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Je sais pas si ça a deja été signalé ici, mais Carrefour reprend ses collections marvel à 3.95€ avec une selection de 10 titres, j'en ai pris quelques uns ![]()
Le 27 juillet 2023 à 17:14:29 :
Je sais pas si ça a deja été signalé ici, mais Carrefour reprend ses collections marvel à 3.95€ avec une selection de 10 titres, j'en ai pris quelques uns
Tu as la liste ?
Bonsoir, je suis à la recherche d'une BD que j'avais lu plus jeune
Ça doit probablement se situer entre 90 et 2010
Souvenirs flous mais il me semble que c'était une sorte de tournoi de dessins de monstres qui prenaient vie
À la fin il me semble que le plus fort d'entre eux était un dessin ridicule fait de 3 bâtons
Le 27 juillet 2023 à 19:40:48 :
Le 27 juillet 2023 à 17:14:29 :
Je sais pas si ça a deja été signalé ici, mais Carrefour reprend ses collections marvel à 3.95€ avec une selection de 10 titres, j'en ai pris quelques unsTu as la liste ?
https://wtcomics.fr/marvel-gold-carrefour-toutes-les-informations-sur-les-albums/
la voila ![]()
Salut à la communauté,
Petit retour de « mi-parcours » sur le Green Lantern de Geoff. Je viens de terminer le 4 eme intégrale et donc la conclusion de Blackest Night.
Je pense que ce qui me frappe le plus dans ce run, c’est le nombre d’élément qui pourrait passer pour des défauts ou des carences mais qui constitue en réalité toute l’essence qualitative du run.
Je pense à la conception très essentialiste de beaucoup de personnage (fait inhérent au comics de super héros) mais qui se retrouve nuancé tout au long de run.
C’est une déconstruction de caricature et c’est très fort. Je pense notamment au rapport d’Hal Jordan avec la peur. Postulat de départ qui m’avait pas particulièrement touché d’entrée de jeu mais qui ne cesse d’évoluer tout au long de l’intrigue et m’a fait découvrir un personnage plus profond qu’il n’y parait (sa relation avec son paternel, l’âge du trauma ne qui le débarrasse de la peur. Parallax. Son égoïsme inhérent à son courage, notamment dans les décisions qu’il prend avec sa famille etc). Je pourrais dire la même chose de Sinestro, plus fin qu’il n’y parait, même dans sa prétendu opposition au héros, et de globalement tout les « antagonistes » (le terme lui même perd de sa signification au fur et à mesure de l’intrigue) qui jalonnent le tome (Atrocitus
, Larfreeze
).
Même Carol Ferris m’a semblé particulièrement bien écrite dans sa relation avec son père et son rapport à l’amour. Tout est très bon.
Dans la liste des grandes réussîtes susmentionnés on pourrait évoquer l’aspect « power rangeresque » qui pourrait très vite devenir ringard mais qui constitue pour moi la grande qualité des 4 tomes.
C’est très mystique l’air de rien, limite chamanique. Ce mariage entre Science Fiction super héroïque et mysticisme c’est très efficace. Chapeau bas !
Globalement cette histoire, qui relate principalement le combat entre les émotions « organique/biologique » et les grandes puissances primordiales était très bien !
Et quelle constance ! Ça pete jamais dans le chef d’œuvre mais je n’ai jamais lu une histoire aussi solide et maîtrisée du début à la fin! Tout les voyants sont aux vert.
Aller go pour Brightest day ![]()
Le 28 juillet 2023 à 09:03:32 :
Le 27 juillet 2023 à 19:40:48 :
Le 27 juillet 2023 à 17:14:29 :
Je sais pas si ça a deja été signalé ici, mais Carrefour reprend ses collections marvel à 3.95€ avec une selection de 10 titres, j'en ai pris quelques unsTu as la liste ?
https://wtcomics.fr/marvel-gold-carrefour-toutes-les-informations-sur-les-albums/
la voila
Ah oui j'en avais pris aussi.
