On a encensé Dark Night Returns et Watchmen à l'époque de leur sortie, et aujourd'hui encore, comme étant deux oeuvres majeures du comic book.
Il y a en a deux autres à mon goût et qui sont oubliées.
Marvels, dont je ne parlerai pas ici en détail mais qui replace les héros dans une nouvelle perspective car vu par l'homme de la rue qui les subit.
Dans la même veine et au même dessin nous avons Kingdom Come.
Alex Ross y officie toujours avec un talent incroyable qui fait de chaque planche une véritable peinture, je vous invite à y jeter juste un oeil pour vous faire un idée.
Concernant l'histoire nous trouvons ici l'univers DC bouleversé, 10 ans plus tôt Superman, suivi par la majeure partie des super-héros, quitte la scène mondiale. En effet, les nouveaux héros émergents (avec à leur tête Magog) sont de plus en plus violents et prennent de moins en moins en considération les victimes collatérales, jusqu'à un incident majeur qui ravage le Kansas et une partie des états voisins.
10 ans après cela nous retrouvons un superman vieillissant entretenant une ferme illusoire. Convaincu par Wonder Woman il décide de revenir et de reprendre le rôle qui est le sien. Vite rejoint par nombre d'anciens membres de la Ligue de Justice nous assistons à la confrontation de deux univers :Les héros de l'âge d'or et d'argent, attachant avant tout une importance à la vie préservée (fut-elle celle d'un tyran) à celle des héros des années 80/90, violents , réalistes, sans idéal.
D'autres factions se mêleront aux combats rendant la tension plus présente, n'ayant aucune idée sur l'issue finale.
C'est cette confrontation qui met Kingdom Come à la hauteur des deux comics cités plus haut : Ross et Waid (scénariste) mette face à face deux visions profondément opposées des Super-Héros et repositionne les mythes dans leurs vrais rôles.
De plus, au-delà de son travail graphique en tant que tel, la créativité de Ross sur l'évolution des personnages et le character design de leurs successeurs sont sensationnels (il m'avait déjà bluffé sur JLA Justice et ses héros en armures).
Une oeuvre à lire et à découvrir pour comprendre que finalement les héros de comics sans conscience sont loin d'être supérieur à ceux pourtant considéré comme trop idéalistes et niais.