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maison ikkoku juliette je t aime

mindy-macready
mindy-macready
Niveau 17
25 septembre 2011 à 08:05:17

"Posté le 20 septembre 2010 à 02:58:39
ok. Alors ok. Je suis page 122 du tome 10, tu vois le truc Rockin, tu vois hein !!!

Et le délire c'est que j'en ai des sueurs, j'en peux plus c un truc de fou c'est pas possible c'est pas croyable mais nooooooooooooooooooooooooooooooooooon. Je pensais avoir tout connu avec Touch, Solanin, TOUT ! Niveau émotions jpensais vraiment pouvoir tenir le coup mais NON JE ME SUIS TROMPE ! Ahhhhhhhhhhhh Je suis fouuuuuu, euphorique.

A toute personne qui veut se lancer dans ce manga, je peux pas vous conseillez grand chose mais en tout cas évitez de le rush, surtout si vous êtes genre émotionnel comme moi. AHHHHHH à l'aide !!!
"

1an et 5 jours après (même pas fait exprès) je retermine MI dans les mêmes conditions: l'euphorie, une nuit blanche là aussi, toujours ce plaisir monstrueux, cet état de bonheur si singulier qu'on retrouve seulement dans les meilleurs mangas... Qui dans le cas de MI est à son paroxysme, aucune série rivalise avec l'intensité d'émotions que procure Maison Ikkoku. Allez, le hasard m'a fait lire Maison Ikkoku à presque un an d'intervalle, je vais donc rester dans la continuité de cette providence, l'intégral de Maison Ikkoku tous les mois de septembre (5tomes aujourd'hui que je me suis fait, costaud)!

Bonne nuit les potes :sleep:

mindy-macready
mindy-macready
Niveau 17
25 septembre 2011 à 09:50:43

j'ai oublié d'évoquer les insomnies qu'on se tape après la lecture, bon ben on dormira pas :mort:

Rockin
Rockin
Niveau 22
25 septembre 2011 à 12:27:21

Il faut absolument que je me renvoie une fournée de MI dès que possible (ce soir?).

Et ouais, je comprends à 200% ton ressenti. T'as des scènes qui te tétanisent tant elles sont bine racontées avec émotion, authenticité et un vrai génie narratif.

Et puis, c'est drôle, c’est pleins d'émotions, ca fait réfléchir.

:spoiler:
:spoiler:

En parlant de drôle, une scène débile m'avait rire comme un con, ce doit être dans un des 5 premiers tomes, je sais plus. En gros, Godai s'imagine la têtes des autres résidents et il dit un truc à haute voix genre "ils ont vraiment des gueules de cauchemars". Tu vois la scène Mindy?
Ben j'ai rigolé, je suis bon client pour ces conneries.

:spoiler:
:spoiler:

mindy-macready
mindy-macready
Niveau 17
25 septembre 2011 à 16:26:06

Je crois voir la scène oui :rire: , y'a celle du puits qui est exquise aussi. De toute façon on ne manque pas de rire à chaque tome, sauf peut-être les deux derniers :snif: !

:spoiler:

Kyoko, mais quelle beauté lors du mariage traditionnel, c'est juste pas croyable, c'est toujours le même choc quand t'arrives à cette page, un spasme qui te parcoure le corps

:spoiler:

chargeurfou
chargeurfou
Niveau 6
25 septembre 2011 à 22:34:50

salut, je voudrais juste savoir si c'est un manga purement pour fille ou c'est mixte??? (en voyant les message de MM, je croirais à la première suggestion)

mindy-macready
mindy-macready
Niveau 17
25 septembre 2011 à 22:46:32

non c'est un seinen, c'est totalement mixte, concernant les sujets du manga il y en a beaucoup, c'est vraiment une oeuvre vaste. Tu as beaucoup d'humour, mais les sujets traités comme le traitement du deuil, les études, le monde du travail, le passage à l'age adulte, du vrai... sont pas sur le ton de la plaisanterie, vraiment pas.

