Le 20 mars 2023 à 01:53:23 :
Hello camarade et merci pour ton retour. Ton enthousiasme est communicatif
.
J’ai le soldat wilson qui traite quelque part, n’ayant rien lu de Deadpool je le lirais à l’occasion
.
A la suite du run de JMS sur Thor j’ai (re)lu Siège : une belle merde. J’ai pas d’autres mots.
A moins que l’arc narratif qui sépare les douzes épisode de JMS de cette évent soit particulièrement brillant on peut dire que l’arc Asgard/Oklahoma est un vrai gachi. Ça commençait tellement bien.
Par curiosité la période dark reign ça vaut quelque chose ? Parce qu’ils ont tous l’air particulièrement con dans ce récit, Osborn le premier.
+ Thor à peine présent dans son propre microcosme la belle blague
.
Proposer quelque chose d’aussi délicat que la thématique des âmes divines piégés dans des enveloppes de mortel ou les manipulations de Fatalis avec les réfugiées asgardiens pour tout réduire à une putain d’action terroriste dont ni le gouvernement américain, ni les héros, voir meme ni les villains ne veulent
.
La tronche de l’arc de Loki« aguehh je croyez pas que les zumain été si puissant en euxx pardon père de tout
»
.C’est limite de l’avortement artistique à ce stade.
De rien ![]()
Il faut sauver le Soldat Wilson est une belle porte d'entrée ![]()
Pour Siège, l'event a une reputation mitigée. Je vois que ça se confirme ![]()
Siege c'est une (grosse) conclusion, ça n'a pas grande portée isolé tout seul.
L'idée, c'est de finir l'arc de Norman en montrant jusqu'où peut l'amener son hybris, en le mettant dans une quête d'actualisation de sa puissance tellement démesurée qu'il va commencer à perdre le contact avec ce qui se mesure, avec la manière qu'il a de pouvoir impacter le monde.
L'idée c'est de montrer comment il se fait aspirer dans cette quête en avant toujours plus loin, thématique évidemment poussée dans l'arc par le retour de Void qui métaphorise cet abysse attractif.
C'est pas censé être un arc intimiste sur les contingences de la chair, c'est une écriture assez lexluthorienne finalement de l'auto-destruction tyrannique, et ça marche bien à cet égard ; pour pousser l'idée on a besoin d'un épique à pleines manettes qui tourne court, donc ça doit passer par une bagarre exagérée dont la résolution peut se révéler décevante.
Siege globalement va prendre place dans tout un ensemble d'arcs, contradictoires entre eux depuis Civil War, qui montrent tous bien cette problématique qu'ont les Américains post-2001 avec leur politique intérieure et étrangère face à la contestation, dedans et dehors, de leur impérialisme.
CW va secouer la problématique du libéralisme localisé contre l'état fédéral régalien, Secret War (la merde de Bendis) montre la tentation pour la légitimation de l'interventionnisme à l'étranger, Secret Invasion joue bien sur la paranoïa d'une cinquième colonne de l'extérieur qui viendrait menacer les fondements de la société dans un trip néo-mccarthyste, Dark Reign joue sur l'écart(èlement) qu'on peut constater entre les figures symboliques et le privé, les intérêts privés qu'elles camouflent, World War Hulk est une espèce de grand'messe régressive qui montrerait la punition de la nature débridée face aux manipulations dans l'ombre des puissants qui court-circuitent le processus démocratique etc etc.
Et tout cela sans même parler des questionnements autonomistes développés à part dans le sous-univers que formait (et que forme depuis en fait) les X-Men laissés en marge.
Même si on veut du plus intimiste dans Siege d'ailleurs, Embedded (une sorte de cousin des mini-séries Frontline ou de la DD : end of days) est très bien.
Soit dit en passant, c'est pour toute cette période souvent décriée mais qui en tant qu'ensemble est incroyablement intelligente - pour du comics - et très incarnée dans le monde réel que, pour moi, Marvel enculera DC à vie.
Chez DC à la même époque c'était (comme aujourd'hui en fait) du crossover de multiverses avec des glands qui se jettent des rayons lasers dessus en faisant piou-piou-piou, le tout servi par une écriture ultra prétentieuse.
Marvel parlait du monde.
Même en cinéma cette partition demeure. C'est une question de philosophie esthétique personnelle et on peut ergoter mais je donne pas un questionnement maladroit sur l'interventionnisme dans Cap 3 pour une utilisation merdique de la symbolique du surhomme chez le tâcheron Snyder.
