Oui c'est ça.
Pour Lord, je l'avais feuilleté à la fnac, et même si ce serait mentir que de dire que je n'ai pas déjà un présupposé négatif contre les adaptations, dont je me plains souvent ici de la fréquence sur les étals, j'avais déjà le sentiment que ce serait exactement ce que c'est.
Donc j'ai attenu la biblio également, par chance dans l'agglo où je vis et travaille l'équipement municipal est plutôt bien doté, puis y a un réseau entre toutes les villes pour emprunter les documents sans bouger de celle la plus proche de chez toi.
puis y a un réseau entre toutes les villes pour emprunter les documents sans bouger de celle la plus proche de chez toi.
Putain ça c'est cool, moi je peux rendre les docs de n'importe quelle bibliothèque de ma ville dans celle la plus proche, mais ça ne marche que pour les retours. Si je veux un bouquin qui n'est que dans une bibliothèque lointaine je dois aller le chercher sur place (bon après c'est rarement plus de 20 minutes de bus, ça va).
Sa Majesté des Mouches ils l'ont mais comme c'est un truc "récent" il est souvent sorti, et j'avoue que je ne guette pas très assidument sa disponibilité. Je viens de regarder pour l'occase, il est sorti en ce moment.
Lu le premier tome de Sacrifice, de Remender et Max Fiumara.
Dans un monde futuriste mais surtout empreint de fantasy, une caste de dieux survit et se maintient au pouvoir en consommant des espèces de jus synthétisés à partir de gamins mis à mort, régulièrement moissonnés dans le peuple. Ce panthéon est dirigé par Rokos, une espèce de tyrannique soleil anthropomorphe qui dirige tout ce petit monde avec violence alors qu'il s'est éloigné de sa femme, une sorte d'avatar de la lune. Les luttes de pouvoir au sein de cette cour vont être l'occasion du déclenchement de l'aventure inattendue de la fille du couple royal et d'un gamin du peuple (un gros pigeon, littéral, avec des plumes).
J'ai bien aimé la lecture mais je peux pas m'empêcher de reposer ce tome - qui ne fait que poser un lore attractif à high concept - en me disant que Remender est quand même un gros faisan, voire peut-être une espèce d'escroc.
Je l'ai déjà vu faire ce move un milliard de fois sur ses creator owned. Il balance au début du concept, du concept, du concept dans de très longues expositions. Si ça mord, il va se mettre à torcher le reste laborieusement en faisant toujours du Campbell structural qui ressemblera donc éternellement à un sous-star wars ou au grand récit qu'il va pomper sur le moment ; si ça marche pas, il drop et de toute façon il passe son temps à en relancer de nouvelles en éventails. On l'a vu à côté de ça sur le mainstream lâcher des trucs absolument catastrophiques parfois comme le Frankencastle et avec le recul j'ai un peu honte d'avoir validé son Captain avec Romita à l'époque.
Le comics est assez gore, présente des personnages hauts en couleur, presque opératiques, qui ont beaucoup de prestance et dans ce gros concept qui peut faire penser autant à du Jodorowsky qu'à Soleil Vert, je vois un potentiel de truc à faire ; mais je suis presque sûr que ce sera une baise derrière.
Je lis pas les postface d'habitude, là j'ai fait l'erreur de laisser traîner mon oeil sur les premiers paragraphes et ce folaillon a l'audace de se penser comme le "David Lynch du comics". Bah mon con.
Pourquoi pas à taper comme je l'ai fait en biblio donc. Mais clairement j'ai la diode qui s'allume rouge maintenant face à la production du sieur.
C'est lui même qui se revendique le David Lynch du comics? Pas un tiers?
C'est un auteur que j'ai pas mal pratiqué à l'époque où il sortait 5 séries nouvelles par semaine, mais finalement à part ses travaux sur le mainstream comme Uncanny X-Force / Uncanny Avengers ou sa Captain America que tu mentionnes (perso j'en garde un bon souvenir même avec le recul), j'ai pas retenu grand chose.
J'ai refait un tour de sa bibliographie sur Wiki et les Black Science, Tokyo Ghost, Low, Seven to Eternity ou autres finalement c'est un peu tombé dans l'oubli.
J'exagère un peu. Si on veut être rigoureux, il décrit une manière qu'a Lynch de bosser et il dit que sur ce titre il a fait pareil.
