stupide, des clichés de gros salopards ou de braves gentils.
Donc on s'en branle totalement de ce qui va leur arriver, surtout qu'ils sont hideux, et qu'il ne va en fait rien leur arriver de bien méchant. En effet ici pas de flashbacks, donc pas de névrosé, pas de nymphomane abusée sexuellement, pas de psychopathe, pas de combats et traîtrises de malades, mais juste des ch'tis nenfants qui font les troufions et jouent à la guerre des Playmobil. Pan ! T'es mort. Je vous épargnerai le dénouement, sachez juste que c'est juste aberrant, improbable et risible.
En conclusion vous m'aurez je crois compris, contentez vous de Battle Royale premier du nom et restez le plus éloigné possible de ce torche-cul, car payer un tel prix pour avoir accès à une saloperie pareille, c'est vraiment vouloir une sodomie sans vaseline.