En bref, il s'agit surtout de savoir comment on consomme le comics et ce qu'on en attend. C'est toujours ma conclusion sur cette période (disons 2004 environ - début 2011, Fear Itself c'est la fin et le retour dans du mauvais comics "comics").
Secret War (la merde de Bendis)

J'avais bien apprécié Siege perso, je m'étais englouti le Dark Reign juste avant qui était une période très cool donc ça devait bien aider.
Le 20 mars 2023 à 13:57:08 :
Secret War (la merde de Bendis)
J'me suis réveillé et j'ai choisi de m'exprimer en facts
Les facts concernent aussi Delloto ? 
Mais ça m'étonne d'aimer le run de Bendis sauf cette partie, je trouve que c'est dans la même veine et aussi un bon prologue pour les Nick Fury de Hickman
Dell'Otto pour moi c'est battage de couilles / 20. Il fait des cover à l'ordi, ouais super mais bon.
Je crois pas avoir dit aimer "le run" de Bendis au demeurant - tu parles de quoi, de New A ? -, Invasion ça m'intéresse parce que j'adore les skrulls et pour les thématiques développées plus haut mais c'est pas d'une écriture folle, c'est même un event souvent plutôt rabaissé pour ça, et comme on a déjà eu l'occasion de l'évoquer souvent, c'est sur l'ambiance et la continuité que c'est intéressant à lire. Pour les twist marrants que ça permet également. En lecture un tome, c'est moyen.
Mais justement, parlons de Secret Warriors parce qu'à l'origine je me suis fait scammer comme ça, j'ai acheté War en relié comme une introduction.
Outre le fait que ce soit parfaitement dispensable, les deux séries qui ont l'air d'évoquer la même chose de loin le font de manière symétriquement opposée.
Secret War est une légitimation de Fury qui se pense très sombre et très mature mais qui est extrêmement beauf en réalité, et parfaitement en accord avec les canons interventionnistes du moment. C'est du comics pour boutonneux edgy du Kansas qui trouve ça très cool d'aller pacifier l'axe du mal au Moyen-Orient, et qui trouve que quand même les héros costumés se sont bien fait rouler dans la farine par le mastermind derrière. L'approche du phénomène terroriste sur le sol américain est d'une connerie hallucinante. C'est niveau 24h chrono.
Dans Secret Warriors, le terroriste c'est aussi Fury et je pense pas qu'on puisse lire la série et en avoir une bonne compréhension sans voir tout ce que le personnage dedans a de problématique. Tout le glissement sympa autour de la caractérisation du personnage, c'est de voir comment sa prétendue lutte contre-terro dans le conflit Leviathan Hydra est en fait une lutte de pouvoir occulte à trois têtes. D'ailleurs, un des "twist" les plus marquants de Warriors, c'est de voir comment Fury va se comporter comme un enculé au moment où on commence à croire qu'il s'est amendé. Le personnage a pas non plus les mêmes pertes dans les deux séries, alors évidemment c'est périlleux de comparer une mini en 5 à une maxi complète.
Mais l'approche diffère radicalement.
Cotedeporc tu ne portes pas le run de Bendis sur les avengers ? Pourquoi donc ? Tu dois pas attendre l’omnibus que sors bientôt alors.
Que ce soit les New A ou plus tard l'équipe principale avec Romita, c'est tellement random que j'en ai gardé presque aucun souvenir.
J'aimais bien les trip avec Spiderman qui galère parce qu'il peut pas se faire payer à cause de son anonymat. Il était sympa à voir évoluer dans le manoir avec les autres, les causeries au sein de l'équipe étaient cool, j'aimais bien la présence de Power Man.
Les A je me souviens du premier arc (ou d'un des premiers, avec Kang et Maestro).
Je serais incapable à part ça de dire de quoi ça parlait alors que j'avais les Deluxe de l'un (je me souviens de fight bof contre la Main) et les magazines de l'autre.
À la même époque je me souviens très bien des Secret A, des arcs de Hulk, des T-Bolts avec man thing, de spiderman, de plein de trucs.
Bendis ça me sort de la tête comme l'eau de la douche.
Perso des Avengers de Bendis je pense n'avoir lu que le premier arc avec l'évasion de la prison des super vilains et celui d'après avec Sentry/Void, mais c'était pas trop dégueu dans mes souvenirs.
Ouai.
Enfin c’est peut être pas une période aussi consensuel que veulent nous le faire croire les vendeurs de tapis quoi.