Perso j'ai pris :
- Secret Avengers
- Squadron Supreme
- Thunderbolts
- X-treme X-Men
- X-Force

Le 28 juillet 2023 à 13:00:47 :
Salut à la communauté,Petit retour de « mi-parcours » sur le Green Lantern de Geoff. Je viens de terminer le 4 eme intégrale et donc la conclusion de Blackest Night.
Je pense que ce qui me frappe le plus dans ce run, c’est le nombre d’élément qui pourrait passer pour des défauts ou des carences mais qui constitue en réalité toute l’essence qualitative du run.
Je pense à la conception très essentialiste de beaucoup de personnage (fait inhérent au comics de super héros) mais qui se retrouve nuancé tout au long de run.
C’est une déconstruction de caricature et c’est très fort. Je pense notamment au rapport d’Hal Jordan avec la peur. Postulat de départ qui m’avait pas particulièrement touché d’entrée de jeu mais qui ne cesse d’évoluer tout au long de l’intrigue et m’a fait découvrir un personnage plus profond qu’il n’y parait (sa relation avec son paternel, l’âge du trauma ne qui le débarrasse de la peur. Parallax. Son égoïsme inhérent à son courage, notamment dans les décisions qu’il prend avec sa famille etc). Je pourrais dire la même chose de Sinestro, plus fin qu’il n’y parait, même dans sa prétendu opposition au héros, et de globalement tout les « antagonistes » (le terme lui même perd de sa signification au fur et à mesure de l’intrigue) qui jalonnent le tome (Atrocitus, Larfreeze
).
Même Carol Ferris m’a semblé particulièrement bien écrite dans sa relation avec son père et son rapport à l’amour. Tout est très bon.Dans la liste des grandes réussîtes susmentionnés on pourrait évoquer l’aspect « power rangeresque » qui pourrait très vite devenir ringard mais qui constitue pour moi la grande qualité des 4 tomes.
C’est très mystique l’air de rien, limite chamanique. Ce mariage entre Science Fiction super héroïque et mysticisme c’est très efficace. Chapeau bas !Globalement cette histoire, qui relate principalement le combat entre les émotions « organique/biologique » et les grandes puissances primordiales était très bien !
Et quelle constance ! Ça pete jamais dans le chef d’œuvre mais je n’ai jamais lu une histoire aussi solide et maîtrisée du début à la fin! Tout les voyants sont aux vert.
Aller go pour Brightest day

Geoff va t-il nous faire un Perfect ?
C'est ouf de se dire que c'est le même qui nous a pondu son Justice League.
Comme quoi l'inspiration et la nature de l'univers et des personnages font vraiment tout pour un auteur. Nul n'est à l'abri de pondre un chef d'œuvre un jour et une daube le lendemain.
Je sais pas si on peut parler de « chef d’œuvres », car l’œuvre ne transcende rien, ne redéfinis rien, et ne sublime rien en définitif.
De référence en matière de run de qualité ? Indéniablement. Tout du moins pour l’instant…
.
C’est constant, c’est beau, c’est rythmé. Puis merde, c’est du vrai comics américain.
J’ai pas l’impression de lire un script potentiel pour une futur adaptation série/cinéma comme c’est trop souvent le cas avec les comics des années 2000 (enfin, sauf Blackest Night peut être
).
C’est un des rare récit qui est en symbiose total avec son support : C’est pas du Bendis des grands jour, c’est encore mieux.
Le déluge de couleur, le propos, même le petit commentaire politique sur le port d’arme (pas trop mal écrit bien que mineur)… tout ça est inhérent à la bande dessinée américaine. Quand je lis la présentation des différents corps ou que j’imagine la conversion cinéma des batailles que propose ce comics je me dis qu’il vaut mieux rester aux beaux ouvrages reliés tant une adaptation serait obligé de sacrifier un paquet de truc.
Donc achetez le si vous pouvez. J’attend la suite pour me prononcer mais si la constance reste la même c’est bien partie pour éclater Ultimate Spider-Man par exemple (qui est une lente et triste déliquescence qualitative selon moi.).
J’aurais même pas pu finir le Thor d’Aaron si j’avais lu ça avant je pense. Et pourtant j’ai trouvé des qualités au Thor d’Aaron.