Mais c'est tout aussi abusif
Le 11 octobre 2025 à 15:10:05 :
Finito le premier tome de Dark knight of steel du Tom maléfique (Taylor).Je m'attendais à une grosse daube mais c'est plutôt un simple titre médiocre et pop corn.
On se croirait téléporté à la grande époque des What if et Elseworlds, avec une écriture très jeu vidéo et une volonté évidente de calquer sur une écriture étrangère aux comics le plus de fan service possible que l'amateur s'amusera à reconnaître, au risque parfois de finir sur des absurdités étonnantes type cet improbable antagoniste étant à la fois Lex Luthor, Green Lantern ET le Joker.
Diana et Sueprgirl se cisaillent, Constantine veut se taper Black Lighting et Bruce et Clark sont demi frères parce que Martha a glissé avec Jor, y a une volonté de tout passer au mixer qui a quelque chose d'assez ridicule et d'encore une fois très typique de la mauvaise période des terres alternatives.
À part ça, l'histoire est censée être une épopée de medieval fantasy que des références régulières aux "Three Kingdoms" (impossible de ne pas penser aux Chinois) devraient rendre vachement plus nerveuse que ça. Finalement on a un mauvais délavé de GoT dont on ne comprend même pas tellement le titre puisque Batman n'est pas plus central que ça.
Nazouillet. La guerre dans Flashpoint faisait mieux ce que ce titre voudrait faire et ce n'était même pas son sujet principal.
Le tome 2 est pareil en encore plus nanardesque. Ça passe toujours autant de temps à bavasser quand ça devrait se taper.
Je dois apporter un erratum à mon message, ayant fini cette première série du verse. Le personnage vert n'est pas Luthor Green Lantern Joker. Et non. En fait c'est Green Lantern Luthor Joker PROTEX, parce que tout le pay off de toute cette immense connerie c'est que célémartiens en fait. Ah oui Alfred c'est le Manhunter en fait
C'est dommage finalement parce que sur le papier faire une espèce de wuxia version DC ça pourrait être dingue. Les trois royaumes façon john woo ou Dynasty Warriors avec des perso de comics je paie mille fois. Mais montrez-moi les se battre alors et pas taper la discute interminablement.
Quand ton meilleur perso c'est Amanda Waller faut te poser des grosses questions.
Le 29 juillet 2025 à 00:14:35 :
- Kryptonite de Darwyn Cooke et Tim Sale: Avec une équipe et un sujet pareil, ça devrait être un banger mais personnellement je peux pas m'empêcher d'être super déçu avec ce titre. Il est souvent vendu comme un genre de suite thématique à For All Seasons, mais en dehors de Sale et d'un vague parfum d'honnêteté et de simplicité sur le personnage, je trouve pas que ce soit si similaire dans le ton. Mon problème avec ce récit c'est surtout la façon dont le fameux sujet est amené, je trouve ça bizarre comme choix cet espèce d'extraterrestre dont on suit les pensées. La kryptonite c'est quand même LE point faible de Superman, le truc qui devrait avoir une entrée en matière inoubliable mais quel que soit le récit que je lis sur le sujet, je trouve ça bof. Car il y a aussi dans le tome d'Urban le 1er récit historique mettant en scène la kryptonite dans les comics (car elle est d'abord apparue dans le feuilleton radio en vrai), et force est de constater que Cooke n'en a pas gardé grand chose, mais c'est pas plus mal tellement ce récit a mal vieilli. C'est une histoire de Fakir qui est persuadé d'avoir des pouvoirs sur Supes alors qu'en réalité c'est la gemme sur son turban qui est - hasard total - un bout de météorite qu'il a acheté au hasard à un mec et qui s'avère être de la kryptonite (la chance!). Bref, ça méritait effectivement un dépoussiérage et même si le récit de Cooke est probablement meilleur, je le trouve quand même plutôt moyen. Heureusement que y a Sale, parce que visuellement par contre c'est toujours aussi incroyable. Je le préfère même carrément sur ses Superman que sur tout ce qu'il a fait d'autre je crois, sa Lois Lane est vraiment top entre autres.
J'ai surtout trouvé que c'est le dernier chapitre qui est un peu torché et qui gâche l'ensemble.
Les retours à Smallville c'est aussi parfait que dans Les saisons. Dans la postface Sale dit que ça lui donnait à lui aussi l'impression de rentrer à la maison (ça se sent) et pour ce qui est de Lois (très réussie oui) il rend hommage à Cooke.
