J´ai remarqué qu´il n´y a pas vraiment de topic parlant des différences entre les BD et les mangas, alors voici mon avis :
Les BD :
-Souvent en couleur
-Souvent en format A4
-Sens de lecture occidental
-La tranche du character design est très large
-1 an pour sortir une nouvel album
-40~50 pages par album
-Backgrounds très simpliste
-Les scénarios sont souvent axés soit sur du sérieux, soit sur du drôle
-Pas beaucoup de violence et aucune situation obsène
Les mangas :
-Souvent en noir et blanc
-Souvent en format A5(-)
-Souvent en sens de lecture oriental
-Le character design varie souvent peu entre les mangas (aux yeux de ceux qui en lisent peu)
-3~4 mois par tome
-170~180 pages par tome
-Backgrounds très détaillé
-Les scénarios sont davantage axés sur des relations sentimentales ou des histoires morales
-Montrent délibérément la violence et les culottes
Pour ma part, depuis que je me suis mis aux mangas, je n´ai plus réussi à lire de BDs, sauf celles qui sont drôles genre Gaston Lagaffe, mais sans plus... Je n´arrive plus à coller sur des BDs comme XIII ou Landfeust ou encore d´autre référence dans ce genre depuis que je lis les mangas.
Ceux qui ne lisent pas les mangas me demande souvent : Pourquoi est-ce qu´ils dessinent les yeux aussi gros ?
Il faut savoir que ce style de dessin vient à l´origine de Disney, c´est en quelque sorte Disney qui a insufflé ce style de char design aux japonais. Il suffit de regarder les anciens animés qui passaient sur Club Dorothé pour voir que le style a bien changé entre temps. Ensuite, d´après un dessinateur de manga, les gros yeux permettent d´exprimer les sentiments du personnages plus facilement. En effet les mangas jouent énormement sur le sentimentale et sur la phychologie des personnages que les BDs.
Bon... un commentaire sur ce que je viens de dire ? On ne parle que de manga sur ce forum, alors qu´il s´appelle : BD - Mangas, j´espère qu´il y aura quand même des gens pour défendre les BD...
Bon bein je ne sais pas si c´est réellement constructif d´essayer d´opposer BD et manga, étant possible de trouver une BD franco-belge bien plus proche d´un manga que d´une autre BD franco-belge et vice et versa mais bon.
Déjà pour le fait que la "mode des gros yeux" provienne de l´influence Disney, j´ai un gros gros doute mais bon je ne peux rien affirmer.
Pour ce qui est du peu de violence et de situation obscène dans les BD, tu ne dois pas en lire des masses, il y´en a de nombreuses gores et utilisant le sexe sans vergogne.
Que les manga soient sentimentales ou moraux, c´set aussi réducteur, Monster n´a pas grand chose de moral, encore moins de sentimental, et c´est la même chose pour de nombreux cas.
Enfin bref y´a pas grand chose à dire, tu traites de stéréotypes, il y´a un peu de tous les styles dans les deux genres, même s´il y´a des lignes directrices d´influence (si je puis dire). C´est pour ça que je définis personnelement un manga comme une bande dessinée réalisée par un japonais, un point c´est tout, les anneries récemment faites par des français et des belges récemment sont donc pour moi des BD franco-belges, influence avouée ou non. M´enfin après ça j´ai déjà débattu moult fois dessus ici.
pour ma part c´est sans hésiter les mangas.
J´ai de toute facon jamais vraiment acroché aux bd car soit trop sérieuses soit humour trop lourd...
Les mangas j´suis nouveau dans la discipline ( découvert avec naruto en juin 2006 )mais ca a tout de suite été le coup de foudre
car
:-amour
-humour
-action
-mondes et histoires passionantes ( one piece , naruto)
- personnages super charismatiques ( ichigo etc)
- coté pervers assumé ( petites culottes etc
)
mangas
yaya
Evidemment que l´on peut trouver de tout, mais on ne peut rien comparer si on s´y prend comme ça. J´ai pris tout ce qui a été fait par les japonais, je les ai mis dans un sac, j´ai pris ce qui a été fait par le reste du monde, j´ai mis dans un autre sac et j´ai comparé. Mais tu noteras que les scènes obsènes dans les BD sont bien différente de celle des mangas. Les mangas jouent souvent avec l´obsénité sur des situations insolites pour rendre cela drole, tandis que les BD américaines mettent plus en avant cela pour renforcer leur image de "BD pas pour enfant", sans qu´il n´y ait rien de drole dedans...