Maison Ikkoku c'est l'oeuvre qui a inspiré tous les mangas de comédie/romantique/dramatique post 80 tant Rumiko Takahashi a géré son manga avec brio, elle a donc largement contribué à développer le genre donc (si elle l'a pas crée pour ainsi dire, mes connaissances en mangas sont insuffisantes pour répondre à ça). Tu peux le lire sans crainte en tout cas, c'est un monument du manga et certainement un des plus grands, si ce n'est le plus grand, un véritable chef d'oeuvre.

mindy-macready
mindy-macready
Niveau 17
25 septembre 2011 à 22:47:59

et ça va pas de me traiter de gonzesse ?! :-((

chargeurfou
chargeurfou
Niveau 6
25 septembre 2011 à 23:16:57

je n'ai jamais dit que t'était une gonzesse
:d) surtout si vous êtes genre émotionnel comme moi
(ou peut-être que oui xd)

ps; je vient de voir que c'est du même auteur que ranma et Inujasha donc en effet, il doit y avoir des scènes tordues et déjantées

Rockin
Rockin
Niveau 22
29 octobre 2011 à 14:17:26

Ca y est, je me relance dans ma lecture annuelle de Maison Ikkoku.
4 chapitres de lus et je prends déjà mon pied.

Rockin
Rockin
Niveau 22
02 novembre 2011 à 23:21:14

Je suis toujours dans ma relecture de MI et c'est fantastique même après autant de lectures passées.

Tome 4, chapitre 4 "La lettre", le truc qui te scotche. Toute la simplicité des scènes, c'est magique.

mindy-macready
mindy-macready
Niveau 17
02 novembre 2011 à 23:42:14

tu t'approches de la crise de folie, c'est à dire le tome 9, enfin chez moi je frôle l’hystérie quand je le termine, j'suis peut-être spécial qui sait

Rockin
Rockin
Niveau 22
06 novembre 2011 à 22:38:03

Je suis déjà dans la crise de folie avec ma relecture du tome 5 en ce moment.

Tous les chapitres se déroulant à l'hôpital sont juste inoubliables. Scènes magnifiques, répliques qui sonnent justes et une ambiance inouïe de tranquilité. Il ne se passe presque rien quand on y réfléchit bien mais chaque scène, chaque dialogue est chargé tantôt d'émotion tantôt d'humour.

dr--korbo
dr--korbo
Niveau 19
27 mai 2012 à 11:05:45

Salut à tous! J'ai commencé ce mana il y a deux jours et je l'ai fini ce matin. J'aurais peut_être du prendre mon temps pour le savourer, mais je ne pouvais pas m'empêcher de lire la suite. :)
J'ai énormément aimé ce manga, en particulier à cause de ses personnages, vraiment attachants. :oui:

Rockin
Rockin
Niveau 22
27 mai 2012 à 11:53:10

C’est toujours sympa de noter qu'il y a encore des gens qui découvrent ce monument du manga.

Comme tu dis, les personnages sont une vrai réussite tant ils se révèlent au final profonds et travaillés. :)

dr--korbo
dr--korbo
Niveau 19
27 mai 2012 à 16:58:08

Il y a juste un point négatif: On ne saura jamais quel était le travail de Mr Yotsuya! :-((

mindy-macready
mindy-macready
Niveau 17
27 mai 2012 à 17:08:07

c'est bien plus amusant comme ça :)