J’ai pas l’impression de lire un script potentiel pour une futur adaptation série/cinéma comme c’est trop souvent le cas avec les comics des années 2000.
Tu penses à quoi ?
Lionel
Quand je lis du Ultimate Spider-Man, du Daredevil de Bendis ou même son Jessica Johns, j’ai vraiment le sentiment que la narration (aussi qualitative soit-elle) représente globalement une forme de gestation artistique. Une forme de transition informel dont la finalité serait une serie ou un film.
C’est peut être un sentiment erroné lié à la tournure globale de l’industrie du divertissement télévisuel/cinématographique mais quand je lis les comics que je viens de te citer je me dis que l’essence peut être transposée dans des films/serie.
Daredevil typiquement. Je pensais que c’était Miller qui insufflait son souffle aux adaptations ciné/serie, et c’est sûrement le cas. Mais la dimension ultra urbaine insufflé par Alex Maleev/Bendis c’est plutôt ça que je trouve dans les film/serie. Idem pour Jessica John.
Ultimate Spider-Man c’est la même. Que ce soit la mort du héros ou c’est début y a un rythme, un enchaînement qui me renvoie directement au dynamisme narratif des standards hollywoodien.
J’ai pas encore lu New Avengers mais là simple présente de Spidey/Wolverine risque de nourrir un constat similaire.
Les « grands » Bendis, c’est du script de luxe. Une ébauche pour un projet cinéma.
Plus récemment c’est « crise d’identité » qui m’a inspiré le même constat. L’essence du récit (donc tu divise par 10 le nombre de perso et tu économise des scènes d’actions inutiles pour la résolution du plot) pourrait parfaitement faire l’objet d’une série HBO Max en 4 épisode.
Je me permet le petit parallèle avec Geoff parce que les deux ont la réputation de chapeauter à une époque les univers respectifs de DC/Marvel et je trouve que John’s tourne moins le dos à l’héritage comics. Même dans son run sur JSA. Ça hurle bien moins « adaptez moi en film svp !!!! ». Ça reste que mon opinion.
D’ailleurs ma main a couper que si du Gl débarque au cinéma le projet majeur ce sera « Blackest Night » et ma main a couper que les tomes précédents ne seront pas adaptés. Puis même en cas d’adaptation BN perdra l’intégralité de sa substance parce que, support comics oblige, sa profondeur se situe dans sa forme : c’est un déluge de couleur et d’effet spéciaux. Trop ambitieux pour du cinéma.
Ce que tu decris c'est, je dirais, deux des trucs qui caractérisent Bendis, qui lui valent à la fois sa renommée et ses critiques et qu'il a réussi à imposer (ou bien dont il a été un des plus flagrants representants) si bien que ça fait aujourd'hui partie de la norme : l'écriture en recueil et la pitchisition.
l'écriture en recueil c'est le fait de compter plus sur les ventes de ce marché que sur les sorties mensuelles. Du coup toutes les séries marchent par arc de 6 numeros (il n'y a plus de numéro 3 ou 5 tout fait partie d'une saga et un numéro seul n'a pas grand intérêt), on n'a plus les articulations narratives qui permettent de commencer une série n'importe quel mois et on n'a plus non plus de numero unique. Donc oui c'est la fin du feuilleton plus ecriture décompresse et dialogue importe des films etcetera c'est de ça dont tu parles je pense à la fois pour l'abandon à l'héritage comics et le dynamisme narratif des standards Hollywoodien. Et la ben c'est l'inverse, Bendis a ses débuts (Daredevil inclus) c'est un type qui change le paysage BD en prenant en compte le support. il y a des emprunts et des ressemblances avec le cinéma mais tout est digéré et est fait au profit de la BD, tout est fait pour rendre la lecture fluide justement, typiquement ses avalanches de bulles de dialogues c'est purement BDesque elle sont utilisés pour l'immersion du lecteur en prenant en compte le format. Après cette influence a été plus délétère qu'autre chose au final mais je pense pas que c'est un truc au départ fait pour le cinoche.