Je rajoute que "Manga" en japonais signifie "Esquisse". La technique principale du dessin de manga est la vitesse à laquelle on finit les pages. Voilà pourquoi les dessins sont "en général"(encore une fois) en noir et blanc, et qu´ils ne sont pas coloriés à l´ordinateur, mais sur place avec des trames de coleurs coupés collés, des feutres noirs et du fusain blanc.
L´intêret ? Il suffit de comparer le temps que mets un manga pour sortir d´une BD, et le nombre de pages que celles-ci comportent.
Ah tiens un topic intéressant, je tacherais d´y répondre plus tard.
"Images dérisoires" manga, inventé par Hokusaï, à la base pour faire effectivement un carnet réunissant les croquis d´un maximum de choses telles que les animaux ou les mouvements d´hommes.
Ensuite il est clair que le rythme de production est bien supérieur en général, mais encore une fois ce n´est pas systématique, avec Vagabond par exemple pour lequel Inoue prend des mois pour faire un tome.
Quand à l´obscénité il faut déjà voir si tu prends dans le même sac la bande dessinée franco-belge et les comics? Il n´empêche que Cixi montrant son cul à Lanfeust en se penchant ou jouant avec sa tenue modulable, ça me semble être sur le même ton qu´un Onizuka reluquant les petites culottes.
Maintenant je ne dis pas, peut-être de manière générale la BD franco-belge édulcore celle destinée aux ados de tout sexe, et le traite de manière plus sérieuse dans celle destinée à un publique adulte, mais ça je ne vois pas trop l´interêt d´en arriver à cette conclusion.
J´ai beau lire une immense majorité de manga, et être assez inculte en matière de comics (hors X-men, Silver Surfer, 4 fantastiques, Dardevil et autres Marvels, c´est proche du néant), ça me parait faire preuve d´étroitesse d´esprit de ne lire qu´un type de bande dessinée en les enfermant dans 3 carcans stéréotypés bien distincts.
Ca fait toujours un choc hein TEl ^^
les gros yeux comme vous dites ca viendrait pas d´un complexe japonais au niveau de leurs yeux (fin moi on m´a toujours dit ca)
Sinon j´aurais dit plutot 2/3 mois par tome surtout pour les grosses séries comme Naruto (et oui quoiqu´on en dise Naruto se vend ^^")
Apres niveau bd/mangas on peut dire que si je veut des gags je choisit généralement une bd (genre gaston lagaffe, boule et bill...)
Apres si je veux une histoire qui developpe des relations entre les personnages je choisirais plutot un manga
Apres j´ai lu assez de bd pour te dire qu´il y en a qui montrent autant d´obscénité que les mangas et de violence, seulement on les a plus classé pour "adultes" comme vous dites alors que bcp de mangas sont à la portés des enfants et en fait ne leurs sont pas destinés (vous voyez ce que je veux dire ?)
Et puis je partage l´avis de yaya un manga n´est pour moi qu´une bd à la japonaise ^^
Donc il y autant de bonnes histoire en mangas qu´en bd
On peut émettre une autre différence entre BD et mangas, qui les distingue quand même pas mal :
quand on prend un "Astérix", un "le Chat", un "Boule et Bill", et j´en passe.
Il n´est pas nécessaire de faire attention à quel numéro on choisit.
Contrairement aux mangas : bon courage pour entamer "Monster" au tome 17, "Naruto" au tome 26, etc.
Certes, la BD a en général un délais de parution plus long. Mais la plupart nous offre une histoire qui s´inscrit dans un univers sans limite. Histoire complète ou suite de sketch, alors que les mangas sont plus fragmentés. D´où la nécessité d´une fréquence accrue (pour preuve, la popularité des scantrads), Evangelion 10 on l´aura attendu...
Il existera toujours des oeuvres dans lesquelles les scénarios s´imbriquent. C´est ce qui fait sa spécificité.
Bon après on peut toujours creuser, développer, détailler avec des tas d´exemples, m´enfin voilà, je n´en ai pas vraiment les moyens. ^^´
En fait, le "côté pervers" dépend des mangas et c´est ce qu´on appelle le fan service grossier. On le retrouve plus particulièrement dans les shonens où la plupart des filles ont des proportions exagérées ou mises en valeur...Mais ce n´est pas tout, il peut aussi exister du fan service plus subtile. Enfin bref, le fan service n´est pas présent partout et Wikipédia pour plus de détails.