Rockin
Rockin
Niveau 22
12 juin 2012 à 20:06:39

:spoiler: SPOILERS SUR L'OEUVRE DANS SA GLOBALITE

Dommage que tu aies fractionné ta lecture car, selon moi, les derniers chapitres n'ont de réel sens que si on suit l'histoire de A à Z et qu'on évolue vraiment avec les personnages, qu'on saisit la manière dont ils murissent. C'est d'autant plus vrai que la plupart des personnages se dévoilent uniquement dans la seconde partie du manga en particulier Godai qui se découvre enfin et quitte son statut d'étudiant un peu paumé. Même s'il reste maladroit, c'est dans le second pan de l'histoire qu'il montre à tous qu'il peut exceller dans un travail-passion, qu'il a su échapper aux standards et au carcan du cadre japonais de base. Plus encore, c'est dans le dernier quart de l’œuvre qu'il montre qu'il est un adulte responsable dans sa relation avec Kyoko, capable de prendre des décisions et sur qui on peut s'appuyer.
Idem pour Mitaka. Le personnage qui semble être le cliché du bellâtre, ridiculisé par sa peur des chiens, se montre tout de même être bien plus que cela. Ses dernières apparitions dans le manga (hors épilogue) sont d'ailleurs généralissimes et, même s'il était bêtement aveuglé, lorsqu'il se rend compte de la relation qui unit Kyoko à Godai, qu'il l'accepte et se retire définitivement de la scène, on comprend bien que le personnage, sous son ressort comique, était en fait tout en nuance (la scène en question est d'ailleurs une des meilleures de toute l'oeuvre).
Enfin pour Kyoko, c'est pareil aussi. C'est sur la durée qu'on peut saisir toute l'ampleur du personnage et notamment son passage, tout en douceur, de femme meurtrie qui fuit la réalité vers son statut définitif de femme indépendante. Indépendante au sens propre, c'est-à-dire socialement (son travail, sa relation avec sa famille) mais aussi indépendante en son cœur car à nouveau capable de s'attacher et s'unir à quelqu'un même si, et un chapitre particulier y fait référence -celui avec la "promesse"-, elle reste définitivement brisée par ce qui a fait vivre son expérience avec Soichiro.
L'autre point est le fameux "triangle" et la manière dont il évolue. Là, à mon sens, les deux personnages qui se fourvoient le plus sont Godai et Mitaka. A aucun moment, Mitaka n'a été un réel rival de Godai, Kyoko l'a toujours considéré comme un simple ami, rien de plus. Il reste que dans un moment de doute, elle s'est posée la question de savoir là où la mènerait une relation avec Mitaka mais ca n'a jamais dépassé un simple questionnement tout à fait légitime, comme on peut l'avoir lorsqu'on considère des gens de l'autre sexe. Bref, la rivalité n'existe que dans la tête des deux hommes.

Voilà, par ces petits exemples, je veux bien mettre en avant que Maison Ikkoku nécessite de se savourer sans discontinuité si l'on veut bien saisir les personnages et la manière dont ils évoluent. Sauter vers les 2 derniers chapitres c'est dommage.

En ce qui concerne la loufoquerie de certaines situations, de certaines réactions et des personnages secondaires, c'est LA marque de fabrique de l'auteur, son humour. Là, on adhère ou pas. Perso, je suis à 100% dans le truc quand je lis les chapitres d'un tome de MI.
Par contre, l’œuvre n'a jamais été vendue comme une chronique parfaitement réaliste du point de vue des situations et quiproquos, on ne cherche pas à faire la description didactique du mode de vie des jeunes adultes au Japon, ce n'est pas du tout le propos. Certes, Maison Ikkoku est un slice of life de par certains thèmes de société en fond mais ca reste surtout une comédie de mœurs avec les ficelles scénaristiques classiques qui permettent de réunir les personnages, les séparer, etc.
Ce qui est réaliste, au delà des situations, c'est plus la justesse des thèmes, leur universalité et la position des personnages face à ces thèmes. Que Godai soit un gland incapable au début de réussir un examen, ca sert le ressort comique. Le réalisme se situe plus pour moi dans les éléments qui servent le ressort social de l'oeuvre comme par exemple la manière dont il évolue et murit une fois qu'il décide de s'investir plus dans une des filières professionnelle qu'il découvre, sa temptation de céder à une forme de facilité intellectuelle lorsqu'il postule dans un grand groupe alors que dans le fond ca ne correspond pas à ses valeurs, la manière dont il y échappe, dont il découvre sa vocation professionnelle, etc.
C'est pareil pour Kyoko où le ressort comique nous mène vers les quiproquos avec Godai, peu réalistes mais où le réalisme à mon sens se situe dans ses désirs d'émancipation, sa gestion du deuil, ses craintes d'aimer et de perdre à nouveau.

Je pense que montrer du doigt le non-réalisme des situations (tout comme vanter un soi-disant réalisme absolu), c'est se tromper (et tromper) sur la marchandise. Le réalisme est dans les thèmes, leur traitement de fond, leur universalité, pas ailleurs. Donc oui, pour moi Maison Ikkoku est réaliste mais je comprends aussi qu'on puisse le voir autrement.