La ou je suis plus d'accord c'est sur la pitchisition on balance un pitch un concept et on le traite pas ni le fait vivre, on ebauche juste une situation (secret invasion, dark reign presque l'ensemble de son truc Avengers, les trucs de Millar aussi) ça va aussi avec la fin du feuilleton et ça ne peut pas aller avec un univers partagés de séries régulières.
Surtout qu'à l'époque où Bendis écrit Daredevil et USM (2001 les deux environ de mémoire) je ne pense pas que la perspective de voir ça adapté en série télé un jour était vraiment grande. Le super héros sur écran c'était au mieux deux/trois sagas qui marchaient à peine au ciné (les locomotives Spider-Man et X-Men démarraient tout juste, Batman était pas encore revenu sous la coupe de Nolan), à peu près rien à la télé sauf des dessins animés, et surtout un florilège de trucs vraiment à chier à côté (dont le film Daredevil de 2003 fait partie). Donc je pense pas qu'il l'ait écrit dans cette optique, par contre effectivement je pense que les gens qui se sont chargé d'adapter des trucs à l'écran plus tard se sont vite rendu compte que Bendis et Millar avaient un style qui s'y prête bien (contrairement à un auteur comme Morrison par exemple).
Oui j’y ai pensé aussi mais je pense pas que ça invalide son propos qu’il ne l’ait pas fait dans cette perspective (il peut y avoir pleins de BD ou de film qui raconte juste une histoire ou présente juste un concept sans utiliser le support).
Après il y a pleins d’auteurs de BD qui ont style cinématographique sans que leurs histoires soit juste des storyboard particulièrement détaillé. Et des films qui adaptent plan par plan une BD en ratant l’essence et en trahissant le propos.
Clairement je ne suis pas d’accord avec le : « La finalité du DD de Bendis/Maleev c’est d’être adapté en film » que ce soit Maleev, Bendis ou l’alchimie entre les deux pour moi la narration est extra et je ne pense pas que la supériorité de la BD sur le cinéma se joue sur la possibilité de dessiner des choses qu’on ne pourra pas filmer.
La raison pour laquelle on retrouve du Bendis dans les adaptations de DD récentes (ou nimporte quel utilisation du perso) c’est qu’il a saisi une partie de l’essence du perso et l’a relancé pour un temps comme a pu le faire Miller à l’époque.
Et je trouve que ce qu’on prend chez Bendis ou Millar pour les adaptations c’est les concept pas la narration. Par exemple tu fais un film FF si tu as déjà une réactualisation brillante des perso et de la manière dont ils choppent les pouvoirs tant mieux la ou pour le film de Tim Story ils avaient du faire eux même le travail.
+ la pitchisition ça marche mieux pour un film que dans le cadre d’un univers étendue.
sa profondeur se situe dans sa forme : c’est un déluge de couleur et d’effet spéciaux. Trop ambitieux pour du cinéma.
Et c'est pour ça que la série Green Lantern annoncée par James Gunn est habile ![]()
Au début je me suis dit "Pfff une série GL qui va se passer sur Terre, sérieusement ? Avec tout le potentiel du space opera ?
"
Et justement ! Le côté polar ne marcherait pas dans un décor trop exotique. Là ça va etre sobre et sombre, à la Men in Black en plus sérieux, avec des touches d'alien et de cosmiques régulières. Le tout pour habituer le spectacteur. Pour utiliser à fond le côté policier des Green Lantern... Avant de lâcher les vannes et de partir dans du full cosmique en films dans les prochaines phases ! ![]()
Et puis je suis très curieux que ce soit John Stewart qui ait l'anneau jaune. Là où le peu que je connais de l'historique des persos m'aurait évidemment fait penser à Hal Jordan pour cette couleur.
