Le diagnostic de Mär Omega est plutôt limpide, donc on va tâcher de faire concis. Vous prenez Mär, qui était déjà un bien mauvais manga, vous lui retirez toutes les petites fulgurances qui faisaient son charme, et vous obtenez Mär Omega, un plus pur déchet du nekketsu comme on les aime. C'est un ancien assistant d'Anzai qui s'y colle aux dessins, et on comprend pourquoi il n'était que sous-fifre au vu du résultat encore plus laid que l'oeuvre originale. Le maître garde quant à lui son rôle de scénariste, et je suis ébahi de constater qu'il a réussi en revenant sur son univers à lui ôter ses atouts, mais aussi à en affaiblir encore la narration. Seule une totale incompétence peut être à l'origine de cette faillite absolue.
Symptôme final irréfragable du mal du projet de merde, la série qui devait s'étaler sur une plus longue durée s'est vue stoppée à son quatrième tome. C'est donc à une quête embarrassante de nullité à laquelle nous assistons, un vulgaire scénario abrutissant de conformisme manichéen, une aventure insipide de quête d'artefacts salvateurs aux personnages insignifiants, aux combats immondes sans diversité par l'omniprésence de magie d'invocation, de gerbant pouvoir de l'amitié exposé par moult effusions niaises et puériles, pour finir dans un bâclage précipité de dernier tome qui essaie de présenter une conclusion décente à un titre condamné dès le départ. Une belle merde indigne d'avoir été imprimée.