:spoiler:

]killer7[
]killer7[
Niveau 21
13 juin 2012 à 02:02:56

:spoiler: dernier tome

Le conseil de lire le titre jusqu'au bout est une habitude des fans, qui se trouve justifiée ou non, et cela se détermine au cas par cas. Dans le cas présent je pense avoir après la lecture d'un peu moins des deux tiers de l'oeuvre saisi son essence et la manière d'écrire de l'auteur. La vérification du dénouement et tes précisions ultérieures n'ont fait que confirmer ce que je craignais, l'histoire s'est poursuivie sur une avancée alternative des pions de la part de Godai et Mitaka, semblant chacun à leur tour prendre l'ascendant avant que quelque chose ne les empêche de concrétiser un couple avec Kyoko, jusqu'à ce que Godai finisse par triompher.

Tu dis que les personnages évoluent dans la suite de l'oeuvre, mais pour moi il est trop tard, il est inacceptable que l'auteur mette autant de temps à enfin nous montrer une évolution digne de ce nom. Si deux tiers du manga sont à jeter, c'est le titre tout entier qui est à foutre aux ordures. Surtout que j'ai de sérieux doutes quant à une fin exceptionnelle, après tout tu portes aussi aux nues le début de l'oeuvre que j'ai trouvé horrible, je ne vois pas pourquoi nos divergences seraient réconciliées par la suite. De toute façon j'ai vraiment mis du mien pour aller jusque là, j'ai vraiment pas la force de reprendre et de finir le titre, la lecture a été vraiment ennuyeuse et éprouvante. Peut-être un jour mais j'en doute vraiment.

Quant au réalisme du titre maintenant, si ce n'est pas du slice of life mais de la comédie romantique, ou romance comique je ne sais exactement, et que tout ce que j'ai décrit ci-dessus comme défauts, les quiproquos et autres rallonges artificielles de l'intrigue, font partie intégrante de ce genre en tant que passages obligés, alors ce n'est pas le titre que je conchie mais le registre tout entier car je ne vois pas d'intérêt à tout ce cirque. L'intrigue sentimentale principale est irréaliste, comme le montre par exemple l'absence de réaction de ce mou de Godai après les scènes de l'hôpital, il est vraiment frustrant de devoir supporter l'immobilisme de cette larve. En conséquence, des thèmes secondaires comme le veuvage, les choix professionnels ont beau être assez bien traités, ils se noient dans le ton donné à l'oeuvre. Il est donc impossible pour moi d'attribuer le qualificatif de réaliste à une oeuvre dont une si petite fraction peut se targuer d'appartenir à cette catégorie.

Enfin je suis en total désaccord avec toi sur la vision que tu as du triangle amoureux, en effet pour moi Godai et Mitaka sont bels et bien rivaux et se rendent coup pour coup dans une lutte acharnée pour Kyoko depuis le début jusqu'à la fin de ma lecture. Au départ de l'oeuvre, chacun rencontre Kyoko, en tombe immédiatement amoureux et essaie de faire valoir ses atouts auprès d'elle pour la conquérir. Les deux sont plutôt séduisants, attentionnés, amoureux transis. Godai est d'un certain point de vue le moins lisse des deux, car même s'il paraît banal, il a parfois des élans de symbiose avec Kyoko, par exemple quand il intervient pour demander qu'on cesse d'aborder la question du remariage sans avoir demandé son avis à Kyoko, et qu'elle déciderait quand elle le souhaiterait. Il a l'avantage de vivre à ses côtés et de la fréquenter souvent, ce qui lui permet des rapprochements plus nombreux que Mikata, qui en plus de leur complicité grandissante va amener Kyoko à tomber amoureuse de lui. C'est cependant une épée à double tranchant car cette position l'expose plus, ses défauts comme son indécision ou son statut d'étudiant pauvre sont plus mis en lumière, et il n'a pas d'intimité pour cacher ses autres relations féminines.