(pardon pour le monologue digressant)
Je suis à un peu plus de la moitié de ma lecture de Superman Chronicles 1987 vol.1 et je suis assez déçu. On vante ce récit comme légendaire qui a réinventé la mythologie de Superman pour l'époque moderne. Cependant ça a mal vieilli, hormis les dessins. Les personnages ne sont pas développés et reste assez creux. La narration est lourde avec Superman qui commente chaque action qu'il entreprend ou toutes ses pensées. Même la vision des auteurs de Superman. On est face à un superaméricain qui a renié ses origines pour s'assimiler et devenir le héros de l'Amérique. C'est très Reaganien comme approche. Très marqué années 80. Déçu, moi qui suis fan du personnage je peine à reconnaître le héros que j'aime
De mon côté, j'ai lu le premier tome du run de Alan Moore sur Swamp Thing.
Je ne détaillerai pas énormément mon ressenti si ce n'est que pour quelqu'un ne connaissant qu'à peine le perso (seulement via un numéro du run Superman Rebirth de Tomasi), j'ai très envie de lire la suite. Pas dur de voir comment ce run a propulsé Alan Moore dans le panthéon des auteurs de comics les plus révolutionnaires.
Il me tarde de me procurer les tomes suivants!
Dommage pour l’avis sur superman chronicles qui m’a pas mal refroidit, j’hésitais justement à foncer pour les raisons évoquées.
Et en même temps j’ai tout apprécié de ce que j’ai lu de superman pour l’instant.
Sinon petit retour sur la collection « trésors de marvel ». Après avoir lu les 3 premiers tomes je trouve que le choix des récits est vraiment pertinent et de qualité.
Ça manque un peu d’édito mais les histoires sont « complètes » et restent parfaitement compréhensibles.
Petit coup de cœur pour la première apparition de la vision ainsi que celle de Thanos.
Ouais l’apparition de Vision déboite, Buscema entre ça et le surfeur d’argent il pete la forme en 68.
Salut la compagnie !
Je rebondis simultanément aux interventions de Tita et Lionel au sujet de mon commentaire sur les comics Bendis.
Difficile de vous contredire, je pense que j’ai utilisé un vocabulaire trop précis pour une pensée qui manquait de fondation.
Je l’avais partiellement anticipé par les termes « C’est peut être un sentiment erroné lié à la tournure globale de l’industrie du divertissement télévisuel/cinématographique », et c’est sûrement le cas du coup. Nottament pour la gestion des bulles de Bendis dans daredevil que je n’avais pas inclu à mon propos. Je pense que la tronche du cinéma actuel nous permet plus facilement d’identifier les comics qui ont servis de support aux grands succès actuels et sur ce point Bendis ressort pas mal du lot. J’ai oublié de citer Millar
, quelle idiot
. Même école bien sur !
Je vais reformuler en me montrant un poil moins catégorique : certains auteurs ont des inclinaisons avec des styles simplistes (dans le structure j’entends, pas forcément dans le fond) qui permettent à des projets de long métrage d’émerger plus facilement. Oui, définitivement Millar aurait été un exemple encore meilleur (OML, Civil War, Red son tôt ou tard…). Ces auteurs ont une façon de rendre le comics « sexy », une façon d’essentialiser un propos de sorte à ce que son synopsis, sa problématique, ou même son titre, donne une indication assez net de la déclinaison cinématographique qui en émergerez.
Je n’ai pas présenté ça comme un défaut, tout du moins pas consciemment, c’était surtout pour mettre en perspective le travail de Geoff John (qui, entendons nous bien, a un pied dans ce milieu là avec un titre comme Flashpoint par exemple) sur GL et JSA. Deux runs assez pompeux, dans le bon sens du terme, mais qui donnent assez d’emphase à leurs structure narrative pour le potentiel d’adaptabilité cinématographique me semble moins évident… et c’est une bonne chose ! Ça présente ses récits comme des produits parfaitement optimisé pour le support dont ils sont issue. A titre d’exemple, j’ai beaucoup aimé crise d’identité mais j’ai pas pu m’empêcher tout le long d’imaginer ce que ça pourrait donner en film
.
Quand je lis du GL je « sais » que l’essence sera bien plus difficilement transposable (ne serait ce que par ringardisation de certains concepts « coloré » qui marchent incroyablement bien en comics mais qui pourrait se casser la tronche dans les salles obscures), du coup ça donne un petit supplément d’âme dirons nous
.