Concernant les bd, c´est vrai que les persos ne sont peut-être pas autant appréciés pour leur design ou même l´univers, mais il y a un quelque chose que l´on ne retrouve pas dans les mangas, un je-ne-sais-quoi qui m´attire. Je suppose qu´il y a un travail de recherche différent de celui d´un manga? Par exemple, même après avoir lu et vu autant de mangas extraordinaires, magnifiques et époustouflants (pas tout le temps, mais souvent), je retrouve toujours du plaisir à lire un bon vieux Tintin ou un Astérix & Obélix. De plus, j´aime aussi les bd avec des persos disney et ceux de Don Rosa ou Carls Barks. Pouquoi? Il se dégage un charme auquel je ne peux résister. Je dis ça d´une manière subjective, vous avez le droit de ne pas être d´accord avec moi. Simplement, il faut se dire qu´il y a de nombreuses bd qui valent la peine d´être lues et il ne faut s´arrêter à la simple conclusion qu´on n´est plus attiré par, car en cherchant un peu, on peut trouver chaussure à son pied et des fois, en se forçant, on remarque que ce n´était pas ce à quoi on pensait.
"-Pas beaucoup de violence et aucune situation obsène"
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"-Les scénarios sont davantage axés sur des relations sentimentales ou des histoires morales
-Montrent délibérément la violence et les culottes"
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Griffin>> T´as pas dû lire beaucoup de bande déssinée européenne et japonaise pour décréter des anneries comme "BD: background simpliste/Manga: background très travaillé".
Les bandes déssinées de Picsou de Don Rosa (histoire de citer un truc connu) possèdent un background incoyablemnt plus riche que bien des mangas... Donc Halte aux affirmations trop rapides!
On a aussi l´impression que tu fais un amalgame astronomique "Manga = adapté pour les jeunes" alors que au Japon, chaque public, du gosse de 6 ans à la femme adulte, a des mangas qui leurs sont très précisément adaptés.
Pour les yeux à la disney, c´est aparu apres guerre (je croi) et c´est surtout tezuka qui a commencé avec ça (en mm temps à son époque yavait pas beaucoup de mangaka ^^)
sinon c´est vrai qu´il y a beaucoup de cliché dans la présentation BD/Manga ^^
Pour la guerre j´avai pas precisé 39-45, voila c´est fait ^^
plus mangas personnelement, j´ai été élever avec saint seiya, dragon ball, ken le survivant
donc tintin, spirou et blake et mortimer... c´est pas trop mon truc
Hum je vais une fois de plus répondre à un topic de ce type alors que je m´étais promis de ne plus le faire ^^". Mais bon pour une fois la discussion s´est développée de manière beaucoup plus constructive que dans la plupart de ces topics "bd vs mangas" qui reviennent de manière récurrente sur ce forum et de plus ma position a un peu évolué par rapport à ce que j´ai pu dire précédemment. Tout d´abord merci à yaya d´avoir mis les choses au clair avec son post impeccable et de m´éviter de passer pour le grincheux de service ^^. Je reviens juste sur un élément qui est toujours celui qui me pose question: quelle est la démarche de l´auteur qui crée ce topic, quel est l´intérêt de vouloir à tout prix comparer bd et manga en créant deux grands "idéal-types" (emprunt Schumpeterien d´une expression sociologique qui n´a strictement rien à voir, mes excuses à tous les terminales ES ici présents) qui finalement ne correspondent pas du tout à la réalité et au mieux sont juste deux caricatures plus que stéréotypées (et au pire ce que l´on évite à peu près ici, quand l´auteur prend parti, une dépréciation d´un genre au profit d´un autre). Finalement on retrouve toujours une méconnaissance totale du sujet (attention ce n´est pas une attaque personnelle envers qui que ce soit, j´estime que personne ne peut réellement se définir comme connaisseur à la fois de bd et manga, ce qui est déjà très difficile quand on se limite à un seul genre) qui mène à peu de choses.
