Ma critique de Batman Year One (ou Année Un si vous voulez
) :
on ne sait jamais.
Globalement ce livre m'a plu, c'est très agréable à lire mais je m'attendais quand même à mieux, on le disait "chef d'oeuvre génialissime incontournable de Batou", mais personnellement ça reste juste un très bon comics, incontournable certes (pour débuter) mais "juste" très bon.
Le grand Franck Miller (si je peux l'appeler comme ça
) nous présente donc son travail sur les débuts de l'homme chauve-souris et de l'arrivée Jim Gordon en tant que flic à Gotham City. Dès le début du récit, on plonge déjà dans l'ambiance de la ville, sombre, violente, inquiétant...
Bruce Wayne nous livre les évènements marquants de sa vie, sa phobie des chauves-souris arrivée lorsqu'il assiste à un spectacle de théâtre avec ses parents ou encore le traumatisme causé devant la scène du meurtre de ses parents étant enfant, sa vie a perdu tout son sens à cet instant comme il le dit...Mais c'est avec détermination qu'il décide de reprendre sa vie en main, d'en tirer les conséquences pour que cela lui serve de leçon et ainsi combattre le crime sous le nom de Batman.
J'ai aimé le passage de la chauve-souris à travers la vitre, et la réaction immédiate de Bruce, l'auteur montre que le protagoniste se sert de sa plus grande peur pour faire peur au "vilains" au nom de la justice, car dans le passage de la rue avec sa fausse cicatrice, il a joué le "bad boy" et ça a mal fini, Bruce manquant de conviction, et n'effrayant personne.
On voit le petit aspect psychologique de l'ouvrage qui revient souvent dans les autres comics de Batman.
L'auteur maîtrise bien le traitement de ses personnages, il leurs donne de la profondeur en exploitant leur conscience et leur limite au maximum, on sent le héros inexpérimenté lors de sa 1ère apparition, hésitant et déstabilisé et laissant ses adversaires prendre le dessus de la situation. Heureusement qu'il s'en sort bien...
Pareil pour Gordon, l'auteur lui donne du fil à retordre dans tous les coins, la plupart des situations dans lesquels il se trouve le dépasse complètement, il est presque désespéré...
F.Miller essaie aussi de nous montrer le côté (ou les sentiments) humain des personnages à travers son oeuvre, on y voit de la jalousie, rivalité, colère, trahison, tristesse, bonheur, etc et je trouve que ces mots peuvent clairement décrire l'histoire.
Je passe au scénario maintenant, mais je ne trouve pas qu'il y ait vraiment un scénario pendant tout le livre, je trouve que c'est plutôt divisé par les 4 chapitres. Pour résumer, c'est du bon, je ne m'en lasse pas (sauf quelques passages mais c'était très bref) même si c'est pas grandiose, ça tient la route tout le long avec pas mal de rebondissements par-ci par-là, et une bien belle conclusion (parlez-en à Batman, il a trouvé un ami
).
Re
Par contre le passage à la fin (avec le bébé détenu), je l'ai trouvé un peu "WTF" genre, le bad guy le tient entre son bras pendant qu'il essaie de planter son couteau sur Gordon, et là paaf le voilà qui glisse et tombe du pont, Bruce le rattrape ok, mais les 2 autres gars tombent aussi et au final, Gordon et vivant le gros porc est mort...
Je conclus avec les dessins, Mazzuchelli fait du très bon travail jusqu'au bout, même si c'est pas poussé niveau détails des planches ça reste quand même très beau. Et la coloriste ajoute à tout cela des couleurs pâles, sombres et ça ressort vraiment bien sur les textes.
Pour résumer, ce livre est très bon (même si j'en attendais mieux) et je le conseille vivement à toutes les personnes voulant se lancer dans les comics Batman, il est indispensable.
(Enfin !
)