Mangareader, go lire ça et tu te plaindras plus des pauses d'Oda :
"Le style et le dessin diffèrent, mais concernant les mangakas publiés régulièrement dans les magazines hebdomadaires, ils ont chacun environ 3 à 7 assistants (y compris les aides supplémentaires en période de rush). Pourtant, même si en employant des assistants ils allègent leur fardeau, le travail de mangaka est extrêmement difficile. Travailler pour un magazine hebdomadaire avec la pression de l'échéance chaque semaine est particulièrement dur.
Certains mangakas réguliers de JUMP disaient d'ailleurs : « ce n'est pas humain de travailler pour un magazine hebdomadaire ».
Je suis tout à fait d'accord. J'ai eu l'occasion de travailler pour différents hebdomadaires, et j'ai souvent vu des mangakas qui étaient de vrais robots, ou encore complètement possédés par leur manga et devenu des sortes de monstres violents. Ne pas trouver d'histoire, ne par arriver à dessiner comme on le souhaite avec la pression de l'échéance, cette pénibilité est effectivement difficilement supportable pour un être humain.
En tant qu'assistant, il ne vaut mieux pas que vous fassiez une erreur de dessin dans ces moments là Bien entendu, cela dépend des personnes, et il y en a qui sont tout à fait calmes et gentilles en dehors du travail.
D'ailleurs, on appelle le moment hyperdifficile juste avant l'échéance sheraba, en référence au terme japonais Shuraba qui signifie « scène de bataille sanglante ». Le sheraba est quelque chose de terrible qui transforme les hommes en monstres.
Par exemple, certains mangakas, sous la colère, font des trous dans les murs en donnant des coups de poing, insultent ou encore frappent leurs assistants. Il y en à même certains qui lèchent du Tabasco pour ne pas s'endormir, ou qui arrivent à travailler normalement même avec 40°C de fièvre.
Bien entendu, les assistants aussi vivent le sheraba. Il arrive qu'on perde conscience un instant, que nos mains glissent à plusieurs reprises, ou bien encore que l'on voit des ébauches sur le papier que l'on ne se souvient même pas avoir dessiné. Entre assistants, nous appelons cela secrètement une « ébauche d'ange (tenshi no rakugaki) », et nous l'effaçons rapidement avant que le mangaka ne s'en aperçoive. Comme on s'endort facilement sur une chaise, il arrive aussi que l'on travaille à genoux sur le sol. On dit souvent en plaisantant que chez les personnes qui réalisent des mangas, il n'y a que des gros ou des anorexiques, car comme manger provoque également le sommeil, il y a ceux qui ne mangent pas du tout ou au contraire ceux qui ne peuvent s'en passer sous peine de s'endormir."