Pour le commentaire de Tita sur Ultimate Spider-Man… arf. Je sais pas. C’est ptete le style de Bagley mais y a un paquet de fois ou je sentais que c’était fait pour faire du gringue à d’autres médias… jusqu’à la conclusion d’ailleurs. Dans les innombrables plans iconiques qui sont jouissif de beauté, dans la structure de certains arc… y a ce vrai travail de finition, presque protéiforme, qui envoie tellement la purée que tu dis que ça ferait un excellent film/série/jv etc. Encore une fois, c’est ptete juste un avis rétrospectif alimenté par la tournure globale de l’industrie. C’est facile de constater tout ça après coup dirons nous.
Mais pour avoir lu du mauvais Bendis cette manie ne s’arrête pas. « Âge of Ultron » quoi qu’on en dise a un concept qui se définit en quelle ligne et qui aurait pu (l’a été avec Whedon ? C’était tellement mauvais au cinéma) faire l’objet d’un film en deux partie au cinéma.
Disons que Geoff a l’air d’incarner le meilleur des deux mondes et d’être plus « loyal » au comics (meme si le type a démarré dans le cinéma je crois avec Complot de Donner ?) que Bendis qui a tellement su moderniser le média avec brio qu’on peut lui prêter des intentions qu’il n’a pas … 😇.
TSWLD
ah mince. Je suis désolé pour toi. Je sais pas trop quoi te dire j’ai réellement adoré les deux chronicles Superman. Peut être que le fait que c’était mon premier run a joué ? (Je n’avais lu que des histoires one shot avant ça).
Je suis fan du Superman de Byrne, le côté angélique, le dessin, l’empathie, cette bonté qui irradie de chaque putain de case. J’ai même pas fait attention aux monologues intempestifs, je pense que c’est pour articuler peut être un peu gauchement une dichotomie Clark Kent/Superman ? Genre Kent dans le surhomme et vice et versa ? C’est vraiment pas un taf ou je peux être objectif. Tout m’as plus c’était formidable. Les metal men
, l’arc avec Darkseid
, bizzaro
, l’annual avec le singe là
.
Puis cette Bon Dieu de bonté quoi. C’est le messi sur terre ce bon Clark. Toujours à articuler son existence auprès des autres sans une once de considération pour son plaisir personnels. Je trouve que ces actes traduisent à merveille l’éducation que les Kent lui ont donné. J’adore sa relation avec Loïs, avec Perry, avec Luthor, Olsen etc…
.
Je veux bien concéder une différence qualitative assez déstabilisante avec tout ce qui suit « Man of steel »… tu ne trouves pas ? Cette arc était tellement cool que le reste paraît peut être un peu fade en comparaison, même si c’est plus fluctuant qu’autre chose.
Tu me fait penser que j’ai grave hâte de me choper la suite fin août
.
Pour moi le run de Byrne c’est un développement un peu longuet de ce qui sera fait quelques années plus tard dans All Season de Loeb/Sale. Pour moi c’est littéralement le même Superman, c’est la même école. Sauf que All Season n’est pas un développement mais une synthèse incroyablement qualitative du perso. Je peux comprendre qu’on soit plus sensible à l’exercice, surtout que manque de bol le truc est un modèle de réussite côté narration/dessin, je m’amuserai pas à comparer directement les deux œuvres… pauvre Byrne
. Mais pour moi les deux travaux sont liés et traité différemment d’une même vision du perso.
Tamashi
Swamp Thing de Moore c’est probablement un des runs qui m’a le plus marqué. C’est juste dantesque. Y a rien à jeter dans cette fresque. La aussi, impossible de faire bourgeonner un truc aussi gargantuesque au cinéma, le truc serait forcément amputé de son essence.
T’es pas au bout de tes surprises avec ce run en 3 tomes en tout cas
. Y a des changements de thématique assez audacieux et sans spoiler t’as un vrai sentiment de complétude à la fin
. J’aimerais être à ta place pour tout oublier et redécouvrir
.