Le 29 juillet 2025 à 16:31:30 :
De ce que m'avait dit Sale quand il m'avait dédicacé la case avec l'ours polaire, ils ont aimé faire ça ensemble, au moins ça aura servi à ca. Mais c'est clair qu'on était en droit d'attendre plus de la réunion.Dire que les deux sont partis aujourd'hui, ça tourne vite la vie.
La scène avec l'ours polaire aurait eu parfaitement sa place dans le film de Gunn (il a un truc avec les animaux) et son humour en aurait encore fait rager quelques-uns.
Dans la BD elle est mélancolique ou douce-amère, il l'aurait sûrement salopée à dire vrai.
J'ai pensé à toi sinon je suis au milieu de Harleen, qui t'as un peu plus plu que la moyenne de ce que tu lis.
Je ne sais pas quoi en faire pour le moment, je suis troublé par le projet, y a autant des choses qui me gonflent (reprise telle quelle de motifs qu'on a déjà vus un milliard de fois, je jure que j'en peux plus de voir Two Face se faire cramos au tribunal, j'ai du voir ça plus souvent que la mort des Wayne encore ou l'atterrissage de Sup) que de choses que je trouve efficaces dans la modernisation de cette histoire, même si je pense pas que ça a la patate pour détrôner Mad Love (qui a le mérite de raconter la même chose avec une économie de pages remarquable).
Je salue la volonté de vouloir rendre vraisemblable la chute psychologique de Harley (y a des allers retours, des phases solaires, des phases tristes, des phases exaltées, des espoirs d'échappatoires déçus, ça ressemble beaucoup à ça la maladie mentale de mon expérience perso) mais en même temps y a un peu ce côté Death Note au rabais qui m'éloigne. Parfois les personnages ont l'air débile en se manipulant l'un l'autre mais derrière Sejic te sort la carte du billard à trois bandes, elle pensait qu'il pensait qu'elle pensait qu'il pensait etc.
La BD veut ouvertement refuser le côté YA, dark romance, que la relation entre les deux personnages peut revêtir, mais en même temps ce design-là du Joker quoi...je l'ai jamais vu ressembler autant à un chanteur de K-Pop.
Je suis un peu sur ma faim aussi en terme de composition pour l'instant. Sans faire du JH Williams III, Sejic est connu tout de même pour aimer les découpages audacieux, notamment sur des splash et des doubles, et pour le moment je retiens pas grand chose (Harley face au Joker qui voit sa vie défiler dans la rue, quand elle interroge les différents monstres à la limite).
Pour Double-Face c’est son opposition avec Harley qui le sauve narrativement. Le côté dark romance je le redoutais mais ça m'a pas gêné. C'est assez fouillé sur la psyché de Harley, verbeux mais en fin de compte très fluide.
Pour le découpage je suis d’accord, même le dessin de Sejic m'a semblé trop propre, alors que j'avais l’a priori du genre "le mec est un dessinateur qui passe au scénar’, attention", finalement c’est le scénariste que j’ai préféré.
Pour la comparaison avec Mad Love je trouve que c’est complémentaire, d'ailleurs c'est surtout Timm qui m'a régalé.
Après je sortais du pénible Breaking Glass, joli mais lourd de didactisme politique et jamais drôle (Harleen l'est un peu).
Après il y a aussi le traitement de la police et son rapport avec Double-Face, simple mais juste politiquement (je spoil pas).
J'ai vu un peu le délire avec les Bourreaux, à voir. A la limite un commentaire sur les keufs ça peut m'intéresser (même si quelque part Gotham Central et No Man's Land le font déjà, dans un genre différent chacun) mais je vois pas la valeur ajoutée par le perso de Two Face là-dedans qui est construit de manière excessivement classique. Je vais essayer de plier ce soir mais ça va être chaud, boulot et je dois voir le Ozon cet aprem.
Le 26 juillet 2025 à 23:12:31 :
Comme on était sur du Superman ces jours-ci, je me suis lancé dans la lecture du Superman : Space Age de Mark Russell, dont c'est je crois le premier travail que je parcours, assisté pour la partie graphique par le couple Allred.Le long de trois issues oversized, la mini-série nous présentera la destinée de Superman du milieu des années 60 jusqu'à sa mort (ce n'est pas un spoil, c'est le point de départ) dans la destruction de l'univers en 85, date référant bien évidemment dans l'esprit des fans à Crisis on infinite earth qui est partiellement reprise ici.