Mitaka quant à lui est en quelque sorte l'idéal féminin par excellence, étant beau gosse, sportif, ayant une bonne situation. Statut d'homme à femmes qui lui portera défaut puisque Kyoko se posera des questions sur sa fidélité ou le sérieux de ses sentiments. Il est l'homme presque parfait que beaucoup de femmes désirent qui lui tend les bras et dit même n'aimer qu'elle et être prêt à l'attendre plusieurs années.

Au début de l'histoire, Godai est plutôt écrasé par son adversaire sur beaucoup de plans, toutefois sa peur des chiens le prive de vivre des moments proches avec Kyoko et l'empêche à divers moments de passer à l'action. Godai reprend donc naturellement le dessus en raison de sa proximité avec sa chère et tendre, jusqu'à ce que Kozue se présente en tant que boulet humain. Tout le monde fait son bonhomme de chemin jusqu'à ce que l'on constate à l'hôpital que Kyoko est amoureuse de Godai. Il serait cependant faux de croire que tout est joué à partir de ce moment-là, puisque les deux statuts des rivaux vont s'opposer de manière frontale à cause de l'ultimatum de Mitaka.

Kyoko n'était au départ pas prête au remariage, désormais elle l'est. Dans l'idéal elle souhaiterait être en couple avec Godai dont elle est amoureuse, toutefois ce dernier ne présente pas de garanties suffisantes pour la sécurité de leur futur ménage et éventuelle famille. Or c'est tout le contraire du côté de Mitaka, et c'est ici que rentrent en compte les paroles de la grand-mère de Godai, à égalité de sentiments il vaut toujours mieux choisir le plus riche des deux. Certes ici il n'y a pas d'égalité de sentiments, mais l'égard de patrimoine et de situation est tellement grand, ainsi que l'incertitude entourant Godai, que la situation se rééquilibre.

C'est en quelque sorte le dilemme entre le coeur et la raison. Sans l'intervention salvatrice des clébards de Kujo, Godai était foutu car Kyoko allait céder pour la raison et choisir Mitaka, d'ailleurs elle ne cesse durant les jours précédents de prier en pensées Godai de ne pas la forcer à choisir pour Mitaka en se déclarant avant la date fatidique. L'ultimatum était donc une très bonne tactique sur le point de triompher sans cet énième rebondissement. Voilà pourquoi dans la période de l'ultimatum Godai n'était plus bridé par Kozue et Mitaka devenait subitement plombé par Kujo, tout simplement pour rétablir les forces face à cette nouvelle donne.

Par la suite la situation se poursuit sans que je l'ai lu bien longtemps, mais je peux essayer de deviner le cheminement. Godai occupe seul le coeur de Kyoko, mais cet amour est mis à mal par de nombreuses choses, comme les nombreuses interrogations et incertitudes de Kyoko, les attaques redoublées de Mitaka guéri de sa phobie des chiens mais toujours déjouées par Kujo dont il n'arrive à se débarrasser complètement, et évidemment les faux-pas que l'auteur fait subir à Godai pour sans cesse casser l'affection croissant trop rapidement de Kyoko. Petit à petit, Godai finirait par prendre le dessus dans cette guerre de tranchées en obtenant ce qui lui manquait cruellement dans la conquête du coeur de Kyoko et le distinguait de Mitaka, à savoir des responsabilités d'adultes, une maturité et une stabilité professionnelle.

Voilà toutes les raisons qui font que Mitaka était pour moi un concurrent des plus sérieux, surement le plus sérieux que l'on puisse trouver hors locataire à la maison Ikkoku. La dangerosité de ses attaques malgré la distance relative entre lui et Kyoko tend à le démontrer.

:spoiler:

Rockin
Rockin
Niveau 22
13 juin 2012 à 23:42:29

:spoiler: Toute l’œuvre

« La vérification du dénouement et tes précisions ultérieures n'ont fait que confirmer ce que je craignais, l'histoire s'est poursuivie sur une avancée alternative des pions de la part de Godai et Mitaka, semblant chacun à leur tour prendre l'ascendant avant que quelque chose ne les empêche de concrétiser un couple avec Kyoko, jusqu'à ce que Godai finisse par triompher. »

:d) Pas à mon sens, il n’y a aucune réelle avancée de pion efficace de la part de Mitaka, c’est parfaitement clair chez Kyoko. A aucun moment il ne prend un quelconque ascendant que ce soit lors de leur toute première rencontre jusqu’à l’abandon et la résignation finale de Shun.
Et Godai n’a qu’un seul et unique « rival » du début à la fin de l’oeuvre et c’est Soïchiro.

