fin de l’histoire
Comme vous devez vous en douter, Carnage à la tronçonneuse est sans aucun doute une des plus grosses diarrhées solidifiées sous forme papier qu’il m’ait été donné de lire. Ce n’est pas comme si on s’attendait à autre chose qu’à un gros morceau glaireux de paquet de merde après avoir pris connaissance de la couverture et du titre, mais il faut avouer que l’auteur s’est surpassé pour tenter de nous faire perdre foi en la bande dessinée.
Commençons par le dessin, bon déjà ça arrache les yeux, c’est à se demander si ce petit enfoiré de païen communiste n’a pas simplement appris les bases du dessin dans « le manga pour les nuls », avant de passer entre les mailles du filet de la sélection des éditeurs. Le chara-design est terrifiant de classicisme, dégueulasse de conformisme avec ces sales petites gueules de faces de cul anguleuses, aux yeux démesurés et cheveux Head&Shoulders, vues et revues, encore et encore, ad nauseum.
Et que vont bien pouvoir faire nos tanches aux gueules enfarinées dans cette histoire qui pue bien du fion comme on les aime ? Je vous le donne en mille, n’être que des pions dans un scénario à la dérive, qui multiplie les rebondissements sortis de nulle part et les développements tous plus débiles les uns que les autres. On commencera par notre couple, objet central de l'histoire, qui à une crédibilité proche du néant, puisque je n'attribuerais pas ce qualificatif à deux guignols se tenant les mains en se regardant en chiens de faïence.
Bien sûr nous avons droit à l’arrivée de l’extraterrestre qui déboussole tout le monde ainsi que la justification de la possession de cet engin de bûcheron. Evidemment la fin en grand saut dans le vide le regard déterminé vers de nouvelles aventures, mais aussi l'illusion et la création de doubles des camarades de classe, qui auront pour unique but de se faire charcuter.
En résumé, c’est infiniment plus con que ce que pouvaient laisser supposer de préalables estimations. On ne peut s'attendre à une sommité de l'expression artistique humaine avec cette pisseuse tenant une tronçonneuse sur la couverture, mais on pourrait au moins voir nos plus bas instincts en quête de sang et de tripes être satisfaits avec quelques pages bien senties, comme une récompense pour avoir eu le courage d'ouvrir ce navet.
Même pas, ces scènes étant de loin les plus dégueulasses du titre, avec un amateurisme dans le dessin rarement vu jusqu'ici. Je parlais des grandes étendues blanches de Silver Spoon il y a peu, ici à côté ce sont les neiges immaculées de l'Everest. Les mouvements sont dégueulasses, ennemis dessinés partiellement, rien de gore, rien de beau, rien de saisissant. Bref, dégueulasse en tout point.
Par pitié je vous en conjure, s'il y a bien un manga que vous devez fuir innocents lecteurs, c'est celui-ci, à moins que vous ne vouliez voir ce qu'est réellement un mauvais manga, restez à la distance la plus grande possible de cet immondice putride qui n'attend que l'occasion de vous happer le cerveau pour dévorer votre intelligence. Vous êtes prévenus.
fin de l'histoire