Je suis pas un fan, le gros "1985" qui ouvre le premier chapitre m'est passé au-dessus. Mais du coup j’ai commencé Crisis et c'est amusant de le lire à rebours (et spoilé même si c’est relatif, j'avais déjà entendu parler de la finalité de Crisis avant ça).
Le gros angle de la série, c'est de confronter Superman à la conscience du fait que l'univers sera détruit et qu'il ne pourra rien faire pour lutter contre, en dépit de sa force bien inutile face à des conceptions aussi abstraites que le fait de cesser d'exister. La série nous montrera globalement le personnage en train d'apprendre ce qu'est la force, ce qu'est agir sur le monde et comment trouver sa place lorsque l'on se trouve forcé à être confronté à des limites ne dépendant plus du degré d'effort que l'on peut investir ni même de la chance. En cela, le bouquin est génériquement une tragédie, au sens pur du terme, bien que le ton puisse être parfois léger, à travers le personnage de Flash notamment (mais dont le comic relief constituera, comme beaucoup des éléments mineurs du titre, un pay-off à un moment).
Bien aimé Flash. À part ça la JL ressemble à une boîte de bullshit jobs où les types passent leur temps à faire des réunions au Hall of Justice pour se convaincre qu'ils font quelque chose, c'est amusant.
Je me suis demandé pendant un moment à la lecture où le bouquin, très verbeux par ailleurs, voulait se diriger, et je l'ai jugé pendant un certain temps comme une manière de refaire New Frontier (entre autres) avec nettement moins de talent, le taf des Allred renforçant d'autant plus le lien avec ce titre puisque bien que différent de Cooke, je pense qu'on peut raisonnablement dire qu'ils opèrent dans un registre parent.
Mais la troisième issue et sa fin rebouclent le tout à merveille, et je suis pas loin d'avoir pris autant de plaisir à voir ce Superman-là mourir que je n'en ai eu à voir celui de Moore cesser d'exister dans Whatever Happened, autre titre auquel on pense forcément puisque dans la diégèse Clark meurt, on l'a dit, en 85.
Je ne dirais pas que l'approche de Superman est purement nouvelle dans ce qui est proposé ici, mais elle a le mérite de réactualiser quelque peu - le titre date de 2022 de mémoire - une dynamique du triomphe sans combat, par la résistance passive, que je n'ai pas vue assez illustrée récemment, et qui passe par une rigueur structurelle dans l'écriture impressionnante quand on voit le nombre de motifs qui trouvent une importance dans la résolution, dans leur progression à des moments épars du titre. C'est un des comics les mieux construits que j'ai lu récemment et je pense que tout le monde devrait y jeter un œil pour ça.
Un truc simple et récurrent qui m'a plu c'est le bar La mouette en VF qui est un lieu où on fait régulièrement le point sur l’intrigue principal avec Paria ou sur la relation Clark-Lois.
Le traitement de Pa Kent m'a plu aussi, son passé dans l'armée le rend plus complexe, son enseignement plus ambigu.
C'est d'autant plus intéressant à taper en ce moment qu'on est en prise avec le catastrophique débat fumé des pro-Gunn et des pro-Snyder qui s'attrapent par le col pour savoir laquelle de leur daube médiocre est la plus satisfaisante, alors qu'un bouquin comme ça plie le débat en 250 pages.

Pas grand chose à dire sur le boulot proposé par les Allred, ils jouent sur le velours de leur partition habituelle, c'est pulps et cartoon avec un gros travail sur les contrastes. J'ai peut-être pas de grands moments qui m'ont halluciné, mais la narration bavarde n'est pas propice non plus à leur laisser énormément la place de se transcender. Le chara design de Batman est top par contre.
__________En somme, une sorte de synthèse harmonieuse entre All Star pour le côté horloge qui s'écoule, Whatever Happend pour la volonté de donner une fin au Superman classique et New Frontier pour la saisie de l'époque et de ce qu'elle symbolise.
Apparemment, Russell a enchaîné ensuite sur une série Batman dans le même style, toujours avec les Toutrouges. Mais je doute fort que cela puisse avoir la même portée.
Paru il y a quelques jours en France, c'est pas mal askip.