« Quant au réalisme du titre maintenant, si ce n'est pas du slice of life mais de la comédie romantique, ou romance comique je ne sais exactement, et que tout ce que j'ai décrit ci-dessus comme défauts, les quiproquos et autres rallonges artificielles de l'intrigue, font partie intégrante de ce genre en tant que passages obligés, alors ce n'est pas le titre que je conchie mais le registre tout entier car je ne vois pas d'intérêt à tout ce cirque. »

:d) Non, justement. Ce n’est pas du tout propre au genre mais bien à l’auteur. Ce même genre sera traité dans un ton absolu différent chez un Kei Toume ou un Mitsuru Adachi par exemple.
Et je parle bien des quiproquos car il n’y a aucune rallonge artificielle. Chaque partie du manga est centrée sur un moment différent de la vie de Godai (concours, études, stage en tant que prof, baito, travail à la crèche). La relation avec Kyoko est un fil rouge sur la durée avec rien d’artificiel. C’est quelque chose qui DEVAIT se construire sur la durée. C’est le prix à payer pour que Kyoko soit en paix avec soi-même et puisse repartir de zéro.

«L 'intrigue sentimentale principale est irréaliste, comme le montre par exemple l'absence de réaction de ce mou de Godai après les scènes de l'hôpital, il est vraiment frustrant de devoir supporter l'immobilisme de cette larve. »

:d) Je ne vois rien d’irréaliste sur le fond de leur relation. Au début, on a deux personnes qui apprennent à se connaitre. Sur la partie centrale, leur relation devient de plus en plus ambigüe à partir du séjour à l’hôpital mais à ce moment Godai ne PEUT RIEN faire, il sait pour Soichiro, en a peur, et n’ose pas réagir en conséquent, il est conscient que ce serait tout casser que de tenter quelque chose de concret tant que Soichiro hante encore le cœur de Kyoko.
Dans la dernière partie (2-3 derniers tomes), Kyoko a fait son deuil, elle sait qu’elle peut aimer à nouveau mais c’est désormais la culpabilité qui la ronge, cette culpabilité de trahir Soichiro, elle n’est pas encore en paix avec elle-même (jusqu’au dernier tome du moins). Et bien entendu, elle a peur. Peur d’aimer et d’être aimée, peut d’être à nouveau confrontée à une situation similaire à laquelle elle ne pense pas cette fois survivre.
Bref.
Les choses se sont faites dans la durée. 7 années en tout séparent leur rencontre de la naissance de leur fille mais à aucun moment le récit n’a été rythmé par des ficelles scénaristiques pour faire durer artificiellement la relation.

« En conséquence, des thèmes secondaires comme le veuvage, les choix professionnels ont beau être assez bien traités, ils se noient dans le ton donné à l'oeuvre. Il est donc impossible pour moi d'attribuer le qualificatif de réaliste à une oeuvre dont une si petite fraction peut se targuer d'appartenir à cette catégorie. »

:d) Les thèmes sont superbement traités mais à mes yeux l’un des génie de cette œuvre est de conjuguer avec brio des thèmes de sociétés sérieux avec un ton faussement parodique et à l’odeur loufoque bien caractéristique de l’auteur. Je considère l’œuvre comme une vraie chronique sociale à la fois réaliste dans son traitement de fond des mœurs japonais et en même temps totalement déjantée et décalée en tant qu’hymne anti-pince sans rire. :)

« Enfin je suis en total désaccord avec toi sur la vision que tu as du triangle amoureux, en effet pour moi Godai et Mitaka sont bels et bien rivaux et se rendent coup pour coup dans une lutte acharnée pour Kyoko depuis le début jusqu'à la fin de ma lecture. Au départ de l'oeuvre, chacun rencontre Kyoko, en tombe immédiatement amoureux et essaie de faire valoir ses atouts auprès d'elle pour la conquérir. »