(Ptain titanium je lis l’escadron suprême, c’est quelque chose
)
Quand tu dis Marvel 2004 je pense d'abord à Bendis et tous les arcs événementiels qu'il traverse avec New Avengers et toutes les séries dérivées
Je vois ça vraiment comme le fil rouge de cette période vu que c'est elle qui amorce d'autres morceaux comme Dark Reign ou Secret Invasion (et Secret War / Secret Warriors en dépit des facts
)
C'est un effort collectif. C'est ce que je développais dans les deux messages, c'est pas tellement l'important d'un gars x ou y sur un titre.
Dans l'ensemble on a eu un réel projet artistique porté par une ligne éditoriale claire et transsérielle, et ça c'est impressionnant.
Ca dépasse toujours la médiocrité éventuelle et ponctuelle de ceux qui font les titres, et cet holisme c'est pareil au cinéma, Marvel l'a toujours très bien compris et maîtrisé ça. Même durant leurs pires périodes (je me prononce pas pour aujourd'hui).
Mais tiens dans ma bibliothèque comics qui me reste en IDF, que je vais prochainement vider intégralement, il me reste par hasard quelques chapitres de New A (le premier deluxe en gros) et Secret Invasion. Peut-être quelques magazines, faut fouiller.
Je me relirais un peu de ça ce soir histoire de voir comment c'était écrit concrètement.
Chez DC à la même époque c'était (comme aujourd'hui en fait) du crossover de multiverses avec des glands qui se jettent des rayons lasers dessus en faisant piou-piou-piou, le tout servi par une écriture ultra prétentieuse.
Marvel parlait du monde.
Même en cinéma cette partition demeure. C'est une question de philosophie esthétique personnelle et on peut ergoter mais je donne pas un questionnement maladroit sur l'interventionnisme dans Cap 3 pour une utilisation merdique de la symbolique du surhomme chez le tâcheron Snyder.
On parle meilleur de Snyder. Ses films restent bien au dessus de la grande majorité de ceux du MCU en termes de message et de cinématographie
Rigolo d'ailleurs de retrouver le même traitement que dans les comics. Marvel a davantage tendance à parler des problèmes de la vie quotidienne et de la politique. DC a davantage une approche mythologique et métaphysique.
Ni en terme de l'un ni en terme de l'autre.
Mais flemme de relancer ce débat à dire vrai.
Je marque simplement mon opposition à l'idée.
j'ai lu Scalped pour la deuxième fois, ça faisait longtemps que je voulais m'y replonger, et je ne regrette vraiment pas. j'ai commencé les comics avec pas mal de séries de ce genre là, Vertigo ou "parent proche", mais Scalped n'avait pas été immédiatement dans mes favorites. pourtant avec le temps, en digérant tout ça, c'est une des séries qui m'a le plus donné envie de la relire (contrairement à Preacher par exemple, que j'avais peut-être préférée sur le moment, sur laquelle je reviendrai surement un jour, mais qui ne m'a autant donné envie d'une seconde lecture que Scalped).
la seule série que j'ai relue jusque là c'est 100 Bullets, j'ai fait ça il y a un an, et j'avais surement préféré ma seconde lecture à la première (que j'avais pourtant déja beaucoup aimé). avec l'expérience d'un premier passage j'avais mieux retenus les choses, et avec une expérience du comics un peu plus poussée j'avais mieux apprécié les particularités que ça implique.
pour Scalped, c'est un peu différent. je ne crois pas avoir fondamentalement préféré ma deuxieme lecture à la première, même si là aussi j'ai plus apprécié les spécificités purement comics de l'oeuvre. je pense avoir un aussi bon moment que la première fois, mais comme la série avait fait son bout de chemin dans ma tête après sa lecture (ce qui est déja signe de qualité très important), je peux dire que j'adore vraiment cette série. j'avais des attentes, je voulais voir si mon souvenir était juste, et je dois dire que ça a été le cas. il y a pas mal de bouquins que j'ai aimés que je n'ose pas relire parce que je sais que je serai déçus (et pas mal de bouquins que je relis plusieurs fois, heureusement). enfin voilà, tout ça pour dire que le processus de relecture (ou de revisionnage pour des films ou des séries) est important chez moi, on n'en parle pas assez je trouve, on parle beaucoup des séries qu'on aime sur le coup, mais j'ai l'impression que beaucoup n'y reviennent jamais. et avec du recul je place bien plus haut une œuvre sur laquelle je vais revenir et ne pas être déçu qu'une oeuvre sur incapable de me faire revenir à elle.
enfin bref, pour parler de la série en elle même, ce qu'aime vraiment c'est son ambiance, c'est tellement prenant ce "pays du tier monde au coeur de l'amérique" comme c'est dit dans les premiers chapitres. le dessin rend vraient bien cette ambiance entre traditions et traffic de meth.