Bon ceci étant dit, je trouve tout de même que la discussion a pris un pli intéressant et je voudrais juste prendre la peine de soulever deux ou trois choses qui me posent question quand je réfléchis au sujet. Une fois de plus je vais prendre mon point de vue de lecteur largement plus versé dans la connaissance de la bd dite occidentale (et encore, la bd classique parce que pour tout ce qui est récent je suis un peu largué...). Déjà le problème du vocabulaire employé est un peu gênant: bd "occidentale", "européenne", "franco-belge" sont les termes qui reviennent le plus souvent. Dans le premier cas, on sous-entend plus l´occident en opposition à l´orient, ce qui voudrait dire que l´on associe à toute la production européenne celle de l´amérique du nord, et déjà un premier fossé évident même pour le profane apparaît d´entrée entre le comic et la bd européenne, ce qui rend ce terme complètement caduc. Ensuite pour la bd dite européenne une fois de plus je ne suis pas d´accord du tout, il suffit de s´intéresser de près à la chose pour se rendre compte qu´il y a peu de rapport entre nos bd et un fumetti, ou un tebeo ou les productions d´outre-manche, etc... Reste le dernier terme, le plus populaire sans doute et qui correspond à un type que l´on connaît bien, "notre" bd, celle qui a fleuri en Belgique et en France et qui apparemment serait stylistiquement à regrouper sous une même appellation. Malgré tout le bien-fondé de ce point de vue, il faut tout de même le nuancer, d´abord d´un point de vue "régional", ensuite d´un point de vue plus "chronologique". On oublie bien souvent qu´une simple barrière linguistique peut mener à des développements complètement différents, mais pourtant si on s´y penche d´un peu plus près, on peut aisément se rendre compte qu´une bd flamande et une bd de l´école de Marcinelle répondent à des codes complètement différents alors qu´elles sont produites à l´intérieur d´un même pays. Pour ce qui est du point de vue chronologique, je trouve que le terme de bd franco-belge a été tout à fait légitime jusqu´à une certaine époque (je dirais les années 80 et l´émergence d´une vraie bande dessinée française qui peu à peu s´affranchit de sa grande-soeur belge), celle où la production bd reposait sur un nombre limité et bien défini d´éditeurs et où il n´était pas question de réussir dans le métier sans être publié par un des grands magazines (Tintin, Spirou, Pilote...) qui appartenaient à ces mêmes éditeurs. On pouvait alors distinguer différentes écoles (l´école de Marcinelle par exemple pour Spirou) et un panel d´auteurs qui avaient fait leurs armes auprès d´un géant dont ils s´affranchissaient difficilement (la fameuse école Hergé). Pour faire une petite parenthèse une situation de ce type avec un leadership du magazinat sur la production peut se retrouver tout simplement au Japon, où la majeure partie de la production manga est régie par les (nombreux il est vrai) magazines des éditeurs et où le succès d´une série dépend avant tout du veto des lecteurs dans les référendums (je reprends le terme utilisé à l´époque dans Spirou, je ne sais pas trop comment on peut appeler ça au pays du soleil levant). Cette situation est toujours en place depuis l´après-guerre et la naissance du manga moderne et n´a fait que s´intensifier en nombre sans vraiment évoluer. Chez nous la situation a bien évolué sans doute en grande partie à cause d´un changement dans les goûts du public, et les grands magazines ont tous disparu les uns après les autres (ce genre a d´ailleurs l´air de retrouver un goût nouveau ces dernières années avec l´apparition de nouveaux titres comme Lanfeust Mag). Il est à présent indubitable que la production album a pris le pas après l´explosion que connaît la bd dans les années 2000 et une surproduction qui a tendance à devenir un peu étouffante (à mon sens). Il faut aussi surtout voir que dans l´intervalle la bande dessinée est passée de genre mineur à réelle forme d´art à part entière, et a complètement diversifié ses publics. D´ailleurs elle se dirige de plus en plus vers un public de plus en plus vieillissant avec le désintérêt progressif des plus jeunes qui se dirigent vers le manga (il serait amusant d´essayer d´imaginer à quoi tout cela va ressembler dans vingt ans). De plus, les auteurs eux-mêmes ont complètement brouillé les pistes, en renouvelant sans cesse la forme et le contenu de leurs oeuvres: ces fameuses bd au style délibérément inspiré de l´esthétique nippone qui font souvent débat, toute la production eundeurgraounde de petits auteurs indépendants qui se regroupent sous des labels comme l´Association, etc... Bref, il est à la fois impossible et peu pertinent de vouloir regrouper tout ça sous une même étiquette et de le mettre dans une petite case bien carrée et bien propre, malgré tout ce que le fait de catégoriser peut avoir de confortable.
Ce (long) raisonnement que je viens d´appliquer à la bd "européenne" peut donc aussi être appliqué à la bd "asiatique" par une personne qui s´y connaît dans le domaine beaucoup plus que moi (pas très difficile), et de préférence qui s´y connaisse vraiment (et là je pense que personne sur ce forum n´en soit vraiment capable, à moins d´avoir grandi dans ces contrées loitaines ^^). En rappelant d´ailleurs que la bd asiatique ne se limite certainement pas au manga et au manwha que l´on connaît à peu près, ni au manhua que l´on évoque parfois. Qui connaît par exemple la production thaïlandaise, ou celle du Vietnam? Il est d´ailleurs très suprenant de voir que ces dernières doivent moins au manga que l´on pourrait le penser. Au sein du manga même, peut on distinguer des "écoles" régionales d´auteurs, qui doivent tout de même exister malgré la centralisation de l´édition sur Tôkyô? Il est certain que ces différences existent mais encore une fois à part en étant spécialiste... (de plus la fraction des mangas qui nous parvient par la traduction et l´édition française est un miroir bien peu fidèle de la réalité). Sans oublier toute la production indépendante en marge du magazinat, et celle plus "luxueuse" des dôjins...