J'en avais fait un petit retour depuis sur le forum je crois, je crois que le Batman marche encore mieux que le Superman. Mais il a plus de place pour développer. En tout cas, même rigueur structurelle dans l'approche.
Un truc simple et récurrent qui m'a plu c'est le bar La mouette en VF qui est un lieu où on fait régulièrement le point sur l’intrigue principal avec Paria ou sur la relation Clark-Lois.
Si t'as jamais lu Sandman y a une excellente phase comme ça dans un chapitre, où le héros et un type rendu immortel se retrouvent tous les cent ans dans le même bar qu'on voit changer au fil du temps, c'est trop cool.
__________
Fini Harleen. Mes réserves initiales sur le projet rendu à mi-temps sont pas vraiment rassurées par la fin. La lente glissade de Harley est intéressante, et le format a le mérite de permettre d'expliciter un peu en quoi le désir physique à une part franche dans le craquage psychologique du personnage, mais j'ai relu Mad Love en diagonal et je trouve quand même que c'est bien mieux sur tous les aspects, d'ailleurs Harleen en paraît presque un remake modernisé tant certaines situations (toute la séduction derrière la vitre par exemple) se font similaires.
Et si Harleen est finalement un drame assez classique dans ce qu'il a à montrer, la dernière page de Mad Love à elle seule me paraît toujours incomparablement plus sombre et puissante en montrant que malgré les abus physiques et psychologiques le personnage restera à jamais accro et victime. Chez Sejic, le Joker a l'air vraiment amoureux et c'est limite du Bonnie & Clyde avec un vernis 202x pour trentenaires. Je retiens quand même chez lui le meurtre pendant l'évasion qui constitue le clou final venant condamner Harley, c'est pas inintéressant, mais bon c'est pas non à péter un singe.
J'ai lu en franco-belge L'Ange Pasolini, un truc sorti récemment. On commence par la mort de Paso tabassé sur la plage, comme dans la vraie vie, et un ange vient le visiter, ce qui lui donnera l'occasion de repasser sur les phases importantes de sa vie...métaphysique qui ne servira donc à rien tout le long du titre très documentaire et biographique avant la dernière page qui reboucle pas mal.
C'est un projet que je trouve fondamentalement assez con dans sa conception parce que les amateurs de Paso' n'apprennent rien et ceux qui s'en foutent ne se dirigeront jamais vers le titre. Donc...
Le style est photoréaliste et surchargé, d'une manière pas forcément ultra plaisante.
C'est pas nul en soi mais je ne sais ni à quoi ça sert ni à qui ça s'adresse.
Deuxième tentative avec Winschluss, cette fois sur J'ai tué le soleil, un titre de post-apo survivaliste inspiré du covid.
Le bouquin s'ouvre comme une imitation de tous les récits ayant suivi La Route de McCarthy sans y ajouter le moindre élément de personnalité, et une analepse sur notre héros solitaire et amnésique ensuite nous permettra de nous rendre compte que c'était en fait un taré sous amphet' qui avait prévu de massacrer tous ses voisins, collègues, proches, avant qu'une pandémie ne l'en empêche ironiquement, parce qu'il est traumatisé par le suicide de son père maltraité .
Un peu le même retour que face à son Pinocchio : c'est très beau (ici dans un style crayonné faussement négligé mais très bien découpé, qui s'ouvre parfois en fin de "chapitres" sur l'aquarelle, qui utilise en général du noir et blanc ponctué d'une seule touche de couleur sur un objet à la Sin City et qui s'ouvre à la fin à la couleur et aux traits distendus de manière signifiante dans une crise meurtrière et un suicide ), mais tout ce que le mec a à peindre c'est une humanité déviante et malade qui fait de la merde. Et puis c'est tout.
C'est nihiliste, c'est edgy, c'est complètement vide, on a déjà lu, vu, joué ça mille fois et il n'y a plus aucune shock value à trouver derrière des intrigues aussi balisées.
Restera si l'on veut le titre assez sympa et poétique - qui m'a rappelé celui d'un roman de Belezi récemment que je n'aime pas non plus -, qui s'expliquera par une fixette de notre héros et qui donnera lieu à deux ou trois cases sympathiques pour le désespoir dérisoire qu'elles charrient.
C'est peu ma bonne dame.
Si comme moi vous étiez passés à côté de la nouvelle, une intégrale Gotlib (mais pas chronologique) vient de commencer à sortir.