:d) Comme je disais plus haut, le seul personnage qui est vraiment en mesure de s’opposer à Godai n’apparait pas dans l’œuvre été pour cause, c’est Soichiro. Ce point n’est pas clair pour Godai qui considère Shun comme un rival mais ca l’est parfaitement pour Kyoko. Si Shun avance bien ses pions, aucun ne fait mouche chez Kyoko qui ne voit en lui qu’un bon ami qui lui permet de sortir du carcan de son travail le temps d’une bouffe au resto. Je ne dis pas qu’elle n’a jamais pesé la situation, réfléchit à ce que valait Shun mais ca s’est limité à ca car tout est clair pour elle. Elle ne veut radicalement pas d’autre homme dans toute la première moitié de l’œuvre, elle souhaite juste vivre sa vie indépendamment. Ce n’est que bien plus tard lorsque Godai acquiert de la maturité que les premiers doutes s’imposent sérieusement. Et l’ultimatum de Shun ne fait que confirmer que Kyoko n’a aucun intérêt pour Mitaka, elle cherche une excuse en la personne de Godai pour esquiver Mitaka qu’elle apprécie sincèrement en tant qu’ami et elle craint aussi de briser une amitié.
En tant que femme indépendante déjà mariée précédemment, si elle était prête pour revivre une relation amoureuse (ce qui n’est le cas que dans les 2 derniers tomes), il est évident qu’elle devra se tourner vers une personnalité indépendante comme l’est seul Shun dans un premier temps mais elle reste parfaitement consciente que la précarité de Godai n’est que très passagère et qu’il va acquérir dans un futur proche une situation tout aussi stable (bien que moins opulente).
Pour en revenir à Mitaka, contrairement à Godai, il ne tombe pas du tout amoureux de Kyoko dans un premier temps. En bon séducteur fantoche, c’est juste une conquête potentielle. Ce n’est que plus tard qu’il se surprend à avoir des sentiments sincères pour Kyoko.

Pour tout le reste de ce que tu dis concernant la perception de Mitaka par Kyoko, c’est très intéressant. En revanche, je ne ressens pas du tout la chose de la même manière. Comme je viens de dire, Mitaka est plus un catalyseur qu’un sérieux rival. Il aura au final permis d’aider à se construire la relation Kyoko-Godai.
Et dès le tome 8, toutes ces suspicions sont levées. Mitaka se rend compte qu’il ne sera jamais aimé par Kyoko, il se tourne vers Asuna par dépit, il prend ses responsabilités suite au quiproquo qui laisse penser qu’il a couché avec elle mais ce n’est pas un amour de la même authenticité que celui qu’il a ressenti pour Kyoko.
Dès lors, une fois Mitaka « évincé » (magnifique scène d’ailleurs, l’une des plus touchantes du manga), c’est la dernier ligne droite, celle qui met face à face Kyoko avec ses craintes les plus virulentes car plus rien n’est entre elle et Godai si ce n’est Soichiro et tout ce qu’il représente.

Bon, au final, discuter de tout aura éveillé encore une fois l’envie de m’envoyer pour la n-ième fois ce monument qui reste pour moi l’ultime consécration. J’y peux rien, après quasi 200 œuvres lues en manga, j’en reviens toujours à la même référence si on me demande choisir un titre. Et au fil des ans, je le relis avec la même passion.

Fin du SPOILER
:spoiler:

]Himym[
]Himym[
Niveau 10
22 juin 2012 à 22:52:55

Salut,

Je trouve moi aussi ce manga absolument exceptionnel, mais dans sa version anglaise !
Car, en ayant lu les versions us et fr, je me rends compte de la différence ! la version fr est beaucoup trop simplifié à mon gout !

:spoiler:

Un exemple, tome 8, chapitre 9, quand Godai pense obtenir un job stable a la garderie, alors que finalement, il est renvoyé.
Il regarde par la fenêtre des bulles de savon s'éclater et dis en vf : "Les bulles de savon s'envolent puis éclatent....bien sûr...haha"

alors qu'en version us : " just gone....like bubble on the breeze " en parlant de son rêve qui s'envole.

Une sacrée différence, je trouve !

:spoiler:

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