j'aime les personnages, ils sont exactement ce qu'ils ont l'air d'être, c'est assez rare pour le souligner et finalement très réaliste (même si les personnages sont souvent tirés à l'extrême). mais ça ne les empechent pas d'évoluer, et de surprendre pour certains.
j'aime le rythme bien sûr, c'est maitrisé, on voyage dans le temps, souvent de quelques jours ou semaines, parfois de plusieurs décennies voir plusieurs siècles. on passe d'une intrigue à l'autre, elles se croisent, s'entrechoquent, sans que ça semble forcé. je reconnait un bon récit à çà, si je me laisse porter c'est que c'est bon.
les seuls bémols que je ferait, c'est les résolutions d'intrigues un peu facile par moment, on touche au deus ex machina, mais avec le côté des amérindiens ça passent souvent quand même, eux-mêmes ayant conscient de cet aspect "destin", c'est même au coeur d'un des personnages.
bon et puis il y a cette fin. c'est toujours difficile de finir une série longue, et pour le coup je trouve ça réussi. c'est attendu, mais comme pour les personnages qui sont ce qu'ils semblent être, leurs actions ne peuvent que les mener vers quelque chose comme ça.
bref, c'est une excellente série sur laquelle je reviendrai surement une troisième fois dans quelques années.
Je me relance donc dans les New A.
Première surprise que ma mémoire avait effacée, la patte graphique au summum sur le titre.
Quand le génie dialoguiste de Bendis rencontre la subtilité des compositions de Finch, qu'on ne pensait pas pouvoir être magnifiée encore plus avant de lui adjoindre les encrages au top d'un Miki au pic de la spontanéité de la jeunesse.

On se demande qui se cache derrière tous ces problèmes qui frappent nos Avengers, paisiblement en train de discuter autour d'une table de la chatte de Madame Hydra dans une écriture qui ravira les gourmets parmi vous.
Sans déconner je me suis étouffé quand j'ai vu que c'était Miki. Il revient de loin le pauvre. Mais Finch a toujours eu des taf d'encrage immondes donc quelque part il doit le chercher.
Un de mes meilleurs souvenirs de comics ça restera la lecture en mode hate reading de Forever Evil pour s'en moquer sur facebook en convers commune. L'âge d'or.
Mercredi je reçois l'omnibus Captain America de Brubaker, j'ai hâte ![]()
New Avengers j'ai lu que la séparation que j'ai bien apprécié, j'ai commandé l'omnibus, à côté de ça j'ai déjà Civil War de l'opération a 6,99, Secret War en deluxe et House of M dans la bibliothèque pour compléter.
Le pitch de Secret War me donne bien envie, je me tâte à le lire avant d'entamer l'omnibus un peu en guise de prélude ![]()
Relu Disassembled, donc.
C'est nul à chier, bien pire que dans mes souvenirs.
Le récit progresse n'importe comment, il y a des explosions ridicules de partout, on veut te claquer de l'épique de malade qui résume toute la carrière des 500 premiers numéros de Avengers mais tout dure deux secondes (un fight contre cinq Ultron ? Trois pages. Une invasion Kree ? Deux pages et demi etc).
Les mecs viennent de bouffer deux ou trois attaques terroristes coordonnées dans la gueule et ça les choque pas de voir un jet leur foncer dessus avant qu'il soit à trente mètres.
Tony se casse comme un gros bébé pleurard parce que les autres le croient pas quand il dit qu'il a arrêté de picoler, avec des dialogues mon Dieu.
La scène du reveal autour de Wanda qui est vaguement censée être horrifique a zéro ambiance. Ensuite Magneto vient la ramasser comme une fleur et personne ne dit rien. Strange te débite une tartine de scénarium pour tout expliquer parce que le récit a aucune composition, et pourtant il a rien branlé alors qu'il avait tous les tenants et les aboutissants de la chose.
Puis c'est laid à crever. Il est impossible de distinguer le visage de Hank et celui de Clint sans le costume. Miss Marvel est terrifiante, je vais en cauchemarder cette nuit.
Il n'y a rien qui va dans ce récit. En soi c'est nul, comme fin à un titre aussi mythique qu'Avengers c'est nul, dans le cadre de la dynamique décrite plus haut c'est stupide et inutile parce qu'aucune réaction ne se combine au reste.
On vient tout le temps gueuler sur un truc comme One More Day mais là comme tentative foireuse de créer de la tabula rasa (on ne comprend même pas comment Iron Man redevient anonyme, d'un claquement de doigt ils ont plus aucun pognon, l'écriture du dialogue pour justifier du fait de laisser le manoir en ruines est pourrie), excusez-moi mais ça se pose.