Normalement demain dans ma boîte, je vous tiens au jus, je suis assez excité.
De mon côté je viens de voir que Akileos a récemment réédité une intégrale Tales from the Crypt au format Omnibus (apparemment c'était déjà sorti y a quelques années, j'étais passé à côté).
Je vais peut-être bien m'offrir ça pour Noël.
J'ai vu que les Toutrouges avaient bossé sur le Silver Surfer, du coup j'me suis fait un Noël anticipé avec l'omnibus de Dan Slott 
Tape sa miss Hulk à l'occasion, c'est pas les Toutrouges mais ça reste dans un style ligne claire proche et c'est vraiment parmi ce qu'il a fait de meilleur, même si j'ai un assez bon souvenir de son Surfer. En fait quand j'ai commencé à arrêter de faire le fanboy radicalisé edgy de Spider-man qui a pourtant acheté dès le day one l'épisode 700 dans son comic shop et qui chiait donc sur Slott pour ça, j'ai été bien forcé de convenir qu'il a fait de bons tafs. Mais superior c'est toujours non.
je viens de voir que Akileos a récemment réédité une intégrale Tales from the Crypt au format Omnibus (apparemment c'était déjà sorti y a quelques années, j'étais passé à côté).
Par contre dans leur format HC classique sur Tales y avait pas mal d'erreurs de langue et de trad, parfois assez grosses, et vu la gueule de leur boîte je doute un peu qu'ils aient changé le texte entre deux versions...
Bon les comics EC c'est clairement pas de la grande littérature et c'est pas un annulatif non plus, mais sur un format glorieux ça fait un peu chier quand même, essaie de te rencarder là-dessus peut-être au cas où.
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J'ai tapé une partie de mon Gotlib 1967 - y a un edito fourni mais confus parce que très pointilliste et référentiel sur les dates -, j'ai toujours pas vraiment compris pourquoi ils commencent par une année un peu random du taf du gars (c'est plus facile à vendre mais bon) mais à part ça je suis vraiment très content.
Dans ce volume, on a du Gai Luron et du Dingodossier en alternance, deux pages par deux pages. Ce sont deux titres aux ambiances assez différentes mais que j'appréciais beaucoup et que je suis ravi de retrouver en aussi bonne qualité d'impression.
Les Dingodossiers on dirait vraiment du Tati imprimé, les gags sur le rétrofuturisme de la France des années 60 c'est un truc qui me parle à fond et Gai Luron, avec son mélange de personnage totalement inerte et inexpressif et de sur-écriture bien trop littéraire pour ce que ça montre est ce qu'on aura eu de plus proche en fr d'un Snoopy, avec du bon slapstick en même temps.
Gros plaisir après une journée de taf de mort.
Par contre dans leur format HC classique sur Tales y avait pas mal d'erreurs de langue et de trad, parfois assez grosses, et vu la gueule de leur boîte je doute un peu qu'ils aient changé le texte entre deux versions...
Bon les comics EC c'est clairement pas de la grande littérature et c'est pas un annulatif non plus, mais sur un format glorieux ça fait un peu chier quand même, essaie de te rencarder là-dessus peut-être au cas où.
J'ai lu sur je sais plus quel forum BD que l'intégrale sortie y a quelques années a au moins une coquille d'impression avec des textes décalés sur une page, on va déjà voir si ça au moins ils ont pris le temps de le corriger. Mais j'en doute...
Après c'est quand même un gros morceau de l'histoire des comics que j'ai jamais vraiment pris le temps de me faire. Je sais pas pourquoi j'ai toujours eu l'impression débile que j'avais une dette envers EC Comics pour les avoir ignorés si longtemps alors que pourtant le principe me parle carrément (d'ailleurs je regardais pas mal le dessin animé Crypte Show quand j'étais en vacances étant petit).
J'avoue que même si y a quelques coquilles dedans, j'ai un peu la flemme de chercher une alternative en VO (et flemme de lire ça en VO tout court en fait), là c'est vraiment l'occasion qui fait le larron. On verra bien si je le prends, mais je me rends compte que je suis de moins en moins inspiré par les sorties comics avec les années qui passent, donc peut-être que je me hype un peu bêtement juste parce que pour une fois c'est un titre qui me parle au moins un peu et que c'est le genre de format qui colle bien pour un cadeau de Noël.