Pour les curieux, le magazine Spirou avait lancé une initiative très louable cet été en consacrant un cahier de plusieurs dizaines de pages pour chacun de ses numéros pendant huit semaines, présentant dans chacun un petit aperçu de la bd dans un autre pays ou région: l´Espagne, le Vietnam, l´Argentine, la Pologne, le Québec, le Cameroun (et oui, l´Afrique, qui l´eût cru!), l´Italie et la Flandre. C´est en lisant ces différents cahiers et en y repensant en lisant les posts de ce topic tout à l´heure que je me suis rendu compte que la bande dessinée est avant tout un genre de variété, en renouvellement constant de ses formes, ses contenus, ses influences, ses communications avec d´autres foyers. Dans une de mes réponses à un précédent topic de ce type (dont j´ai oublié les références), je prônais le regroupement de tout ce beau monde sous le nom générique de bande dessinée en targuant que l´étiquetage amenait forcément l´antagonisme. Cette proposition était finalement assez maladroite et je pense maintenant qu´il est nécessaire de bien marquer les différences entre les genres et les foyers, mais en gardant à l´esprit que deux ou trois étiquettes pour une infinité de réalités concrètes sont aussi une monumentale erreur nuisant à toute bonne ouverture d´esprit.
Voilà voilà, encore une fois je renouvelle mes exuses d´usage pour ce long et indigeste post qui me conduira un jour à me faire lyncher par une horde de forumeurs mécontents
Sinon pour les yeux comme des soucoupes et l´influence disneyenne ce n´est pas forcément faux, j´avais déjà lu ça quelque part dans un article tout ce qu´il y a de sérieux. Il apparaît d´ailleurs que dans le contexte de développement du manga moderne après-guerre et l´occupation du Japon par les américains qui y ont implanté leur propre culture de manière profonde (il suffit de voir le nombre de mots empruntés à l´américain entrés tels quels dans la langue pour s´en rendre compte) il serait improbable que le manga n´ait pas reçu cette influence.
pas eu le courage de tout lire, tu m´en vois désolé. J´ai quand même lu assez pour savoir que tu nous faisais un petit topo sur les amalgames trop courants des lecteurs occasionnels, tu as l´air d´être un fin connaisseur de bandes dessinées
Tu as raison, il ne faut pas mettre le comic dans le même sac de la bd.
de mon point de vue, la bd est sans limites. Les styles sont extrémement divers et les genres peuvent aller du gag de 3 cases à la saga de 45 tomes...
les dessins peuvent etre minimalistes comme reiser, ou le graphisme importe peu, soit très travaillés lanfeust par exemple ou la couleur et le detail sont importants pour crée l´ambiance.
Je ne m´y connais pas trop dans le comic mais la plupart que j´ai lu sont de la lignée des super héros marvel ou simpson. Je ne m´attarderai seulement sur les super héros. Le graphisme souligne le détail du corps, en exagérant les muscles. Le corps est sublimé dans un costume moulant et dans des plans en perspective futuriste. Les aventures des héros se limitent souvent en un tome.
les manga se caractérisent par leurs dessins dynamiques en noir et blanc. On classe les manga en plusieurs caégories mais les plus vendeurs sont ceux qui ciblent les adolescents. Les personnages ont de grans yeux, un petit nez et une petite bouche, le crane hérissé de meches pointues. Les tomes ont un grand nombre de pages, mais se lisent d´un trait. Les bulles contiennent peu de textes pour aérer les cases et ne pas ennuyer le lecteur. On privilegie l´action et les sentiments des personnages. Le manga est le genre qui assure le plus l´immersion.
voila voila. J´aime autant la bd que le manga, le comic j´aime un peu moins même si le graphisme me plait. Pour ma part la bd me touche plus au sens artistique, c´est bizarre le manga (même si j´adore) me rebute par sa surrenchère d´affrontements et son aspect quelque peu industriel...
Petit ![]()
Ca serait dommage que ce topic coule alors que personne n´a lu mon passionnant post ^^